Livres

Trente-six chandelles, Marie-Sabine Roger

roger_trente-six-chandellesPourquoi ce livre ?

Je l’ai choisi et reçu dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2014 de Price Minister-Rakuten. Pour rappel, le site permet aux blogueurs de recevoir gratuitement un des livres de la rentrée littéraire, en échange d’une chronique de blog. J’avais déjà participé à l’opération l’année dernière et avais chroniqué l’étrange Lady Hunt, de Hélène Frappat.

De quoi ça parle ?

Nous sommes le 15 février. Mortimer Decime a aujourd’hui 36 ans. Allongé sur son lit, il attend la mort, qui devrait arriver à 11h pile. En effet, depuis quatre générations, les hommes de sa famille meurent à cette heure exacte, le jour de leur 36e anniversaire. Mortimer s’est donc préparé au pire. Mais si le destin en décidait autrement ?

Mon avis

WHAHOU ! Quel roman génial ! Un bouquin tendre, plein d’humour, d’amour, d’originalité. Quel plaisir ! Se plonger dans ses pages a l’effet d’un Kiss-Cool. Nous voilà rafraîchis, sourire aux lèvres !

Notre héros Mortimer est un homme désabusé mais infiniment drôle. Il revient sur la vie de ses ancêtres et raconte avec sérieux leurs invraisemblables et désopilantes façons de mourir. Puis il nous présente ses deux amis, Nassardine et Paquita, le couple parfait mais désaccordé, délurés, amoureux, pleins d’attentions pour lui, qu’il fréquente depuis de longues années et a qui il confie ses rêves. Enfin, il fait entrer en scène la mutine Jasmine, dont les passe-temps sont de se faire consoler par les gens (pour qu’ils se sentent utiles) et de fabriquer des chapeaux farfelus. Bref, Mortimer et les autres personnages sont tous un peu perchés sur leur nuage. Très touchants, très humains, on aimerait profondément les rencontrer.

Le style de l’auteur et la structure du livre m’ont aussi charmée. L’écriture, légère, caustique ou tendre, se joue de la mort et des petits drames de la vie ; elle illumine les pages et embelli les personnages que l’on aime déjà tant. Les chapitres, eux, sont aérés, découpés de manière inattendue. Ils font que nos yeux filent à toute vitesse et que l’on engloutit ce joli roman.

Trente-six chandelles est un intelligent livre-doudou. Je l’ai serré contre ma joue en le terminant, le cœur tout content. A lire si vous avez le moral dans les chaussettes ou que vous avez envie d’une bonne dose d’humour et d’amour.

Merci Price-Minister pour cet envoi et cette magnifique découverte !

Informations complémentaires

Marie-Sabine Roger est notamment l’auteur de La tête en friche (dont j’avais adoré l’adaptation cinématographique avec Gisèle Casadesus) et Bon rétablissement, aussi adapté au cinéma récemment (avec Gérard Lanvin) par Jean Becker. Tout ça pour dire que ses romans semblent parfaits pour le cinéma !

ROGER Marie-Sabine, Trente-six chandelles, éditions du Rouergue, 2014, 278 pages

Livres

Every day, David Levithan

every-day-levithanPourquoi ce livre ?

J’avais envie de tester mon niveau d’anglais en lisant un roman écrit en anglais. J’ai demandé conseil sur Twitter et ma chère Laura (du blog Aimer les Dimanches) m’a suggéré Every day. Puisque les livres anglais sont beaucoup moins chers que les français, je me suis offert ce grand format (10 dollars !) et l’aventure a pu commencer.

De quoi ça parle ?

A est un adolescent qui a la particularité de vivre chaque jour dans un nouveau corps, de s’approprier chaque matin la vie d’une personne de son âge, le temps d’une journée. Sa vie n’a pas vraiment de sens jusqu’à ce qu’il se réveille dans le corps de Justin et rencontre sa copine Rhiannon. Pourra-t-il vivre une histoire d’amour avec elle, en sachant qu’il sera chaque jour dans un corps différent ?

Mon avis

J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, simplement parce que le début de cette lecture en anglais était un peu fastidieux. J’avais aussi l’impression qu’il ne se passait pas grand chose. Cela a fait traîné ma lecture pendant 2 mois et demi… J’ai lu quelques pages de temps en temps, uniquement chez moi, tranquille. C’est pourquoi cela a pris du temps !

En revanche, arrivée à la moitié du roman, je me suis passionnée pour l’histoire d’amour impossible entre A et Rhiannon. Notre héros est particulièrement mature et très empathique vis-à-vis des personnes qu’il incarne à tour de rôle. Drogué, dépressif, heureux, seul, ivre, bad boy, méfiant, sportif, obèse, méchant, gay… Tous les adolescents qu’il « visite » ont des personnalités très différentes, ils sont touchés par les problèmes classiques que l’on rencontre à l’adolescence. Ils vivent dans des familles plus ou moins présentes et compréhensives (parents aimants ou au contraire je-m’en-foutisme absolu) et accordent plus ou moins d’importance au regard des autres. On s’identifie forcément à l’un de ces personnages. Une bonne idée de la part de l’auteur, donc, qui s’adresse avec ce roman à tous les ados du monde.

J’ai aussi apprécié le découpage journalier du bouquin : chaque nouveau chapitre est un nouveau jour, où A se réveille dans un nouveau corps, une nouvelle vie. On suit le jeune homme durant un mois environ. Chaque jour, il tente d’approcher Rhiannon, jusqu’à ce qu’elle comprenne à qui elle a affaire et commence à échanger des emails avec lui. Leur relation évolue de manière assez subtile et c’est très appréciable.

La fin du livre, enfin, m’a assez surprise, quoi qu’elle semble après coup tout à fait logique. Je m’attendais à une fin spectaculaire, pleine de rebondissements. Elle est plutôt fataliste mais m’a finalement convenue.

A lire, donc, si vous aimez les histoires d’amour originales !

L’expérience de lecture en anglais

Comme dit précédemment, la lecture en anglais fut assez fastidieuse au début. Commencé le 5 septembre, j’ai terminé ce roman le 22 novembre. En revanche, sachez que je ne l’ai pas lu tous les jours, loin de là ! J’ai dû le lire en 6 ou 7 fois. J’ai donc connu de longues périodes d’abandon du livre, car j’avais du mal à m’accrocher. Pourtant, une fois lancée, j’ai senti que la lecture devenait plus fluide. L’anglais ne m’a plus posé problème : j’ai dépassé les petits obstacles constitués par le manque de vocabulaire et me suis mise à lire de manière fluide. Tant pis si je n’ai pas compris tous les mots, j’ai compris le sens de chaque paragraphe et c’est le principal !

C’était donc un très bon exercice. Je crois que je vais réitérer l’expérience pour garder le rythme et continuer à m’exercer. On se sent décapée une fois la lecture terminée et fière fière fière ! J’ai l’impression que mon cerveau a rajeuni ! Hihi !

Si vous voulez aussi tenter l’expérience de lecture en anglais, je vous conseille Every day car c’est un roman facile à lire, écrit au présent et très ancré dans l’instant présent de par son sujet. Il faut toutefois rester motivé car il fait plus de 300 pages (aérées).

Informations complémentaires

Every day existe en version traduite et s’intitule A comme Aujourd’hui (titre un peu nul). Voilà à quoi ressemble la couverture française.

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LEVITHAN David, Every day, éditions Ember, 2013, 324 pages

Petits Bonheurs de la semaine

Les Petits Bonheurs de la semaine #10

Bonjour ! La semaine est encore passée bien vite. Voici les petites choses que j’ai particulièrement appréciées :

1. L’une de mes profs m’annonçant que mon rapport de stage de cet été est très bien structuré et rédigé. J’ai longtemps travaillé dessus et j’ai donc été touchée par ces gentils mots. Comme quoi, il suffit de presque rien (comme le disait Serge Reggiani).

2. Attaquer les 3 potimarrons qui prenaient la poussière dans mon coin cuisine et en faire une délicieuse soupe, engloutie en 3 soirs. J’ai aussi particulièrement apprécié l’odeur répandue dans mon studio… Je suis une fan de soupes et d’odeurs de soupes, sachez-le ! Demain, je cours m’acheter des légumes pour en faire ma mixture de la semaine.

soupe

3. Apprendre que « Fais pas ci fais pas ça » reprend le 3 décembre et qu’il y aura une édition spéciale de « La Grande Librairie » le 13 décembre.

4. Aller manger un ramen avec un petit groupe de ma promo, un midi après les cours. Passer du temps ensemble dans le bus, puis s’installer dans un coin minuscule afin de déguster nos plats. Que ces gens sont chouettes ! Si vous passez par là, sachez que je vous aime !

5. M’offrir des nouvelles bottes, après le triste destin de mes précédentes (les fermetures éclair ont rendu l’âme). Les voir, les essayer, les acheter, tout était réglé en 15 minutes. Hop, suivant !

6. Terminer Every day de David Levithan, le premier roman que je lis intégralement en anglais (324 pages). Ce fut une victoire incroyable pour moi ! Même si je ne suis pas débutante en anglais, je ne suis pas non plus experte. Je manque aussi de confiance en moi à ce niveau-là et lire un vrai roman fut une façon de me prouver que j’en suis capable. Je vous parle du bouquin mardi !

7. Enfin ranger mes vêtements d’été et sortir les pulls, les installer sur les cintres, les redécouvrir comme s’il s’agissait de nouveaux vêtements. Le rangement m’apaise, que voulez-vous !

8. Humer l’air chargé de l’odeur de cuisine des voisins, qui profitent toujours du week-end pour me narguer effrontément, moi qui n’ai pour cuisine qu’un espace d’1m² environ.

9. Aller découvrir « Hunger Games – La révolte (partie 1) » dans la salle 1 de l’UGC Normandie, la meilleure salle de cinéma selon moi. Spacieuse, avec de la place pour les jambes… Personne n’y tape jamais dans mon dossier et même si la séance est complète, on ne se sent jamais écrasés grâce à la hauteur du plafond ! THE MUST. Quant au film, je l’ai trouvé pas mal, mais il fait un peu trop office de « transition » avant l’assaut final. Un peu mou, quoi. Finir cette journée en mangeant au Paradis du Fruit et rentrer tôt à l’appart pour passer une soirée tranquille, sans vaisselle sale ! Youpi !

C’était une très bonne semaine, dites donc ! A dimanche prochain !

Livres

Colomba, Prosper Mérimée

merimee-colombaPourquoi ce livre ?

Il m’a été prêté par ma copine Lulu, grande lectrice de classiques. Je me suis lancée aveuglément dans l’aventure !

De quoi ça parle ?

Le colonel anglais Nevil et sa fille Lydia arrivent en Corse et font la connaissance d’Orso  et de Colomba della Rebbia. Tous deux, frère et sœur, sont les derniers descendants d’une célèbre famille corse en guerre depuis des décennies avec une autre famille, les Barricini. Alors qu’Orso veut oublier la loi du talion qui régit les deux familles, Colomba n’a qu’un but : venger la mort de leur père, assassiné dans des circonstances mystérieuses.

Mon avis

Il faut parfois (voire souvent) faire confiance aux amis prêteurs de livres : l’histoire d’une vendetta corse et la couverture vieillotte du bouquin (pardon Lulu) ne me vendaient pas du rêve. Pourtant, j’ai beaucoup aimé cette histoire hors du commun : je n’avais jamais lu d’aventure pareille, ni de récit ayant lieu en Corse. Mérimée dresse son action dans un décor typique, celui d’un petit village corse dans lequel deux familles à fort caractère se font la guerre. Le maquis, la tradition et le dialecte corse sont omniprésents : on voyage donc avec Mérimée et c’est avec grand plaisir.

L’intrigue, quant à elle, a tout le charme des romans classiques : pas de grands rebondissements, de jolies scènes inattendues, du hasard, une pincée d’amour, une bonne dose de caractère… On se plait en compagnie de la sauvage Colomba, maligne et courageuse, un peu trop impulsive peut-être ; ainsi qu’avec Orso, un personnage au sang-froid, plus doux, plus apaisé. Les Nevil, eux, découvrent la Corse comme le lecteur et offrent un regard neuf sur ces traditions meurtrières.

Comment cette histoire va-t-elle finir ? La vengeance règnera-t-elle en maître ? La justice l’emportera plutôt ? Voilà ce que l’on se demande tout le long du roman, jusqu’à cette jolie fin, où Colomba reste fidèle à elle même, la tête haute. Quelle belle héroïne !

Besoin de voyage, d’aventure, de personnage féminin impétueux ? Colomba est fait pour vous !

MERIMEE Prosper, Colomba, éditions Le Livre de Poche, 1980 (paru initialement en 1840), p. 217 à p. 386 (169 pages)

Livres

Manabé Shima, Florent Chavouet

florent-chavouet_manabe-shimaPourquoi ce livre ?

Vous allez me dire : « Quoi ? Tu as presque 40 livres dans ta PAL et tu empruntes des bouquins à tes proches ? ». Oui, pardon. C’est eux qui me les mettent entre les mains, la plupart du temps, et je me dois d’honorer mon rôle d’amie lectrice. Hormis dans ce cas : c’est moi qui ai demandé à mon amie C. (toujours du blog Le Cri du Bonsaï) de me prêter cette jolie BD. Elle en avait parlé par ici et j’avais déjà eu un pré-coup de cœur…

De quoi ça parle ?

Florent Chavouet, illustrateur et auteur de BD, habitué de séjours au Japon, a un jour eu l’idée d’aller sur l’une des 4000 îles du pays (selon la BD). Ses conditions ? Une petite île, isolée mais accessible. Il choisit Manabé Shima, très peu connue, où l’on passe sa vie à pêcher et manger du poisson. L’auteur va alors dessiner ses deux mois de vie sur cette île typique : les animaux et plantes qu’il y croise, les familles japonaises, leurs maisons, les routes, les petites fêtes de village… dans les moindres détails.

Mon avis

Manabé Shima est une magnifique BD ! On sent l’auteur passionné, il rend son travail passionnant grâce à des dessins ultra-précis, qui rendent chaque détail : le contenu des étagères des maisons, les bibelots, les visages, les aliments, les jardins… On se croirait sur cette île paisible, qui semble retenue dans le passé, là où il n’y a pas de voitures rutilantes, où le calme semble de mise, où la pêche est l’unique activité des habitants, où les chats peuplent les rues, où l’on boit à la santé de tout et n’importe quoi. Tout à coup, on a envie de faire ses valises et d’aller déguster une dorade aux côtés de ces japonais authentiques.

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Sans jamais se moquer, l’auteur dépeint les traditions et autres étrangetés de l’île, avec douceur et humour. On le sent vite intégré et accepté au milieu des familles, parfois sauvages et bourrues, parfois fières d’être les modèles des dessins de cet étranger.

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Il faut parfois tourner et virer le livre dans tous les sens pour lire les annotations de l’auteur, qui se fiche de la perspective ou du réalisme et dessine les espaces en 3D. Mais cela ajoute au plaisir de lecture et de découverte ! Nous ne sommes pas loin du livre-jeu, du livre ludique, plein de surprises, qui demande une attention toute particulière.

Si vous êtes amateur du Japon et de ses coutumes, adepte des dessins détaillés et richement colorés, ou tout simplement curieux, lancez-vous dans Manabé Shima, une BD haute en couleurs qui fait voyager, assez longue pour que l’on en profite et que l’on en ait pour son argent. Géniale !

CHAVOUET Florent, Manabé Shima, éditions Philippe Picquier, 2010, 142 pages

Petits Bonheurs de la semaine

Les Petits Bonheurs de la semaine #9

Nous sommes déjà mi-novembre et c’est comme si Noël était déjà là. Les décorations et chocolats en vente dans les magasins, la foule à la Fnac, les sites de e-commerce aux couleurs de Noël… Eh oh, on se calme les amis ! En attendant, quels petits bonheurs ont ponctué ma semaine ?

1. Passer la journée de lundi chez moi, tranquille. Profiter de ce temps libre pour lire, écouter de la musique, ranger, prendre son temps. Quel bonheur !

2. Assister au spectacle de Thomas Ngijol en étant bien placée : premier balcon et assez de place pour les jambes. Vous ne pouvez pas savoir comme cela est rare à Paris. Et le spectacle ? Franc, à la fois touchant et cru, peut-être un peu trop court. Rien d’original cependant : Ngijol nous parle de sa famille, son enfance puis son récent rôle de père.

thomas-ngijol

3. Avoir la possibilité de prendre quelques jours de congés à Noël, et à peine arrivée chez moi, acheter les fameux billets de train me permettant de passer un réveillon en famille ! YOUPI ! Vous ne pouvez pas savoir comme cela me fait plaisir ! C’est une période presque sacrée pour moi. Retrouver ma famille proche le temps d’une semaine, dans cette ambiance festive, me met déjà en joie.

4. Aller à Bobino un peu stressée, pour découvrir le fameux Messmer et son talent d’hypnotiseur foudroyant. Même si malheureusement, ses tentatives d’hypnose collective n’ont pas fonctionné sur moi (suis-je trop méfiante ?), elles ont terriblement bien marché sur certains spectateurs, qui se sont mis à danser, imiter le kangourou, hurler à la mort en croyant avoir perdu une jambe, naître une seconde fois, imiter les hommes de Cro-Magnons… Complètement délirant, et, je dois l’avouer, assez flippant. C’est complètement fou ! A voir pour constater les véritables effets de l’hypnose !

messmer-affiche

5. Passer un dimanche au calme, chez moi, à lire, ranger encore un peu, et bientôt déguster un poulet rôti et quelques pommes de terre rissolées. Je le sais, cela sera sans aucun doute un petit bonheur !

Bonne semaine et à très bientôt !

Livres

Non c’est non, Petit manuel d’autodéfense…, Irène Zeilinger

non-cest-non_irene-zeilingerPourquoi ce livre ?

Il m’a été prêté par ma super copine C. du blog Le Cri du Bonsaï il y a bien longtemps. Ca y est, je l’ai enfin lu !

De quoi ça parle ?

Irène Zeilinger, formatrice d’autodéfense féministe, donne toutes les clefs pour apprendre à se défendre contre toute forme de violence ou d’agression : de l’invasion d’espace vital du métro à l’agression verbale, du harcèlement moral jusqu’à la violence physique, l’auteur prépare à l’autodéfense mentale, émotionnelle, verbale et physique.

Mon avis

Non c’est non est un essai utile. Un vrai de vrai, qui donne des solutions, rassure, épaule la lectrice, ne la regarde pas de haut comme un prof « qui sait tout ». C’est un livre qu’il faut lire, sans doute, d’abord pour prendre conscience que les femmes sont conditionnées dès leur plus jeune âge à la fragilité, à la faiblesse, et que cela fait que nous n’osons pas nous défendre. Ensuite pour savoir que faire, que dire, comment réagir si l’on se sent envahie, mal à l’aise, agressée, stressée par une situation.

L’auteur insiste plusieurs fois sur le fait qu’il faille compléter cette lecture par un cours d’autodéfense. Elle ne prétend donc pas faire de ses lectrices des samouraï ou des reines de la répartie. En revanche, elle donne de nombreux conseils : regarder les agresseurs potentiels ou les gros lourdingues dans les yeux sans sourire, se tenir droite, remplir l’espace au lieu de se recroqueviller dans un coin, marcher droit, ne pas se laisser bousculer sans rien dire, mettre l’envahisseur devant le fait accompli en lui mettant la honte, savoir où taper, pincer, mordre, étrangler si besoin… On sent que c’est une femme qu’il ne faut pas emmerder, et on l’admire pour cela !

Ce bouquin donne du courage, de la force, on se sent prête à batailler contre toute forme de violence (psychologique, émotionnelle, physique, sociale, sexuelle…). Ma pote C. et moi avons maintenant comme objectif de tenter un cours d’autodéfense. Comme elle me disait l’autre jour, il vaut mieux apprendre avant qu’il nous arrive un truc plutôt qu’après.

A mettre entre les mains de toutes les femmes ! Comme l’indique le titre complet, c’est un « petit manuel d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire ». Si cela vous parle, lancez-vous !

ZEILINGER Irène, Non c’est non, éditions Marabout, 2011 (édition originale en 2009), 318 pages

Spectacles

Video Games Live 2014, au Palais des Congrès de Paris

video-games-live

Salut à tous ! Aujourd’hui, je reviens avec une chronique qui change un peu de l’ordinaire. J’ai en effet prévu de vous parler de Video Games Live.

De quoi s’agit-il ?

Video Games Live est une série de concerts mettant en scène de célèbres musiques de jeux vidéos, jouées par des orchestres. Sont en même temps diffusées des images du jeu, affichées sur grand écran. Ce rendez-vous a été initié par les compositeurs Tommy Tallarico et Jack Wall, en 2005, pour prouver aux non-initiés que les musiques de jeux vidéos sont de véritables créations musicales.

Pourquoi en parler, ici et maintenant ?

Parce que j’ai assisté au show 2014 qui a eu lieu le 5 novembre dernier, au Palais des Congrès de Paris. C’était une sortie prévue de longue date qui s’est avérée géniale !

Précisons d’abord que je ne suis pas une grande joueuse, même si j’ai un faible pour les jeux d’aventure. Je joue rarement, en revanche, je suis une spectatrice assidue, vivant aux côtés d’un joueur. Il n’est pas obnubilé par tous les jeux, seulement par certains qui sont de grande qualité (eh ouais). Avec des vraies histoires, des missions, des rebondissements, des graphismes pas tout pourris, et des musiques fantastiques (ON Y VIENT). Il n’est donc pas rare qu’ensemble, on fredonne des airs de Skyrim, Assassin’s Creed ou Mass Effect.

Alors ce spectacle ?

Entre le concert d’orchestre symphonique et le show à l’américaine, animé par un Tommy Tallarico plein d’humour et d’énergie, ce fut une soirée haute en couleur : comme un jeu de devinettes, le public devait parfois reconnaître la musique qui était jouée devant lui. Les fans se faisaient connaître en applaudissant à tout rompre dès les premières notes. J’ai eu un frisson lorsque le Hungarian Virtuosi Orchestra, venu tout droit de Budapest, a interprété la musique de Monkey Island et surtout celle de Skyrim. \o/

Nous avons aussi eu droit aux grands classiques : Final Fantasy, Halo, World of Warcraft, Sonic the Hedgehog, The Legend of Zelda, Kingdom Hearts et Metal Gear Solid.

J’ai eu un petit coup de cœur pour un jeu que je ne connaissais pas et qui me semble très beau : il s’agit de Journey. Si vous le connaissez, n’hésitez pas à m’en parler !

journey
Journey – Ca n’a pas l’air trop beau ?

Sachez donc, si vous n’y connaissez rien en musique de jeux vidéo, que non, cela ne se résume pas à des « bip-bip » à la Mario ou Tetris, que derrière ces musiques, il y a des compositeurs, avec des instruments à vent, à corde, des percussions, des chœurs… Et ça vaut bien parfois les musiques de films ! Oui Madame, oui Monsieur.

Je vous laisse maintenant avec le thème de Skyrim, qui est dans ma tête depuis des semaines.

Petits Bonheurs de la semaine

Les Petits Bonheurs de la semaine #8

Oups ! Les Petits Bonheurs ont du retard sur le blog ! Oui mais j’ai une bonne excuse, il a fallu que je récupère hier, de ma journée de samedi. Mes jolis moments de la semaine ?

1. Assister au Video Games Live au Palais des Congrès de Paris, un concert de musiques de jeux vidéos. Tout simplement génial ! Je vous en parle demain sur le blog. 😉

2. Rentrer du boulot, retrouver mon amoureux avec les trois tomes de Tu mourras moins bête, de Marion Montaigne, dans les bras. Un cadeau pour nous, comme ça, pour faire plaisir. Trop chouette ! J’avais adoré le tome 1, acheté et lu en 2013, du coup, on l’a maintenant en double mais c’est pas bien grave.

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3. Retrouver le plaisir de me vernir les ongles, avec stamping et tout le tralala. Tracassée par des millions de choses ces derniers temps, je suis restée les ongles nus, c’était en fait un signe. Héhé !

4. Etre samedi ! Cette date était réservée depuis deux mois pour un événement bien spécial : retrouver ma troupe du lycée. Il faut savoir que nous étions à l’époque une classe un peu à part. J’ai suivi une seconde, première et terminale option Théâtre, ce qui veut dire que nous avions plusieurs heures de cours de théâtre par semaine, des pièces à monter, des analyses théâtrales à faire, des lectures bien précises, des tas de sorties au théâtre, des rencontres hors normes avec des acteurs et metteurs en scène, des voyages à Paris… Bref ! Une expérience magnifique, qui fait que mes années lycée seront pour toujours mes meilleures années. Tout cela nous a tous liés ! C’était ce week-end notre « week-end retrouvailles », après 8 ans de vie chacun dans son coin. J’ai bien sûr gardé contact avec quelques personnes de ce groupe, mais on ne s’était pas revus ENSEMBLE depuis bien longtemps. Quelle soirée ! J’appréhendais un peu ce moment, de peur que nous n’ayons plus rien à nous dire. Finalement, après les traditionnelles questions « mise à jour » (type « Tu vis où ? », « Tu fais quoi ? », « T’es en couple ? »), nous avons retrouvé les bonnes habitudes : chanter, discuter, faire des photos ridicules, rire de tout, de rien, faire les fous, oublier nos tracas quotidiens. Tout cela m’a aussi un peu rendue nostalgique. J’ai constaté que tous avaient évolué, contrairement à moi qui suis encore étudiante, sans avoir jamais voyagé à l’autre bout du monde. Bref ! Rentrée dimanche à 13h, je n’avais plus les yeux en face des trous et j’avais bien besoin de repos. Voilà pourquoi je n’ai rien publié hier. Vous me pardonnez ?

Allez, à dimanche prochain !

Livres

La forêt des ombres, Franck Thilliez

thilliez-foret-des-ombresPourquoi ce livre ?

La forêt des ombres faisait partie d’une sélection de thrillers gagnée grâce à Univers Poche (qui rassemble notamment les éditions Fleuve, Pocket et 10/18).

De quoi ça parle ?

David Miller, thanatopracteur et écrivain, est un jour abordé par un vieux milliardaire handicapé, prénommé Arthur Doffre. Parce qu’il sait écrire et qu’il s’y connaît en morts (!), celui-ci lui propose, en échange de plusieurs milliers d’euros, d’écrire l’histoire du Bourreau 125, un tueur en série qui s’est suicidé. La condition : passer un mois ensemble, avec leurs proches respectifs, dans un chalet perdu en pleine Forêt-Noire, en Allemagne. Très vite, David accepte et se retrouve avec sa famille dans ce lieu isolé de tout, propice au pire…

Mon avis

Quelques semaines après sa lecture, La forêt des ombres me laisse un avis mitigé. Car c’est un roman efficace, qui respecte ses promesses : l’angoisse, la paranoïa et l’horreur sont au rendez-vous, sans aucun doute. Le cadre, bien que peu original, s’y prête parfaitement : des personnages frustrés, énigmatiques ; un lieu isolé, entouré de neige ; une histoire de tueur en série qui refait surface… Il ne manque rien au scénario. De ce côté-là, on est donc servi et on avance plutôt bien dans l’intrigue, en grimaçant de temps en temps.

Pourtant, il me reste un goût de trop peu : le dénouement ne m’a pas convaincue. Chaque personnage se révèle petit à petit jusqu’à l’explosion finale, un peu trop tirée par les cheveux. Ma tête en lisant les dernières pages : sourcils froncés, bouche en O (oui, j’avais une tête bizarre). J’en voulais plus ! J’ai franchement eu l’impression que l’auteur avait d’abord pensé son intrigue avant d’y trouver un dénouement. Résultat, on est conquis puis déçu, parce que tout cela semble expliqué « vite fait », « parce qu’il le fallait ».

C’est finalement un roman d’horreur qui se lit pour l’horreur. Il manque quelque chose de plus profond, plus creusé, pour donner du volume à l’histoire et de la crédibilité aux personnages. Si vous cherchez un thriller, j’en ai d’autres en magasin qui en valent plus la peine.

Informations complémentaires

Les droits cinématographiques ont été achetés par Gaumont, selon la page Wikipédia. Ca promet !

THILLIEZ Franck, La forêt des ombres, éditions Pocket, 2013 (édition originale en 2006), 366 pages