Livres

Coquelicots d’Irak, Brigitte Findakly et Lewis Trondheim

coquelicots-d-irak_kindakly-trondheimPourquoi ce livre ?

Parce que j’adore le dessin de Lewis Trondheim et globalement toutes les bandes-dessinées de L’Association ! Je me suis donc offert celle-ci sur un coup de tête.

De quoi ça parle ?

Lewis Trondheim dessine l’enfance de son épouse et coloriste Brigitte Findakly, née en Irak d’un père irakien et d’une mère française. On y suit son enfance passée à Mossoul dans les années 60, ville dans laquelle se succèdent coups d’État et dictatures militaires, jusqu’à son arrivée en France.

Mon avis

Moi qui ne connais et retiens absolument rien sur les guerres et bouleversements politiques du Proche-Orient, je suis toujours heureuse d’en savoir un peu plus grâce à des bandes-dessinées telles que Coquelicots d’Irak. A la manière d’un Arabe du Futur ou d’une BD de Guy Delisle, on y découvre le quotidien d’une famille dans une ville sous dictature. Les interdictions côtoient les habitudes et traditions irakiennes qui ont une certaine saveur pour les auteurs : bien différentes de nos libertés, habitudes et traditions françaises, elles on un goût parfois amer, parfois touchant, parfois rétro, témoignages d’une époque révolue.

On perçoit l’amour et le respect de Brigitte Findakly pour l’Irak, qu’elle regrette de ne plus pouvoir visiter ; on la sent aussi attristée par les interdictions encore plus fortes aujourd’hui et le climat ambiant.

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Le dessin innocent et rondouillard de Trondheim apporte beaucoup de poésie au récit. Ponctué de photos de famille en noir et blanc, l’ensemble est un beau portrait d’enfance irakienne. J’aurais peut-être aimé un peu plus de pages « En Irak », décrivant une habitude irakienne.

Vous l’aurez compris : j’ai aimé parcourir cette petite bande-dessinée très touchante ! A lire si vous en avez l’occasion.

Livres

La Lune est blanche, François et Emmanuel Lepage

la-lune-est-blanche_francois-et-emmanuel-lepagePourquoi ce livre ?

Il m’a tapé dans l’œil dans la très chouette vidéo de Florence Porcel, « Conseil BD », parue cette été. Je suis absolument tout ce que fait cette jeune femme, que j’admire vraiment beaucoup. Alors quand elle s’est mise à parler BD, c’était l’apothéose ! J’ai vite trouvé la BD à la bibli et j’ai pris le temps de la déguster.

De quoi ça parle ?

La Lune est blanche est une « bd-reportage », qui relate le voyage des deux auteurs en Antarctique, en tant qu’artistes passionnés, aux côtés des scientifiques. Sa particularité ? Elle mélange le dessin d’Emmanuel et la photo de François pour mieux représenter l’Antarctique et ses paysages lunaires.

Mon avis

Je n’ai absolument rien d’une scientifique, si ce n’est la curiosité. Tout sujet peut donc m’embarquer s’il est couvert de manière jolie/artistique/curieuse/étonnante/inhabituelle. C’est le cas dans cette bande-dessinée, qui va suivre le quotidien hors-norme de scientifiques chargés d’étudier l’Antarctique et ses spécificités. C’est un endroit lointain, presque abstrait, nu, blanc et silencieux. Un endroit, donc, qui a tout d’une autre planète, dans lequel il faut lutter pour survivre, même très bien arnaché. Un lieu hostile que l’on va découvrir sous les traits d’Emmanuel Lepage et les photos de son frère François. De sublimes images ponctuent cette BD, qu’on a envie d’encadrer un peu partout chez soi…

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Au-delà du visuel, cette grande et lourde bande-dessinée raconte l’aventure des deux frères, peu proches l’un de l’autre, qui vont avoir l’occasion unique d’embarquer ensemble sur L’Astrolabe et de partir fendre la glace pour rejoindre la base française antarctique Dumont d’Urville. C’est aussi l’histoire de ces lieux majestueux que nous racontent les auteurs, en revenant sur les découvertes des explorateurs.

C’est une magnifique BD que je vous conseille fortement si vous êtes tentés par les grands espaces, la dureté et la beauté de ces lieux, les splendides dessins et les incroyables photos des artistes… Ils mériteraient de jolies expos !

Livres

Ce n’est pas toi que j’attendais, Fabien Toulmé

ce-nest-pas-toi-que-jattendais_fabien-toulmePourquoi ce livre ?

Ca faisait longtemps qu’il me faisait envie, grâce à de nombreux avis élogieux de lecteurs. Il a finalement croisé ma route à la médiathèque de mon CE, je n’ai pas résisté !

De quoi ça parle ?

L’auteur y raconte son propre expérience de l’arrivée d’un enfant trisomique. Suite à plusieurs examens médicaux rassurants, Fabien et son épouse attendent un enfant en pleine santé… Jusqu’à sa naissance, où l’on détecte une trisomie 21. Le monde de l’auteur s’écroule à cette annonce. Il va devoir apprendre à vivre avec et à aimer la petite Julia.

Mon avis

Un beau coup de cœur pour cette bande-dessinée ! Je comprends son succès tout à fait mérité. Fabien Toulmé a l’audace et le courage de ne pas magnifier l’arrivée d’un enfant trisomique. Non, cela ne lui fait pas plaisir, non, il ne veut pas porter son enfant, oui,  il est malheureux et dépressif suite à sa naissance. C’est un bouleversement auquel il n’a pas pu se préparer, puisque les examens prénataux n’ont rien détecté. C’est donc un choc auquel il est confronté à la naissance, alors qu’il faut déjà s’occuper de Julia. Une chose impossible pour ce papa rêveur qui imaginait déjà une vie familiale parfaite…

Le voilà donc qui dit avec franchise que ses rêves sont brisés, que son enfant est son boulet. J’ai aimé cette parole directe, qui ne fait pas comme si tout allait bien.

Heureusement, sa vision des choses vont changer et il va apprendre à aimer sa petite fille, aidée par sa femme, qui supporte mieux la nouvelle, et par son autre fille, en admiration devant sa petite sœur « pas comme les autres ». Epaulé par ses proches et une généticienne, Fabien découvre son rôle de papa d’enfant trisomique, qui enchaîne les visites médicales à tour de bras, mais profite aussi d’une enfant tendre et affectueuse.

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Au-delà de l’histoire, le dessin est très expressif, rond et coloré. Divisée en chapitres, la bande-dessinée est dense : on en a pour son argent (comme on dit) !

Une très belle BD, donc, qui procure beaucoup d’émotions et un beau moment de lecture.

Livres

Le Grand Méchant Renard, Benjamin Renner

le-grand-mechant-renard_benjamin-rennerPourquoi ce livre ?

Cette petite BD me faisait de l’œil depuis sa sortie, quand un jour, mon amoureux a vu mon regard captivé, a attrapé le bouquin et m’a dit : « c’est une BD pour toi, ça » alors qu’on se dirigeait vers la caisse. Youpi !

De quoi ça parle ?

Renard a bien du mal à effrayer les poules et le chien de garde de la ferme qui jouxte sa forêt, si chétif et tout mignon. Il choisit alors de voler des œufs et d’élever les poussins en attendant qu’ils soient assez gras pour être dévorés. Mais c’est sans compter sur son empathie et l’amour inconditionnel que lui offrent les petits poussins…

Mon avis

En voilà une merveilleuse bande-dessinée ! Récompensée par le Prix de la BD Fnac 2016, elle m’a procuré un très beau moment de lecture. L’auteur Benjamin Renner (prédestiné à inventer une histoire de renard, n’est-ce pas) part du principe que le renard ne fait peur à personne et brode de nombreux gags autour. C’est fun, c’est léger, c’est drôle ! J’ai ri, tout en étant touchée par ce petit renard gringalet qui aimerait avoir le charisme du loup et pouvoir manger à sa faim.

Les dessins apportent aussi beaucoup de charme au livre : très précis et expressifs, ils ont la magie d’un dessin animé. Les mouvements et expressions des personnages sont très bien représentés, avec humour et légèreté. On est séduit dès la première page !

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J’ai tout aimé dans cette BD, qui apporte une touche de douceur, de rigolade et de poésie au quotidien. Craquez !

Livres

Les Cahiers d’Esther – Histoires de mes 10 ans, Riad Sattouf

les-cahiers-desther_riad-sattoufPourquoi ce livre ?

Parce que Riad Sattouf ! J’aime beaucoup ce dessinateur et lorsque j’ai aperçu sa nouvelle BD, je n’ai pas réfléchi. Hop, sous le bras !

De quoi ça parle ?

Riad Sattouf a choisi d’écouter Esther, une petite fille de 10 ans, et de dessiner les histoires de sa vie quotidienne pour en dresser un portrait dessiné.

Mon avis

Génial ! Bon, évidemment, puisque c’est Riad Sattouf, je n’ai pas un avis très objectif. D’abord, le dessin est toujours aussi bien et le jeu avec les couleurs tranchées (rose, vert, jaune, bleu…) ajoute une touche de peps à l’ensemble.

Le choix de raconter une histoire par page, à la manière des bandes-dessinées classiques type Boule et Bill, permet de dresser un portrait très touchant d’Esther et de son quotidien. « La famille », « Le papa et la maman », « Antoine », « L’alerte enlèvement », « Le chanteur populaire »… toutes ces petites histoires racontent la vie de la petite fille à l’école, dans la cour de récré, mais aussi à la maison avec son frère débile et ses parents parfaits.

C’est un quotidien très banal que l’on a sous les yeux, et pourtant, on est séduit par Esther et sa manière de voir les choses. Riad Sattouf a le talent de montrer, à travers ses yeux à elle, les préoccupations, réflexions et mentalités d’une jeune génération. L’iPhone 6 est le Saint-Graal d’Esther, qu’elle espère chaque jour obtenir ; les garçons qui jouent les gros durs sont ses héros, les plus discrets des nuls à ses yeux ; l’apparence a une importance capitale ; elle aime autant Balavoine que Beyonce ; « Raiponce » est son film préféré… C’est la vie d’une fille qui oscille entre enfance et adolescence.

J’étais à la fois amusée par ces petites choses qui constituent sa vie, et étonnée par la violence et l’injustice omniprésentes à l’école. Les insultes ne sont pas rares, l’exclusion et la moquerie non plus. Et cela paraît tout à fait normal à la demoiselle, qui apporte aussi parfois sa pierre à l’édifice sans se rendre compte que les mots sont crus et blessants. Incroyable !

Je vous conseille mille fois cette BD ! J’ai appris que Sattouf prévoyait de suivre Esther jusqu’à ses 18 ans. Quelle bonne idée ! L’ensemble deviendrait un véritable portrait de génération très instructif. N’hésitez pas !

Livres

Dans les bois, Emily Carroll

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Je l’ai trouvé très intrigant en le croisant en librairie, et j’ai fini par craquer, après avoir écouté l’avis de Mymy, sur Madmoizelle.

De quoi ça parle ?

A la manière des contes européens traditionnels, le livre rassemble cinq histoires d’horreur qui ont comme point commun… les bois.

Mon avis

Génial ! C’est la première fois qu’une bande-dessinée / album (attention objet non identifié) parvient à me surprendre ! J’ai réellement sursauté en tournant une page. Ces cinq histoires font la part belle au mystère, à l’imaginaire et à l’inexplicable. Les personnages font face à des situations horribles : un monstre, une ombre, un revenant, des disparitions…

J’ai eu un coup de cœur pour la première histoire, intitulée « L’hôte ». C’est elle qui a réussi à m’effrayer ! Au-delà du récit, la mise en scène du texte et du dessin participent aussi à l’effet de surprise.

La maîtrise du lettrage, plus ou moins gros, le jeu avec la page que l’on tourne et qui amène un suspense, les dessins épouvantables (dans le sens « qui font peur ») font de cet ouvrage un livre hors du commun. Il sort des sentiers battus, comme les personnages qu’il renferme, et parvient à faire peur. Une belle prouesse !

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Même si je ne suis pas amatrice des dessins, je les trouve appropriés. Ils apportent à l’ensemble une touche de mystère et de froideur supplémentaire.

C’est à lire ! Faites comme moi, glissez-vous au chaud sous la couette avec ce beau bouquin : vous ne risquerez rien et vivrez une belle expérience !

Livres

Paul dans le Nord, Michel Rabagliati

paul-dans-le-nord_michel-rabagliatiPourquoi ce livre ?

Depuis quelques années, j’achète et lis tous les « Paul » de Michel Rabagliati. J’aime beaucoup ce dessinateur québécois, auteur de toute une série de BD en noir et blanc qui retrace la vie et le quotidien de Paul au Québec. Ce tout nouvel épisode est sorti fin 2015 et je me suis empressée de me l’offrir.

De quoi ça parle ?

Cet opus se concentre sur l’adolescence de Paul, le héros de Michel Rabagliati : ses relations conflictuelles avec ses parents, ses envies d’ailleurs, ses histoires d’amitié et d’amour…

Mon avis

Comme pour les précédents tomes de la série des « Paul », je suis conquise ! Le dessin, toujours aussi rond et doux, nous embarque immédiatement au Québec, dans les coins enneigés et boisés du pays, aux côtés d’une famille bien d’là-bas. Parfois enfantin, le trait précis fait aussi naître de jolis paysages.

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L’histoire et le portrait adolescent de Paul, quant à eux, sont tout aussi séduisants. L’accent charismatique québécois est omniprésent, les personnages sont expressifs, attachants, complexes. Les questions que se pose Paul nous ont toutes traversé l’esprit, alors on se retrouve dans ce jeune homme en proie au doute, épris de liberté mais aussi un peu paresseux.

C’est toujours un bonheur de se plonger dans les histoires de Michel Rabagliati. Je ne peux que vous conseiller sa série « Paul », qui saura vous divertir et vous toucher au plus profond. Parfois drôle, parfois dramatique, la vie de Paul est tout simplement la vie que l’on a tous plus ou moins, avec l’exotisme du Québec en plus. Tentez !

Livres

Le journal de mon père, Jirô Taniguchi

taniguchi-journal-de-mon-perePourquoi ce livre ?

Hajar en avait très bien parlé dans l’une de ses vidéos, et elle m’avait donné envie de découvrir cet auteur et cette bande-dessinée en particulier. Lorsque je l’ai vue l’autre jour à la médiathèque du CE au boulot, je l’ai empruntée avec joie !

De quoi ça parle ?

Yoichi vient de perdre son père, avec qui il avait perdu contact. Il quitte Tokyo et rejoint sa famille à Tottori, sa vie natale, pour assister aux funérailles. L’occasion de renouer avec son passé et l’histoire de ses parents.

Mon avis

Je suis bluffée, conquise, admirative. TOUT m’a plu. C’est une bande-dessinée sublime, aussi bien au niveau du dessin que de l’histoire. En nous parlant de la famille et du passé, Taniguchi propose une histoire universelle, qui peut toucher tout le monde. Ce retour aux sources et ces révélations sur un père discret humanisent beaucoup les personnages. On croirait un documentaire. Plusieurs fois, je me suis demandé si c’était une autobiographie. On comprend à la fois le narrateur Yoichi, qui s’est senti incompris toute sa vie par sa famille, mais aussi ce père acharné au travail, qui donnait finalement beaucoup pour ses proches sans leur faire savoir.

Les dessins sont aussi magnifiques. Moi qui ne suis pas une grande fan des dessins japonais type mangas, j’ai été touchée par ceux de Taniguchi, qui sont plein de poésie et de douceur. On voyage avec lui au Japon, on fait connaissance avec les personnages, on s’habitue à leur rythme de vie, leurs coutumes, leurs habitudes. Le trait est délicat, respectueux. On sent un dessinateur précis, calme, qui raconte quelque chose dans chaque case.

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Je crois que je finirai par m’acheter cette BD, tant je la trouve splendide. J’ai maintenant envie de découvrir toutes les autres bandes-dessinées de Taniguchi. Laissez-vous tenter par cette magnifique histoire, qui vous touche le cœur et vous plonge un instant dans un Japon apaisé, aux côtés d’un personnage plein de nostalgie… A lire !

Livres

Le Nao de Brown, Glyn Dillon

le-nao-de-brown-dillonPourquoi ce livre ?

Il y a un certain temps, j’avais vu la chronique vidéo de Pénélope Bagieu sur Madmoizelle.com, et la dessinatrice m’avait donné très envie de lire cette BD. Pourtant, je n’avais jamais réussi à l’acheter, ayant peur d’être déçue. Je l’ai aperçue l’autre jour à la bibliothèque du CE du boulot : je me suis empressée de l’emprunter ! C’était l’occasion ou jamais de savoir si cette histoire était faite pour moi.

De quoi ça parle ?

Cette BD fait le portrait de Nao, une jeune femme d’apparence tout à fait normale, mais qui est en fait victime d’un TOC inhabituel : elle a régulièrement des pulsions meurtrières lorsqu’elle est en présence de personnes plus faibles qu’elle, et s’imagine les tuant avec violence. Elle va devoir apprendre à vivre avec ce mal-être si elle veut s’épanouir au travail et en amour…

Mon avis

le-nao-de-brown-dillon_plancheTous les avis sont dithyrambiques sur la toile et les dessins font l’unanimité. J’ai envie de dire « pas de bol Jean-Paul », je n’ai pas été convaincue… Finalement, le petit quelque chose qui m’a empêché d’acheter cette BD était fondé ! D’abord, je m’attendais à de fabuleux dessins, j’espérais être subjuguée par la beauté des aquarelles… Raté. L’ensemble m’a plutôt semblé vieillot, sans charme. Pour voir de magnifiques dessins, je vous conseille Tout est possible mais rien n’est sûr de Lucile Gomez.

Quant à l’histoire… Je l’ai trouvée compliquée, étrangement mis en scène. J’étais rapidement perdue dès le début de ma lecture, et je n’avais pas forcément envie de continuer. L’héroïne fait régulièrement référence à des éléments de son passé (son ex, son ami qui vient de l’embaucher…) mais on n’a aucun contexte. Elle est aussi passionnée par la pop-culture japonaise, un univers que je ne connais pas du tout et que j’aurais pu découvrir par cette bande-dessinée… Malheureusement, l’auteur fait comme si l’on s’y connaissait : résultat, j’étais perdue et finalement inintéressée.

Je n’ai pas été séduite ou touchée par les personnages, qui m’ont semblé froids et distants tout le long de l’histoire. Je ne vous conseille donc pas cette BD, sauf si vous êtes connaisseur dans le domaine ou que vous appréciez les œuvres un peu plus « exigeantes ». Tant pis pour cette fois !

Livres

Freaks’ Squeele – Etrange université, Florent Maudoux

freaks-squeele_florent-maudouxPourquoi ce livre ?

J’ai succombé à la tentation, après avoir aperçu cette BD sur plusieurs chaînes YouTube… L’enthousiasme général, le dessin de la couverture et la présence d’un chèque cadeau dans mon portefeuille m’ont mené tout droit dans une librairie.

De quoi ça parle ?

Chance, Xiong Mao et Ombre, trois jeunes étudiants, intègrent la F.E.A.H., la Faculté d’Etudes Académiques des Héros. Entre les cours et les évaluations, le trio d’amis va connaître de nombreux rebondissements : au programme, affronter deux monstres et d’autres étudiants malintentionnés…

Mon avis

Voilà une BD que je ne regrette pas d’avoir dans ma bibliothèque ! C’est d’abord un très joli ouvrage : la couverture douce et cartonnée renferme des pages épaisses, très agréables à parcourir, remplies de dessins en noir et blanc (hormis un chapitre). C’est un bel objet que l’on a envie d’exposer sur une étagère.

L’histoire, ensuite, intrigue fortement : ce n’est qu’un premier tome, il  a donc un caractère un peu introductif, malgré deux grandes scènes de batailles. Mais finalement, ce n’est pas cela qui m’a le plus plu : j’ai plutôt aimé suivre les aventures des étudiants au sein de l’école. Dans les couloirs se croisent une femme à tête de citrouille, un loup géant, une sorcière, une femme au corps d’araignée… Les petites guéguerres entre étudiants rythment l’histoire, et c’est ce quotidien que j’ai préféré.

Le dessin m’a, quant à lui, un peu déçue : inspiré du manga, il est parfois trop brouillon pour moi, notamment dans les scènes d’action. En revanche, j’aime beaucoup les traits des personnages, leurs silhouettes et leurs expressions.

C’est finalement l’ensemble qui m’a convaincue : je pense sincèrement continuer la série, pour en apprendre plus sur ces étudiants hors normes et pour me constituer une jolie collection. Originale, décalée, rafraîchissante, c’est une BD sans prétention sur des héros pas comme les autres que je vous conseille si vous êtes amateur du genre !

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