Blabla·Livres

Le droit de détester

Je revendique aujourd’hui le droit de détester une œuvre, quelle qu’elle soit. Pièce de théâtre, film, livre, peinture, peu importe. J’ai le sentiment qu’il est assez mal vu de dire du mal d’un travail artistique. Prenons l’exemple d’un roman. On part du principe qu’il a été réfléchi, qu’il est l’objet d’un travail de longue haleine pour l’auteur et que pour ça, tout simplement, le lecteur n’a pas le droit de le détester. L’aimer à la folie et l’adorer, bien évidemment. L’aimer comme ci comme ça, aucun problème. Le détester, non.

Franchement, je veux bien qu’il s’agisse d’un travail de longue haleine mais s’il n’a pas su captiver le lecteur et lui a même mené la vie dure pendant un moment, il ne mérite pas d’applaudissements. Cela n’empêche pas de reconnaître qu’il puisse plaire à d’autres personnes.

Je vous parle de ça aujourd’hui car j’ai publié récemment une chronique sur le dernier roman de Marie NDiaye. Elle est certes reconnue, considérée comme un grand écrivain, récompensée par un Goncourt. Problème : j’ai détesté ce livre. Je l’ai trouvé extrêmement compliqué, très pointu et pénible à la lecture. J’ai exprimé mon avis.

Ce livre faisant l’objet d’un Prix de la critique près de chez moi, j’ai déposé ma critique à la médiathèque. Une bibliothécaire m’a alors avoué que j’étais trop dure avec Marie NDiaye et que je devrais me remettre en question en tant que lectrice. Evidemment, je n’ai sans doute pas compris ce roman. Cela explique en grande partie que je le massacre à ce point. Mais ! Mais ! Mais ! Je considère qu’une lecture aussi complexe n’est pas supérieure à une autre plus simplement écrite, comme le laissait sous-entendre cette réaction. D’autres romans, plus agréables à lire, sont moins connus, leurs auteurs moins reconnus et ils provoquent un plaisir de lecture BIEN PLUS GRAND.

Revenons au droit de détester : je constate que les chroniqueurs de Ruquier dans “On n’est pas couchés” sont souvent critiqués sur Twitter quand ils disent du mal d’un livre. “Il est trop dur”, “C’est irrespectueux”… Non ! Dire du mal d’un livre n’est pas irrespectueux. De son auteur, oui. Mais son travail, son œuvre, ce qu’il vient vendre ce soir-là, peut tout à fait être considéré comme inintéressant, aberrant, pénible, insupportable. C’est le droit individuel des chroniqueurs d’avoir détesté ce livre.

Etes-vous d’accord avec moi ou avez-vous le sentiment que je suis complètement à côté de la plaque et que je ne comprends rien aux bons romans ? J’ai peur, faites-moi signe.

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Pourquoi je suis redevenue étudiante

Road Sign 1Vu le succès de mon article sur The Versatile Blogger Award, qui révèle quelques trucs sur moi et dispose à ce jour de 19 commentaires (!), je me suis dit que finalement, vous aimiez sans doute bien que je vous raconte un peu ma vie. Ces chroniques plus légères ont l’avantage d’aérer le blog et de le rendre un peu moins “rigide”. Alors si vous aimez, tant mieux ! Tout ça pour vous raconter un peu ce qui m’arrive (si vous vous en fichez, ce que je conçois totalement, revenez ce week-end, je vous parlerai BD).

Souvenez-vous, le 1er août 2012, j’affirmais avec une pointe de nostalgie que je n’achèterai plus d’agenda scolaire. Je venais de terminer mon stage de fin d’études, obtenu mon Master de rédaction web, bref, j’étais prête à affronter la vie, la vraie. Malheureusement, personne n’a bien voulu me laisser ma chance. J’ai rédigé 10 jours pour une agence puis effectué de la correction orthographique pendant 3 mois. Un CDD qui ne s’est pas poursuivi car l’entreprise ne le pouvait pas. BREF. En un an, donc, très peu d’activité professionnelle, de la recherche d’emploi et beaucoup de remise en question. Beaucoup beaucoup.

Cet été, désemparée que j’étais d’entamer une nouvelle année sans rien à faire, j’ai à tout prix voulu m’engager dans quelque chose. Ne pas rester les bras ballants. S’activer, se bouger, se donner un but, un objectif. Tout ça pour avancer et se sentir utile, d’une certaine manière.

Je suis donc redevenue étudiante.

Je vais donc apprendre à devenir bibliothécaire/documentaliste. Me voilà repartie pour 2 ans. C’est peu, certes, car le temps passe vite. Mais c’est aussi beaucoup. Où cela me mènera-t-il ? Je l’ignore. J’espère tout simplement que cette formation aura plus de valeur que la précédente aux yeux de la société et des entreprises.

Allez, m’en vais mettre à jour ma présentation sur le blog.

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The Versatile Blogger Award

versatile_blogger_award_logoIl était temps que j’écrive cet article dédié au Versatile Blogger Award que m’ont remis Dzahell et La Critiquante, deux blogueuses littéraires que je lis régulièrement. Je vous remercie toutes deux d’avoir pensé à moi, c’est une gentille attention. Surtout qu’en ce moment, le blog est beaucoup moins lu, et j’écris moins souvent, ce qui crée un véritable cercle vicieux… Me savoir lue me réconforte donc un peu.

Alors, qu’est-ce que c’est que ce Versatile Blogger Award ? Je dois tout simplement vous révéler 7 petites choses sur moi, avant de nommer d’autres blogs pour qui j’ai de l’affection. C’est parti !

1. Je suis maniaque du rangement. Tout doit être en ordre, bien organisé, évident, logique. Autant vous dire que dans mon studio de 22 m², je passe mon temps à ranger, car chaque petite chose déplacée donne une impression de bazar. Un trait de caractère qui a tendance à énerver les autres, même si au fond, c’est une bonne chose de ranger (non ?) !

2. Je suis attirée par le Québec. C’est ainsi, rien ne l’explique. J’ai donc lu un guide de voyage sur Montréal, m’imaginant déambuler dans les rues à la recherche d’un restaurant ou d’un hôtel. J’écoute Les Cowboys Fringants mais aussi Lynda Lemay et son accent si charmant. J’adore la série québécoise Catherine. J’aime très fort les bandes-dessinées de Michel Rabagliati.

3. Je suis une grande chose. Grande du genre 1m78 de haut (je tiens à mes 2 centimètres en dessous de 1,80 m.). Certes, avoir de la hauteur est parfois pratique, notamment dans les concerts. Mais pitié, n’enviez pas les grands, car ils ont beaucoup de problèmes : les places dans les transports sont toujours trop petites (genoux en miettes) ; les salles de spectacle (surtout les parisiennes) donnent envie de mourir ; les pantalons pour grandes jambes et les manteaux pour grands bras n’existent presque pas ; les chaussures pour grands pieds sont horriblement chères…

4. J’ai une orchidée âgée de 5 ans qui n’a fleurit qu’une fois dans sa vie. Il ne s’agit en fait que d’un amas de feuilles vertes, qui meurent et repoussent à l’infini, sans jamais révéler de jolies fleurs fragiles. Je suis tombée sur LA plante gréviste, quoi !

5. Je joue de la guitare. J’ai une formation classique à l’origine, suivie dans une école de musique pendant 6 ans. Puis j’ai dévié vers la chanson, en reprenant des titres connus ou en en écrivant moi-même. Attention, je ne suis pas une compositrice, mon truc à moi, ce sont les mots. Niveau accords, je ne recherche donc pas la difficulté.

6. Si je devais retenir UN livre qui m’a vraiment surprise, effrayée et marquée à vie, ce serait “La nuit du chasseur” de Davis Grubb. Royal.

7. Je suis une fille de l’océan et vivre à Paris fut une véritable épreuve pour moi (et l’est encore parfois aujourd’hui). C’est pour mes études et pour ma vie de couple que je me suis pointée à la capitale, mais mon cœur reste bel et bien rochelais. Qu’on ne m’appelle pas Parisienne !

Maintenant que vous savez cela sur moi, je propose aux blogueuses suivantes de raconter un peu leur vie :

– Aniouchka, Le Petit Monde d’Aniouchka
– Laura, Ca sera comment, dis ?
– Kimysmile, By Kimysmile
– Iluze, Chez Iluze
– Margaud, Les Histoires de Margaud
– Madimado, Madimado’s Blog
– LiliGalipette, Des galipettes entre les lignes
– Miss Alfie, Miss Alfie Croqueuse de Livres
– Alison, La Fabrique Eclectique
– Nelly, Pincée de Fantaisie
– Alice, Plus un zeste !
– Grigrigredin, C’est tout vu, tout lu ?
– Mylou, I Faut lire !
– Estelle, Lire, relire, ne pas lire…
– Mélanie, Lis-moi si tu veux !

Je lis bien d’autres blogs encore, mais le Versatile Blogger Award a déjà beaucoup été distribué. Merci à vous tous !

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Le dilemme de la presse

Ce titre énigmatique n’est sans doute pas très parlant. Pourtant, c’est un véritable dilemme auquel je dois faire face lorsque j’achète de la presse, qu’elle soit magazine ou non. Hier encore, je suis rentrée chez moi avec, sous le bras, le dernier Courrier International et un numéro spécial de Science & Vie avec des réponses à 100 questions (oui, il faut savoir que j’adore qu’on m’explique pourquoi on a deux narines ou s’il est vrai que les femmes sont plus frileuses que les hommes).

En arrivant, enfer et damnation, ma PAL me saute au visage : en effet, j’ai encore un bon paquet de romans à lire, qui m’attendent sagement mais tristement sur une étagère. Sans compter mon roman en cours, qui semble avoir élu domicile sur ma table de nuit.

Voilà donc le dilemme qui est le mien quand j’achète de la presse : dois-je d’abord lire l’actu, qui risque de devenir obsolète si j’attends trop longtemps, ou préférer mon roman, qui attend que je tourne ses pages en me regardant d’un air accusateur !? C’est à chaque fois un choix terrible que je dois faire.

Avez-vous vous aussi ce genre de problème névrotique ? Rire

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Remise du Prix de la Critique Littéraire de Puteaux 2013

Pour cette dixième édition, la ville de Puteaux a fait fort : elle a convié tous les participants au Prix de la Critique Littéraire adulte au restaurant Le Drouant (Paris), le restaurant attitré des Prix Goncourt et Renaudot. Cette simple annonce m’a tout de suite convaincue : aussitôt l’invitation reçue, j’ai confirmé ma venue.IMG_1466

Je ne vais pas vous raconter la soirée dans le détail, car finalement, elle fut surtout riche en conversations. J’ai retrouvé les mêmes participants qu’il y a deux ans (l’année dernière, une tendinite carabinée m’avait empêchée d’y aller) et naturellement, nous nous sommes assis à la même table. Bien que n’ayant remporté aucun prix, j’ai reçu, comme tous les autres, une petite pochette renfermant une jolie bougie nommée “Bibliothèque” de chez Byredo Parfums (connais pas), ainsi qu’un petit livre sur le prix Goncourt. Une gentille attention !

Le restaurant, quant à lui, fut à la hauteur de mes attentes : chic et classique. Le repas, bien que joliment présenté, fut finalement assez simple : œuf poché et fricassée de petits pois/fèves, épaule d’agneau et polenta, fraises et glace au fromage blanc. Bon, certes, mais pas très surprenant.

J’ai constaté que la sélection livresque de cette année ne resterait pas dans les annales. En ce mois de juin, déjà, j’avais oublié la plupart des livres de l’année. Plutôt mauvais signe, non ? Il s’agissait donc de :

Barbe bleue, Amélie Nothomb (très bof)
Elizabeth II, dans l’intimité du règne, Isabelle Rivère (très instructif)
Je vais passer pour un vieux con, Philippe Delerm (fin et drôle)
Qu’avons-nous fait de nos rêves ?, Jennifer Egan (insupportable)
La tristesse du samouraï, Victor del Arbol (intéressant)

Voilà. Bon. Peu flamboyant. Rendez-vous en septembre pour la nouvelle sélection !

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SOLidEX : quand 4 Solex traversent l’Europe

 

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C’est un projet un peu fou qui anime l’association SOLidEX : celui de traverser l’Europe en Solex durant deux mois. Relier Saint-Nazaire à Istanbul, l’Océan Atlantique à la Mer Noire, voilà ce qui motive Baptiste, Claire, Clément et Amandine, étudiants et/ou jeunes diplômés adeptes d’aventure. La particularité de ce voyage ? Le moyen de transport, bien évidemment. Choisir le Solex n’est pas anodin, c’est même plutôt original. Un cyclomoteur qui, selon l’association, ravive les bons souvenirs des plus âgés et étonne les plus jeunes. Bref, un moyen de fédérer et d’échanger avec les autres.

Autre aspect de ce projet d’aventuriers : venir en aide à qui le demande. Sur leur trajet, les quatre amis ont donc décidé de rencontrer diverses associations européennes, d’expliquer leur projet et leurs valeurs à des enfants, de participer à un chantier… bref, tout un tas d’actions solidaires qui vont sans aucun doute enrichir les participants.

Même si je ne suis pas une baroudeuse, j’admire ce projet et les gens qui le soutiennent. Je ne vous cache pas que l’un des participants fait partie de ma famille, je ne suis donc pas totalement étrangère à tout ça. En revanche, ça ne m’empêche pas de trouver ça admirable. Il faut tout de même un certain courage et sans doute une pointe de folie pour se lancer dans une telle aventure. Mon premier réflexe serait sans doute d’imaginer toute sorte de problème, d’envisager tout un tas d’événements inattendus réduisant à néant tout le projet… Mon côté pessimiste prendrait le dessus, c’est pourquoi quelque part, j’envie ces aventuriers modernes !

L’aventure SOLidEX n’est plus confidentielle : après avoir récolté 2800 € sur KissKissBankBank, les quatre amis ont éveillé la curiosité de France 3. Si j’en crois les annonces de l’association, la chaîne tirera un petit film de ce voyage. Départ prévu le 1er juillet 2013.

Découvrez ici le parcours de l’aventure ! S’ils passent par chez vous, n’hésitez pas à les encourager/féliciter/rencontrer !

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La révolution est en marche

Chaque mois, que dis-je, chaque semaine, je découvre sur des blogs ou autres sites liés à la lecture (éditeurs par exemple) des concours formidables, tout simples, tout gentils, qui offrent des bouquins au(x) gagnant(s). Toute personne normalement constituée et aimant la lecture souhaite donc y participer, tant que cela reste rapide à faire.

Mais dans tous les cas (SANS EXCEPTION), le dernier paragraphe expliquant les conditions de participation a toujours le chic pour me plomber le moral et surtout, me mettre un tout petit peu en colère. Il est ainsi indiqué qu’il faut soit :

– cliquer sur "J’aime” sur la page facebook du blogueur/éditeur
– laisser un commentaire sur la page facebook du blogueur/éditeur
– suivre la page facebook du blogueur/éditeur

Il arrive même souvent que ces critères se cumulent.

Et là, je dis NON.

Quelle est donc cette dictature qui impose au participant d’avoir un compte facebook ? Pas de compte, hop, pas de participation. Le livre te passe sous le nez, alors que tu n’as même pas dit un mot.

Mais alors, me direz-vous, pourquoi la révolution est-elle en marche ? Aujourd’hui, j’ai fait part de mon indignation sur Twitter. J’ai alors découvert que je n’étais pas seule à trouver ce système de concours via facebook discriminant. Un groupe se crée, les amis. Bientôt, tout le monde pourra participer à tous les concours de la Terre. Vous aurez une chance (même si elle est infime) de gagner des livres ! N’est-ce pas formidable !?

Rejoignez-nous, faites part de votre colère et surtout, boycottez les concours via facebook ! Ca suffit comme ça !

NB : Ceci est un article humoristique, merci de ne pas tout prendre au sérieux.

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Mes auteurs préférés

Même si je suis une lectrice exigeante, j’ai quand même trouvé des auteurs passionnants, qui ont su me séduire par leurs écrits. Une petite présentation s’imposait donc !

Boris Vian

Sans conteste, Boris Vian est un auteur que j’aime à la folie (n’ayons pas peur des mots). Je l’ai découvert il y a quelques années, par le biais de L’écume des jours. Immédiatement, ce fut le coup de foudre. Comment avais-je pu passer à côté de cette écriture et de cet homme ? Insouciant et très drôle, Vian était un auteur doué et fougueux. Il ne pensait pas à la vraisemblance ou au raisonnable, mais plutôt à la poésie, la folie et la joie de vivre. Même s’ils peuvent dérouter, ses textes incongrus sont souvent très amusants et dénoncent aussi quelque chose. Quant à l’homme, il me semble en tous points parfait : ce joueur de trompette, malade du cœur mais volontaire, a côtoyé des grands artistes, poètes, hommes et femmes de lettres. Il s’est amusé avec sa plume, avec son nom, a publié sous une autre identité, a choqué, a plu… Bref, il n’a pas laissé son entourage et son époque indifférents. Au passage, sachez que j’aime aussi les chansons de Vian, car même si elles sont d’une autre époque, elles restent d’actualité et me font vraiment rire !

Un livre à lire : L’Ecume des jours

Une chanson à écouter : La complainte du progrès

Boris Vian

Eugène Ionesco

Le coup de cœur pour cet auteur de théâtre se fit durant mes années lycéennes. Faisant partie d’une classe option théâtre, j’ai approché, lu et joué certains de ses textes. L’absurde étant la règle d’or chez Ionesco, je ne pouvais que succomber. Les échanges incohérents et infiniment drôles des personnages de La cantatrice chauve ont eu raison de moi…. Ça m’a suffit  pour que Ionesco devienne l’un de mes auteurs fétiches.

Une pièce à voir : Rhinocéros

Une pièce à lire : La cantatrice chauve

Eugène Ionesco

Tracy Chevalier

Cette auteur américaine a aussi réussi à me charmer à travers ses romans historiques. Qu’il s’agisse d’une époque, d’une façon de vivre ou d’un personnage, Tracy Chevalier parvient toujours à décrire les choses avec justesse. A chaque fois, elle s’attache à une figure féminine, comme c’est le cas dans son roman le plus connu, La jeune fille à la perle. Je vous avais parlé de son roman Prodigieuses créatures, qui m’avait bien plu également. Elle a sorti un nouveau livre en janvier 2013, intitulé The last runaway, mais il faudra attendre encore un peu pour l’avoir en français. Bien sûr, quand ce sera le cas, je vous ferai signe.

Un livre à lire : La jeune fille à la perle

Tracy Chevalier

Jean Teulé

Mon amour pour les livres de Jean Teulé s’est déclaré en ce début d’année 2013. J’enchaîne la lecture de ses romans et n’ai pas encore été déçue. Bien sûr, je le connaissais déjà avant car il y a quelques années, j’avais reçu pour mon anniversaire Le magasin des suicides. La plume franche, acérée et profondément drôle de Teulé est un vrai bonheur. J’aime aussi son goût pour les héros oubliés ou les gens simples. Quant à l’auteur en lui-même, il me semble si sympathique que j’aurais bien envie de le saluer un jour. Il a justement sorti en ce début de mois de mars 2013 un nouveau roman, Fleur de tonnerre, que je lirai sans aucun doute. En attendant, je rattrape la lecture de son œuvre à travers les sorties poche.

Un livre à lire : Le Montespan

Jean Teulé

En relisant ces quelques lignes, je constate que ce qui m’attire le plus dans la lecture, c’est l’humour et les personnages avides de liberté. Et vous, quel sont le(s) point(s) commun(s) à vos auteurs favoris ?

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Etre une lectrice exigeante… la poisse !

Dit comme ça, ça peut paraître génial. “Quoi, tu es une lectrice exigeante ? Mais tu ne dois lire que des trucs géniaux !” Raté, les amis. J’ai AU CONTRAIRE l’impression de ne lire que des trucs chiants, c’est-à-dire qui ne me tiennent pas en haleine ni éveillée à pas d’heure.

Car voici ma définition de la lecture géniale, agréable, incroyable, formidable. Elle se doit d’être :

surprenante : si je sens la fin (du livre ou du chapitre) poindre, vous pouvez être sûr que je dors la ligne d’après ;

originale : les histoires mille fois écrites ne m’intéressent pas ;

bien écrite : voire très bien (à la rigueur, je peux déroger à la règle si le reste est parfait) ;

prenante : non, non, ça ne doit pas forcément être un thriller sanglant, la preuve, Jane Eyre était plein de suspense. Cela dit, les meurtriers en série ont bien sûr le pouvoir de tenir éveillé en toutes circonstances, ce que j’adore (eh oui, je l’avoue) ;

CELA EST-IL COMPLIQUÉ ? Si ça l’est pour un auteur talentueux, je ne réponds plus de rien… C’est une certitude : je suis une lectrice exigeante et je le vis mal.

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Qu’est-ce… qu’une rédactrice web ?

redactricewebJ’avais déjà répondu à la question Qu’est-ce… qu’une lectrice ? et certains d’entre vous avaient rajouté quelques éléments de réponse en commentaire. Aujourd’hui, je me disais qu’il serait bon d’éclaircir la définition d’une rédactrice web. Car elle n’est pas si évidente que ça…

Souvent, lorsque je réponds à la question fatidique “tu fais quoi dans la vie ?” ou “des études pour faire quoi, alors ?”, les termes “rédactrice web” restent en suspens et je me sens obligée de préciser. Car si on ouvre bien les yeux, il est facile de constater que le web est truffé d’écrits. Sur tous les sites, il y a forcément du contenu rédactionnel. Sans ça, on ne comprendrait rien, c’est évident. Bien sûr, il est assez courant que des sites n’aient pas besoin d’un rédacteur pour faire ce travail quand il n’est pas très développé. Mais pour d’autres, cela devient un job à part entière.

La rédactrice web, ou le rédacteur web, s’apparente le plus souvent au journaliste web. Comme lui, il ou elle doit chercher de l’info, rédiger vite et bien, connaître un minimum le fonctionnement d’Internet. L’écriture doit être concise, elle doit répondre à une question, attirer le lecteur.

Mais mais mais ! La rédaction web n’est pas forcément journalistique. Elle peut aussi être de l’ordre de la communication d’entreprise, de collectivité ou d’association, être interne ou externe. Elle peut aussi tirer vers le marketing de temps en temps.

C’est donc un travail précis et paradoxalement assez ouvert. Une rédactrice web peut travailler pour toute sorte d’entreprise, et c’est ce qui fait son charme !