Livres

Be safe, Xavier-Laurent Petit

be-safe-xavier-laurent-petitPourquoi ce livre ?

Il m’a été conseillé par ma chère maman, à qui je parlais du film American Sniper. Une histoire dans le même esprit, sur les effets désastreux de la guerre, aussi bien sur les peuples que sur les militaires. Et puisque c’était du point de vue d’un ado, ça me semblait tout à fait intéressant.

De quoi ça parle ?

Oskar, ado américain, aime passer du temps à jouer du rock dans son garage avec son grand-frère Jeremy. Mais ce jour-là, la vie banale de cette famille va basculer : Jeremy a signé auprès de l’armée pour 4 ans car on lui a promis qu’il construirait des ponts. Oui mais ! Il se révèle doué au tir et est envoyé en Irak, bien loin d’Oskar et de ses rêves de rock star. Un départ qui fissure les secrets familiaux, renforce le lien fraternel, bref, ne laisse personne indifférent.

Mon avis

C’est un beau et chouette petit roman que je vous présente là ! « Be safe », c’est ainsi que Jeremy signe les mails qu’il envoie en cachette au narrateur, son petit frère Oskar. Parce qu’être dans l’armée n’est pas si génial que ça…

C’est donc un livre sur la fraternité et la famille, mais aussi sur la guerre et ses traumatisés, sur ses contradictions… Tout cela est vu avec les yeux d’un ado, qui cherche des réponses, observe son père boiteux qui reste mystérieux sur son passé, tombe amoureux de la jolie Marka. On n’est jamais sur le terrain, les horreurs de la guerre sont rarement décrites. Mais elles inspirent Oskar et Marka qui écrivent ensemble des chansons-catharsis, pour évacuer la peur, le manque, l’incompréhension qui les envahissent.

Un beau roman, je disais donc, qui montre aux jeunes fascinés par les armes que la guerre n’entraîne que de la violence et de la destruction. Un petit classique jeunesse à découvrir si le sujet vous intéresse !

Blabla

Tag : Ce que j’aime chez moi

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Le 30 mars dernier, j’étais nommée par Laura pour répondre à cette petite mais difficile question : qu’est-ce que j’aime chez moi ? J’ai beaucoup aimé découvrir ses réponses et qu’elle ait aussi pensé à moi (coucou !), puis tout à coup, j’ai réalisé : mais c’est vrai, ça ! Qu’est-ce que j’aime chez moi ?

Etant privée de temps pour publier à rythme régulier ces jours-ci, j’ai tardé à répondre, mais ça y est, je me lance.

Ma drôlerie : comme Laura, j’aime quand je suis assez à l’aise avec les gens pour être naturelle, et donc bavasser sans cesse, raconter des blagues et des bêtises, rigoler, faire la fofolle, grimacer, raconter des choses à la manière d’un clown. Sans le faire exprès bien sûr, j’ai conscience que j’ai un visage expressif et une manière comique de m’exprimer, et c’est une chose plutôt chouette !

Mes yeux : ils n’ont rien de sensationnel, ni couleur fantastique, ni cils de 3 kilomètres, mais je les aime, c’est tout.

Ma rigueur : s’il y a bien une chose dont je suis fière et que je ne dissimule à personne, que ce soit dans ma vie personnelle ou professionnelle, c’est bien cela. Je suis organisée et j’aime l’être. Je déteste les choses mal ou moyennement bien faites, le désordre, le brouillon. Mes mails pro seront toujours bien présentés, les espaces/tabulations/signes de ponctuation toujours à leur place, les papiers bien classés, les cours bien organisés, le sac à main en ordre, etc. Certes, je suis maniaque, mais l’ordre et la rigueur font que les choses sont plus propres, plus belles et plus apaisantes. Je me sens mieux dans un univers organisé ! Mon destin de documentaliste était-il finalement tout tracé ?

Ma capacité à apprécier l’art sous toutes ses formes : j’aime savoir que je sais jouer de la guitare, que j’aime lire, que j’adore aller au théâtre, que je peux voyager très loin avec de la musique, que le cinéma est un passe-temps formidable… Je me sens souvent concernée, investie d’une mission, celle de découvrir le plus d’œuvres possibles, pour m’enrichir et ne pas mourir bête. J’aime cette envie de découverte artistique tout autant que la découverte elle-même et je me désole souvent de voir que beaucoup de gens se fichent éperdument du théâtre, de la musique ou de la lecture. Quelle tristesse, non ?

Et voilà ! A mon tour de solliciter 3 personnes :
– Camille, du blog Le Cri du Bonsaï
– L’auteure mystère du blog Vu de mes lunettes
– Alison, du blog La Fabrique Eclectique

A vous les filles !

Livres

Animal Farm, George Orwell

animal-farm-folio-bilinguePourquoi ce livre ?

Il m’a été prêté et conseillé par une copine, avec qui je discutais de l’apprentissage de l’anglais. On en déduisait que la lecture était un bon moyen pour découvrir du vocabulaire et c’est ainsi qu’elle m’a mis Animal Farm dans les mains.

De quoi ça parle ?

L’histoire se passe dans une ferme, en Angleterre. Le vieux cochon Old Major motive les autres animaux et appelle à la rébellion contre les humains, qui causent leurs souffrances. A sa mort, les voilà qui chassent le propriétaire Mr. Jones et prennent le contrôle de la ferme. Mais l’apaisement général et l’égalité entre tous les animaux ne dure qu’un temps… La soif du pouvoir va vite reprendre le dessus.

Mon avis

Vous connaissez sans doute ce titre, réputé pour être une fable satirique de la Révolution russe et une critique du stalinisme. Sans avoir de grandes connaissances en la matière, on perçoit évidemment l’allégorie tout le long du roman. Le mensonge, la manipulation, la dénonciation sont au cœur des relations entre ces animaux rebelles, qui sont finalement tout autant avides de pouvoir que les humains. Le problème n’est pas résolu, il est déplacé.

J’ai beaucoup aimé découvrir ce classique, qui pointe du doigt avec humour et intelligence tous les travers de l’homme. Même si l’intention est bonne, les moyens employés sont néfastes, voire criminels. C’est un livre qui parle de nous, de notre histoire, de nos défauts, de façon tout à fait subtile et claire à la fois.

Quant à l’anglais, je suis plutôt contente de moi ! La lecture en version bilingue (page de gauche en anglais, page de droite en français) rassure et fait que l’on tourne vite les pages, un bon compromis si l’on veut éviter le livre intégralement en langue étrangère. J’ai compris l’essentiel, j’ai révisé le vocabulaire animalier et j’ai lu un deuxième livre en anglais ! N’est-ce pas formidable ? La révolution est en marche.

Je vous conseille fortement cette lecture ! C’est didactique, malin et vraiment intéressant. Tentez !

Expositions et visites

Week-end à Rome : lieux à visiter, conseils et choses à savoir

Vous le savez peut-être, j’ai passé 3 jours à Rome il y a peu de temps, histoire de prendre l’air et de voir autre chose. La destination a été choisie en une soirée, sans beaucoup d’hésitation. Rome est finalement une valeur touristique sûre : il y a plein de choses à faire et à voir, on y mange bien et il y fait globalement beau.

Je me suis dit que vous pourriez avoir besoin (ou tout simplement envie) de savoir quelques « trucs » sur Rome. Voici donc mon humble avis et mes petits conseils de voyageuse en herbe.

Les lieux à visiter

• Le Vatican

Ca serait dommage d’aller à Rome et de louper cette destination, que vous soyez croyant, pratiquant, athée, musulman, bouddhiste, que sais-je encore. C’est un lieu magnifique, très richement décoré et plein d’histoire(s).

→ Le conseil : acheter les billets d’entrée en avance, sur le site du Vatican. Faire attention à bien prendre le combo gagnant « musées/Chapelle Sixtine/Basilique Saint-Pierre ». J’avais oublié la Basilique dans la réservation et on n’a pas pu l’admirer, car il y avait trop de monde pour acheter un billet d’entrée classique. Prévoir aussi plusieurs heures voire une journée pour bien profiter, et ne pas avoir peur de la foule.

• Le Colisée et le Forum Romain

Si vous acheter un billet d’entrée pour l’un, vous avez accès à l’autre. Vous avez fortement intérêt à en profiter car c’est un endroit magique, qui mérite vraiment le détour. Un voyage dans l’Histoire époustouflant (eh oui).

→ Le conseil : prévoir un chapeau et/ou de la crème solaire (sauf si vous y allez en hiver), car même en mars, on a pris des coups de soleil. Peu d’ombre dans ce coin-là. Pensez aussi à de bonnes chaussures, des baskets costaudes ou carrément des chaussures de randonnée, si vous ne voulez pas finir avec des orteils en miettes (c’est très grand).

• Le centre-ville

Il faut prendre le temps de se promener dans les rues du centre, sans but particulier. A gauche une église, à droite un marchand de glace, plus loin une place magnifique, puis d’incroyables ruines au détour d’une rue… Le centre est un lieu touristique à lui tout seul.

→ Le conseil : rôdez autour du Panthéon, faites un détour vers la majestueuse Piazza del Popolo, goûtez au cappuccino en vente partout, promenez-vous dans le quartier du Trastevere (pour les Parisiens, une sorte de quartier Saint-Michel à l’italienne).

Principaux conseils

• L’équipement

Prévoyez de bonnes chaussures, qui vont vous tenir toute la journée sans que vos pieds se mettent à fumer ou éclater. Troquez le sac à main à l’épaule contre un sac en bandoulière ou un sac à dos que vous fermerez avec un petit cadenas dissuasif. De mon côté, j’ai acheté une petite sacoche à porter en bandoulière, que j’ai remplie de mes papiers d’identité et de santé et mon argent, c’était parfait.

• Le guide touristique

J’ai pour ma part emprunté deux guides touristiques à la médiathèque qui ont bien servi, mais restaient toutefois assez sommaires concernant les lieux à visiter. Je vous conseille donc de prévoir un budget « guide » pour que l’on vous explique vraiment les choses, notamment au Vatican (j’avais le guide audio et c’était bien), et surtout aux Colisée et Forum romain. Rappelez-vous, ce sont des ruines, et sans guide, on est vite désarmé.

• Le temps

Comptez large pour toutes vos visites et déambulations. Une grosse visite par jour, c’est déjà très bien. Il faut aussi prendre le temps de se promener sans but, de rester en terrasse sans se presser.

• Le Roma Pass

Il s’agit d’un pass touristique valable 3 jours, qui est très intéressant si vous prévoyez de jouer les touristes : il permet d’accéder à tous les transports en commun en illimité sur ces 3 jours, ainsi qu’à 2 lieux touristiques. Grâce à cela, j’ai visité le Château Saint-Ange et le Colisée/Forum romain sans frais supplémentaires, en passant rapidement.

• L’hébergement

J’ai passé 4 nuits dans un bel hôtel proche du Vatican. Si vous le pouvez, privilégiez un hébergement dans le centre ou proche du centre, car après une journée de visite, on apprécie beaucoup de rentrer vite chez soi.

Les choses à savoir

• Le cappuccino

Il est à un coût dérisoire par rapport à Paris (voire à tout le territoire français, à vérifier), soit entre 1 et 2€. Je ne vous parle même pas du café de base (je n’en bois pas mais c’est moins, évidemment). Qui dit mieux ?

• Les transports en commun

Affreux ! A côté, la RATP, c’est le paradis ! Les 2 lignes de métro ne sont pas très utiles si l’on reste dans le centre ; les lignes de bus le sont un peu plus, mais d’abord, il n’existe pas vraiment de carte géographique des bus digne de ce nom ; ensuite, l’application et le site web du service des bus sont catastrophiques, il faut faire plusieurs manipulations avant d’arriver à l’info que l’on recherche ; enfin, les arrêts de bus et les bus eux-mêmes ne sont pas dotés d’affichage clair. Résultat : on ignore où l’on est, où l’on va et où on descend. Soyez observateurs et surtout, surtout, ayez une connexion internet sur votre smartphone si possible. Google Maps nous a bien aidés pour situer les arrêts de bus. En revanche, il existe plusieurs navettes qui font le lien entre le centre-ville et l’aéroport et l’info se trouve facilement à l’aéroport même. Ouf.

• Les toilettes

J’ignore si cela est un hasard ou une réalité, mais à 3 reprises, nous avons trouvé des portes de WC non-verrouillables. J’ai même eu la malchance d’ouvrir une porte croyant la place libre, alors que ce n’était pas le cas… Pensez donc qu’une porte fermée (sans être verrouillée) cache peut-être quelqu’un derrière. Soyez accompagné(e) pour plus de sûreté.

• Les Italiens

Le cliché est là, oui, les Italiens ne sont pas sympathiques. Je parle là des Romains, notamment ceux qui sont en contact avec les touristes. Nous n’avons jamais été chaleureusement reçus dans les quelques restaurants ou cafés que nous avons fréquentés. Ils sont aussi très bruyants, sachez-le.

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Vous savez tout ! Globalement, Rome est une belle ville malgré ses défauts (l’organisation, c’est la clef !). Je vous conseille d’y aller un peu plus longtemps que 3 jours, car ça ne permet pas de prendre le temps d’admirer les choses. Choisissez peu de lieux de visite plutôt que 50 trucs à faire que vous ferez à toute vitesse sans les apprécier. Et mangez des pizzas !

Panthéon
Panthéon
Colisée
Colisée
Colisée
Colisée
Forum romain
Forum romain
Films·Spectacles

Bilan culturel de mars

Coucou !

Voici un deuxième rendez-vous culturel, puisque le bilan de février avait l’air de vous plaire (et il me convenait mieux à moi aussi). C’est parti pour le mois de mars !

Spectacles

Deux spectacles cette fois-ci ! Youpi !

une-bourgeois-gentilhommeD’abord, « Le Bourgeois Gentilhomme » de Molière, mis en scène par Camille Roy et joué par les apprentis du réseau AGEFA PME au Théâtre des Hauts de Seine. On connaissait l’une des comédiennes, c’est ce qui nous a fait connaître ce spectacle. Une adaptation à la sauce comédie musicale sous le signe de l’humour, vraiment très agréable ! Un petit Molière de temps en temps, ça ne fait jamais de mal.

la_framboise_frivoleEnsuite, la Framboise Frivole, toujours au Théâtre des Hauts de Seine. Je rêvais de voir le spectacle de ces deux Belges fantasques, et ce depuis des années. Enfin, j’ai réalisé ce petit rêve ! Deux musiciens et chanteurs très doués, l’un au piano, l’autre au violoncelle, s’amusent avec les mots et les notes. Ils passent des grands standards de la musique classique à la variété ou la pop : Chopin et Bach se transforment en Brel et Queen, le « Papa Pingouin » vient chatouiller le « Carnaval des Animaux » de Saint-Saëns, les jeux de mots, futés ou idiots, fusent à tout va. Et  cette réécriture du « Gorille » de Brassens ! Brillant ! On rit sans cesse, on chantonne, on applaudit… C’est un véritable spectacle vivant, où le public s’amuse avec les artistes. Léger, malin, ce Delicatissimo fut effectivement un délice tout en délicatesse. A voir si vous ne connaissez pas ces deux merveilleux musiciens-humoristes !

Cinéma

Encore trois films découverts en salle ce mois-ci, j’aurais aimé y aller un peu plus mais bon.

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D’abord, « Shaun le Mouton, le film », de Mark Burton et Richard Starzak. Il sort officiellement en salles le 1er avril mais j’ai été invitée à une soirée « Label UGC » (oui, j’ai la carte illimitée), qui consiste à vous projeter un film au titre tenu secret jusqu’à la projection, à l’issue duquel vous devez donner votre avis. Et c’était ce film là ce soir là ! Une comédie signée par les créateurs de « Wallace et Gromit » ou « Chicken Run », des valeurs sûres en animation. Résultat : un bon film à la fois mignon et rigolo, plein de bonnes idées et de jolies images. A voir en famille !

Ensuite, le film qui a fait polémique ce mois-ci,  « American Sniper », de Clint Eastwood avec Bradley Cooper. Une histoire assez fascinante, quoique très pro-américaine. J’aurais aimé un peu plus de subtilité, un regard un peu plus critique. Les méchants sont les Irakiens, les gentils Américains. Est-ce vraiment si simple…? Bradley Cooper livre tout de même une belle prestation.

Enfin, le dernier Tim Burton« Big Eyes », avec Amy Adams et Christoph Waltz. Un film vraiment intéressant, sur la paternité des œuvres et la naissance du féminisme. Deux acteurs fantastiques, et une mise en scène plus classique, qui plaira aux méfiants et perplexes du style habituel de Burton. Pas de bizarre ni de morbide dans ce film, si ce n’est les tableaux aux grands yeux.

Voilà pour ce mois. Allez, rendez-vous en avril !

Livres

La petite maison dans la prairie (t.1), Laura Ingalls Wilder

petite-maison-dans-la-prairie-1-laura-ingallsPourquoi ce livre ?

Il m’a été offert par Laura, du blog Aimer les Dimanches , lors d’un swap entre deux Laura ! Quelle belle couverture ! J’avais très envie de me le garder pour le printemps. Il y a quelques jours, Laura m’a proposé une lecture commune, puisqu’elle aussi dispose de ce roman. J’ai accepté avec plaisir !

De quoi ça parle ?

La petite maison dans la prairie est le premier tome d’une série de huit romans (semble-t-il), racontant l’histoire de son auteure : les aventures d’une famille de pionniers américains du XIXe siècle, traversant l’Amérique à bord d’un chariot. Dans ce tome-ci, la famille s’installe dans une prairie, dans laquelle elle va devoir tout inventer, tout construire…

Mon avis

Vous connaissez bien évidemment ce titre, popularisé par son adaptation en série télévisée durant les années 70-80. Personnellement, je n’avais jamais suivi les aventures de la famille Ingalls, ni par la série, ni par les romans. Je n’en connaissais donc que très peu de choses. Grâce à cela, j’ai commencé ma lecture sans a priori. Après quelques recherches, il semblerait que la série TV soit un peu culcul la praline et qu’elle soit bien différente des bouquins (pardon si ce n’est pas le cas).

Revenons à ce premier tome : outre la couverture conçue par Anaïs Massini, jolie et printanière, le texte m’a bien évidemment séduite ! Une écriture simple, sans fioritures, au présent simple, qui déconcerte un peu au début quand on n’est pas habituée aux romans jeunesse. Etant tout à fait adapté aux jeunes lecteurs, ce roman ne leur posera donc aucune difficulté. Je me suis ensuite laissée entraîner par les aventures de cette petite famille, s’établissant librement au milieu d’une prairie. On suit avec plaisir leur installation, leurs relations avec le voisinage, loups, autres pionniers ou Indiens. C’est un véritable voyage dans le temps et dans l’espace que nous propose Laura Ingalls : la jeune Amérique est là, sous nos yeux, verdoyante, sauvage, pleine de promesses. On se croirait dans la cabane en bois construite par le père, aux côtés des enfants.

Une très jolie balade sans grands rebondissements, mais qui fait chaud au cœur. On en redemande : la suite viendra rejoindre ma bibliothèque je pense, surtout dans cette belle édition colorée !

Merci Laura, de m’avoir offert ce beau roman ! Vous pouvez découvrir son avis sur son site Mille Vies en Une. blog

Livres

Le fantôme de l’Opéra, Gaston Leroux

Le fantôme de l'Opéra, Gaston Leroux, éditions MaxiLivresPourquoi ce livre ?

Voilà presque un an que ma copine A. insistait pour que je lise Le fantôme de l’Opéra, qui avait été un coup de cœur pour elle. Voyant que je ne prenais pas le taureau par les cornes et après avoir acheté le roman pour sa bibliothèque personnelle, elle me l’a gentiment prêté ! Il est enfin lu !

De quoi ça parle ?

On murmure dans les couloirs de l’Opéra Garnier qu’un fantôme aurait élu domicile en ces lieux… Meurtres et disparitions ne sont pas rares dans les environs. Bizarre ! Justement, voilà que la jeune cantatrice Christine Daaé se comporte mystérieusement : elle disparaît et fuit sans cesse le vicomte Raoul, fou d’amour pour elle. Courageux et résolu, il veut à tout prix savoir ce que cache la chanteuse. A ses dépends ! Car il va apprendre qui est vraiment le fantôme de l’Opéra et de quoi il est capable !

Mon avis

Avant tout, pardon pour cette photo amateure de la couverture de mon édition, que je ne trouve nulle part sur le web en qualité minimale. Je tenais toutefois à vous montrer l’édition dans laquelle j’ai lu cette histoire.

Le fantôme de l’Opéra… Une histoire mythique, un titre connu de tous, un personnage énigmatique… Un roman plein de promesses, donc, qui fait partie de la littérature française classique. Voilà sans doute pourquoi j’appréhendais cette lecture. Et le début m’a un peu déroutée : pas vraiment d’actions, mais plutôt un tableau de l’Opéra Garnier et de l’agitation provoquée par les rumeurs. C’est pourquoi j’ai mis du temps à me plonger dans l’histoire de ce fantôme, absent pendant une bonne moitié du livre. Cela manque de rythme et de suspense.

Heureusement, le style et l’humour de Gaston Leroux nous font toujours revenir au livre. J’avais adoré Le fauteuil hanté et j’ai ici retrouvé cette écriture si particulière. Car l’auteur joue sans cesse avec le lecteur, lui donne à lire de faux témoignages, étaye ses propos par de fausses preuves rocambolesques… tout en s’appuyant sur une légende sans réponse. Brouiller les pistes est un de ses talents. Avec une imagination débordante et un talent certain d’écrivain, il construit autour du mythe du fantôme de l’Opéra un roman fantastique très théâtral ! Rien d’étonnant à ce qu’il été adapté au théâtre, au cinéma et en comédie musicale, car il s’y prête parfaitement.

Une quatrième lecture de cet auteur, qui me confirme que j’aime décidément sa plume ! Le plaisir d’errer dans les sous-sols sombres de l’Opéra aux côtés des héros, l’apparition maligne et effrayante du Fantôme et le langage du 19e-début 20e donnent une saveur particulière à ce bouquin. Un classique à lire, sans aucun doute !

Livres

Avenue des Géants, Marc Dugain

avenue-des-geants-marc-dugainPourquoi ce livre ?

Rappelez-vous, il fait partie de mes derniers cadeaux de Noël !

De quoi ça parle ?

Inspiré d’une histoire vraie et d’un personnage réel, Avenue des Géants est le portrait d’Al Kenner, adolescent particulièrement intelligent (un QI supérieur à celui d’Einstein) et étonnamment grand (2,20 mètres). Entouré d’une famille de cinglés, il va commettre l’irréparable pour tenter de se défaire de ses démons : tuer en série.

Mon avis

C’est le premier Marc Dugain que je lis et je suis totalement bluffée. C’est un coup de maître que nous livre ici l’écrivain : l’histoire d’un meurtrier qui n’a rien de fou ou de morbide. C’est d’ailleurs lui qui raconte son histoire et on le comprend parfaitement. Très conscient et responsable, il ne commet pas ces actes à la manière d’un sauvage schizophrène. Il cherche simplement à s’extirper de sa vie misérable et de sa terrible famille : la mère, alcoolique et violente ; la grand-mère, aigrie ; le père, absent ; les sœurs, bêtes comme leurs pieds…

L’histoire commence avec un premier meurtre, qui va libérer Al Kenner et lui permettre de faire des rencontres inattendues. Mais ses démons le rattrapent. C’est à l’ascension du mal qui le bouffe que l’on assiste ici. Toujours avec intelligence. Avec clarté. Loin de toute vulgarité ou violence. Car l’auteur ne cherche pas à choquer son lecteur : il va plutôt lui permettre de voir le monde des années 60 à travers les yeux d’un jeune désemparé.

C’est un roman brillant, que je vous conseille à 100 % ! Haletant et passionnant, il se dévore en quelques jours malgré ses 420 pages et donne envie d’en savoir plus encore. A lire si vous aimez les personnages hors du commun !

Films·Spectacles

Bilan culturel de février

Bonjour à tous !

Merci aux nouveaux venus, vous avez été plusieurs à vous abonner au blog ces derniers temps et je vous en remercie. Comme promis, je remplace les Petits Bonheurs de la semaine par un bilan culturel mensuel, pour vous parler de mes sorties… culturelles (sans blague). Quand l’occasion se présentera, je pense vous parler aussi de restaurants et autres sorties un peu hors du commun.

C’est parti pour le mois de février !

Spectacles

francois-rollin-se-rebiffe-europeenUn seul spectacle ce mois-ci (quand on vit près de Paris, c’est assez dommage, mais bon). De l’humour ! « François Rollin se rebiffe » à L’Européen, une salle parisienne située près de la place de Clichy.

C’est suite à cette sortie que j’ai rédigé mon classement des salles de spectacle les moins confortables de Paris. Comme je l’ai dit, je n’ai pas vraiment profité du spectacle, à cause de la douleur causée par mon installation. La première fois que je voyais ça…

Concernant le spectacle en lui-même, sachez que François Rollin est un as de la formule et de l’humour absurde. La loufoquerie est à l’honneur dans cette rebiffade haute en couleurs : le Professeur répond à des courriers imaginaires, emplis de questions plus ou moins insolites : pourquoi appelle-t-on les raisins blancs « blancs » et les raisins noirs « noirs » ? Quels sont les ouvrages majeurs sur la perdrix ? Quel est le goût du paprika ? Il y répond bien sûr avec esprit et fantaisie, et le public se délecte. L’essentiel est là.

Il y donne aussi son avis sur des sujets plus sociaux, plus politiques : l’immigration, le racisme, l’homosexualité, l’islam… Des sujets moins drôles, plus sérieux, qui font de ce spectacle un ensemble équilibré.

Amateurs de Ionesco et autres auteurs absurdes, je vous conseille fortement de vous offrir cette soirée ! En revanche, allez-y en avance, pour être sûr de bien choisir vos places (placement libre, attention !).

Cinéma

Trois films au menu ce mois-ci, c’est plus que ce que j’espérais !

cine-fevrier2015D’abord, « Un village presque parfait » de Stéphane Meunier avec Didier Bourdon et Lorànt Deutsch. Une comédie française plutôt légère, qui traite plus ou moins de la désertification des médecins dans les campagnes. Ce remake d’un film canadien était l’occasion d’admirer de magnifiques images de Pyrénées, et rien que pour ça, c’était bien. L’histoire, quant à elle, reste assez classique et prévisible (un Parisien méprisant qui arrive dans un village à l’ancienne et va finir par changer). Un film du dimanche soir, comme on dit chez moi !

Ensuite, l’ultra-médiatisé « Imitation Game », de Morten Tyldum avec Benedict Cumberbatch et Keira Knightley. J’ai comme beaucoup de gens adoré ce biopic du mathématicien et cryptologue anglais Alan Turing. Passionnante et inédite, l’histoire de ce génie m’a touchée.

Enfin, le loufoque et génial « Kingsman, Services Secrets » de Matthew Vaughn, avec Colin Firth et Samuel L. Jackson. Mon coup de cœur ciné du mois ! Une parodie de James Bond, façon gentleman anglais  à la fougue Tarantinesque ! Le malicieux Colin Firth est un talentueux espion en quête d’un nouveau talent. Trash, hyper drôle, plein de surprises, ce film sort des sentiers battus et rebattus et fait beaucoup de bien !

Voilà pour ce mois. A dans quelques semaines pour un nouveau rendez-vous !

Blabla·Spectacles

Classement des salles de spectacle les moins confortables de Paris

Je crois qu’il est de mon devoir de grande, mais aussi de quasi-parisienne, de vous informer sur les salles de spectacle de Paris les moins confortables. D’abord parce qu’il est INCONCEVABLE et ODIEUX de faire payer un certain prix une place de spectacle qui vous tord le corps et vous inflige les pires crampes aux fessiers / des bleus aux genoux (au choix). Ensuite parce que mine de rien, non, ce n’est pas une chose rare. C’est même assez courant. Les théâtres parisiens sont légion, ils ont de l’allure, ils brillent de mille feux, ils ont connu les plus grands comédiens… mais ils sont horriblement inconfortables !

Mes critères de classement :

1. La place pour les jambes. Evidemment, être assis de manière tout à fait classique (avec les genoux au même niveau que le bassin, donc), est la moindre des choses.

2. Le dossier du siège. Que l’on ne ressorte pas avec une colonne vertébrale déplacée ou un torticolis.

3. Le niveau de température dans la salle. Rappelons que 60 cm² par personne, avec manteau, pull et écharpe, c’est déjà une façon de tenir chaud au public. Coupez le chauffage.

Je teste assez régulièrement des salles de théâtre à Paris, plutôt par hasard parce que j’y vais pour le spectacle plus que pour la salle. Je vous livre dès à présent mon classement des salles les moins confortables A EVITER A TOUT PRIX (sauf si on vous offre une place ou que vous connaissez personnellement un comédien/une comédienne).

Avant cela, je tiens à vous dire que la meilleure salle de tous les temps, selon moi, qui cumule tous les avantages, c’est le Palais des Congrès de Paris : vue dégagée, place assise correcte, confort… Enfin, on profite du spectacle ! Oui, c’est une salle moderne, donc plus facile à aménager qu’un petit théâtre parisien tout vieux, mais ça compte quand même beaucoup. Les petits théâtres n’ont qu’à supprimer des rangs et investir dans des sièges. Merdouille.

LE CLASSEMENT

Première Place
L’Européen

Eviter particulièrement les derniers rangs, et tous ceux sur les côtés. Soyez en avance si vous voulez écouter le spectacle avec attention et, donc, en profiter, car le placement est libre (enfer et damnation).

Je crois que là, ça y est, j’ai trouvé la perle rare ! Je ne croyais pas ça possible, mais une fois le siège déplié, il restait environ la longueur de ma main pour placer mes jambes. EST-CE NORMAL ?

siege-leuropeen-salle-paris
Notez le genou gauche s’immisçant dans l’espace vital du spectateur assis devant (il était parti) et l’invasion de l’espace vital du spectateur de droite par le genou droit. Tout en finesse.

Je me suis donc tenue les genoux pliés contre mon ventre, en mode « petite fille boudeuse », les bottes sur le bord du siège, les cuisses en apnée, les pieds enfourmillés, les fesses coincées… L’enfer.

Deuxième Place
Le Théâtre Antoine

C’est là aussi du très lourd. Cette fois encore, j’étais assise dans un balcon, au dernier rang. A éviter aussi. L’écrasement n’est pas loin. J’ai également cru mourir de chaud. Une nouvelle forme de torture. Rappelez-vous ma souffrance lors des Derniers jours de Stefan Zweig.

Troisième Place
Le Trianon

Il faut croire que les places du fond sont à éviter par tous les moyens, car c’est toujours là que je souffre le martyre. Le Trianon m’a aussi vendu du cauchemar, avec inconfort, place pour culs-de-jatte et fournaise volcanique. Je n’ai donc pas apprécié le concert que je venais écouter. Mission réussie ! Yeah !

Quatrième Place
Bobino

Bobino est à côté des autres une salle confortable (ah oui oui, carrément). Restons neutres toutefois, et précisons, malgré la bonne vue de la scène, que les places de l’orchestre sont destinées à vous broyer les genoux. Apportez des coques protectrices pour le roller, et tout ira comme sur des roulettes !

[Ce classement va probablement s’enrichir. Patience, patience.]