Livres

Vous descendez ?, Nick Hornby

vous-descendez_nick-hornbyPourquoi ce livre ?

L’autre jour, la bibliothèque du CE de mon boulot (vous suivez ?) vidait ses étagères en vendant les livres rarement empruntés à quelques centimes. J’ai jeté un œil et choisi ce roman, car j’étais intriguée depuis quelques temps par Nick Hornby. C’était l’occasion de découvrir l’auteur !

De quoi ça parle ?

La nuit du Nouvel An, à Londres, quatre personnages qui ne se connaissent pas se retrouvent en haut d’un immeuble… tous décidés à en finir avec la vie qui ne leur fait pas de cadeau. Une rencontre atypique qui va les lier et bousculer leurs projets…

Mon avis

Le thème du suicide ne m’avait pas particulièrement séduite, et pourtant, j’ai été happée par l’originalité du résumé et par une citation alléchante, indiquant que « le résultat est aussi inattendu qu’hilarant » ! Moi qui possède beaucoup de romans noirs, j’avais bien envie d’un bouquin rigolo ! Voilà pourquoi je n’ai pas tardé à me lancer dans cette histoire.

Alors, est-ce que j’ai ri ? Soyons francs, non. En revanche, j’ai souri à plusieurs reprises. Car il faut reconnaître que le premier talent de l’auteur, c’est son style ! Il m’a fait penser à Vous plaisantez, monsieur Tanner, de Jean-Paul Dubois (que j’avais adoré !). Grinçants, absurdes, les mots choisis rendent la situation plus drôle qu’elle ne l’est.

Les quatre anti-héros sont de touchantes caricatures : Martin, présentateur télé connu, qui a eu le malheur de coucher avec une mineure ; Maureen, mère célibataire d’un fils handicapé mental ; Jess, ado paranoïaque ; et JJ, musicien aux rêves brisés… On s’y attache assez rapidement, puisque chacun d’entre eux a la parole, dans des chapitres en alternance.

Malheureusement (oui, vous le sentiez venir), je me suis lassée de leurs conversations hautes en couleurs. Une fois la rencontre et les premiers bouleversements que cela induit passés, j’ai un peu décroché de l’histoire. J’avais envie qu’il se passe des aventures rocambolesques, elles mettaient du temps à arriver et étaient peu nombreuses.

C’est donc le style foufou de Nick Hornby qui m’a permis de terminer ce roman, puisque j’avais envie d’en finir. Il ne faut s’attendre à une histoire très rythmée : le centre de l’action, ce sont les quatre personnages principaux et leurs points de vue sur leurs vies. A tenter si vous aimez les écrivains loufoques et les protagonistes aux fortes personnalités !

Livres

Zombie, Waltch et Jon Lankry

zombie-makakaPourquoi ce livre ?

Je suis amatrice des « livres dont vous êtes le héros » depuis que je suis assez jeune. J’ai retrouvé le plaisir du livre ludique en 2014 avec Les Magiciens du Fer, de Cétrix et Yuio, qui m’avait particulièrement plu. Lorsque j’ai croisé cette nouvelle BD de la même collection en librairie, je n’ai pas hésité longtemps !

De quoi ça parle ?

Puisque le lecteur choisit son parcours, l’histoire diffère pour chacun. Toujours est-il qu’au départ, vous choisissez d’incarner un zombie ou une survivante. L’objectif ? Fuir la ville qui est contaminée, en faisant les bons choix et en empruntant les bons chemins… ou dévorer le plus de survivants possible !

Mon avis

Cette fois-ci, j’ai un peu moins apprécié les dessins : très « pointus » et aux couleurs plus ternes que Les Magiciens de Fer. En revanche, j’ai beaucoup aimé l’aventure ! J’ai choisi d’incarner Judy, la survivante qui va devoir échapper aux zombies envahissant la ville. J’ai notamment apprécié le fait que la surprise d’un tête-à-tête avec un zombie soit possible à chaque case, quand on s’y attend le moins, ou au contraire qu’il n’y ait personne dans une ruelle sombre que l’on vient d’emprunter.

Les zombies sont relativement faciles à combattre (par un système de points expliqués au début de la BD), même si arrivée à la fin, il ne me restait plus beaucoup de points de vie… C’est donc un bouquin assez divertissant qui joue à lui seul le rôle d’un jeu vidéo et d’un jeu de société : la surprise, le petit frisson, l’aventure, la stratégie. Mon seul reproche : les dessins, donc. Il faudra aussi que je me mette dans la peau du zombie, histoire de connaître un tout autre destin !

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Livres

Le monde de Gordon, Aurélie Daveine

monde-de-gordon_aurelie-daveinePourquoi ce livre ?

C’est Aurélie Daveine elle-même qui me l’a proposé ! Souvenez-vous : en 2012, elle m’avait déjà offert son précédent roman, La femme du Lac Rouge, en version numérique. J’avais bien apprécié ce thriller psychologique, c’est pourquoi j’ai immédiatement accepté sa nouvelle proposition. En papier, qui plus est ! Quelques jours après Noël, j’ai donc reçu Le monde de Gordon dans ma boîte aux lettres.

De quoi ça parle ?

Gordon, quarantenaire, a la particularité d’être schizophrène. Talentueux scénariste, il décide malgré sa maladie de réaliser son propre long-métrage. L’occasion pour lui de faire la connaissance de la jeune Bethany, la fille la plus populaire du lycée, qui se voit offrir le premier rôle du film. Pourtant si différents, ces deux personnages vont s’épauler et tenter de faire aboutir le projet…

Mon avis

C’est un roman que j’ai dévoré en quelques jours ! L’auteure a su m’embarquer dès le début. D’abord aux côtés de Gordon, si désemparé et seul, mais aussi si volontaire et motivé ! Ensuite avec le personnage de Bethany, a priori superficielle et finalement plus complexe qu’elle n’en a l’air. J’ai aimé ce couple atypique, que rien ne rapproche, si ce n’est la solitude.

La construction du roman m’a aussi convaincue : les chapitres alternent entre l’évolution du projet du film de Gordon et le scénario du film lui-même. On suit donc deux histoires, celle de Gordon et Bethany, et celle du film en construction, avec ses personnages et son intrigue fantastique. Petit à petit, les deux récits se mêlent et se rejoignent… On devient nous aussi un peu schizophrène.

Enfin, le style d’Aurélie Daveine, moderne et poétique à la fois, s’accorde parfaitement avec l’ambiance du roman. On est plongé dans le brouillard, le reste du monde semble fantomatique… Toutefois, la fin de l’histoire nous ramène aussitôt dans le réel. On a passé tant de temps dans la pénombre, les yeux mi-clos, que le retour à la réalité et à la lumière crue nous aveugle ! Directe, franche, brutale, c’est une fin qui secoue. Un peu trop rapide, peut-être, mais finalement, avec du recul, j’en suis satisfaite.

A lire si vous aimez les romans mystérieux, les personnages un peu paumés. Merci beaucoup Aurélie, pour ce joli cadeau (dédicacé !).

Livres

Paul dans le Nord, Michel Rabagliati

paul-dans-le-nord_michel-rabagliatiPourquoi ce livre ?

Depuis quelques années, j’achète et lis tous les « Paul » de Michel Rabagliati. J’aime beaucoup ce dessinateur québécois, auteur de toute une série de BD en noir et blanc qui retrace la vie et le quotidien de Paul au Québec. Ce tout nouvel épisode est sorti fin 2015 et je me suis empressée de me l’offrir.

De quoi ça parle ?

Cet opus se concentre sur l’adolescence de Paul, le héros de Michel Rabagliati : ses relations conflictuelles avec ses parents, ses envies d’ailleurs, ses histoires d’amitié et d’amour…

Mon avis

Comme pour les précédents tomes de la série des « Paul », je suis conquise ! Le dessin, toujours aussi rond et doux, nous embarque immédiatement au Québec, dans les coins enneigés et boisés du pays, aux côtés d’une famille bien d’là-bas. Parfois enfantin, le trait précis fait aussi naître de jolis paysages.

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L’histoire et le portrait adolescent de Paul, quant à eux, sont tout aussi séduisants. L’accent charismatique québécois est omniprésent, les personnages sont expressifs, attachants, complexes. Les questions que se pose Paul nous ont toutes traversé l’esprit, alors on se retrouve dans ce jeune homme en proie au doute, épris de liberté mais aussi un peu paresseux.

C’est toujours un bonheur de se plonger dans les histoires de Michel Rabagliati. Je ne peux que vous conseiller sa série « Paul », qui saura vous divertir et vous toucher au plus profond. Parfois drôle, parfois dramatique, la vie de Paul est tout simplement la vie que l’on a tous plus ou moins, avec l’exotisme du Québec en plus. Tentez !

Livres

Meurtres pour rédemption, Karine Giebel

meurtres-pour-redemption_karine-giebelPourquoi ce livre ?

C’est une bibliothécaire qui m’en avait parlé lorsque je faisais un stage auprès d’elle, et qui m’avait finalement donné son exemplaire perso. Elle avait adoré et me donnait son livre ? Ca me semblait assez fou pour la conservatrice de bouquins que je suis, mais j’ai accepté le cadeau avec plaisir.

De quoi ça parle ?

Marianne a vingt ans et elle est déjà condamnée à la prison à perpétuité, pour avoir violemment blessé… et tué, aussi. C’est son quotidien derrière les barreaux que l’on suit durant une grande partie du roman. La violence des mots, des gestes, les défis entre détenues, les vengeances des gardiens, les choix politiques, le chantage malsain… Un jour, on lui propose une offre : elle assassine et on lui offre une seconde vie. Un choix qui va bouleverser la vie de Marianne.

Mon avis

C’est ma dernière lecture de 2015 : elle fut sensationnelle. Bluffante. Les 985 pages (gloups !) se lisent sans problème. On est happé, séduit, intrigué par le quotidien de Marianne, qui s’avère dangereux et effrayant. Dans le si petit espace qu’offre une cellule de prison, il se passe beaucoup de choses injustes. La violence est omniprésente, comme exacerbée par la petitesse des lieux et l’étroite relation qu’entretiennent Marianne et ses gardiens.

L’héroïne, qui a la force et les faiblesses de Lisbeth Salander (personnage féminin charismatique de la trilogie Millénium), m’a immédiatement séduite. Je me suis attachée à cette jeune femme très rapidement et ç’en était fini de moi… J’ai souffert avec elle, savouré les rayons du soleil avec elle, espéré et déchanté avec elle… Même si nous n’avons aucun point commun, je me suis identifiée à Marianne. Bien joué Karine Giebel !

C’était mon premier roman de l’auteure et c’est décidé, je vais tous les lire ! Le style d’écriture, précis, froid, va droit au but. Cette plongée en enfer dans le quotidien des prisons françaises fait froid dans le dos… plus encore sous la plume de Karine Giebel, où tout est clair, net, efficace. Terrifiant.

La petite touche finale, ce fut les larmes aux yeux qui me sont apparues lorsque j’ai terminé le roman. Moi qui ne pleure jamais en lisant (et pourtant je suis une sensible), je n’ai pas pu résister à cette fin grandiose… inoubliable.

Un coup de cœur pour ce bouquin magistral ! Lancez-vous !

Livres

Charly 9, Jean Teulé

teule-charly-9Pourquoi ce livre ?

Vous le savez, Jean Teulé fait partie de mes auteurs préférés. J’ai donc comme objectif de lire tous ses romans. J’avais trouvé celui-ci en broché à 1€ en occasion chez Book-Off à Paris, il dormait depuis sur une étagère, jusqu’à ce que j’ai envie de le dévorer récemment !

De quoi ça parle ?

Charles IX, jeune roi de France, ordonne le massacre de la Saint-Barthélemy, sous la pression de sa mère. Une extermination des Protestants qui s’étend à toute la France et devient incontrôlable… Le jeune homme ne s’en remet pas et sombre peu à peu dans la folie.

Mon avis

C’est encore une fois du Teulé tout craché. L’ordonnance du massacre au début du livre est un coup de maître de l’auteur : en quelques pages, à travers un dialogue redoutable, on comprend tout. Charles IX devient Charly 9. Il ne résiste pas aux demandes insistantes de ses proches et ordonne le massacre des Protestants. C’est un jeune roi transformé que l’on retrouve dans les pages suivantes : le voilà qui décapite les animaux et s’en fait des vêtements, il torture les oiseaux, chasse le cerf dans les couloirs du Louvre, distribue du muguet pour nourrir et porter bonheur aux Parisiens affamés, en ignorant que la plante est toxique, remplit les caisses du royaume avec de la fausse monnaie…

Le portrait de Charly 9 est à la fois drôle, touchant et terrifiant. Les mots de Teulé, crus, précis, modernes, entourés d’une ponctuation mouvementée, font de ce roi incompris et cruel un homme perdu, manipulé, qui redevient sauvage pour oublier ce qu’il a pu commettre.

C’est un roman vraiment fascinant qui se savoure et se découvre très rapidement, grâce à ses nombreux dialogues. Teulé maîtrise incontestablement l’écriture. Une fois de plus, il met en scène un personnage hors du commun avec un vocabulaire très riche et un sens de la formule. J’adore !

Livres

Le journal de mon père, Jirô Taniguchi

taniguchi-journal-de-mon-perePourquoi ce livre ?

Hajar en avait très bien parlé dans l’une de ses vidéos, et elle m’avait donné envie de découvrir cet auteur et cette bande-dessinée en particulier. Lorsque je l’ai vue l’autre jour à la médiathèque du CE au boulot, je l’ai empruntée avec joie !

De quoi ça parle ?

Yoichi vient de perdre son père, avec qui il avait perdu contact. Il quitte Tokyo et rejoint sa famille à Tottori, sa vie natale, pour assister aux funérailles. L’occasion de renouer avec son passé et l’histoire de ses parents.

Mon avis

Je suis bluffée, conquise, admirative. TOUT m’a plu. C’est une bande-dessinée sublime, aussi bien au niveau du dessin que de l’histoire. En nous parlant de la famille et du passé, Taniguchi propose une histoire universelle, qui peut toucher tout le monde. Ce retour aux sources et ces révélations sur un père discret humanisent beaucoup les personnages. On croirait un documentaire. Plusieurs fois, je me suis demandé si c’était une autobiographie. On comprend à la fois le narrateur Yoichi, qui s’est senti incompris toute sa vie par sa famille, mais aussi ce père acharné au travail, qui donnait finalement beaucoup pour ses proches sans leur faire savoir.

Les dessins sont aussi magnifiques. Moi qui ne suis pas une grande fan des dessins japonais type mangas, j’ai été touchée par ceux de Taniguchi, qui sont plein de poésie et de douceur. On voyage avec lui au Japon, on fait connaissance avec les personnages, on s’habitue à leur rythme de vie, leurs coutumes, leurs habitudes. Le trait est délicat, respectueux. On sent un dessinateur précis, calme, qui raconte quelque chose dans chaque case.

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Je crois que je finirai par m’acheter cette BD, tant je la trouve splendide. J’ai maintenant envie de découvrir toutes les autres bandes-dessinées de Taniguchi. Laissez-vous tenter par cette magnifique histoire, qui vous touche le cœur et vous plonge un instant dans un Japon apaisé, aux côtés d’un personnage plein de nostalgie… A lire !

Livres

Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy

kennedy-charmes-discrets-de-la-vie-conjugalePourquoi ce livre ?

Il y a deux ans, j’avais plutôt apprécié Une relation dangereuse, un autre roman de l’auteur. J’avais donc demandé conseil sur Twitter pour découvrir d’autres histoires de Kennedy, et l’on m’avait suggéré Les Charmes discrets de la vie conjugale. Il a rejoint ma bibliothèque à Noël 2014.

De quoi ça parle ?

Etats-Unis, années 70. Hannah est une jeune femme comblée : elle a eu ce qu’elle désirait en se mariant et en devenant mère jeune. Pourtant, la vie de famille bien rangée commence à l’ennuyer. Un soir, alors qu’elle est sans son mari Dan, elle tombe dans les bras de Tobias Judson, un ami de son père recherché par la police, et l’aide à fuir l’Amérique. Un acte qui reste secret et n’empêche finalement pas Hannah de continuer à vivre sagement. Jusqu’en 2003, où cette histoire est révélée publiquement et bouleverse la vie de l’héroïne.

Mon avis

J’attendais beaucoup de ce roman, car je pensais y retrouver le suspense qui avait rythmé ma lecture d’Une relation dangereuse. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Découpé en deux parties (années 70 / 2003), le roman m’a paru très long, trop sans doute. Ces 600 pages contiennent de nombreux passages à vide, durant lesquels il ne se passe pas grand chose. L’auteur fait le focus sur des détails qui n’auront aucune incidence sur la suite et qui alourdissent considérablement l’intrigue.

Hannah, quant à elle, m’a paru mièvre et sans intérêt. Pourtant entourée de parents politiquement engagés, elle n’a aucun esprit rebelle et se complait dans sa vie de mère et d’épouse, alors qu’elle avoue s’y ennuyer. Accompagnée d’un mari absent et indifférent puis plus tard d’enfants dédaigneux, elle prend conscience de ses droits de femme à la toute fin du roman. J’aurais aimé qu’elle prenne sa vie en main un peu plus tôt…

Heureusement, l’événement qui va venir bouleverser sa vie apporte un peu de piquant à l’histoire. On tourne à nouveau les pages avec plaisir et attention. Mais cela ne dure pas… C’est donc un roman à la construction très inégale, qui a au moins la cohérence d’être en adéquation avec la vie d’Hannah. Rien, rien, rien, un pic d’adrénaline, rien, rien, un pic d’adrénaline. Pof, c’est fini. La fin, trop rapide, aurait mérité plus de subtilité.

Passez votre chemin pour ce bouquin trop long, qui a un goût de trop peu et s’oubliera bien vite.

Livres

L’armée furieuse, Fred Vargas

larmee-furieuse_fred-vargasPourquoi ce livre ?

J’avais depuis longtemps envie de lire ce « classique » de Fred Vargas. Il a rejoint mes étagères à Noël 2014 et je viens enfin de le découvrir !

De quoi ça parle ?

Alors qu’il planche déjà sur plusieurs enquêtes policières, le commissaire Adamberg est abordé par Mme Vendermot. La femme, tout droit sortie d’Ordebec, en Normandie, lui explique que la disparition d’un dénommé Herbier coïncide avec l’apparition de l’Armée Furieuse. Selon la légende, toute personne vue auprès de la Mesnie Hellequin, cette armée de fantômes, est condamnée à mourir peu de temps après. Intrigué, Adamsberg va s’installer à Ordebec pour démêler le vrai du faux.

Mon avis

Génial ! Au début de ma lecture, j’étais assez sceptique, ne comprenant pas quelle direction prenait le roman. En effet, le commissaire Adamsberg s’intéresse à différentes enquêtes qui n’ont rien à voir entre elles. On se demande donc comment l’histoire va démarrer pendant quelques pages. Heureusement, l’arrivée de Mme Vendermot et la curiosité piquée du policier nous mène tout droit à Ordebec, un petit village normand qui renferme beaucoup de secrets. Enfin, j’étais conquise !

S’appuyant sur une légende européenne, le roman propose une enquête policière très originale : les supposés morts ne sont pas encore morts, il faut donc comprendre pourquoi ils vont mourir, et empêcher les meurtres. Etonnant, non ? Le personnage d’Adamsberg, très complexe, apporte beaucoup à cette enquête hors du commun. Il a un petit quelque chose de Sherlock Holmes, mystérieux, distant, intelligent, malin, imprévisible. Entouré d’une équipe de policiers aux personnalités bien distinctes, l’homme parvient à résoudre le problème d’une manière tout à fait inattendue, attentif aux moindres détails, même les plus insignifiants. Je n’ai jamais deviné la fin, même si je l’ai cru plusieurs fois.

Quant à l’écriture… que dire, si ce n’est qu’elle est parfaite ? Le drame et le suspense côtoient l’humour et la légèreté. L’auteure maîtrise parfaitement sa plume, malgré une histoire compliquée, dans laquelle s’entremêlent plusieurs enquêtes. On n’est jamais perdus, à la fois intrigués par l’histoire, amusés par les mots. C’est une réussite !

A lire si vous avez envie d’un bon roman policier parfaitement écrit, qui change des enquêtes ordinaires et qui vous fera l’effet d’une belle parenthèse.

Livres

Le Nao de Brown, Glyn Dillon

le-nao-de-brown-dillonPourquoi ce livre ?

Il y a un certain temps, j’avais vu la chronique vidéo de Pénélope Bagieu sur Madmoizelle.com, et la dessinatrice m’avait donné très envie de lire cette BD. Pourtant, je n’avais jamais réussi à l’acheter, ayant peur d’être déçue. Je l’ai aperçue l’autre jour à la bibliothèque du CE du boulot : je me suis empressée de l’emprunter ! C’était l’occasion ou jamais de savoir si cette histoire était faite pour moi.

De quoi ça parle ?

Cette BD fait le portrait de Nao, une jeune femme d’apparence tout à fait normale, mais qui est en fait victime d’un TOC inhabituel : elle a régulièrement des pulsions meurtrières lorsqu’elle est en présence de personnes plus faibles qu’elle, et s’imagine les tuant avec violence. Elle va devoir apprendre à vivre avec ce mal-être si elle veut s’épanouir au travail et en amour…

Mon avis

le-nao-de-brown-dillon_plancheTous les avis sont dithyrambiques sur la toile et les dessins font l’unanimité. J’ai envie de dire « pas de bol Jean-Paul », je n’ai pas été convaincue… Finalement, le petit quelque chose qui m’a empêché d’acheter cette BD était fondé ! D’abord, je m’attendais à de fabuleux dessins, j’espérais être subjuguée par la beauté des aquarelles… Raté. L’ensemble m’a plutôt semblé vieillot, sans charme. Pour voir de magnifiques dessins, je vous conseille Tout est possible mais rien n’est sûr de Lucile Gomez.

Quant à l’histoire… Je l’ai trouvée compliquée, étrangement mis en scène. J’étais rapidement perdue dès le début de ma lecture, et je n’avais pas forcément envie de continuer. L’héroïne fait régulièrement référence à des éléments de son passé (son ex, son ami qui vient de l’embaucher…) mais on n’a aucun contexte. Elle est aussi passionnée par la pop-culture japonaise, un univers que je ne connais pas du tout et que j’aurais pu découvrir par cette bande-dessinée… Malheureusement, l’auteur fait comme si l’on s’y connaissait : résultat, j’étais perdue et finalement inintéressée.

Je n’ai pas été séduite ou touchée par les personnages, qui m’ont semblé froids et distants tout le long de l’histoire. Je ne vous conseille donc pas cette BD, sauf si vous êtes connaisseur dans le domaine ou que vous appréciez les œuvres un peu plus « exigeantes ». Tant pis pour cette fois !