Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’avril 2016

Bonjour à tous !

Cette fois, je publie mon bilan mensuel à temps. Le mois d’avril est passé bien vite, je n’ai pas vraiment eu le temps de profiter de sorties culturelles, si ce n’est pour une exposition, un spectacle et deux films. C’est mieux que rien !

Je suis prise par mon boulot, qui s’est révélé assez intense ces dernières semaines. Fatiguée, je n’avais plus la pêche pour sortir ou écrire le soir. Moins de sorties, donc, mais aussi moins de chroniques. Je vais tenter de rattraper le retard, car malgré tout, j’ai beaucoup lu durant ce mois d’avril.

Exposition

Apollinaire, le regard du poète, Musée de l’Orangerie

expo-apollinaire-orangerieCe qui est pratique avec les promos de documentalistes, c’est que nous sommes partout… notamment dans les musées ! Une copine m’a gentiment proposé d’aller découvrir la nouvelle expo du Musée de l’Orangerie, consacrée à Apollinaire.

C’était une belle surprise, car je dois dire que l’affiche ne me faisait pas rêver. Une expo sur Apollinaire ? Mais qu’est-ce qu’on va donc y trouver ?

Figurez-vous que c’est une expo très riche : Apollinaire, en plus d’être le poète joueur que nous connaissons tous grâce à ses calligrammes, était aussi un critique d’art réputé, qui avait le pouvoir de lancer une carrière. Il a côtoyé les plus grands de son époque (Picasso, Rousseau…) et a baigné dans un milieu artistique très riche. De nombreuses peintures sont donc exposées, aux côtés de ses dessins, ses poèmes, mais aussi des photos de lui, de son appartement, de ses proches, des courriers, des ouvrages… Un ensemble très éclectique qui illustre sans doute très bien le quotidien de cet homme fantaisiste.

En sortant, j’ai eu envie de relire ses poèmes et de m’offrir son « Bestiaire »… J’attends de trouver une belle édition.

A voir si vous êtes amateur d’Apollinaire ou si vous êtes de nature curieuse, tout simplement !

Spectacle

Arnaud Ducret, Casino de Paris

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Je suis plutôt convaincue par Arnaud Ducret, que l’on voit notamment dans Parents, mode d’emploi sur France 2. Simple et drôle, il n’a pas peur du ridicule et a l’air d’être un sacré déconneur. Il ne m’en faut pas plus pour apprécier un comédien !

C’est donc pour mon anniversaire que nous sommes allés découvrir son spectacle au Casino de Paris (qui est, au passage, une jolie salle  TRES confortable, ça mérite d’être souligné !).

Après une première partie musicale (en compagnie du groupe folk Bon Air) fort sympathique et d’une entracte (sic !) un peu trop longue, Arnaud Ducret a enfin commencé son show.

C’est un mélange de stand-up et de sketches que l’humoriste nous propose : charismatique et séducteur, Ducret insiste sur son côté féminin, tout en jouant le macho. Il incarne aussi plusieurs personnages mais je le préfère au naturel, bavassant sur les hommes et les femmes, les expressions normandes (région dont il est originaire)…

Sa faiblesse ? Il parle trop vite. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit et cela dessert son discours. Tant pis ! Sa fougue, sa manière d’occuper l’espace en dansant et de jouer avec le public efface ces mauvais côtés. Un bon spectacle d’humour sans prise de tête !

Cinéma

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Début avril, j’ai été invitée par UGC à une avant-première des Habitants de Raymond Depardon, en compagnie du réalisateur. Impossible de refuser une telle opportunité ! Depardon, documentariste renommé, ne pouvait que me séduire avec son nouveau film. Les Habitants est une ode à l’amour des mots, des conversations. Equipé d’une caravane et d’une caméra, l’homme a invité des habitants de petites villes françaises à continuer leur conversation à l’intérieur, à l’abri des regards. Toujours à deux, ces couples d’amis, d’amoureux, de parents/enfants abordent donc tous les sujets qui nous concernent au quotidien… Le travail, l’avenir, la relation de couple. Les mots sont crus, les phrases ne sont pas terminées, la violence verbale est omniprésente. Car c’est bien comme ça que parlent les Français ! Ce formidable travail de récolte des mots nous touche au plus profond de nous. On est étonné, amusé, séduit, attristé, on rit, on pleure… Depardon a l’art de révéler la parole sans brusquer l’orateur. Le naturel est ce qu’il y a de plus admirable dans ce film. Le débat qui a suivi la projection était très riche également ! Un réalisateur humble et à l’écoute face à un public passionné et passionnant. MERCI !

On change tout à fait de registre avec Grimsby, agent trop spécial, de Sacha Baron Cohen. On ne rate jamais les films totalement déjantés de cet acteur fou, et même si le pitch de ce dernier film ne me séduisait pas particulièrement, je suis allée au ciné pour sa sortie. Une fois de plus, l’humour au dixième degré est requis pour apprécier cette histoire d’espion dégénéré, qui accompagne son frère chéri dans des aventures rocambolesques. Tout est poussé à l’extrême, comme dans tous les films de Sacha Baron Cohen. L’humour est trash, les personnages pires que des caricatures, les situations folles et inédites. Original, cette parodie de film d’espionnage n’est pas à mettre devant les yeux de tout le monde mais elle a le mérite d’oser, même le plus impensable. A voir si vous aimez le réalisateur et ses précédents films (Borat, The Dictator…).

Ca sera tout pour avril ! Un joli mois de mai à tous !

Livres

Le Grand Méchant Renard, Benjamin Renner

le-grand-mechant-renard_benjamin-rennerPourquoi ce livre ?

Cette petite BD me faisait de l’œil depuis sa sortie, quand un jour, mon amoureux a vu mon regard captivé, a attrapé le bouquin et m’a dit : « c’est une BD pour toi, ça » alors qu’on se dirigeait vers la caisse. Youpi !

De quoi ça parle ?

Renard a bien du mal à effrayer les poules et le chien de garde de la ferme qui jouxte sa forêt, si chétif et tout mignon. Il choisit alors de voler des œufs et d’élever les poussins en attendant qu’ils soient assez gras pour être dévorés. Mais c’est sans compter sur son empathie et l’amour inconditionnel que lui offrent les petits poussins…

Mon avis

En voilà une merveilleuse bande-dessinée ! Récompensée par le Prix de la BD Fnac 2016, elle m’a procuré un très beau moment de lecture. L’auteur Benjamin Renner (prédestiné à inventer une histoire de renard, n’est-ce pas) part du principe que le renard ne fait peur à personne et brode de nombreux gags autour. C’est fun, c’est léger, c’est drôle ! J’ai ri, tout en étant touchée par ce petit renard gringalet qui aimerait avoir le charisme du loup et pouvoir manger à sa faim.

Les dessins apportent aussi beaucoup de charme au livre : très précis et expressifs, ils ont la magie d’un dessin animé. Les mouvements et expressions des personnages sont très bien représentés, avec humour et légèreté. On est séduit dès la première page !

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J’ai tout aimé dans cette BD, qui apporte une touche de douceur, de rigolade et de poésie au quotidien. Craquez !

Livres

Vous descendez ?, Nick Hornby

vous-descendez_nick-hornbyPourquoi ce livre ?

L’autre jour, la bibliothèque du CE de mon boulot (vous suivez ?) vidait ses étagères en vendant les livres rarement empruntés à quelques centimes. J’ai jeté un œil et choisi ce roman, car j’étais intriguée depuis quelques temps par Nick Hornby. C’était l’occasion de découvrir l’auteur !

De quoi ça parle ?

La nuit du Nouvel An, à Londres, quatre personnages qui ne se connaissent pas se retrouvent en haut d’un immeuble… tous décidés à en finir avec la vie qui ne leur fait pas de cadeau. Une rencontre atypique qui va les lier et bousculer leurs projets…

Mon avis

Le thème du suicide ne m’avait pas particulièrement séduite, et pourtant, j’ai été happée par l’originalité du résumé et par une citation alléchante, indiquant que « le résultat est aussi inattendu qu’hilarant » ! Moi qui possède beaucoup de romans noirs, j’avais bien envie d’un bouquin rigolo ! Voilà pourquoi je n’ai pas tardé à me lancer dans cette histoire.

Alors, est-ce que j’ai ri ? Soyons francs, non. En revanche, j’ai souri à plusieurs reprises. Car il faut reconnaître que le premier talent de l’auteur, c’est son style ! Il m’a fait penser à Vous plaisantez, monsieur Tanner, de Jean-Paul Dubois (que j’avais adoré !). Grinçants, absurdes, les mots choisis rendent la situation plus drôle qu’elle ne l’est.

Les quatre anti-héros sont de touchantes caricatures : Martin, présentateur télé connu, qui a eu le malheur de coucher avec une mineure ; Maureen, mère célibataire d’un fils handicapé mental ; Jess, ado paranoïaque ; et JJ, musicien aux rêves brisés… On s’y attache assez rapidement, puisque chacun d’entre eux a la parole, dans des chapitres en alternance.

Malheureusement (oui, vous le sentiez venir), je me suis lassée de leurs conversations hautes en couleurs. Une fois la rencontre et les premiers bouleversements que cela induit passés, j’ai un peu décroché de l’histoire. J’avais envie qu’il se passe des aventures rocambolesques, elles mettaient du temps à arriver et étaient peu nombreuses.

C’est donc le style foufou de Nick Hornby qui m’a permis de terminer ce roman, puisque j’avais envie d’en finir. Il ne faut s’attendre à une histoire très rythmée : le centre de l’action, ce sont les quatre personnages principaux et leurs points de vue sur leurs vies. A tenter si vous aimez les écrivains loufoques et les protagonistes aux fortes personnalités !

Films·Musique et concerts·Spectacles

Bilan culturel de décembre 2015

https://picjumbo.com/christmas-baking-lovely-yummy-hearts/
Christmas Baking: Lovely Yummy Hearts / By Viktor Hanacek

Avant toute chose, je vous souhaite une FABULEUSE ANNEE 2016 !! Qu’elle soit riche en belles lectures, en lectures coup de poing, en lectures douces et légères, en frissons et en aventure !

Je vous remercie une fois de plus pour votre présence, car vous êtes nombreux à parcourir mes écrits et à vous abonner au blog, qui a été visité 16 000 fois cette année. Merci !

Je reviens très vite avec mon bilan 2015 et mes résolutions pour 2016, mais il faut tout de même que je vous parle de mes découvertes culturelles de décembre dernier.

Spectacles

MozART group

mozart-groupJe n’ai pas hésité longtemps avant de me procurer des places pour ce spectacle musical humoristique, qui promettait un moment radieux. Estampillé « spectacle coup de cœur » par le théâtre de ma ville, le spectacle du Mozart group est effectivement un show musical qui marie talent de musiciens et d’humoristes à la perfection !

Virtuose, ce quatuor à cordes diplômé de prestigieuses académies de musique de Varsovie et Lodz ne se moque pas du public : il est là pour faire rire, certes, mais avec une interprétation musicale parfaite. Quasiment pas de mots durant 1h20 de spectacle : la musique maintient le dialogue avec les spectateurs. D’apparence très sérieuse, en costumes noir et blanc, les quatre musiciens revisitent le répertoire classique avec maboulerie, comme on dit chez moi (ok, il n’y a que moi qui dit ça, mais admettons). La gestuelle, les grimaces, l’acrobatie, le jeu théâtral accompagnent la musique et l’on rit entre deux exclamations de surprise.

L’esprit de ce groupe de zinzins m’a fait penser à La Framboise Frivole, un duo tout aussi bon qui a l’audace de jouer avec la musique classique. Je vous en conjure, découvrez ces groupes fabuleux en 2016 ! La soirée est assurée en leur compagnie.

Le Comte de Bouderbala

comte-de-bouderbala-affiche

Je ne connaissais rien du Comte de Bouderbala, si ce n’est son nom et son affiche, reproduite en milliers d’exemplaires dans le métro parisien. Nous avons pourtant fait le choix de passer le réveillon du 31 décembre en sa compagnie (partiellement), car il jouait ce jour-là près de la Place de la République.

J’ai été conquise ! Il m’a notamment fait pleurer et sangloter de rire lors d’un passage assez gratiné sur les Roms. Oui, le Comte de Bouderbala s’en prend à tout le monde et cela fait du bien de rire de tout, une fois de plus.

Une remarque, malgré tout : la salle du République, étonnamment basse de plafond et mal proportionnée. Malgré des places en première catégorie, nous étions placés au fond de la salle. Mystère… L’humoriste, en tout cas, mérite son succès et sait définitivement s’y prendre avec le stand-up.

Cinéma

Encore une fois, peu de sorties ciné ce mois-ci… Il faut absolument que je prenne le temps d’y aller !

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D’abord, nous sommes allés entre amis découvrir le dernier Spielberg, Le pont des espions, avec Tom Hanks. Une histoire d’échange d’espions sur fond de guerre froide qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout : le suspense est parfaitement maîtrisé, le moindre dialogue susceptible de déclencher une guerre internationale… J’ai aimé !

J’ai ensuite découvert tardivement le dernier volet d’Hunger Games, réalisé par Francis Lawrence, après une journée shopping entre sisters. Rien de très original ni surprenant dans la fin de cette aventure, tout comme dans le roman. Une bonne adaptation, donc, puisqu’on y retrouve les mêmes péripéties, et que tout ça se termine un peu en queue de poisson. Mais je m’y attendais, alors… j’ai passé un bon moment !

Voici comment s’est terminée mon année 2015 ! J’espère que ce rendez-vous mensuel vous plaît, je reviens bientôt vous faire part de mes projets de lectrice et blogueuse. Bises multicolores !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’octobre 2015

Le mois d’octobre fut un mois bien chargé… Malade les deux premières semaines, j’ai aussi changé de job. Du mouvement dans ma routine quotidienne qui a rempli mes journées, le mouchoir au fond de la poche et la gorge en feu (*glamour*). Mais mais ! Tout s’est arrangé malgré mes anticorps un peu longs au démarrage, et j’ai finalement fait plus de choses que je ne le pensais.

Spectacle

Patrick Timsit à la Gaîté Montparnasse

patrick-timsit-montparnasse-2015-afficheJ’avais déjà vu Patrick Timsit sur scène, lors de son dernier spectacle et dans la pièce « Les derniers jours de Stefan Zweig » au Théâtre Antoine. C’est un acteur / humoriste que j’apprécie beaucoup : je le trouve atypique, prêt à dire ce qu’il pense, franc du collier et très piquant, mais aussi doux et plein de gentillesse. Un combo gagnant sur scène !

Malgré ma toux endiablée, je suis donc allée découvrir son nouveau spectacle au Théâtre de la Gaîté Montparnasse, à Paris. Même si j’évitais de rire au maximum (pour réduire les quintes de toux), j’ai une fois de plus été conquise par l’acteur. Puisqu’on lui reproche de rire de tout, qu’on lui colle des procès pour son humour noir, Patrick Timsit enfonce le clou, que dis-je, il pulvérise tout et tout le monde ! Les Noirs, les Arabes, les Juifs, les Chinois, les Portugais, les Roms, les handicapés, les femmes, les animaux, les enfants, les mendiants… Tout le monde y prend pour son grade. C’est un spectacle qui demande de lâcher prise, d’oublier ce qu’on a le droit de penser ou de ne pas penser, qui annonce crûment au spectateur : « eh oui mon gars, oui, on a le DROIT de rire de tout ».

Patrick Timsit joue beaucoup avec les frontières de « l’acceptable » : quand des petits « oh » choqués sont perceptibles dans la salle, il annonce : « ah je vais trop loin », puis en rajoute une couche, sourire aux lèvres et yeux pétillants. Il n’a pas de méchanceté au fond de lui, et c’est ce qui fait que l’on n’est pas choqué et que l’on rit vraiment ! C’est un humour politique plus qu’un humour moqueur. A essayer quand on serre un peu trop les dents !

Exposition

Elisabeth Louise Vigée Le Brun au Grand Palais

expo-vigee-lebrun-grand-palais-2015_afficheMes parents étant de passage à Paris, nous avons planifié une visite de l’exposition consacrée à Vigée Le Brun, qui bénéficie d’ailleurs d’une sacrée promo je trouve. Tant mieux ! Car c’est vraiment une MAGNIFIQUE expo de peintures que propose le Grand Palais. Je crois même que c’est la plus belle expo que j’ai pu voir.

L’artiste a un talent fou pour exécuter des portraits des aristocrates et figures royales de son époque, parmi lesquelles trône Marie-Antoinette. Elle a un don pour représenter les cheveux, toujours très précis, vivants, ébouriffés. Les peintures, aux couleurs pastel, douces et lumineuses, rayonnent dans les galeries : au loin, les visages semblent éclairés, apaisés.

J’ai craqué pour un joli marque-page à la sortie, en guise de souvenir de cette très jolie visite. Si vous avez l’occasion d’y aller, ne la loupez pas ! Laissez-vous aussi tenter par l’audioguide ou le guide tout court, c’est très enrichissant. Dans ce cas, prévoir 2h30 de visite et une pause bien méritée à la sortie.

Cinéma

Trois films découverts durant ce mois d’octobre, trois genres très différents.

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D’abord, j’ai assistée à une projection surréaliste de The Visit, de M. Night Shyamalan. Le pitch de ce film d’horreur gentillet me plaisait bien, mais la séance fut une catastrophe ! La salle était pleine à craquer d’adolescents survoltés, qui ont passé tout le film à hurler pour le moindre petit effet, à PARLER FORT, à rire, à sauter… Je ne suis pas contre l’expression des émotions, mais là, c’était vraiment stupéfiant. Autant vous dire que la salle était dans un état déplorable à la fin de la séance. Quant au film, il met en scène deux ados en vacances chez leurs grands-parents, qu’ils rencontrent pour la première fois. Le couple à première vue charmant s’avère très inquiétant la nuit tombée… Un film d’horreur qui s’est révélé très moyen et sans grand intérêt. Passez votre tour !

J’ai ensuite découvert le fameux Seul sur Mars de Ridley Scott et j’ai adoré ! Matt Damon y incarne un Robinson Crusoé du futur, abandonné par erreur sur Mars par ses collègues. Il va devoir apprendre à vivre seul sur ces terres arides en attendant le retour d’une équipe… 4 ans plus tard. C’était vraiment excellent ! Un vrai suspense et pas de contexte complexe comme on en trouve souvent dans les films de SF.

Enfin, ma dernière séance ciné du mois fut consacrée au Nouveau stagiaire, de Nancy Meyers. Ma soeur et moi étant assez fans des comédies de cette réalisatrice, nous avons fêté Halloween avec Robert de Niro et Anne Hathaway, tous les deux excellents. C’est une bonne petite comédie qui a le mérite d’aborder la thématique du travail, du compromis vie privée / vie professionnelle. Pas de romance, pas de mariage, pas de grossesse dans ce film, ça change des comédies américaines vues et revues. De Niro est comique à souhait et Anne Hathaway toujours aussi élégante. Gr !

Voilà pour mon mois d’octobre plutôt varié. A dans quelques semaines !

Livres

La vie du dénommé Pierre Daubrac racontée par son chien, Jean-Claude Delayre

La_vie_du_denomme_Pierre_Daubrac_racontee_par_son_chienPourquoi ce livre ?

Encore un livre gagné cet été ! Cette fois, c’était lors d’un tirage au sort de Vendredi Lecture.

De quoi ça parle ?

Le chien Youki raconte une partie de la vie de son maître, Pierre Daubrac, décédé il y a peu de temps. De leur rencontre jusqu’à leur séparation, Youki va revenir sur leurs petites aventures de la vie quotidienne.

Mon avis

C’est justement d’un court roman un peu foufou dont j’avais besoin ces derniers jours. Voilà pourquoi j’ai pioché celui-ci dans ma pile, séduite par la couverture décalée, qui promettait un beau monologue canin.

Malheureusement, je n’ai pas été convaincue par le contenu du livre. Le chien narrateur était déjà assez farfelu comme ça, ce n’était pas la peine de pousser le bizarre à l’extrême : car, attention, le maître a appris à parler le chien ! Je n’ai pas accroché à ce concept… Je comprends bien sûr le but de l’auteur : symboliser ce couple homme-chien et leur façon unique de se comprendre. Mais cela aurait pu fonctionner sans ce langage chien, je pense.

Au-delà de ça, je ne me suis pas attachée à Pierre Daubrac, poète raté, solitaire et séduisant, qui n’a rien de sympathique. Ni au chien, qui n’a rien d’extraordinaire. Comme indiqué au début du roman, c’est une histoire banale, qui « n’évoque que des vies ordinaires ». Cela sonne comme une excuse de la part de l’auteur, et finalement, j’aurais préféré une incroyable histoire.

Livres

Ma belle-mère russe et autres catastrophes, Alexandra Fröhlich

ma-belle-mere-russe_alexandra-frohlichPourquoi ce livre ?

Je l’ai gagné cet été sur le blog de La Fille de l’Encre (un très chouette blog lifestyle d’ailleurs) et j’étais ravie ! Ce roman s’annonçait léger et drôle, tout ce dont j’avais envie.

De quoi ça parle ?

Paula est une avocate désoeuvrée : elle vient de perdre son job et son mari volage. Un jour pourtant, une famille de Russes haut perchés débarque dans son bureau et lui demande de l’aide. Très vite, elle va prendre part à leurs improbables aventures, en choisissant d’épouser le fils Artjom… et toute la famille avec.

Mon avis

C’était chouette ! Le livre, en tant qu’objet, était déjà très agréable à lire : couverture brillante, pages épaisses, chapitres courts… Tout cela m’a plu.

L’histoire, très abracadabrante, laisse la part belle à la folie et à l’imagination débordante de l’auteure. La nouvelle famille de Paula a le don de se fourrer dans des situations rocambolesques, mais sait aussi désamorcer tous les problèmes en les balayant d’un simple Davaï. Paula, au bord de la crise de nerfs, finit par s’attacher à Artjom et ses parents, généreux et envahissants.

Je crois que ce j’ai préféré, c’est le style d’écriture ! Paula s’exprime à travers de nombreuses phrases ironiques, truffées de bons mots et de sarcasmes. Au diable la raison, c’est la folie qui prime et même notre héroïne s’y met ! L’âme slave s’empare d’elle et de ses propres parents, pourtant si froids, si tristes, si rangés.

A partir du moment où je me suis plongée dans ce roman, j’ai vu/entendu des références aux Russes un peu partout ! La couverture du magazine Flow d’octobre/novembre 2015, la vidéo « What the cut – spécial vidéos russes » de MrAntoineDaniel sur YouTube… Je crois que j’étais VRAIMENT fascinée par cette histoire pour être si attentive à tout ce qui pouvait être russe autour de moi. Héhé !

Concluons en disant que ce roman humoristique est rempli d’optimisme. Il rafraîchit et fait rigoler tout en jouant avec les clichés sur les Russes. Si vous avez envie de passer un bon moment de détente, sans prise de tête, mais aussi sans eau de rose et rebondissements culcul-la-praline, optez pour ce bouquin !

Merci à Olivia et aux éditions Piranha pour ce joli cadeau !

Livres

Vous plaisantez, monsieur Tanner

vous-plaisantez-monsieur-tanner_jean-paul-duboisPourquoi ce livre ?

J’ai oublié qui m’en avait dit du bien sur Twitter, mais j’avais noté le titre dans ma wish-list et il y a quelques mois, en fouinant dans une bouquinerie, je suis tombée dessus, à un prix dérisoire (1 ou 2€ je crois). La seconde d’après, il était dans mon sac.

De quoi ça parle ?

Paul Tanner hérite de la maison familiale à la mort de son oncle. Il quitte sa petite vie tranquille pour se consacrer à la rénovation de la demeure… à son grand malheur, il va côtoyer tous les corps de métier du bâtiment, qui vont lui en faire voir de toutes les couleurs !

Mon avis

Avant même de commencer ma lecture, j’étais déjà à moitié séduite, d’abord par l’avis positif qu’on m’avait donné sur ce roman, ensuite par l’annotation au crayon de papier découverte sur la page de titre de mon exemplaire :

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L’opération séduction eu lieu à vitesse grand V en quelques pages : je savais déjà que j’allais adorer ce court bouquin, aux chapitres brefs. Quel style ! Jean-Paul Dubois sait indubitablement écrire ! C’est une plume pleine d’humour, riche en vocabulaire, sarcastique. On glisse de chapitre en chapitre avec délectation, aux côtés de ce monsieur Tanner décidément très malchanceux. Il emploie les pires artisans pour rénover sa maison, ce qui déclenche de savoureux dialogues et descriptions.

Je n’aime pas lire des citations d’ouvrages sur les blogs, mais je vous en glisse une ici, qui résume parfaitement le pitch du bouquin et le style de l’auteur :

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J’ai bien ri en découvrant cette magnifique phrase, je tombais sous le charme du talent de l’écrivain. Efficace et décalé, c’est un roman de 200 pages (grand format) qui fait du bien. On le lit vite, on s’amuse, on se délecte de l’écriture… Un livre à avoir en cas de secours, en cas de besoin, pour un moment léger et réjouissant !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel de juin

Salut à tous ! Nous passons déjà dans la seconde moitié de l’année : ça me paraît fou ! Le mois de juin a été plutôt riche et varié côté culturel.

Visite

Photo de Govin Sorel – govinsorel.com

La Fondation Louis Vuitton

En début de mois, ma copine Vivi m’a proposé de l’accompagner à une soirée VIP pour découvrir l’Accrochage 3 (la partie 3, quoi) des « Clefs d’une passion », la nouvelle expo de la Fondation Louis Vuitton. Un accrochage d’œuvres autour du pop art et de la musique et du son. Un samedi soir, je me suis donc rendue sur les lieux en sa compagnie. Hophophop, je vous vois venir : non, non, pas de petits fours ou de coupettes de champagne, ou alors à des prix exorbitants. Nous avons directement entamé la visite, avec quelques explications des agents dispersés dans les galeries. Globalement, j’ai trouvé qu’il y avait assez peu d’œuvres mais qu’elles étaient vraiment bien mises en valeur dans l’espace. On n’est pas submergés de choses à voir, c’est finalement assez apaisant. Quant aux œuvres en elles-mêmes… c’est de l’art contemporain, codifié, subtil ou brut de décoffrage. Je n’ai pas forcément « compris » les choix des artistes ou été touchée par leur travail, mais j’ai apprécié l’une des salles, plongée dans la pénombre, dans laquelle se croisent miroirs et vidéos d’un concert classique. Le reflet de l’image dans les miroirs et l’absence de lumière brouillent les pistes et nous ôtent tous nos repères (visuels, sonores et spatiaux). Déconcertant et reposant. Après l’expo, nous avons rejoint l’auditorium, dans lequel était installé un DJ et une piste de rollers à la manière d’une patinoire d’hiver, où dansaient les participants. Original et amusant ! Quant à la Fondation Louis Vuitton, c’est effectivement un très beau bâtiment moderne, parfaitement pensé et lumineux, qui paraît comme une bulle d’air au milieu du Jardin d’Acclimatation. A visiter !

Spectacle

Les Franglaises

franglaises-2015Encore un seul spectacle ce mois-ci, mais il était chouette aussi. Vous connaissez sans doute Les Franglaises, qui connaissent un véritable succès sur scène, notamment après avoir remporté le Molière du théâtre musical 2015. Le concept de ce groupe de chanteurs/musiciens/comédiens ? Traduire des tubes anglophones en français et les faire deviner au public. Une fois le titre et l’auteur de la chanson trouvés, le groupe propose une interprétation décalée, mise en scène et en musique ! Je m’attendais à rire un peu plus, mais il faut avouer que j’ai ri aux larmes pour leur traduction de « Hello, Goodbye » des Beatles, parfaitement ridicule et drôle à souhait. Beaucoup de folie sur la scène, du grand n’importe quoi joyeux et chorégraphié ! Une belle soirée en chansons.

Cinéma

Quatre films ! Youhou ! Ca faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé !

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D’abord, Mad Max Fury Road de George Miller, avec Tom Hardy et Charlize Theron. Il y a quelques années, j’avais aimé les deux premiers films avec Mel Gibson, je me suis donc laissée tenter par cette mise à jour de l’univers de Mad Max. J’ai moi aussi aimé le travail de l’image et la photographie, ainsi que les effets spéciaux spectaculaires. En revanche, j’ai eu du mal avec cette action non-stop : jamais aucun moment pour se reposer l’esprit et les yeux… Je suis sortie fatiguée ! Ce n’est donc pas le genre de film que je voudrais revoir. Une fois, c’est bien.

Ensuite, je me suis laissée séduire par l’adaptation du roman de Thomas Hardy, Loin de la foule déchaînée, mis en scène par Thomas Vinterberg. Située dans la campagne anglaise du 19e siècle, l’histoire se construit autour de Bathsheba Everdeene, une jeune femme libre et indépendante, qui veut pouvoir vivre sa vie sans être aux crochets d’un homme. Elle va devoir affronter les obligations sociales et de multiples demandes en mariage. Comment résister au berger incarné par Matthias Schoenaerts… ? Argh. Une histoire romantique, avec de splendides images de la nature et des robes virevoltantes, je suis conquise ! Je dois maintenant lire le roman.

Ex-Machina, film de science-fiction d’Alex Garland, fut la découverte ciné suivante. Splendide. Un jeune ingénieur est invité dans la maison de son patron, pour faire partie d’une expérience scientifique : communiquer avec une Intelligence Artificielle supérieure. De très belles images de la Norvège, une maison moderne qui fait rêver, un message philosophique très bien construit, un suspense indéniable, un twist final inattendu… j’ai adoré !

Enfin, j’ai terminé mon mois de juin avec The Profs 2, de Pierre-François Martin-Laval, découvert en avant-première avec la présence du réalisateur. Beaucoup moins bon que le premier opus, qui était selon moi une bonne comédie hilarante. Malheureusement, je n’ai pas rigolé autant que la première fois. C’est ce qu’on appelle « un film du dimanche soir », comme on dit chez moi. Décontractant, sans prise de tête, mais sans grand talent.

Voilà pour ce mois de juin prolifique ! Joyeux été et au mois prochain !

Livres

C’est ici que l’on se quitte, Jonathan Tropper

cest-ici-que-lon-se-quitte-tropperPourquoi ce livre ?

Il m’avait été fortement conseillé par mon ancienne responsable. J’avais fini par l’acheter en occasion, en tombant dessus par hasard, mais je viens juste de le lire.

De quoi ça parle ?

Judd vient de perdre son père… D’origine juive, il doit partager la Shiv’ah, période de deuil de 7 jours, avec ses frères, sa sœur et sa mère. Une semaine, durant laquelle la famille Foxman va devoir réapprendre à vivre ensemble, en compagnie des blessures et non-dits du passé.

Mon avis

Je tiens d’abord à souligner la jolie couverture des éditions 10/18, pertinente et très poétique. Revenons au contenu ! C’est donc un roman à la trame tragique que nous livre Jonathan Tropper : Judd, le héros, est un homme blessé. Il vient non seulement de perdre son père distant, mais a également perdu sa femme (qui l’a trompé avec son patron) et son boulot (le fameux patron…). Il arrive donc dans la maison de ses parents désemparé, aigri, seul.

Heureusement, ce bouquin est loin d’être dramatique : il est bourré d’humour, à la fois dans l’écriture sarcastique et piquante, mais aussi dans la mise en page, décousue, aérée, où l’on suit les péripéties des Foxman heure après heure. Un véritable plaisir de lecture qui dédramatise la triste vie de Judd.

De jour en jour, devrais-je dire de chapitre en chapitre, on apprend à connaître le personnage principal mais aussi ses proches, les conjoints, les collègues, les ex… Leurs portraits sont mordants, moqueurs, touchants… On s’attache à tout ce petit monde et à leurs vies monotones.

Il se passe beaucoup de choses en 7 jours, mais tout cela reste finalement réaliste. Pas de drame ni de happy end, une simple parenthèse familiale autour du deuil et de la remise en question. Une bonne lecture !

Informations complémentaires

En recherchant l’image de la couverture, j’apprends qu’un film a été tiré de ce roman, sorti aux Etats-Unis en septembre 2014 (rien en France) ! Ca ne m’étonne pas tant que ça car c’est effectivement un bouquin cinématographique. Avec du beau monde au casting : Jane Fonda (qui fait d’ailleurs une apparition dans le roman en tant que prof d’exercices d’aerobic !), Jason Bateman, Tina Fey…

L’avez-vous vu ? De mon côté, ça reste encore un film à découvrir !

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