Photo de la semaine

Photo de la semaine #17

Coucou !

Cette semaine fut presque parfaite 🙂 En raison du pont de l’Ascension, je suis revenue au bercail familial dès mercredi soir. Quel bonheur ! J’avais justement besoin de calme. J’ai donc passé ces quatre jours dans le jardin, à l’ombre des arbres, avec ma famille. Rien de plus, juste l’essentiel. Chat câlin, cerises à gogo, lecture, fruits de mer, jeux, cocktails, rigolades et barbecue, évidemment.

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J’espère que vous avez aussi profité de ces quelques jours de répit. Je vous embrasse ! On croise les doigts pour que le soleil reste avec nous.

Livres

Mr Mercedes, Stephen King

Mr-Mercedes_stephen-kingPourquoi ce livre ?

Il m’a été offert en octobre 2016 par Cynthia, du blog 1001 Projets, dans le cadre du swap littéraire de Mille Vies en Une. J’ai attendu d’avoir besoin d’un bon thriller pour me plonger dans ce Stephen King.

De quoi ça parle ?

En 2009, un chauffard fou fonce, avec sa Mercedes, sur une file d’attente de chômeurs devant un salon de l’emploi. Il cause huit morts et quinze blessés avant de disparaître. Un an plus tard, l’ex-enquêteur Bill Hodges, fraîchement retraité, reçoit un courrier du « tueur à la Mercedes », revenu le titiller. Le jeu du chat et de la souris va commencer entre les deux personnages.

Mon avis

Formidable thriller ! Vous le savez, je suis une grande amatrice de thrillers. Ajoutez à cela le talent et la plume de Stephen King, BINGO, je suis conquise ! Je ne me suis jamais ennuyée dans les pages de Mr Mercedes, un roman rondement mené, plein de rebondissements et de suspense.

Le jeu qui anime nos deux protagonistes fait palpiter tout le récit. On se délecte de leurs échanges virulents : qui sera le plus intelligent, le plus malin, le plus organisé…? Hodges est un flic comme on les aime : bourru, solitaire, qui n’a rien à perdre et tout à venger. Notre tueur à la Mercedes, lui, incarne le salaud parfait, que l’on aime détester : obsessionnel, psychopathe, torturé, malin et effrayant, il stimule l’imagination de l’enquêteur et du lecteur.

J’ai savouré ce roman intense, qui montre une fois de plus le talent de l’auteur. King alterne entre les points de vue, faisant habilement monter le suspense jusqu’aux scènes finales. Je verrai bien l’ensemble adapté au cinéma !

J’ai maintenant hâte de découvrir la suite, puisque ce n’est que le premier tome d’une trilogie : malheureusement, Carnets noirs (tome 2) et Fin de ronde (tome 3) ne sont pas encore parus en poche. J’attendrai avec impatience !

Photo de la semaine

La photo de la semaine #16

Aujourd’hui, ce blog a 7 ans ! L’âge de raison ? Je l’ouvrais en 2010, obsédée par cette envie de partager mes avis de lecture.

Pour fêter ça (et parce que je ne pense qu’aux cocktails depuis mon cours de la semaine dernière), je me suis préparé un Gin Fizz avec tout le matériel de pro et les ingrédients nécessaires : Gin, jus de citron jaune, sirop de sucre, blanc d’oeuf (pour la mousse !) et eau pétillante.

2017-05-21

Vous remarquerez un problème de proportion, il faut que j’apprenne à connaître mes verres… Mais c’était bon ! Et décidément, j’adore shaker le blanc d’œuf et les glaçons !

Ce week-end ensoleillé m’a fait un bien fou et j’ai pu me délasser sur le balcon avec ma lecture. Quel bonheur !

Très belle semaine à vous,

Livres

Jamais seule, Sandrine Dureuil

jamais-seule_sandrine-dureuilPourquoi ce livre ?

Sandrine tient le blog Vu de mes Lunettes depuis quelques temps et au fil des échanges, elle est devenue une vraie copine. Nous avons eu l’occasion de nous rencontrer autour d’un thé, mais au-delà, c’est une nana dont je me sens assez proche et qui ne manque jamais de me réconforter quand ça ne va pas ou de prendre de mes nouvelles, voire de m’envoyer des petits mots.

Quand elle a enfin publié son roman en numérique chez Librinova, j’ai évidemment sauté dessus et me le suis procuré ! Le vrai défi était de le lire sur mon smartphone.

De quoi ça parle ?

Agathe, atteinte de mucoviscidose, décède brutalement. Sa jumelle Alicia doit affronter le présent et l’avenir sans son âme sœur… Un défi qui semble insurmontable. Pourtant, l’amour qui unit les deux sœurs va lui venir en aide, même de l’au-delà.

Mon avis

Je l’avoue : le plus difficile fut de me lancer, freinée par la lecture sur smartphone. Il faut dire que cela n’est pas très confortable… Pourtant, un aller-retour en train et quelques weekends m’ont permis de me plonger dans ce roman numérique et d’oublier, un temps, le support de lecture.

Très vite, je me suis pris d’affection pour Alicia, jeune femme introvertie toujours inquiète pour sa sœur, qui, une fois seule, se retrouve perdue et abandonnée. Pourtant bien entourée par ses proches, elle perd tout espoir au décès de sa sœur et l’on croise très fort les doigts pour qu’elle trouve le moyen de rebondir. Je me suis aussi beaucoup attachée aux parents des jumelles, qui sont, à tort, mis de côté par Alicia. Prévenants mais aussi meurtris par la disparition de l’une de leurs filles, ils essayent tant bien que mal de mener leur deuil en accompagnant Alicia. On les sent désemparés, cela m’a plu. Des personnages très émouvants, qui ont su me toucher à plusieurs reprises !

L’histoire se concentre sur le deuil d’Alicia. L’émotion est présente à chaque page, et cela remue, bien évidemment. Heureusement, elle progresse petit à petit et retrouve l’espoir, accompagnée par son ami Ludovic. J’aurais aimé un peu plus d’action et de rebondissements : on se concentre peut-être un peu trop sur les pensées et sentiments d’Alicia. Les derniers chapitres prennent toutefois un peu d’envergure et reprennent vie avec notre héroïne, finalement plus forte qu’il n’y paraît !

Je me suis donc laissée séduire par ce roman sur le deuil, qui décrypte avec justesse et précision toutes les étapes à traverser dans un tel moment : déni, colère, tristesse, abandon, acceptation. Ajoutez à cela une relation entre jumelles fusionnelles et vous obtenez un concentré d’émotions !

Bravo Sandrine, pour ce joli travail. On sent que tu y as mis tes tripes. A quand le prochain ? 🙂

Photo de la semaine

La photo de la semaine #15

Bonsoir !

Aujourd’hui, j’ai la forme. Est-ce parce que mon appart est propre et rangé ? Ou parce que j’ai passé une semaine riche en belles soirées ? Ou encore parce qu’une nouvelle semaine bien remplie s’apprête à voir le jour ? Ou parce que je suis allée au sport pour la deuxième fois (et je compte bien continuer tous les mercredis) ?

L’événement de la semaine fut un cours de cocktails (cadeau de Noël), mené par un barman talentueux au Ballroom. Un magnifique lieu tout calfeutré, niché au cœur de Paris, dans un sous-sol improbable. Accompagnée de mon amie Elise (souvenez-vous, l’une des autrices de Vous reprendrez bien un peu de chômage ?), j’ai appris les gestes rudimentaires de l’art du cocktail, appelé mixologie. Nous étions entourées de 12 autres novices (11 en réalité…) et avons tous réalisé un cocktail, goûté par les autres.

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Bourbon Smash – réalisée par une inconnue

L’un des plus jolis fut sans doute celui-ci, mais ce n’est ni celui d’Elise, ni le mien. Il faut dire que le lieu, sombre, ne se prêtait pas aux photos de téléphone portable.

Le mien s’intitulait Pan American Clipper, et contenait du calvados, de l’absinthe, du jus de citron vert et une purée de fruits rouges. C’était bon !

La folie du cocktail s’est emparée de moi depuis ce soir-là. Shaker, jigger, bitter, pailles, citron, glaçons… je ne pense qu’à cela. Cette semaine, je vais acheter les ustensiles manquants, deux/trois alcools de base, et je me lance !

Bonne semaine !

Livres

Très intime, Solange

tres-intime_solangePourquoi ce livre ?

Je suis une grande fan de Solange et de ses vidéos sur YouTube, que je trouve toujours pertinentes. Je n’évoquerai pas ici la polémique qui a suivi la publication de ce livre, portant sur l’accord des femmes ayant témoigné. Elle n’avait pas encore éclaté lorsque j’ai lu ce recueil. Toujours est-il que lorsque Solange a annoncé qu’elle publiait un recueil de témoignages de femmes, je me suis jetée dessus !

De quoi ça parle ?

Solange livre les échanges qu’elle a eus avec vingt femmes, âgées de 18 à 46 ans, à propos de leur vie affective et sexuelle.

Mon avis

C’est un recueil qui m’a beaucoup plu ! Les mots bruts, les échanges « tel quel », les phrases « orales » avec des « euh » et une syntaxe approximative m’ont convaincus dès le début. Pas de réécriture de la part de l’autrice : le « tu » de Solange discute librement avec le « je » de chaque femme. On se sent d’abord un peu gêné de se joindre à la conversation, car les thèmes abordés sont intimes, comme l’annonce le titre de l’ouvrage : la sexualité est au cœur des échanges, bien sûr. Les relations avec des hommes, avec d’autres femmes, la joie, la frustration, la peur, la douleur, l’incompréhension, l’envie…

Finalement, on devient confident de ces vingt femmes plutôt expérimentées, qui ont décidément des choses à dire sur la question. Le sexe peut être beau, mais aussi brutal, violent, inquiétant, ou inexistant.

J’ai été conquise par cette impression de confidence et de liberté de parole ! Cela fait du bien. Pourtant, je ne me suis pas identifiée à tous ces témoignages : que que soit leur âge, ces femmes ont beaucoup d’expérience. Elles ont tout fait ou presque ! Cela a paradoxalement créé chez moi un sentiment de distance avec ces récits très intimes.

C’est la seule chose frappante qui m’a dérangée, mais j’ai terminé ma lecture émue et convaincue de l’utilité de ce livre. Il n’est pas à réserver aux femmes, au contraire. Chaque homme devrait y jeter un œil, ne serait-ce que pour découvrir les coulisses de la sexualité féminine.

Livres

Terre de rêves, Jirô Taniguchi

terre-de-reves_jiro-taniguchiPourquoi ce livre ?

Je me sentie bien triste en apprenant la mort récente de Jirô Taniguchi, un dessinateur que j’apprécie beaucoup… Souvenez-vous, j’avais eu un coup de cœur pour Le journal de mon père et j’ai aussi adoré Quartier lointain (que je n’ai pas chroniqué). J’ai comme objectif de lire toutes les bandes-dessinées de cet artiste ! Cette fois-ci, je me suis penchée sur ce petit ouvrage.

De quoi ça parle ?

Ce recueil raconte cinq petites histoires publiées initialement entre 1991 et 1992 dans le magazine japonais Big Comic. Elles relatent des petits événements du quotidien : avoir et perdre un chien, avoir un chat, la vie de famille, la réalisation de ses rêves…

Mon avis

Une fois de plus, Taniguchi a réussi à m’émouvoir aux larmes, en faisant ce qu’il fait de mieux : raconter les petites choses de la vie avec beaucoup de pudeur et de justesse. Sachant qu’il raconte là une partie de sa vie rend la lecture encore plus forte. La forte relation qu’il entretenait avec son chien, depuis ses premiers jours jusqu’à sa mort, m’a bien sûr émue, puisqu’elle a remué en moi quelques souvenirs. L’arrivée de chats dans sa maison est aussi très touchante, quoique plus rigolote ! Un peu bougon avant leur arrivée, il est rapidement sous leur charme, tout comme sa femme.

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Les dessins sont toujours très précis et délicats. Les visages des hommes et les faces des animaux expriment tout un tas d’émotions… Les paysages font rêver, et pourtant, le dessin est sans couleur.

Taniguchi est définitivement l’un de mes auteurs préférés : il a le don de toucher ce qui est le plus sensible en moi avec une histoire très simple et un trait de crayon. A lire de toute urgence !

Photo de la semaine

La photo de la semaine #14

Coucou !

Je publie la photo de la semaine avec un jour de retard… oups ! Il faut dire qu’hier soir, j’étais plutôt accaparée par la découverte de notre nouveau Président. Soulagée mais sceptique, car il n’était pas le candidat que je soutenais. Nous verrons.

Marquons la première semaine de mai par mes petits muguets, qui ont égayé ces quelques jours bien gris. La délicatesse de ces petites fleurs m’a toujours fascinée…

2017-05-07

Passez une belle semaine et gardez espoir !

Livres

Transat, Aude Picault

transat_aude-picaultPourquoi ce livre ?

En le feuilletant rapidement à la bibli, j’ai adoré le trait de la dessinatrice ! Hop, directement dans mon sac.

De quoi ça parle ?

Aude Picault y raconte son passage à la trentaine et tous les questionnements que cela induit : son quotidien ennuyeux de graphiste parisienne la pousse à partir en retraite solitaire sur une île de Bretagne, puis sur un voilier pour traverser l’Atlantique. Un bon bol d’air en compagnie d’habitués de l’aventure maritime.

Mon avis

Encore une excellente lecture ! Quelle bande-dessinée formidable ! Elle pointe du doigt tout ce que je n’aime pas de mon quotidien : la routine ennuyeuse, le rythme de vie parisien, le manque de temps libre, le manque d’espace, de solitude. Sa décision de tout chambouler durant un temps pour mieux revenir m’a fait rêver, je l’avoue. Je ne suis pas particulièrement attirée par une traversée de l’Atlantique, mais  me retirer seule quelques jours sur une île déserte, pourquoi pas !

L’auteure raconte avec malice et humour l’avant-départ, les copines aux mille et un projets qui ne comprennent pas ce besoin d’air, l’attente, le jour du départ, la solitude, le voyage, la découverte. Je l’enviais tellement !

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Quant au dessin, c’est une petite merveille : très simple, le trait est pourtant évocateur. Pas de case, le dessin rond d’Aude Picault est partout sur la page. Il m’a parfois fait penser à « La petite personne » de Perrine Rouillon (que j’adore fort fort !).

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La petite personne, Perrine Rouillon

J’ai envie d’acheter toutes les BD d’Aude Picault ! C’est tellement joli, chouette, drôle, mignon, intelligent ! Je vais vite découvrir la dernière en date, « Idéal standard ».

Expositions et visites·Films

Bilan culturel d’avril 2017

Le mois d’avril détient à ce jour la palme du mois le plus pauvre en découvertes culturelles… Une semaine de vacances puis deux semaines de repos maladie auront eu raison de mes sorties…

Visite

La Fête de la Coquille Saint-Jacques des Côtes d’Armor 2017

affiche-fete-de-la-coquille-saint-jacques-erquy-2017En bons gourmands, nous avons planifié nos 5 jours de vacances en Bretagne en fonction de la Fête de la Coquille ! Nous avons l’habitude d’aller passer quelques jours dans cette région et avions toujours raté cet événement. Cette fois-ci, pas question !

La Fête de la Coquille tourne chaque année, entre trois villes de la baie de Saint-Brieuc (haut lieu de pêche de la coquille Saint-Jacques) : Erquy, Saint-Quay Portrieux et Paimpol. En 2017, le hasard nous a mené à Erquy, un petit coin tranquille entre Saint-Brieuc et Saint-Malo.

Durant deux jours, nous avons donc dégusté une vingtaine de coquilles chacun. Juste dorées à la plancha, sous nos yeux, et servies dans un petit verre en plastique ou une petite boîte, agrémentées de riz au curry ou de purée.

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Les touristes côtoient les gens du coin dans ce petit port de pêche ensoleillé et rendu piétonnier pour l’occasion. On déambule au milieu des stands de spécialités – kouign amann, gâteaux bretons, peintures et sculptures d’artistes locaux, bijoux fait main, bonbons, bar à cidre et bière…

Ma partie préférée : le marché aux poissons où l’on vend un kilo de coquilles 3,80 € et où l’on peut déguster 6 huîtres pour 5 €.

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Ici, les connaisseurs expliquent la pêche à la coquille, la manière de la cuisiner… saviez-vous par exemple qu’une coquille Saint-Jacques fraîche ne peut pas être vendue avec son corail entre septembre et avril ? Le corail étant l’organe reproducteur de l’animal, et la période de reproduction (interdite à la pêche) ayant lieu de mai à septembre, il s’agira forcément d’une coquille congelée de l’année précédente. Pas de corail sur les coquilles fraîches ! Retenez cela la prochaine fois que vous irez chez le poissonnier.

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Bref ! Vous le sentez sûrement, cet événement m’a beaucoup plu et m’a aéré l’esprit. Les deux soirées se sont terminées en musique, d’abord avec le loufoque et passionnant Sanseverino, ensuite avec le rock breton de Merzhin.

C’est un week-end que je vous conseille, si vous avez l’occasion d’y aller aux prochaines éditions ! Aéré, instructif, amusant et plein de gourmandises.

Cinéma

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Kong Skull Island, de Jordan Vogt-Roberts

Je suis assez fan du personnage de King Kong et j’avais beaucoup apprécié le film d’origine de 1933 et la version 2005 de Peter Jackson. Cette fois-ci, je fus assez déboussolée. Le scénario est assez différent de l’histoire originale : il se concentre sur la rencontre entre les hommes et le gorille géant et fait de leur cohabitation le sujet du film. Même si cela aurait très bien pu me convaincre, je n’ai pas supporté la violence et l’action continues… De plus, le réalisateur extrapole et imagine une île peuplée de créatures géantes. Il n’y vit pas qu’un gorille géant, mais aussi une araignée géante, un … L’équipe de militaires qui découvre les yeux écarquillés ce monde incroyable ne m’a pas plus touchée que ça. Pour toutes ces raisons, je suis sortie déçue de la séance cinéma, étonnée par ces choix et peu convaincue.

Voilà, ce sera tout pour moi cette fois-ci. Rendez-vous fin mai !