Livres

L’écriture en soi (multiplier la création) – collectif

L'écriture en soiEn voici un bien curieux livre ! Certes, selon le descriptif de l’ouvrage, je m’attendais à réfléchir à la notion d’écriture, à ce qu’elle implique, etc. Mais de manière ludique. L’écriture en soi est en fait un bouquin très théorique. Donc forcément, mieux vaut être prévenu.

Voilà ce que l’éditeur dit du livre :

“Fidèle à lui-même, Bruno Gaia donne ce portrait réjouissant d’un écrivain qui se fait interviewer par une jeune et belle journaliste. Laurent Herrou a choisi également l’imaginaire pour narrer l’histoire sensuelle d’une écrivaine et de son amant. Quant à Michel Zumkir, il est question d’une réflexion qui touche aussi bien à son travail de créateur littéraire que sa place dans la communauté. Nicolas Brulebois, lui, préfère faire part à chacun de ses fantasmes et – subsidiairement – de ses influences artistiques. Enfin, Wilfried Salomé rend implicitement hommage à feu Guillaume Dustan (sous-titre "Génie divin 2") et propose, par conséquent, "sa" vision du monde.”

Attardons-nous d’abord sur le titre : “l’écriture en soi”. Tout est dit. Les cinq auteurs de ce livre réfléchissent, chacun à leur manière, à ce que cela peut vouloir dire. Est-ce l’écriture que l’on a en soi, l’envie et le besoin d’écrire qui veut sortir à tout prix ? Ou est-ce plutôt l’écriture en tant qu’acte, en tant que problématique ? Haha. Bonne question.

Pour résumer un peu le travail, L’écriture en soi rassemble donc cinq textes, de cinq auteurs différents mais tous un peu fous : Bruno Gaia, Laurent Herrou, Michel Zumkir, Nicolas Brulebois et Wilfried Salomé.

Pourquoi fous ? Je m’explique. Car chez moi, il faut le savoir, le terme n’est pas péjoratif. Il correspond seulement à mon ressenti : j’en suis ressortie étourdie, assommée par ce que je venais de lire. Comprenez-moi ! Les auteurs débitent des tas de théories, d’idées, de phrases longues et pleines de mots compliqués… Il faut donc bien s’accrocher. LOGO_EP-LA_CMJN

Sinon, je vous avais déjà parlé de Bruno Gaia. Ici, il n’a pas changé : toujours aussi pessimiste, en colère contre notre société, à l’écriture acide, efficace et parfois violente. Le voilà qui, tout comme Laurent Herrou et Michel Zumkir, choisit la fiction pour parler de l’écriture. Enfin… ils essayent. Bien sûr, il y a des personnages. Mais la plupart du temps, ils restent très peu dessinés ; le discours, lui, est théorique, complexe. Ce sont les auteurs qui parlent. On ne croit donc pas du tout aux histoires, aussi simples et floues soient-elles. Les auteurs surgissent d’on ne sait où et s’expriment directement. Et si cela n’est pas voulu, c’est du moins ce que l’on ressent. De vraies fractures qui embrouillent l’esprit plus qu’elles facilitent la lecture.

Les deux autres, Nicolas Brulebois et Wilfried Salomé, déclarent, eux, haut et fort ce qu’ils pensent, à la première personne. Ils abordent donc la question du modèle littéraire, du pouvoir de la littérature, leurs obsessions, leurs passions… Mais il faut être ultra-concentré pour comprendre leurs idées. C’est un peu dommage.

Ah oui ! Autre chose ! Il faut croire que pour les écrivains, l’écriture est indéniablement liée au sexe, au rapport charnel. Tous ou presque y font référence, de manière plus ou moins explicite, parfois même très exagérée. Bon. Si vous l’dites. Je ne suis pas vraiment convaincue. Le message, si je l’ai compris, c’est :

écrire, c’est se mettre à nu, se livrer, se délivrer.

Très bien. Mais était-il nécessaire de rentrer dans les détails, d’ensevelir le lecteur sous un amas de langage cru, de corps suants, collés, mélangés, de jouissance, de désir… tout cela sans aucun érotisme ? Une page, ça va, deux aussi, mais tout un texte là-dessus, c’est vite ennuyeux malheureusement.

Bref, L’écriture en soi tourne un peu en rond. Les textes en eux-mêmes sont décousus, lourds, compliqués. Sans pour autant exclure le fond de la pensée des écrivains, on aurait envie d’un peu plus de contextes, d’histoires, de personnages étoffés, pour mieux rentrer dans la tête des auteurs et pour, peut-être, mieux approuver leur vision du monde.

GAIA Bruno, HERROU Laurent, ZUMKIR Michel, BRULEBOIS Nicolas, SALOME Wilfried, L’écriture en soi, multiplier la création, Editions E P & L A, 2011, 70 pages pdf.

Livres

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaireLà, déjà, il faut dire que la couverture est drôle. Moi, elle m’a intriguée. J’ai lu à plusieurs reprises qu’elle n’était pas appréciée de tout le monde. Eh bien moi, je l’aime. Elle est déjantée, c’est mon état d’esprit. Sourire

Et puis le titre est drôle et même le nom de l’auteur, qui comprend son prénom (vous avez remarqué vous aussi ou je suis complètement bizarre !?). Dingue.

Le livre maintenant.

Le lundi 2 mai 2005, une maison de retraite suédoise décide de célébrer les cent ans d’Allan Karlsson, leur plus vaillant pensionnaire. Mais cela n’est pas du tout du goût du vieux, qui décide subitement de s’enfuir par la fenêtre de sa chambre.

Voilà comment débute la rocambolesque histoire de cet incroyable et dynamique vieillard. Car tenez-vous bien, ce n’est que le début. Heureux de vivre à nouveau, Allan se rend à la gare routière de son village pour s’enfuir loin d’ici, peu importe où. Il fait la rencontre d’un jeune homme un peu louche encombré d’une lourde valise. La vessie pleine, celui-ci demande au vieux de la lui garder le temps d’un détour aux toilettes. Pas de chance ! Le car d’Allan arrive justement. Il s’enfuit donc avec la fameuse valise. Le hic : notre héros ignore que son contenu va lui attirer un certain nombre de problèmes. Commence alors une aventure farfelue à travers la Suède. Poursuivi par un enquêteur fatigué, une presse locale avide de faits divers et une bande de voyous bêtes comme leurs pieds, Allan fait petit à petit des rencontres riches en événements.

L’écriture de Jonas Jonasson est piquante, absurde, infiniment drôle, parfois moqueuse, parfois touchante, bref, on traverse les chapitres le sourire aux lèvres. L’auteur s’amuse à alterner la course-poursuite d’Allan avec l’histoire de toute sa vie. Et ce n’est que meilleur. On découvre un vieux qui ne l’a pas toujours été, vigoureux, chanceux, original et rigolo. Roi des explosifs en tout genre, Allan est en fait lié de près ou de loin à de nombreux événements historiques, qui lui ont permis de côtoyer Franco, Staline, Truman, Mao, Churchill, Kim Jong-il… et bien d’autres encore.

Tout simplement, pour découvrir ce que cache ce joli roman, fiez-vous à la couverture. Colorée, folle, décalée, mystérieuse, elle reflète bien l’imaginaire de l’auteur. Loin d’être glacial, obscur et maussade, ce roman nordique plaira à ceux qui aiment les aventures loufoques. Ici, l’histoire du monde est réécrite avec un humour débordant, on ne demande pas mieux.

JONASSON Jonas (avouez que c’est amusant !), Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Presses de la Cité, 2011, traduit du suédois par Caroline Berg, 454 pages

Blabla

Bonne et heureuse année 2012 à tous !!

Coucou ! Je vous souhaite à tous une joyeuse année pleine de fous rires, de ballons colorés et de bains moussants ! Na. C’est pas parce que je poste le 5 janvier que mes vœux ne sont pas super-géniaux, qu’est-ce que vous croyez !?

Bon, bon, bon.

Je vais m’inspirer du blog de Couac pour écrire ce qui va suivre, c’est-à-dire repenser à chaque mois de l’année 2011 et en faire un mini-bilan. Sauf que moi, bien sûr, je vous parle de livres ici. D’accord, un tout petit peu de ma vie mais bon, en gros, voilà. Hein. Ca suffit.

Alorsalorsalors…

Premier constat : j’ai lu à peu près autant de bouquins en 2011 qu’en 2010. Oui, j’ai oublié de vous dire que j’aime noter les livres que je lis, classés par mois. Ca me permet de voir quand est-ce que j’ai le plus eu le temps de lire, me souvenir des livres lus etc. Je suis sans doute un peu spéciale mais bon, c’est comme ça, j’aime répertorier. Donc j’ai lu environ 32 bouquins en 2011 (je ne note pas les bd ou autres lectures).

Vous constaterez, amèrement ou pas, que je ne les ai pas tous chroniqués ici. Pas trop le temps et surtout, j’avais aussi envie de lire sans but derrière. Juste lire pour lire.


– Bilan annuel –

janvier 2011

Début d’année calme, entre pauses hebdomadaires et révisions, partiels et week-ends familiaux, j’ai eu le temps de lire. J’ai beaucoup aimé Katiba, il faut le dire. Moi qui ne suis pas fan des histoires de terrorisme et compagnie, ça m’a quand même marquée cette fois-ci.

février 2011

Le nez dans mon mémoire de recherche, je suis le conseil de ma chère maman et prends le temps de lire L’attentat de Yasmina Khadra. Superbe ! Je commence l’année avec les attentats et le terrorisme, tout va bien.

mars 2011

Je lis beaucoup pour mon mémoire, donc ce n’est pas toujours divertissant. Je retiendrai cependant Dix mille guitares, un roman bordélique, ainsi que La nuit du 12 au 13 (Steeman je t’aime). Evénement majeur pour la vie du blog : je suis contactée par une maison d’édition et prends plaisir à chroniquer un de ses livres numériques. Me voilà initiée à la lecture sur écran ! Que de progrès !

avril 2011

J’ai 22 ans, j’apprécie les nouvelles Amour en cage de Jean Molla, je bosse, je bosse, je bosse.

mai 2011

La soutenance approche à grands pas, je frémis devant mon ordinateur. Pourtant, je trouve le temps de lire quelques classiques : Les enfants terribles de Cocteau, Le fauteuil hanté de Leroux, L’homme qui plantait des arbres de Giono et le premier Millénium. Les trois derniers sont de vrais délices. Je perds un après-midi dans les pages de Stieg Larsson, c’est malin !

juin 2011

Là, je ne lis quasiment rien. C’est la faute de mon mémoire, de ma soutenance, de mes partiels et de mon début de stage de rédaction.

juillet 2011

Je lis plein de choses en juillet, lorsque je suis dans le métro notamment. Mais pas de bol, peu de choses me plaisent, à part le fantastique Michel Rabagliati et sa collec’ de Paul ! Mouak !

août 2011

Un peu comme juillet. J’écris plus que je lis.

septembre 2011

Un peu comme août. Je cours partout pour m’assurer une rentrée universitaire dans de bonnes conditions.

octobre 2011

Je découvre Gatsby le Magnifique. D’ailleurs, Di Caprio va l’interpréter au cinéma en 2012, j’ai lu ça hier. Je découvre également Lille, une ville morose et pluvieuse qui me décourage un peu. Heureusement, des gens bien intentionnés tout rigolos et divertissants me rattrapent et c’est la fête à nouveau !

novembre 2011

Les revenants sera le seul livre lu durant ce mois. C’est le néant littéraire. Je suis surbookée en cours.

décembre 2011

Encore pire. Je n’ai rien lu.


Voilà un bilan bien irrégulier ! Houu ! J’espère faire mieux en 2012 et surtout, lire un tas de bouquins fantastiques ! Des propositions ? Enfin, heu, pas trop, hein, j’ai une pile qui m’attends.

Sourire

Livres

Les revenants, Laura Kasischke

Les revenantsBonjour à tous ! Eh bien ça y est, nous sommes en décembre, depuis quelques jours déjà. L’année 2011 est passée si vite que je n’ai pas eu le temps de lire tous les livres que je voulais lire, d’acheter tous les livres que j’avais prévu de lire un jour, de voir tous les gens que je ne vois plus… C’est dingue.

En attendant, moi, vu que j’aime la neige, ben j’aime décembre. Pas de chance, cette année, pas de neige. Du coup, j’aime pas trop ce décembre-là. Il est assez gris, froid, pluvieux. Je me calfeutre sous la couette avec un livre pas loin et du travail. Faut pas croire, la dernière année d’étude, c’est pas comme les autres. On a du temps, certes, mais on a du boulot. Plein.

Bon, sinon, j’ai quand même lu un livre depuis celui de Véronique Ovaldé (ouaaahhhouuu). Un livre, c’est vraiment beaucoup, n’est-ce pas !? Bon, on arrête de faire les grincheux, maintenant. Un livre, c’est déjà bien. Non ? Et puis on n’est pas là pour compter, seulement pour se régaler.

Tout ça pour dire (oui, je suis bavarde et alors !?) que j’ai lu Les revenants de Laura Kasischke (le “i” est coincé entre 2 “s”, puis “ch” puis “ke”… c’est dur à retenir, bon sang !).

L’histoire (je vais essayer de faire simple, c’est pas gagné !) : Un couple d’adolescents américains, Craig et Nicole, a un accident de voiture. Jusque là, rien de super extraordinaire même si c’est pas joyeux-joyeux. Il y a une témoin, Shelly, une adulte un peu névrosée. Elle essaye de témoigner mais personne ne veut entendre ce qu’elle a à dire. La jeune fille, Nicole, est morte. Craig, l’amoureux transi inconsolable est accusé de meurtre. Voilà le tableau.

Le nœud, le bazar, le truc qui fait mouche et qui fait démarrer l’histoire : Perry, le coloc’ de Craig, croit voir Nicole à plusieurs reprises et il n’est pas le seul. Il décide d’enquêter à l’aide d’un ami et d’une prof obnubilée par la mort. Là, on se dit : mais c’est quoi ce bazar !?

En fait, Les revenants est un roman très mystérieux, basé sur la disparition d’une fille. En gros, la question, c’est "Nicole est-elle vraiment morte ?”. Tous ceux qui essayent d’en savoir plus sont parfois piégés, parfois harcelés, tourmentés, on sent bien qu’il y a un problème.

Voilà !

J’ai bien aimé (superbe critique n’est-ce pas ?). Mais j’ai été déçue par la fin. Je m’attendais à un rebondissement soudain, un truc-de-fou qui fait sursauter, qui nous brûle les yeux tellement c’est dingue, bref, voilà. Mais non. Le fil de l’histoire et le suspense se déroulent petit à petit. Résultat : à la fin, rien. L’auteur confirme ce qu’on a compris dans les 200 dernières pages (j’exagère mais c’est un peu ça).

Juste une chose : le livre est beau. Je ne sais pas pourquoi, j’ai passé du temps à l’admirer entre deux chapitres ou avant d’entamer ma lecture. Les pages sont bien blanches, la couverture est mystérieuse, épurée… ça m’a plu.

Je conseille donc Les revenants à tous les fans de romans américains qui parlent de campus et d’étudiants bizarres, à tous les intrigués, à ceux qui aiment les beaux romans, les histoires sombres, parfois palpitantes, aux gens attirés par les histoires morbides ou celles sur les esprits/les fantômes, et bien sûr, à tous ceux qui veulent savoir si Nicole est morte ou non.

KASISCHKE Laura, Les revenants, Christian Bourgeois Editeur, 2011, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Eric CHEDAILLE, 588 pages

Livres

Des vies d’oiseaux, Véronique Ovaldé

Des vies d'oiseauxToc-toc. Me revoilà. Je vais pas vous faire tout un blabla pour vous expliquer ma si longue absence, qui, je vous l’assure, a ses raisons. Deux seules infos : je suis toujours étudiante mais à Lille, cette fois, et dans la rédaction. Mon objectif est désormais clair : rédiger. Sites, brochures, magazines, services communication, attention, me voilà ! Sourire

Bon, sinon, je sais bien : les critiques des Vies d’oiseaux de Véronique Ovaldé fleurissent sur tous les blogs, sites et plateformes spécialisés. Mais que voulez-vous !? Moi aussi je veux donner mon avis ! Critiqué dans le cadre d’un Prix de la Critique (comment ça, je répète trop “critique” ?), je vous donne ma version.

Comme une fresque picturale, Des vies d’oiseaux dresse le portrait d’une femme, d’une fille, lentement englouties dans le tourbillon de leurs vies. Parfois, elles essayent de s’en extirper, par un regard, une disparition, une envie. Vida, elle, est perdue dans sa gigantesque villa aux couleurs espagnoles, délaissée par son mari, abandonnée par sa fille bien-aimée qu’elle n’a pas toujours compris. Paloma, brisée par la mort de sa meilleure amie et irritée par l’incompréhension de ses vieux parents, a, elle, choisit de s’échapper, de fuir ce monde qu’elle ne supporte plus.

L’histoire s’arrête presque là. L’enquêteur Taïbo entre en scène et bouscule un peu cette mélancolie ambiante. Il essaye de comprendre qui s’installe dans les riches maisons de Villanueva, lorsque leurs propriétaires sont en vacances. Vida fait d’ailleurs partie des « victimes » : les lits ont accueilli des intrus, le frigo est vide, il y a eu de la vie dans ses murs durant son absence. Bien sûr, on comprend tout de suite de quels intrus il s’agit : Paloma, la fille, et son amoureux. Aucun suspense, donc, dans ce livre d’une lenteur inconcevable.

Voilà, c’est à peu près tout. Vida, qui ne fait rien de ses journées à part se morfondre et ressasser son passé sinistre, décide sur un coup de tête de suivre Taïbo jusque dans son village natal, à la poursuite de sa fille. Comme un unique espoir, une seule petite lumière qui la fait sortir de son trou.

L’histoire est belle, les personnages rongés, attachants et leurs désirs de liberté nous parlent, évidemment. Mais que cela est long et lent ! On aurait envie d’un bon coup de fouet pour nous réveiller et pour faire sursauter ces deux femmes fantômes une bonne fois pour toutes. Le livre entier est brumeux, plein de mélancolie, de regrets et de frustrations. On est quand même soulagés par la fin, qui, d’un coup, paraît plus que jamais vivante ! « Enfin ! », crie-t-on alors. Mais l’histoire est finie.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

OVALDÉ Véronique, Des vies d’oiseaux, Editions de l’Olivier, 2011, 236 pages

Livres

Guide de survie des Européens à Montréal, Hubert Mansion

guide survie montréalIl faut le savoir : je suis obnubilée par le Canada, notamment le Québec, notamment Montréal. J’en parle un peu partout, j’écoute des groupes ou chanteurs/chanteuses québécois, j’aime les auteurs et dessinateurs québécois, j’aime leur accent, la neige, le froid, la gentillesse et la solidarité. Il y a juste un tout petit hic : je n’y suis jamais allée.

On peut bien sûr se demander ce qui me prend depuis quelques temps. Je n’ai pas la réponse. Comment peut-on aimer un pays qu’on ne connait pas !? Mystère… Sissi était bien passionnée par la Hongrie avant même d’en devenir la reine !

Bon, tout ça pour vous dire que j’ai acheté un guide, pour faire comme si j’y allais. Il y en a un certain nombre, des plus connus avec un sac à dos aux autres. Et j’ai choisi… le Guide de Survie des Européens à Montréal.

Pour résumer : c’est drôle, décalé et ça donne vraiment envie.

L’auteur est taquin, il s’amuse des pharmacies qui abritent des bureaux de poste et vendent des tickets de transport, énumère toutes les aberrations qui font le charme de Montréal, traduit un bon nombre de termes qui ne sont pas loin d’être des faux-amis (“allô” veut dire bonjour, “bonjour” veut dire “au revoir” !). Il explique comment ouvrir une ligne téléphonique, comment se perdre dans Montréal, comment faire ses courses, comment se loger, etc., etc.

Je l’ai lu dans les transports, comme un bouquin “normal”. J’ai plusieurs fois esquissé un sourire voire un tout petit rire discret. Vous allez peut-être trouver ça bizarre, mais c’est très TRES rare quand je ris de quelque chose d’écrit. Je ris à l’oral, c’est comme ça. 🙂

Je vous le conseille si, comme moi, ce pays lointain et si proche à la fois vous happe. Sinon, ça peut peut-être vous faire marrer mais bon, ça aura quand même moins d’intérêt, du coup.

Allez, bientôt, je reviens aux romans.

MANSION Hubert, Guide de survie des Européens à Montréal, Editions Ulysse, 2010, 191 pages

Blabla

Pas tout à fait morte…

C’est vrai, comme ça, on pourrait le croire. Je me rends compte que je ne suis pas venue poster d’articles depuis le 1er juin. Le 1er juin, vous vous rendez compte !! C’est affolant… Moi-même, je n’aime pas suivre des blogs qui sont abandonnés (ou en ont l’air… hum !).

Donc : je ne veux rien vous promettre. Pas sûr que je publie un autre article au mois de septembre. Mais ça reste possible. Les nouvelles et les explications à tout ça :

– j’ai bel et bien rendu mon mémoire début juin et j’ai étonnamment réussi ma soutenance. Au final : un beau résultat dont je ne suis pas peu fière ;
– à peine le mémoire rendu, j’ai entamé un stage de rédaction web ;
– je suis toujours en stage de rédaction web et ce jusqu’au 30 septembre ;
– mon stage se passe bien, j’apprends beaucoup de choses et je passe mon temps à écrire (c’est logique me direz-vous) ;
Un dimanche d'été 2011, quelque part en France...
– vu que j’écris la journée, calée devant un ordi, je n’ai pas envie d’écrire à nouveau devant un ordi le soir ;
– vu que je suis claquée le soir, je ne lis plus beaucoup, sauf dans le métro (et encore ! Seulement quand j’ai droit à une place assise, ce qui se raréfie avec la rentrée !).

Donc, pour résumer : je ne publie rien parce que je suis fatiguée le soir, parce que je ne lis plus, parce que j’ai envie de faire autre chose que d’écrire.

Voilà, voilà. Bon, quand même, je vous conseille tous les “Paul” de Michel Rabagliati (Paul à Québec, Paul en appartement, etc.). J’adore ces bandes-dessinées en noir et blanc, le dessin est épuré et rigolo et les aventures de Paul me fascinent… que j’aime Montréal (sans jamais y être allée, c’est dingue) ! [oui parce que l’auteur est québécois donc forcément, ça se passe là-bas et c’est écrit en québécois]

Bon, voilà à peu près où j’en suis. Au programme quand j’aurai le temps : lire Gatsby le Magnifique, passer du temps à la médiathèque (j’ai oublié la couleur des sièges), vous raconter mes futures péripéties d’étudiante.

A bientôt et bonne rentrée !

Blabla

– Couic –

[Je teste une nouvelle police… vous en pensez quoi ?]

Mais nooon, on ne m’a pas coupé la tête ! Je ne suis pas morte, je continue à m’alimenter, je dors, je bouge un peu, bref, je suis bien vivante.

Seulement, voilà : je-dois-rendre-mon-mémoire.

Si vous êtes étudiant ou que vous l’avez été, vous comprenez très bien ce que je veux dire. Je me lève, encore toute endormie, ronchonnant à l’idée de devoir travailler. Et puis après un certain temps au ralenti, je m’active devant mon ordi, les yeux scotchés à l’écran, en route pour la rédaction ou la mise en page du mémoire (là pour le coup, j’en suis au grand final). Et les heures défilent, défilent, défilent… Tiens, ça fait déjà 4h que j’y suis !? Mamamiaaa ! Faut pas que j’oublie de manger ! Oups, plus rien à manger ! Faut que j’aille faire les courses ! Oui mais avant, faut que je finisse la page 19 ! Bref, c’est l’horreur. Je vois la lumière du jour à travers ma fenêtre, mais c’est tout. Qu’on ne me parle ni de cinéma, ni de théâtre et encore moins (bouhouhouh) de lecture… je ne connais plus.

Bref, tout ça pour vous dire, vous, mes deux/trois lecteurs (siouplaît, vous êtes bien là, hein !), que je reviendrai dans pas trop longtemps, promis. J’ai quand même trouvé le temps de lire le tome 1 de Millénium, de Stieg Larsson (ne me demandez pas comment). J’ai adoré, d’ailleurs, je l’ai dévoré, surtout les 300 dernières pages qui m’ont bouffé une demi-journée de travail (grml). Je ne crois pas que j’en parlerai ici, parce que pour expliquer l’histoire… rhm… ça risquerait de vous faire fuir et je tiens tant à vous que je vous épargnerai un récit de 3000 lignes.

Rien de prévu pour le moment, j’irai faire un tour à la médiathèque quand mon cerveau sera disponible.

A bientôt et surtout, continuez à lire, vous me raconterez !

Livres

Le fauteuil hanté, Gaston Leroux

Fauteuil_hantéHaaa… Gaston Leroux. C’est le troisième livre que je lis de lui. J’avais déjà aimé La poupée sanglante et La machine à assassiner. Ca se confirme avec celui-ci.

Dès le début de l’histoire, on assiste à la mort subite de Maxime d’Aulnay, tout juste nommé académicien. Cela est d’autant plus effroyable que son prédécesseur est décédé de la même façon, il y a peu de temps.

Ce siège, aillant appartenu à Monseigneur d’Abbeville, semble tout à fait malfaisant ! Et ce depuis qu’on l’a refusé à un mage au nom à coucher dehors (Eliphas de Saint-Elme de Taillebourg de la Nox, exactement). Aurait-il été frappé d’une malédiction, où celui qui voudrait s’en emparer mourrait instantanément ?Leroux

Toujours est-il que Hippolyte Patard, le secrétaire perpétuel de l’Académie française, nous fait une petite déprime. Ne pourra-t-il jamais reléguer ce fameux fauteuil…? Les immortels (les académiciens, quoi) seront-ils éternellement 39, désormais ? Toujours est-il que lorsque Martin Latouche, un homme de lettres, se présente au poste, il est immédiatement admis. Mais cet homme est auréolé de mystère… Pourquoi sa servante affirme-t-elle qu’il s’est enfermé avec deux autres hommes l’autre jour ? Qu’ont-ils manigancé ? Et puis, quelle est cette affreuse petite musique qui tourne en boucle sous ses fenêtres ?

Bon, ce n’est pas trop vous dévoiler l’intrigue que d’affirmer que ce fameux Martin va lui aussi rendre l’âme, on ne sait pas trop comment. Bref, à ce moment-là, on a envie de savoir ce que c’est que ce bazar-là ! Une malédiction jetée par un mage frustré ? Hmmm… ce serait trop simple.

Apparait donc un petit monsieur rondouillard, qu’on imagine avec une bonne bouille, du genre Sherlock Holmes (vous le voyez pas comme ça, vous ?)… Monsieur Gaspard Lalouette ! Déjà, il a un joli nom. Il est antiquaire, marchand de breloques et assez curieux. Le voilà qui va mener son enquête et, pourquoi pas, se proposer au siège hanté !

Gaston Leroux est un spécialiste des enquêtes façon polar, des histoires à dormir debout, des personnages futés, drôles et touchants. Le suspense n’est pas intenable mais l’histoire reste mystérieuse et, après tout, on voudrait bien comprendre. C’est ce qui nous fait rester jusqu’au bout, accompagnés d’un Monsieur Lalouette formidable, un poil courageux, un brin peureux, fier et timide à la fois.

Envie de passer un bon moment, de découvrir une histoire dans le style de celles qu’on vous racontait étant enfant ? Je vous conseille Le fauteuil hanté ! Et puis si vous aimez ce style un peu farfelu, amusant et énigmatique, testez La poupée sanglante. De mon côté, va bien falloir que je lise Le mystère de la chambre jaune, quand même.

Et puis je viens d’apprendre que le roman a été adapté par Claude Chabrol en 2010 et diffusé sur France 2 parmi leurs fameux “contes et nouvelles du XIXe siècle”. Ca me dirait bien de le voir, tiens !

[La couverture du livre que j’ai mis là n’est pas celle que j’ai à mes côtés, la mienne date de 1979 et je ne la trouve nulle part sur le net.]

LEROUX Gaston, Le fauteuil hanté, Editions Gallimard, 1979, publié la première fois en 1909-1910 dans le mensuel Je Sais Tout, 164 pages.

Blabla

Hop ! C’est fini !

Et voilà !

Le questionnaire est bouclé depuis quelques jours maintenant. Il fallait bien que je m’arrête un moment. J’ai désormais 250 réponses à traiter… ça va pas être de la tarte !

Merci à ceux qui ont pris le temps d’y répondre, ça me sera très utile !

En tout cas, je constate déjà que la lecture sur écran n’est pas vraiment acceptée (pour le moment), qu’elle fait sans doute un peu peur et surtout, que les gens, même s’ils n’ont jamais essayé la lecture numérique, lui trouve déjà des inconvénients ! Incroyable, non !?

Allez hop, très bientôt, un nouveau livre sur le blog (faut bien que j’m’y r’mette).