Livres

Le Grand Méchant Renard, Benjamin Renner

le-grand-mechant-renard_benjamin-rennerPourquoi ce livre ?

Cette petite BD me faisait de l’œil depuis sa sortie, quand un jour, mon amoureux a vu mon regard captivé, a attrapé le bouquin et m’a dit : « c’est une BD pour toi, ça » alors qu’on se dirigeait vers la caisse. Youpi !

De quoi ça parle ?

Renard a bien du mal à effrayer les poules et le chien de garde de la ferme qui jouxte sa forêt, si chétif et tout mignon. Il choisit alors de voler des œufs et d’élever les poussins en attendant qu’ils soient assez gras pour être dévorés. Mais c’est sans compter sur son empathie et l’amour inconditionnel que lui offrent les petits poussins…

Mon avis

En voilà une merveilleuse bande-dessinée ! Récompensée par le Prix de la BD Fnac 2016, elle m’a procuré un très beau moment de lecture. L’auteur Benjamin Renner (prédestiné à inventer une histoire de renard, n’est-ce pas) part du principe que le renard ne fait peur à personne et brode de nombreux gags autour. C’est fun, c’est léger, c’est drôle ! J’ai ri, tout en étant touchée par ce petit renard gringalet qui aimerait avoir le charisme du loup et pouvoir manger à sa faim.

Les dessins apportent aussi beaucoup de charme au livre : très précis et expressifs, ils ont la magie d’un dessin animé. Les mouvements et expressions des personnages sont très bien représentés, avec humour et légèreté. On est séduit dès la première page !

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J’ai tout aimé dans cette BD, qui apporte une touche de douceur, de rigolade et de poésie au quotidien. Craquez !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel de février-mars 2016

Coucou !

Vous l’avez peut-être remarqué : je n’ai pas publié de bilan culturel en février, car les deux derniers mois furent bien remplis… Je suis assez occupée par l’appartement, que je n’habite toujours pas mais qui réclame des visites d’artisans et des weekends de bricolage pour qu’il ressemble à ce que l’on souhaite. J’ai aussi signé mon CDI le 1er mars, après plusieurs entretiens qui m’ont bien occupé l’esprit ! Une bonne nouvelle qui implique toutefois un certain nombre de changements… Sécu, mutuelle, épargne, CE… Beaucoup de démarches à entreprendre qui m’ont bien occupée. Tout n’est pas résolu mais je retrouve un peu de temps et d’énergie pour venir écrire ici. Heureusement, côté sorties culturelles, je n’ai pas chômé !

Expositions

Anselm Kiefer à la BNF

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C’est grâce au boulot que j’ai pu obtenir une entrée pour cette expo : j’y suis donc allée avec une collègue entre midi et deux.

Je ne connaissais pas du tout Anselm Kiefer, peintre et sculpteur allemand contemporain. C’était l’occasion de voir quelques unes de ses œuvres, qui plus est sur le thème du livre.

Anselm Kiefer est notamment connu pour ses « Livres » géants, composés d’argile, de plomb, de sable, de cendre, de cheveux, de plantes, de paille, de photos… pesant entre 70 et 200 kg chacun. Des œuvres imposantes vraiment particulières, qui méritent sans doute des explications. C’est bien ce qui m’a manqué. Totalement novice en l’art de Kiefer, je me suis sentie dépourvue de références et donc de sens. Je n’étais pas particulièrement touchée par ces œuvres, c’est pourquoi j’aurais aimé être accompagnée par un connaisseur pour mieux apprécier l’ensemble.

Globalement, une expo assez courte, des objets gigantesques, lourds et costauds. Un tout assez sombre et brut. Tout semble « mort », éteint, brûlé… Une œuvre étrange mais qui m’aura toutefois marquée par sa singularité.

Le Douanier Rousseau au Musée d’Orsay

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C’est ma copine A. qui m’a offert un pass pour l’inauguration de cette exposition au Musée d’Orsay. Curieuse et attirée par l’affiche, j’ai accepté de suite ! Et c’est ma copine V. qui m’a accompagnée un soir de semaine.

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle expo parisienne que vous pourrez voir jusqu’en juillet ! Une fois de plus, je ne connaissais pas vraiment le peintre Rousseau. Ma référence en la matière ? « Vive le douanier Rousseau » de la Compagnie Créole ! Autant vous dire que j’étais loin de connaître l’artiste par cette chanson.

L’expo prend le parti de dire que Rousseau n’était pas un peintre unique en son genre comme on peut le penser, à cause de son art naïf. Elle démontre, en comparant ses tableaux à des peintures d’autres artistes de son temps, que Rousseau inspirait et était inspiré par ses contemporains. Les sujets de peinture étaient similaires, il suivait la « mode ».

Au-delà de cette constante comparaison, l’expo montre bien l’évolution de l’artiste : les tableaux de la dernière salle sont plus aboutis, plus majestueux. On y retrouve sa plus belle peinture, je pense : « Le Rêve », qui illustre l’affiche de l’expo.

Décontenancée par sa manière de représenter les êtres humains (très enfantine), j’ai préféré ses tableaux contenant plantes, fleurs et animaux. La nature, de plus en plus présente dans son œuvre, est luxuriante, colorée, précise. Rousseau est le roi de la jungle ! Quand on pense qu’il s’est inspiré du Jardin des Plantes sans jamais avoir quitté la France… quel talent !

Spectacles

Marie Tudor, au Théâtre des Hauts-de-Seine

marie-tudor_par-philippe-calvarioIl n’existe pas d’affiche adaptée au Théâtre des Hauts-de-Seine, je vous propose donc celle-ci.

Je ne connaissais pas cette pièce de Victor Hugo et j’avais bien envie d’un peu de théâtre « classique », alors je n’ai pas hésité longtemps pour aller découvrir cette mise en scène de Philippe Calvario.

Marie Tudor est une sorte de vaudeville tragique, qui met en scène une reine désemparée, trompée et aimante, qui doit choisir entre la justice et l’amour.

Très moderne, le texte de Victor Hugo était habillé par une mise en scène rock & roll : vestes en cuir, guitare électrique, panneaux mobiles… et quelques touches d’époque, chemises en flanelle, mobilier ancien, robes de princesse. Un mélange osé qui fonctionne parfaitement ! J’ai tout simplement adoré cette pièce et sa mise en scène, touchée par Marie 1ère, incarnée par la belle Cristiana Reali.

Gonzesse !, au Théâtre de Ménilmontant

gonzesse_astrid-plusUn collègue m’a proposé deux places pour aller voir Astrid Plus, jeune humoriste, qui se produisait au Théâtre de Ménilmontant. Je ne la connaissait pas, alors j’ai dit oui !

Hormis le fait que j’ai mis 1h30 à me rendre au théâtre ce soir-là, à cause du métro parisien (HUM), j’ai plutôt passé un bon moment en sa compagnie.

Plus qu’un spectacle d’humour, c’est presque une petite pièce de théâtre d’Astrid Plus nous propose : elle incarne une quarantenaire célibataire, qui rêve de rencontrer l’homme de sa vie et de construire une famille. C’est sans compter sur le regard des autres, les préjugés, les aléas du boulot…

Gonzesse ! est un spectacle simple, qui ne chamboule pas le quotidien mais qui apporte une touche de bonne humeur et de fraîcheur. Même si elle est encore parfois un peu fragile sur scène, Astrid Plus s’en sort plutôt bien et parvient à sortir de belles tirades. Une découverte agréable.

Super Mado, à l’Alhambra

super-mado_alhambraVous connaissez sans doute Noëlle Perna pour son personnage Mado la Niçoise. C’est bien son nouveau spectacle que je suis allée voir fin février. Il s’agissait avant tout d’une surprise pour les beaux-parents venus nous aider dans le futur appart’.

Un samedi soir, nous avons donc couru à l’Alhambra entre deux coups de peinture, pour découvrir la fameuse humoriste niçoise.

Même si je ne suis pas une grande amatrice de ses sketches, j’avoue que j’ai aimé ce personnage un peu naïf, un peu clownesque, qui a pour talent le bavardage incessant. C’est une femme de cœur, qui dégoise à tort et à travers, qui a un avis et des conseils sur tout et n’importe quoi. Je n’ai pas ri aux éclats mais j’ai souri et j’ai passé une bonne soirée. C’est le principal, non ?

Mathieu Madénian, au Grand Point Virgule

mathieu-madenian_grand-point-virguleUne collègue m’a invitée au spectacle de Mathieu Madénian l’autre soir, et c’est avec plaisir que je l’ai accompagnée.

Madénian propose un spectacle à l’américaine : du stand-up pur jus, qui lui donne l’occasion de s’en prendre à tout et tout le monde. En interaction constante avec le public, l’humoriste revient sur son parcours (radio, télé) en envoyant des piques aux gens qu’il a croisés, en critiquant l’actualité, en réagissant aux comportements du public… C’est un véritable spectacle vivant : on sent Madénian très présent, très sincère aussi. Il nous parle comme il parlerait à ses amis, à ses ennemis. Il cherche un peu la bagarre mais nous touche lorsqu’il revient sur les attentats de Charlie Hebdo, journal pour lequel il travaillait et travaille encore.

Les blague et répliques assassines fusent tout le long du spectacle : on ne reprend sa respiration qu’à la fin, un peu étourdis par le dynamisme et la langue fourchue de l’artiste. C’était une belle soirée, à voir ! Par contre, le Grand Point Virgule est un lieu vraiment horrible pour les spectateurs… tout petit, serré, avec des bancs très étroits où on ne peut loger qu’une seule demi-fesse… Et une chaleur à crever ! Mathieu, il faut changer de salle.

Partie en Grèce, au Palais de la Culture de Puteaux

Partie-en-greceJ’avais hâte de découvrir Partie en Grèce de Willy Russell, le monologue d’une mère de famille interprétée par la talentueuse Valérie Mairesse.

Et bien sûr, c’était un spectacle formidable qui m’a mis les larmes aux yeux ! Un monologue, donc, d’une femme cinquantenaire, femme au foyer au service de son bonhomme, qui dédie sa vie à la tenue de sa maison. La voilà qui parle à son mur au papier peint des années 80, dans sa petite cuisine aménagée. Elle n’a pas la langue dans sa poche mais ne prend pourtant pas sa vie en main. Jusqu’au jour où une amie lui offre un billet pour partir en Grèce 15 jours. Un déclic, qui va changer sa vie et celle de sa famille, pour laquelle elle est devenue transparente.

C’était un si beau texte ! Magnifiquement interprété par Valérie Mairesse, au capital sympathie maximal. Je n’ai pourtant pas la même vie mais j’avais aussi envie de partir en Grèce avec elle, en laissant tout en plan derrière moi.

Un portrait de femme exemplaire, qui mérite d’être entendu !

Cinéma

Deux films seulement en février, mais quatre en mars !

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J’ai d’abord découvert Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent. MAGNIFIQUE ! Je vais m’acheter le DVD dès sa sortie. C’est un film à voir et à avoir, qui redonne l’espoir et le sourire. Si comme moi vous êtes touchés par les problématiques liés à l’environnement et à l’avenir de notre planète, vous allez adorer ce bijou de cinéma. Si vous ne vous sentez pas concernés et que tout cela vous passe au dessus, cela changera avec ce film. Demain propose autre chose que la fin du monde et donne des clefs concrètes pour avancer et améliorer nos vies et notre environnement. En abordant des gens passionnés et passionnants, en démontrant que tout est possible, en pointant du doigt les réussites et non les échecs. Un coup de cœur ciné magistral !

J’ai ensuite vu le fameux Danish Girl, de Tom Hooper, qui a fait parler de lui sur la toile en février. Bilan des courses : j’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire adaptée d’un roman, lui-même adapté d’une histoire vraie. Celle de l’artiste danoise Lili Elbe, première personne à avoir vécu une opération de changement de sexe dans les années 1930 au Danemark. Le film a fait polémique parce que Lili Elbe est interprétée par un acteur (le génial Eddie Redmayne) alors que c’est une femme transgenre (et non un homme « déguisé » en femme, en gros). Je comprends tout à fait que cela pose problème, mais au-delà de ça, j’ai aimé l’interprétation de Redmayne et le regard de Hooper, qui ne se moquent jamais ou ne considèrent pas Lili Elbe comme un animal de foire ou une étrangeté de la nature. La lumière est magnifique et l’évolution du personnage principal progressive. Très beau film !

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J’ai commencé le mois de mars avec The Revenant, de Alejandro G. Iñárritu, avec le beau Leonardo Dicaprio. Je n’avais pas très envie de le voir, après avoir visionné la bande-annonce, qui me paraissait violente et sans fil rouge. Pourtant, incitée par mon copain, j’ai quand même fait le déplacement au cinéma pour ce film. Et WHOUAOU ! Je ne le regrette pas. Encore une fois adapté d’un roman lui-même tiré d’une histoire vraie, le film se passe dans l’Amérique du 19e siècle. Le trappeur Hugh Glass, gravement blessé par un grizzly, est laissé pour mort par ses compagnons d’armes. Il survit pourtant et va tenter de regagner le Fort Kiowa, à 300 kilomètres de là, seul dans la nature sauvage et glaciale. Une histoire de survie vraiment fascinante, portée par un Dicaprio magistral ! Un film à voir, tout simplement, et qui mérite ses 3 Oscars 2016.

A sa sortie, j’ai découvert Médecin de campagne, réalisé par Thomas Lilti, avec François Cluzet. C’est un film français qui raconte le quotidien d’un médecin de campagne obligé de s’arrêter de travailler pour le traitement d’une tumeur cérébrale. Il va devoir apprendre à faire confiance à sa remplaçante, novice en médecine rurale… C’était un film très touchant, qui m’a semblé sincère et vrai. Les deux médecins forment un duo très humain, à l’écoute des patients, dévoués et aimants. On rêve tous d’avoir un médecin comme ça ! Cluzet, bourru et distant, se laisse doucement apprivoiser par Marianne Denicourt, compréhensive et professionnelle. C’est touchant, drôle aussi. Un film qui fait du bien !

Le week-end de Pâques fut riche en sorties ciné : je suis allée voir Midnight Special, de Jeff Nichols. Autant j’avais adoré son Take Shelter en 2011, autant là, j’ai été déboussolée par ce film de science-fiction à part. Entre road-trip et SF, cette histoire d’enfant aux pouvoirs surnaturels qui s’en va rejoindre un monde parallèle m’a plus apporté de questions que de réponses…

Le mois de mars s’est terminé avec 10 Cloverfield Lane, de Dan Trachtenberg. Un thriller que j’ai préféré au précédent film, qui a eu l’avantage de me filer des frissons, de rendre la séance haletante et de me surprendre. L’histoire d’une jeune femme victime d’un accident de voiture, qui se réveille cloîtrée dans un bunker tenu par un John Goodman énigmatique. Enlèvement et séquestration ou sauvetage chanceux sous une terre détruite par une attaque chimique, comme le prétend le « ravisseur » ? Qui dit vrai ? Toutefois la fin m’a déçue… Un show à l’américaine qui n’était pas nécessaire selon moi.

FIOU ! Sacrés mois de février et mars, n’est-ce pas ! Avril sera sans doute plus « light », je n’ai pas autant de sorties prévues. Mais qui sait !?

Livres

Le charme discret de l’intestin, Giulia Enders

charme-discret-de-lintestin_giulia-endersPourquoi ce livre ?

Depuis sa sortie, je lorgnais avec envie sur ce bouquin. J’ai fini par craquer, évidemment !

De quoi ça parle ?

Ecrit par une jeune médecin, passionnée de gastroentérologie, cet ouvrage dévoile les secrets de l’intestin : ses formes, son rôle, ses techniques, ses microbes et bactéries… Le tout illustré avec humour.

Mon avis

Je suis heureuse d’avoir enfin lu ce best-seller que l’on voit encore en tête de gondole dans les librairies, et ce depuis de nombreux mois. Je comprends tout à fait son succès : ludique, amusant, franc, il raconte les déboires de notre intestin grêle et du gros intestin, sans prendre de pincettes. On parcourt l’intégralité du chemin des aliments que nous avalons, sur lequel on fait la rencontre de la bouche, de l’œsophage, de l’estomac… mais aussi des multiples et fascinantes bactéries hébergées en chacun de nous.

C’est le portrait d’une machine naturelle très sophistiquée, que l’on a tendance à oublier puisqu’elle est invisible. C’est aussi un centre nerveux très puissant, qui a le pouvoir de nous pourrir la vie si l’on ressent un mal-être, pour tirer la sonnette d’alarme.

Giulia Enders raconte les choses avec simplicité et passion. Sa sœur, Jill Enders, schématise parfois les explications en des dessins très enfantins et donc explicites. Le tout est agréable à lire ! J’ai préféré le début du bouquin, qui se cantonne plus au rôle de l’intestin, à ses rapports avec le reste du système digestif et qui démontre que cet endroit du corps capte tous les soucis du quotidien. La suite se concentre plutôt sur les bactéries, et c’était parfois un peu trop précis et scientifique pour moi. J’aurais finalement aimé que le côté « psycho » soit un peu plus approfondi.

Malgré tout, c’est un ouvrage utile et intéressant, qui met en lumière une part importante de nous, qui reste toujours dans l’ombre. Une belle façon d’apprendre à se connaître et à s’écouter un peu plus attentivement.

Livres

Le Silmarillion, J.R.R. Tolkien

silmarillion_tolkienPourquoi ce livre ?

Etant une grande admiratrice de la Terre du Milieu inventée par Tolkien, je m’étais promis de lire le fameux Silmarillion un jour. Mon amoureux me l’a offert il y a plus d’un an, mais j’attendais le bon moment pour me lancer.

De quoi ça parle ?

Le Silmarillion est un recueil de plusieurs textes de Tolkien qui raconte la genèse du monde du Seigneur des Anneaux. Composé de cinq parties, il résume la création de l’univers Ëa, les différentes « divinités » (appelés Valar et Maiar), l’apparition des différents peuples (nains, elfes, hommes…) et les guerres qui les ont divisés.

Mon avis

Alleluia ! Ca doit faire un mois que j’ai fini de lire Le Silmarillion, et pourtant, le traumatisme est toujours là… Je suis bien triste de le dire, mais je crois que ce livre entre dans mon top 5 des bouquins les plus chiants de la terre.

Comme je l’ai dit, je suis pourtant réceptive à l’univers de Tolkien. Cette nouvelle mythologie, même si elle me faisait un peu peur, aurait donc pu me charmer. Malheureusement, je l’ai traîné en longueur et je me suis mortellement ennuyée… C’était presque devenu un supplice de m’y replonger et je comptais sans cesse les pages et les chapitres restants.

D’abord, parce que le style n’a pas de charme. On sent que l’auteur a écrit ces textes dans le désordre, tout au long de sa vie. C’est un recueil brouillon qui aurait mérité un gros travail de réécriture pour fluidifier le tout… Mais Tolkien est mort trop tôt pour cela. Toujours est-il que l’ensemble paraît « scientifique » : on croirait lire une frise chronologique détaillée.

Ensuite, parce que les noms propres sont très très TRES nombreux. Ils se ressemblent, s’assemblent parfois… Difficile de ne pas confondre les divinités des elfes, des hommes, ou des éléments naturels, qui sont aussi nommés. Ou encore les frères, les parents, les ancêtres… J’étais régulièrement perdue, même en m’aidant de l’index et des arbres généalogiques présents à la fin de l’ouvrage. Et puisque je déteste ce sentiment en lisant, c’était difficile d’y trouver du plaisir…

Enfin, parce que je n’ai pas trop compris ce que je lisais. Je serais bien incapable de vous raconter un moment du livre ou d’expliquer la genèse de ce monde à quiconque. Je me sens gavée de noms propres mais aucun mythe n’est resté en ma mémoire…

Je suis sans doute un peu trop novice en mythologie pour comprendre ce bouquin, mais j’aurais aimé pouvoir en tirer quelque chose. C’est un recueil très difficile à lire qui demande beaucoup d’attention et une forte curiosité pour cet univers.

Alors pourquoi terminer cette lecture, me diront les plus perspicaces ? Malgré la lourdeur et l’incompréhension du livre, je suis toujours émerveillée par l’imaginaire de Tolkien et par ce monde très complexe qu’il a inventé de toute pièce. C’est un ouvrage que l’on pourrait comparer à la Bible s’il ne s’inscrivait pas dans un monde fantastique. Les héros mythologiques, les dieux, les langages et croyances des peuples de la Terre du Milieu… tout cela constitue un ensemble mûrement réfléchi et vraiment passionnant.

Dommage que l’ensemble soit si froid, plein d’énumérations, si lourd dans le style et dans l’histoire… Si vous souhaitez découvrir Tolkien, je vous conseille à 100 % de commencer par Bilbo le Hobbit, puis de continuer avec Le Seigneur des Anneaux. Une découverte progressive plutôt qu’un recueil assommant, c’est  toujours mieux !

Livres

Les Cahiers d’Esther – Histoires de mes 10 ans, Riad Sattouf

les-cahiers-desther_riad-sattoufPourquoi ce livre ?

Parce que Riad Sattouf ! J’aime beaucoup ce dessinateur et lorsque j’ai aperçu sa nouvelle BD, je n’ai pas réfléchi. Hop, sous le bras !

De quoi ça parle ?

Riad Sattouf a choisi d’écouter Esther, une petite fille de 10 ans, et de dessiner les histoires de sa vie quotidienne pour en dresser un portrait dessiné.

Mon avis

Génial ! Bon, évidemment, puisque c’est Riad Sattouf, je n’ai pas un avis très objectif. D’abord, le dessin est toujours aussi bien et le jeu avec les couleurs tranchées (rose, vert, jaune, bleu…) ajoute une touche de peps à l’ensemble.

Le choix de raconter une histoire par page, à la manière des bandes-dessinées classiques type Boule et Bill, permet de dresser un portrait très touchant d’Esther et de son quotidien. « La famille », « Le papa et la maman », « Antoine », « L’alerte enlèvement », « Le chanteur populaire »… toutes ces petites histoires racontent la vie de la petite fille à l’école, dans la cour de récré, mais aussi à la maison avec son frère débile et ses parents parfaits.

C’est un quotidien très banal que l’on a sous les yeux, et pourtant, on est séduit par Esther et sa manière de voir les choses. Riad Sattouf a le talent de montrer, à travers ses yeux à elle, les préoccupations, réflexions et mentalités d’une jeune génération. L’iPhone 6 est le Saint-Graal d’Esther, qu’elle espère chaque jour obtenir ; les garçons qui jouent les gros durs sont ses héros, les plus discrets des nuls à ses yeux ; l’apparence a une importance capitale ; elle aime autant Balavoine que Beyonce ; « Raiponce » est son film préféré… C’est la vie d’une fille qui oscille entre enfance et adolescence.

J’étais à la fois amusée par ces petites choses qui constituent sa vie, et étonnée par la violence et l’injustice omniprésentes à l’école. Les insultes ne sont pas rares, l’exclusion et la moquerie non plus. Et cela paraît tout à fait normal à la demoiselle, qui apporte aussi parfois sa pierre à l’édifice sans se rendre compte que les mots sont crus et blessants. Incroyable !

Je vous conseille mille fois cette BD ! J’ai appris que Sattouf prévoyait de suivre Esther jusqu’à ses 18 ans. Quelle bonne idée ! L’ensemble deviendrait un véritable portrait de génération très instructif. N’hésitez pas !

Blabla

Le sculpteur, Scott McCloud

sculpteur_scott-mccloudPourquoi ce livre ?

J’en ai beaucoup entendu parler sur la toile, alors un jour, j’ai craqué ! J’avais décidé de m’offrir des BD, j’ai jeté mon dévolu sur celle-ci.

De quoi ça parle ?

David Smith, jeune sculpteur qui manque de succès, conclut un pacte avec le diable tant il est désespéré. Il a désormais le pouvoir de sculpter tout et n’importe quoi à mains nues, ce qui devrait lui permettre de se faire connaître et apprécier. Mais en échange, il promet d’offrir sa vie dans 200 jours…

Mon avis

C’est une bande-dessinée lourde, qui pèse un certain poids sous le bras ; dense, qui contient des nombreuses péripéties et un personnage torturé bien complexe ; intense, qui touche et fascine son lecteur. Pour 25 €, vous avez de quoi lire, les amis !

Comme beaucoup de blogueurs littéraires, j’ai apprécié cette BD. Je l’ai lu en deux fois, ayant besoin de faire une pause pour quitter cet univers oppressant. Oui, notre héros David Smith n’est pas simple à cerner : il est dépressif, solitaire, mystérieux, et sa vie tourne autour de cela. L’ambiance est donc assez sombre et pessimiste. Pourtant, on s’attache rapidement au personnage, qui ne veut vivre que de son art et qui semble incompris.

L’originalité de l’histoire m’a aussi convaincue : les aventures torturées des sculpteurs sont bien rares dans la bande-dessinée ! Et ce magnifique pacte maléfique, qui m’a fait penser au film zinzin « Endiablé » (pour ceux qui se sont perdus dans les méandres des comédies américaines kitsch), juste une seconde. Donner sa vie pour faire reconnaître son talent… il faut être sacrément fou et audacieux !

Enfin, sachez que Le sculpteur est aussi une très belle histoire d’amour. Un simple pacte aurait manqué de profondeur… mais lorsque David tombe amoureux, cela remet tout en question ! Compliquée, cette histoire d’amour apporte beaucoup de poésie à l’ensemble et enrichit considérablement le propos.

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Bref, j’ai aimé ! Le dessin, sobre, rond, m’a aussi beaucoup plu. Le bleu glacé et le noir qui envahissent les pages accentuent le côté « rêve / cauchemar » du bouquin. On ne sait plus si les choses arrivent réellement… Bien joué !

C’est donc une BD que je vous conseille : un beau cadeau pour les amateurs de personnages torturés et pour les artistes, évidemment !

Livres

Du souffle dans les mots – 30 écrivains s’engagent pour le climat, Parlement sensible

du-souffle-dans-les-mots_parlement-sensiblePourquoi ce livre ?

Il faisait partie de mes cadeaux de Noël 2015, pardi ! Et puis entre deux romans, j’ai eu envie de non-fiction : c’était le moment.

De quoi ça parle ?

A l’occasion de la COP21, la Maison des écrivains et de la littérature a demandé à 31 écrivains d’écrire sur le changement climatique, sous la forme de discours. Ces discours ont été prononcés par les auteurs à l’Assemblée Nationale lors d’une journée exceptionnelle, le 14 novembre 2015. Un rassemblement qui s’intitule le Parlement sensible des écrivains et qui a pour but de pointer du doigt l’urgence à agir en faveur du climat (et de l’environnement plus généralement), tout cela de manière sensible et par la littérature. Ce livre est le recueil qui rassemble tous les discours prononcés ce jour-là !

Mon avis

Quel bel ouvrage ! Je suis (et j’espère que vous l’êtes tous et toutes) particulièrement intéressée par tout ce qui concerne le futur de notre planète. Je suis bien évidemment émue devant les désastreux effets que l’homme a provoqués, mais aussi scotchée par son incroyable manière d’ignorer les problèmes qui l’entourent…

C’est tout cela qui est abordé dans ce recueil, de façon très diversifiée. Certains auteurs s’appliquent à formuler des discours scientifiques, d’autres plus spontanés, d’autres alarmants, d’autres encourageants… J’ai beaucoup aimé cette variété de discours (dans tous les sens du terme !).

On prend ainsi conscience, si ce n’est déjà fait, de l’urgence de la situation : la neige sera bientôt chose rare (et c’est déjà le cas dans certains coins), rendez-vous compte !

Pas de culpabilisation dans ces lignes : on accable l’humain mais pas le lecteur. On a justement envie de se bouger, d’agir ! J’ai beaucoup aimé les mots d’Antoine de Baecque, ainsi que ceux de Jacques Gamblin, vifs et touchants.

Il faut avouer que certains textes sont difficiles à lire : on sent la plume d’auteurs très pointus, qui aiment jouer avec les mots et construire des phrases alambiquées. Peu importe ! On passe et l’on tombe une page plus loin sur un paragraphe ou un nouveau discours qui nous parle mieux, qui nous touche vraiment.

Entre philosophie, science et poésie, ce recueil saura combler les lecteurs qui manquent de conviction, mais aussi ceux déjà convaincus, qui attendent toutefois l’étincelle pour prendre part au combat.

Les auteurs

Antoine de Baecque
Pierre Bergounioux
Arno Bertina
Frédéric Boyer
Geneviève Brisac
Michel Butel
Nicole Caligaris
Bernard Chambaz
Eric Chevillard
Philippe Claudel
Erri De Luca
Michel Deguy
Agnès Desarthe
Maryline Desbiolles
Marie Desplechin
Suzanne Doppelt
François Emmanuel
Jacques Gamblin
Sylvie Granotier
Isabelle Jarry
Koffi Kwahulé
Gilles Lapouge
Hervé Le Tellier
Carole Martinez
Emmanuelle Pagano
Oliver Rohe
Olivia Rosenthal
Caroline Sagot Duvauroux
Boualem Sansal
Michel Surya
Cécile Wajsbrot
Conseil régional des jeunes d’Ile-de-France

Livres

Dans les bois, Emily Carroll

dans-les-bois_emily-carrollPourquoi ce livre ?

Je l’ai trouvé très intrigant en le croisant en librairie, et j’ai fini par craquer, après avoir écouté l’avis de Mymy, sur Madmoizelle.

De quoi ça parle ?

A la manière des contes européens traditionnels, le livre rassemble cinq histoires d’horreur qui ont comme point commun… les bois.

Mon avis

Génial ! C’est la première fois qu’une bande-dessinée / album (attention objet non identifié) parvient à me surprendre ! J’ai réellement sursauté en tournant une page. Ces cinq histoires font la part belle au mystère, à l’imaginaire et à l’inexplicable. Les personnages font face à des situations horribles : un monstre, une ombre, un revenant, des disparitions…

J’ai eu un coup de cœur pour la première histoire, intitulée « L’hôte ». C’est elle qui a réussi à m’effrayer ! Au-delà du récit, la mise en scène du texte et du dessin participent aussi à l’effet de surprise.

La maîtrise du lettrage, plus ou moins gros, le jeu avec la page que l’on tourne et qui amène un suspense, les dessins épouvantables (dans le sens « qui font peur ») font de cet ouvrage un livre hors du commun. Il sort des sentiers battus, comme les personnages qu’il renferme, et parvient à faire peur. Une belle prouesse !

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Même si je ne suis pas amatrice des dessins, je les trouve appropriés. Ils apportent à l’ensemble une touche de mystère et de froideur supplémentaire.

C’est à lire ! Faites comme moi, glissez-vous au chaud sous la couette avec ce beau bouquin : vous ne risquerez rien et vivrez une belle expérience !

Livres

Vous descendez ?, Nick Hornby

vous-descendez_nick-hornbyPourquoi ce livre ?

L’autre jour, la bibliothèque du CE de mon boulot (vous suivez ?) vidait ses étagères en vendant les livres rarement empruntés à quelques centimes. J’ai jeté un œil et choisi ce roman, car j’étais intriguée depuis quelques temps par Nick Hornby. C’était l’occasion de découvrir l’auteur !

De quoi ça parle ?

La nuit du Nouvel An, à Londres, quatre personnages qui ne se connaissent pas se retrouvent en haut d’un immeuble… tous décidés à en finir avec la vie qui ne leur fait pas de cadeau. Une rencontre atypique qui va les lier et bousculer leurs projets…

Mon avis

Le thème du suicide ne m’avait pas particulièrement séduite, et pourtant, j’ai été happée par l’originalité du résumé et par une citation alléchante, indiquant que « le résultat est aussi inattendu qu’hilarant » ! Moi qui possède beaucoup de romans noirs, j’avais bien envie d’un bouquin rigolo ! Voilà pourquoi je n’ai pas tardé à me lancer dans cette histoire.

Alors, est-ce que j’ai ri ? Soyons francs, non. En revanche, j’ai souri à plusieurs reprises. Car il faut reconnaître que le premier talent de l’auteur, c’est son style ! Il m’a fait penser à Vous plaisantez, monsieur Tanner, de Jean-Paul Dubois (que j’avais adoré !). Grinçants, absurdes, les mots choisis rendent la situation plus drôle qu’elle ne l’est.

Les quatre anti-héros sont de touchantes caricatures : Martin, présentateur télé connu, qui a eu le malheur de coucher avec une mineure ; Maureen, mère célibataire d’un fils handicapé mental ; Jess, ado paranoïaque ; et JJ, musicien aux rêves brisés… On s’y attache assez rapidement, puisque chacun d’entre eux a la parole, dans des chapitres en alternance.

Malheureusement (oui, vous le sentiez venir), je me suis lassée de leurs conversations hautes en couleurs. Une fois la rencontre et les premiers bouleversements que cela induit passés, j’ai un peu décroché de l’histoire. J’avais envie qu’il se passe des aventures rocambolesques, elles mettaient du temps à arriver et étaient peu nombreuses.

C’est donc le style foufou de Nick Hornby qui m’a permis de terminer ce roman, puisque j’avais envie d’en finir. Il ne faut s’attendre à une histoire très rythmée : le centre de l’action, ce sont les quatre personnages principaux et leurs points de vue sur leurs vies. A tenter si vous aimez les écrivains loufoques et les protagonistes aux fortes personnalités !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel de janvier 2016

Coucou !

Beaucoup de spectacles ce mois-ci : je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais entre les cadeaux de Noël, les sorties de dernière minute et les projets de longue date, j’étais chaque semaine dans une salle différente. Et ça fait un bien fou !

Spectacles

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« Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl », en ciné-concert au Grand Rex

Je suis une grande amatrice de la saga « Pirates des Caraïbes » : ça sent bon le sable chaud, les maudits pirates et les malédictions, je ne peux qu’adhérer ! Pour Noël, mon copain nous a offert deux places pour aller redécouvrir le premier film de la série en ciné-concert au Grand Rex. YOUPI !

Une salle gigantesque, des fauteuils larges et moelleux, un orchestre symphonique, un film énergique… la soirée fut très agréable ! J’étais emportée par les thèmes musicaux ultraconnus du film, et je me retenais de chanter à tue-tête « tintinlintin, tintinlintin, tintinlintin, tintinliiin ! ». Ce type de soirée met beaucoup la musique de film en valeur, on l’écoute, on la remarque mieux. A tenter !

Cats, à Mogador

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Ce sont à l’origine deux amies qui m’ont proposé d’aller voir cette comédie musicale actuellement à Paris. Je n’ai pas hésité longtemps : un spectacle, une sortie entre potes ? OUI ! Je n’avais vraiment aucune idée de ce que pouvait être « Cats »… une histoire de chats, oui, mais encore ? J’y suis allée à l’aveuglette, accompagnée de cinq amies.

Je dois avouer que j’étais très dubitative à l’entracte : la première partie du spectacle m’a vraiment déstabilisée. Il n’y a donc pas d’histoire ? Pourquoi certains ne ressemblent pas du tout à des chats ? Qu’est-ce que tout cela veut dire ?

Effectivement, il n’y a pas d’histoire, dans le sens « intrigue ». Le spectacle tout entier n’est constitué que de portraits de chats : le chat obèse, le chat magicien, le chat rappeur, le chat déchu… chacun a sa chanson, sa chorégraphie. Je n’ai pas non plus compris toutes les paroles (pourtant en français), puisque la musique live était trop forte à mon goût. C’est pourquoi je me suis beaucoup interrogée durant la première partie du show. Finalement j’ai compris : c’est un spectacle, une comédie musicale à l’anglaise, avec des couleurs, de la joie, du mouvement. L’objectif ? La fête ! On est là pour en avoir plein les yeux, on en a plein les yeux ! Le but est atteint.

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Quand le personnage de Grizabella s’est mis à chanter « Memory » (en version française), j’ai eu une illumination : « HAN, c’est tiré de CETTE comédie musicale !!? » Vous connaissez bien sûr cette chanson culte, qui a d’ailleurs une place toute particulière dans « Cats », puisqu’elle revient à de nombreuses reprises. La dernière interprétation m’a dressé les poils ! J’étais conquise !

Une fois rentrée chez moi, j’ai fait quelques recherches sur « Cats », son historique, son succès… Impossible de dormir ! La semaine suivante, je n’ai pas cessé d’écouter les chansons du spectacle et j’ai parlé de « Cats » à tout le monde. Ils m’ont eue !

Au-delà de la performance musicale, vocale et dansée, je ne peux que vous conseiller ce spectacle, qui vous emporte et vous séduit petit à petit. Le décor, magnifique, les chansons qui restent en tête et la joie de vivre qui s’en dégage font de « Cats » un merveilleux ensemble !

Forever Young, à Bobino

ForeverYoung_afficheC’est la petite déception du mois… Ca arrive aussi avec les spectacles ! Il m’a été proposé par une collègue, qui pouvait m’obtenir des places à tarif réduit. J’ai sauté sur l’occasion.

Le principe ? On se retrouve dans une maison de retraites en 2060, en compagnie de six pensionnaires déjantés qui vont reprendre les tubes de leur jeunesse… soit les chansons d’aujourd’hui !

Très dynamiques, les six comédiens chanteurs mettaient effectivement du cœur à l’ouvrage et proposaient des versions réussies des tubes que nous connaissons tous (Stromae, Daft Punk…). Costumés des pieds à la tête, visage compris, on croyait à leur vieillesse.

Pourtant, pourtant… le spectacle a commencé avec 30 minutes de retard et nous étions à Bobino. Déjà, deux raisons pour que je m’impatiente (souvenez-vous, Bobino fait selon moi partie des salles de spectacle les moins confortables de Paris). Ensuite, le spectacle manquait de mise en scène : ils déambulaient en chantant dans tout l’espace, mais sans réelle chorégraphie, sans raconter d’histoire. Je me suis donc lassée au fur et à mesure… J’avais envie de rebondissements, d’aventure. Finalement, ce n’était pas le sujet du spectacle et j’en étais déçue. Enfin, le tout m’a semblait trop long : j’aurais préféré un spectacle plus court, dynamique et plein de surprise, celui-ci était long, répétitif et un peu brouillon.

Ce n’était sans doute pas pour moi, tant pis !

Jérémy Ferrari, au Trianon

jeremy-ferrari_vends-deux-pieces-a-beyrouth_afficheAutant l’annoncer de but en blanc : Jérémy Ferrari est mon humoriste chouchou ! J’avais adoré son précédent spectacle « Hallelujah Bordel ! », grinçant à souhait et très instructif, j’avais donc hâte de le revoir sur scène.

Une fois de plus, mon copain nous a pris deux places en guise de cadeaux de Noël, pour aller découvrir « Vends deux pièces à Beyrouth », au Trianon pour quelques dates seulement.

Même si je n’ai pas apprécié la salle (encore une fois, j’étais mal installée au balcon et je ne voyais la scène que par intermittence, selon les mouvements de tête des rangs de devant), j’ai ADORÉ le spectacle et l’humoriste !

Cela va au-delà du simple spectacle d’humour : Jérémy Ferrari est un véritable auteur, drôle certes, mais aussi doué, curieux, dérangeant. Il a longtemps préparé ce spectacle en faisant de lourdes recherches et le résultat est là : on apprend beaucoup de choses sur le fondement du terrorisme ou de l’islamisme radical, sur le conflit israélo-palestinien, sur les dessous des cartes, le rôle de la France dans ces histoires, ou même sur les réelles intentions de certaines ONG.

On en ressort décoiffés, enrichis. On se sent plus léger mais aussi plus intelligent. Notre regard est aiguisé et on se dit que certains ont dû avoir les oreilles qui sifflent… L’artiste indique à la fin de son spectacle que tous ses documents de recherche sont disponibles sur son site. Je confirme (et ça fait froid dans le dos !).

Sautez sur l’occasion si Jérémy Ferrari passe près de chez vous : il ne faut pas rater son impertinence et son talent !

Exposition

Bentu, à la Fondation Louis Vuitton

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En juin dernier, j’avais découvert la Fondation Louis Vuitton grâce à l’invitation d’une amie qui y travaille.

Elle a encore frappé ! A la fin du mois de janvier, elle m’a proposé d’assister à l’inauguration de la nouvelle expo de la Fondation, intitulée « Bentu », sur l’art contemporain chinois. Je n’ai pas hésité ! Cette fois, on a eu droit au champagne, que demander de plus ?

J’étais encore sous le charme du lieu, qui est un bâtiment très spacieux, éclairé, où l’on peut circuler sans se frotter aux gens, sans batailler pour admirer une œuvre… Le top !

L’expo en elle-même m’a plu : j’ai apprécié un certain nombre d’œuvres, notamment :

  • un dessin à l’encre sur un rouleau de soie de plus de 13 mètres (« The Virtuous Being », Hao Liang) ;
  • des vidéos de type « chat roulette » où l’artiste s’amuse du voyeurisme pour montrer des scènes insolites ou poétiques (« Strangers : City », Cao Fei) ;

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  • une immense carte représentant l’histoire de la Chine (« From Huaxia to China », Qiu Zhijie) ;
  • une gigantesque statue bouddhiste multicolore de 4 mètres de haut (« New », Xu Zhen)

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… et d’autres encore ! C’est une belle exposition, qui laisse finalement un goût amer : on sent les regards critiques des artistes chinois, envers le monde mais aussi envers leur propre culture ou leur pays. La nostalgie est très présente dans les œuvres.

A voir si vous êtes dans le coin, ne serait-ce que pour découvrir le lieu, ou pour en savoir plus sur l’art chinois !

Cinéma

Un seul film découvert en salles ce mois-ci ! Je commence très fort pour ce début d’année…

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Il s’agissait donc de Star Wars, épisode VII : le réveil de la force, le tout nouvel opus de la saga, réalisé par J. J. Abrams. Je ne suis pas une fan absolue de ces histoires mais j’aime tout de même l’univers. J’avais donc moi aussi envie de découvrir cette suite et je n’ai pas été déçue : j’ai trouvé cet épisode dans la même veine que les précédents, malgré les 10 ans qui le séparent du dernier film Star Wars. J’avais peur qu’il soit totalement décalé dans la manière de réaliser, de monter le film ou de construire l’histoire… mais non ! Les nouveaux héros que sont Rey et Finn m’ont aussi convaincue, j’ai bien envie d’en savoir plus sur leur passé et leurs futures aventures !

Rendez-vous dans quelques semaines pour le bilan de février !