Livres

[Concours] Vous reprendrez bien un peu de chômage ?, Camille Lefèvre, Elise Duclaud-Lacoste

vous-reprendrez-bien-un-peu-de-chomage_camille-lefevre_elise-duclaud-lacostePourquoi ce livre ?

Parce qu’Elise Duclaud-Lacoste, c’est ma SUPER-COPINE vous pouvez la suivre sur Twitter) ! Ok, j’avoue, je n’ai pas trouvé ce bouquin par hasard… Mais j’ai plus ou moins suivi les étapes de sa création, de l’idée jusqu’à la sortie en librairie. La classe à Dallas pour ma copine de Master et ma camarade de galère d’ex-chômeuse !

De quoi ça parle ?

C’est un petit guide pratique humoristique, à la manière de La femme parfaite est une connasse des sœurs Girard, consacré à la galère de recherche d’emploi après les études. Le concept ? Suivre les étapes de cette galère durant 40 jours (en vrai, ça dure plus longtemps).

Mon avis

Le titre est à l’image du contenu : décalé, moqueur, drôle et sympathique, ce petit bouquin chaleureux est une jolie petite réussite. Je ne dis pas ça parce que l’une des deux auteures est mon amie, même si bien sûr mon avis reste subjectif (et que je déborde d’admiration pour mon Elise !).

Aéré, lumineux, il rassemble de courts textes qui s’adressent directement au lecteur et répertorient toutes les situations vécues par un jeune diplômé au chômage : la période où l’on apprécie le temps libre, la motivation sans borne, la remise en question, les conseils mal avisés des proches, la déprime, l’espoir… Le tout agrémenté d’illustrations discrètes, dans une mise en page aérée et dynamique. C’est tout beau !

Divisé en 40 mini-chapitres (qui font chacun 2 pages) correspondant à 40 jours, ce petit bouquin joue avec les mots et les situations. En temps qu’ancienne chômeuse jeune diplômée (qui plus est accompagnée par Elise durant cette période), je m’y suis retrouvée !

Bien sûr, c’est un guide humoristique à ne pas prendre au sérieux, mais ça fait relativiser et comprendre que l’on n’est pas seul.

Enfin, c’est un bouquin à l’esprit plutôt « citadin ». C’est le point de vue d’une ex-étudiante qui a suivi des études supérieures, et ça ne se veut pas universel (pas sûre que ça parle à un jeune bachelier par exemple, ou à quelqu’un qui a perdu son emploi). A savoir également : le guide affirme dès le début le parti pris de s’adresser à un lectorat féminin (et d’accorder tous les verbes pour cela), puisque les situations décrites sont plus ou moins inspirées des expériences des auteures. Un choix qui m’a surprise, puisqu’a priori, garçons et filles vivent les mêmes situations lorsqu’ils sont au chômage. Malgré cela, les deux sexes se retrouveront parmi ces pages, sans aucun doute !

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Elise la bleue et Camille la rayée en dédicace, le 27 avril 2016 à la librairie Maruani (Paris 13e) – Une chouette soirée qui a rameuté du monde !

Comme Elise est une super-copine et que j’ai l’occasion de vous faire plaisir, je vous propose un mini-concours pour gagner 3 exemplaires de Vous reprendrez bien un peu de chômage ? par tirage au sort !

A savoir :

  • Le concours est ouvert jusqu’au jeudi 2 juin 2016, 23h59. Les 3 gagnant(e)s seront annoncés sur le blog et contactés directement le lendemain pour obtenir les adresses postales.
  • C’est l’éditeur Marabout qui se chargera d’envoyer les 3 exemplaires : dans ce cadre, le concours est ouvert à la France, la Suisse et la Belgique.
  • Sans réponse des gagnant(e)s avant le 10 juin 2016, d’autres participant(e)s seront tirés au sort.

Bonne chance et merci (ce sont de chics filles, elles méritent ce beau succès) !!

Concours terminé

Tadaaam ! Merci à tous pour votre participation ! Comme promis, les 3 gagnant(e)s ont été tirés au sort et sont donc :

tirage au sort

Félicitations à vous trois ! Rendez-vous dans votre boîte mail pour me communiquer votre adresse postale.

Blabla

Joyeux 6 ans !

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Aujourd’hui, le blog a 6 ans ! C’est WordPress qui me l’a rappelé, puisque j’avais oublié cette fameuse date. Déjà 6 ans que je ponds régulièrement des chroniques plus ou moins littéraires et que j’éprouve du plaisir à le faire.

J’aimerais pour cette nouvelle année refondre tout le design du blog qui a malheureusement vieilli et qui manque de punch. Il ne me ressemble pas vraiment. Il faut que je trouve le temps de m’y consacrer une bonne fois pour toutes !

Merci à vous tous de me suivre au fil de l’eau, de lire et de commenter mes articles, de réagir, de me complimenter, de me faire un retour sur vos lectures. C’est tout cela qui fait que le blog existe encore.

J’espère ne pas trop m’« encroûter », si c’est le cas, criez-le moi que je réagisse bien vite !

Je vous embrasse.

Merci et bonnes lectures !

Livres

Ce n’est pas toi que j’attendais, Fabien Toulmé

ce-nest-pas-toi-que-jattendais_fabien-toulmePourquoi ce livre ?

Ca faisait longtemps qu’il me faisait envie, grâce à de nombreux avis élogieux de lecteurs. Il a finalement croisé ma route à la médiathèque de mon CE, je n’ai pas résisté !

De quoi ça parle ?

L’auteur y raconte son propre expérience de l’arrivée d’un enfant trisomique. Suite à plusieurs examens médicaux rassurants, Fabien et son épouse attendent un enfant en pleine santé… Jusqu’à sa naissance, où l’on détecte une trisomie 21. Le monde de l’auteur s’écroule à cette annonce. Il va devoir apprendre à vivre avec et à aimer la petite Julia.

Mon avis

Un beau coup de cœur pour cette bande-dessinée ! Je comprends son succès tout à fait mérité. Fabien Toulmé a l’audace et le courage de ne pas magnifier l’arrivée d’un enfant trisomique. Non, cela ne lui fait pas plaisir, non, il ne veut pas porter son enfant, oui,  il est malheureux et dépressif suite à sa naissance. C’est un bouleversement auquel il n’a pas pu se préparer, puisque les examens prénataux n’ont rien détecté. C’est donc un choc auquel il est confronté à la naissance, alors qu’il faut déjà s’occuper de Julia. Une chose impossible pour ce papa rêveur qui imaginait déjà une vie familiale parfaite…

Le voilà donc qui dit avec franchise que ses rêves sont brisés, que son enfant est son boulet. J’ai aimé cette parole directe, qui ne fait pas comme si tout allait bien.

Heureusement, sa vision des choses vont changer et il va apprendre à aimer sa petite fille, aidée par sa femme, qui supporte mieux la nouvelle, et par son autre fille, en admiration devant sa petite sœur « pas comme les autres ». Epaulé par ses proches et une généticienne, Fabien découvre son rôle de papa d’enfant trisomique, qui enchaîne les visites médicales à tour de bras, mais profite aussi d’une enfant tendre et affectueuse.

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Au-delà de l’histoire, le dessin est très expressif, rond et coloré. Divisée en chapitres, la bande-dessinée est dense : on en a pour son argent (comme on dit) !

Une très belle BD, donc, qui procure beaucoup d’émotions et un beau moment de lecture.

Livres

Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan

rien-ne-soppose-a-la-nuit_delphine-de-viganPourquoi ce livre ?

Je crois que je me suis offert ce livre il y a quelques temps… Convaincue dès sa sortie, j’ai attendu sa sortie poche pour me le procurer, puis le moment opportun pour le lire.

De quoi ça parle ?

Delphine de Vigan dresse le portrait de sa famille, haute en couleurs, et particulièrement de la famille de sa mère. On suit le parcours chaotique de cette femme, bipolaire et suicidaire, qui est finalement passée à l’acte. Une blessure à l’origine de cet ouvrage dense et riche en émotions.

Mon avis

J’étais sûre d’adorer ce bouquin et ça n’a pas manqué. C’est un livre qui m’a  fascinée, transportée. Difficile de le lâcher tant je me suis sentie impliquée dans cette lecture. La famille de l’auteure a ce petit truc envoûtant des familles nombreuses : une tripotée d’enfants, des parents aimants, une grande maison de campagne… On s’attache très vite aux frères, sœurs et parents de Lucile, la mère de Delphine de Vigan. Chacun pourrait être un personnage de roman, et le devient tout d’un coup. La vie familiale resplendit, on les admire de les voir vivre ensemble de manière si unie.

Pourtant, de nombreux drames vont venir entacher ce parfait portrait de famille : suicides, accidents mortels… Lucile, au milieu de tout ça, reste une enfant bien mystérieuse, qui continue à fasciner une fois adulte. Victime, elle est aussi bourreau avec ses propres enfants : on perçoit dans chaque page la souffrance de l’auteure et de sa sœur, qui ont dû affronter dès leur plus jeune âge la bipolarité de leur mère.

Au-delà de cette histoire de famille, c’est un carnet d’écriture que l’auteure partage avec nous. Dévastée par le suicide de Lucile, elle se lance à corps perdu dans l’écriture de ce livre. Mille fois, elle aborde les entretiens qu’elle a eus avec ses oncles et tantes, pour essayer de mieux connaître sa mère disparue. Elle livre les difficultés d’écriture, les tourments qui l’ont gagnée la nuit, les remises en question, les doutes et les blessures rouvertes…

C’est un livre splendide : un hommage à sa mère, un questionnement intérieur, une histoire de famille… Même si elle démêle les souvenirs, révèle les non-dits, dévoile les secrets pour réaliser ce portrait de famille torturé, Delphine de Vigan reste discrète. Ses propos n’ont rien de blessant, d’impudique, d’irrespectueux. Ce n’est pas un témoignage qui sert à faire pleurer dans les chaumières, c’est un roman bouleversant qui présente une femme et sa famille hors norme, aussi bien du côté lumineux que du côté obscur.

A lire, bien sûr ! C’est un ouvrage qui m’a bouleversée et que je n’oublierai pas de sitôt.

Livres

L’oubli, Emma Healey

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C’est ma sœur chérie qui me l’a offert pour Noël ! Elle sait que je suis friande de thrillers psychologiques, alors le choix était parfait.

De quoi ça parle ?

Maud est une vieille femme qui perd un peu la boule : elle oublie sans cesse tout et n’importe quoi. Pourtant, malgré le brouillard constant, elle n’en démord pas : sa voisine Elizabeth a disparu, tout comme sa sœur aînée soixante ans plus tôt. Comment démêler le vrai du faux lorsque la mémoire flanche ?

Mon avis

Ce premier roman m’a d’abord fortement fait penser à Avant d’aller dormir, puisqu’il y était question de mémoire et de thriller. Mais à peine commencé, il était clair que cette histoire n’avait rien à voir avec celle d’S. J. Watson.

Ecrite à la première personne, cette histoire nous glisse dans la peau de Maud, une vieille dame malade d’Alzheimer, qui passe son temps à noter sur des bouts de papier les questions qu’elle se pose, alors qu’entre temps, la situation a changé. Une narration très réussie, qui parvient à mélanger les souvenirs du personnage avec le réel. Attentif, on devine ce qui a réellement eu lieu tout en restant méfiant, presque convaincu par notre héroïne à la mémoire défaillante. Dans un chapitre, nous sommes de son côté, persuadés que son entourage lui cache quelque chose ; dans le suivant, on se fait une raison : elle ne se rappelle plus.

L’aspect thriller reste très peu développé : ne vous attendez pas à des rebondissements incroyables, à des personnages machiavéliques. Le suspense réside dans la perte de mémoire de Maud. Qu’est-il arrivé à sa voisine disparue ? Nous l’a-t-on déjà dit ? Et sa grande sœur disparue elle aussi, soixante ans plus tôt ? Le passé se mêle au présent tout comme le vrai devient faux et inversement.

A la fois drôle et inquiétant, ce roman a un énorme avantage : il est très bien construit ! On se sent nous même victime de la maladie. Un tour de force de la part de l’auteure. C’est un bouquin pour vous si vous aimez perdre vos repères mais que vous n’aimez pas avoir peur. Lancez-vous, vous ne risquez rien !

Livres

Les années, Annie Ernaux

les-annees_annie-ernauxPourquoi ce livre ?

C’est l’une de mes grand-mères qui me l’a gentiment offert, touchée par ce livre après l’avoir lu. Merci Mamie !

De quoi ça parle ?

Annie Ernaux parcoure les années qu’elle a connues, depuis son enfance jusqu’à aujourd’hui, à travers les scènes de vie, les habitudes, les mots, les chansons, les événements qui ont rythmé la vie des Français. Une autobiographie impersonnelle qui déroule le temps et revient sur les petits riens de la vie quotidienne.

Mon avis

Le début de ma lecture fut assez lent : déroutée par ce style d’écriture, ces énumérations d’événements culturels, politiques, des façons de penser et de vivre des Français des années 40 aux années 2000, j’ai eu du mal à rentrer dans le récit, à me laisser prendre au jeu. Il me manquait le « je » d’Annie Ernaux, sa vision des choses, de petite fille, d’adolescente, de femme, de mère…

Et puis je me suis laissée entraînée par ce quotidien de la France. Sans saisir les références jusqu’à mon année de naissance, j’ai tout de même aimé dérouler ces soixante ans de vie, de souvenirs partagés par tous ceux qui vivaient à ces instants-là. Les acteurs et chanteuses du moment, les films cultes, l’arrivée de Mitterrand, les espoirs déçus, le féminisme, la religion…

L’éditeur inscrit sur la quatrième de couverture « une forme nouvelle d’autobiographie impersonnelle et collective »… C’est tout à fait ça ! L’auteure raconte sa vie collective. Ce que sa génération a connu. Elle disperse par ci par là des indices sur sa vie de famille, de mariage, de divorce, ses choix amoureux, ses croyances et ses rebellions, mais reste pudique et discrète.

Plus qu’une autobiographie, c’est un portrait de la France durant une période riche en bouleversements, de la fin de la Seconde Guerre mondiale au début des années 2000. Un livre sans chapitre, sans fin ni début, qui pourrait continuer à l’infini. Déroutant, mais unique !

Livres·Musique et concerts

L’homme qui rêvait d’être une girafe, Tom Poisson, Ale+Ale

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Il m’a été offert par ma tante lors de mon précédent anniversaire (je crois) et j’ai enfin pris le temps de l’écouter/l’admirer !

De quoi ça parle ?

Comme indiqué sur la couverture, il s’agit d’une fable musicale élaborée par Tom Poisson et Ale+Ale, qui raconte l’histoire d’un homme solitaire. Adrien est constamment dans les nuages. Son rêve ? Devenir une girafe. Fatigué du brouhaha de la ville, il décide de tailler la montagne d’à côté en forme de girafe…

Mon avis

L’homme qui rêvait d’être une girafe est une œuvre complète : la musique de Tom Poisson est omniprésente et elle accompagne les dessins d’Ale+Ale avec merveille. Il faut prendre le temps de s’allonger au calme et d’écouter cette histoire et se perdant dans les pages du livre. Dessins, collage, montage, on retrouve la poésie du récit et des chansons dans les illustrations colorées.

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La voix de Tom Poisson, elle, raconte et chante l’histoire d’Adrien, sage rêveur parmi les aliénés de la ville. On se laisse bercer par ses mots et sa musique avec plaisir.

Envie d’échapper au rythme effréné du quotidien ? Besoin de poésie ? Ecoutez cette jolie histoire ! Véritable fable philosophique, ce court album ravira aussi bien les petits et les grands !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’avril 2016

Bonjour à tous !

Cette fois, je publie mon bilan mensuel à temps. Le mois d’avril est passé bien vite, je n’ai pas vraiment eu le temps de profiter de sorties culturelles, si ce n’est pour une exposition, un spectacle et deux films. C’est mieux que rien !

Je suis prise par mon boulot, qui s’est révélé assez intense ces dernières semaines. Fatiguée, je n’avais plus la pêche pour sortir ou écrire le soir. Moins de sorties, donc, mais aussi moins de chroniques. Je vais tenter de rattraper le retard, car malgré tout, j’ai beaucoup lu durant ce mois d’avril.

Exposition

Apollinaire, le regard du poète, Musée de l’Orangerie

expo-apollinaire-orangerieCe qui est pratique avec les promos de documentalistes, c’est que nous sommes partout… notamment dans les musées ! Une copine m’a gentiment proposé d’aller découvrir la nouvelle expo du Musée de l’Orangerie, consacrée à Apollinaire.

C’était une belle surprise, car je dois dire que l’affiche ne me faisait pas rêver. Une expo sur Apollinaire ? Mais qu’est-ce qu’on va donc y trouver ?

Figurez-vous que c’est une expo très riche : Apollinaire, en plus d’être le poète joueur que nous connaissons tous grâce à ses calligrammes, était aussi un critique d’art réputé, qui avait le pouvoir de lancer une carrière. Il a côtoyé les plus grands de son époque (Picasso, Rousseau…) et a baigné dans un milieu artistique très riche. De nombreuses peintures sont donc exposées, aux côtés de ses dessins, ses poèmes, mais aussi des photos de lui, de son appartement, de ses proches, des courriers, des ouvrages… Un ensemble très éclectique qui illustre sans doute très bien le quotidien de cet homme fantaisiste.

En sortant, j’ai eu envie de relire ses poèmes et de m’offrir son « Bestiaire »… J’attends de trouver une belle édition.

A voir si vous êtes amateur d’Apollinaire ou si vous êtes de nature curieuse, tout simplement !

Spectacle

Arnaud Ducret, Casino de Paris

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Je suis plutôt convaincue par Arnaud Ducret, que l’on voit notamment dans Parents, mode d’emploi sur France 2. Simple et drôle, il n’a pas peur du ridicule et a l’air d’être un sacré déconneur. Il ne m’en faut pas plus pour apprécier un comédien !

C’est donc pour mon anniversaire que nous sommes allés découvrir son spectacle au Casino de Paris (qui est, au passage, une jolie salle  TRES confortable, ça mérite d’être souligné !).

Après une première partie musicale (en compagnie du groupe folk Bon Air) fort sympathique et d’une entracte (sic !) un peu trop longue, Arnaud Ducret a enfin commencé son show.

C’est un mélange de stand-up et de sketches que l’humoriste nous propose : charismatique et séducteur, Ducret insiste sur son côté féminin, tout en jouant le macho. Il incarne aussi plusieurs personnages mais je le préfère au naturel, bavassant sur les hommes et les femmes, les expressions normandes (région dont il est originaire)…

Sa faiblesse ? Il parle trop vite. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit et cela dessert son discours. Tant pis ! Sa fougue, sa manière d’occuper l’espace en dansant et de jouer avec le public efface ces mauvais côtés. Un bon spectacle d’humour sans prise de tête !

Cinéma

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Début avril, j’ai été invitée par UGC à une avant-première des Habitants de Raymond Depardon, en compagnie du réalisateur. Impossible de refuser une telle opportunité ! Depardon, documentariste renommé, ne pouvait que me séduire avec son nouveau film. Les Habitants est une ode à l’amour des mots, des conversations. Equipé d’une caravane et d’une caméra, l’homme a invité des habitants de petites villes françaises à continuer leur conversation à l’intérieur, à l’abri des regards. Toujours à deux, ces couples d’amis, d’amoureux, de parents/enfants abordent donc tous les sujets qui nous concernent au quotidien… Le travail, l’avenir, la relation de couple. Les mots sont crus, les phrases ne sont pas terminées, la violence verbale est omniprésente. Car c’est bien comme ça que parlent les Français ! Ce formidable travail de récolte des mots nous touche au plus profond de nous. On est étonné, amusé, séduit, attristé, on rit, on pleure… Depardon a l’art de révéler la parole sans brusquer l’orateur. Le naturel est ce qu’il y a de plus admirable dans ce film. Le débat qui a suivi la projection était très riche également ! Un réalisateur humble et à l’écoute face à un public passionné et passionnant. MERCI !

On change tout à fait de registre avec Grimsby, agent trop spécial, de Sacha Baron Cohen. On ne rate jamais les films totalement déjantés de cet acteur fou, et même si le pitch de ce dernier film ne me séduisait pas particulièrement, je suis allée au ciné pour sa sortie. Une fois de plus, l’humour au dixième degré est requis pour apprécier cette histoire d’espion dégénéré, qui accompagne son frère chéri dans des aventures rocambolesques. Tout est poussé à l’extrême, comme dans tous les films de Sacha Baron Cohen. L’humour est trash, les personnages pires que des caricatures, les situations folles et inédites. Original, cette parodie de film d’espionnage n’est pas à mettre devant les yeux de tout le monde mais elle a le mérite d’oser, même le plus impensable. A voir si vous aimez le réalisateur et ses précédents films (Borat, The Dictator…).

Ca sera tout pour avril ! Un joli mois de mai à tous !

Livres

Le Livre des Baltimore, Joël Dicker

le-livre-des-baltimore_joel-dickerPourquoi ce livre ?

Souvenez-vous ! J’avais adoré La Vérité sur l’Affaire Harry Québert en mai 2013, j’étais donc pressée de lire ce tome compagnon. Pourtant, j’ai attendu Noël dernier pour me le faire offrir et le bon moment pour me plonger dedans.

De quoi ça parle ?

On retrouve Marcus Goldman, héros de La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, quelques années plus tard. Il s’attèle à écrire « Le Livre des Baltimore » : c’est le récit de sa famille, notamment celui des Goldman vivant à Baltimore – son oncle, sa tante et ses cousins. Car malgré la réussite des Goldman-de-Baltimore et l’admiration que leur voue Marcus depuis son enfance, il est arrivé un Drame, qui a tout bouleversé…

Mon avis

Comme pour le tome précédent, j’ai passé un excellent moment de lecture en compagnie du Livre des Baltimore ! Joël Dicker a le chic pour embarquer ses lecteurs : il sait captiver par de nombreux rebondissements et fait des révélations au bon moment, disséminées ici et là. Un style et une maîtrise du suspense qui séduisent immédiatement.

Le roman est construit comme le précédent : le livre que l’on tient entre les mains est aussi celui en cours d’écriture par le personnage. Malin et intéressant. Le découpage des chapitres, qui abordent le temps d’avant, pendant et après le mystérieux Drame, alimente le suspense omniprésent.

L’histoire, quant à elle, est une histoire de famille hors-norme. Singulière, admirable mais aussi secrète, elle fascine à la fois Marcus, le narrateur, et nous lecteurs. On apprend à la connaître petit à petit et chacun de ses membres nous touche à sa façon. Le Drame, lui, est soudain, étonnant. Je ne m’y attendais pas et j’étais vraiment émue par cet événement.

Bref ! Une nouvelle fois, j’ai dévoré ce roman en quelques jours, malgré ses 475 pages. Preuve qu’un pavé captivant peut être lu aussi vite qu’un petit roman poche ennuyeux. Si vous avez aimé La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, lancez-vous, c’est dans la même veine et c’est réussi.

Livres

Une girafe pour le roi, Gabriel Dardaud

une-girafe-pour-le-roi_gabriel-dardaudPourquoi ce livre ?

Il m’a été offert par ma tante à mon dernier anniversaire (je crois ?) et je n’avais pas pris le temps de me plonger dans ce récit. Jusqu’au mois dernier !

De quoi ça parle ?

Initialement publié en 1985, ce récit de Gabriel Dardaud raconte l’aventure de Zarafa, la première girafe de France, offerte en cadeau au roi Charles X par le pacha d’Egypte, en 1826.

Mon avis

Ceux qui me connaissent bien savent mon amour pour les girafes (et notre grand point commun). Ceux qui me connaissent très très bien savent que la dépouille de la première girafe de France se situe aujourd’hui encore au Musée d’Histoire Naturelle de La Rochelle ET que c’est justement ma ville d’origine et ma ville de cœur. Le signe du destin !

C’est pourquoi j’ai pris le temps de savourer cette lecture, qui m’a véritablement passionnée. Mis en lumière par Olivier Lebleu, « spécialiste » de Zarafa, ce récit met à la fois la girafe et Gabriel Dardaud en valeur. L’animal si paisible et si étrange se laisse raconter par un journaliste passionné, qui a le sens du détail. Le tout est ponctué par de magnifiques illustrations en noir et blanc.

Je me suis donc pris d’affection pour cette girafe, qui a traversé la France jusqu’à Paris après un voyage en bateau depuis l’Egypte, chouchoutée par toute une délégation dans le but d’arriver en pleine forme à la ménagerie du roi. Elle a inspiré des noms d’auberges, des expressions (« peigner la girafe » par exemple), des illustrations, des sculptures, mais aussi la mode parisienne ! Une véritable star que cette jolie bestiole !

Je vous conseille fortement la lecture de cet ouvrage, qui montre l’agitation provoquée par une simple girafe dans la France du 19e siècle. Fabuleux ! Le livre aussi est magnifique, que demander de mieux ?