Blabla

The Versatile Blogger Award

versatile_blogger_award_logoIl était temps que j’écrive cet article dédié au Versatile Blogger Award que m’ont remis Dzahell et La Critiquante, deux blogueuses littéraires que je lis régulièrement. Je vous remercie toutes deux d’avoir pensé à moi, c’est une gentille attention. Surtout qu’en ce moment, le blog est beaucoup moins lu, et j’écris moins souvent, ce qui crée un véritable cercle vicieux… Me savoir lue me réconforte donc un peu.

Alors, qu’est-ce que c’est que ce Versatile Blogger Award ? Je dois tout simplement vous révéler 7 petites choses sur moi, avant de nommer d’autres blogs pour qui j’ai de l’affection. C’est parti !

1. Je suis maniaque du rangement. Tout doit être en ordre, bien organisé, évident, logique. Autant vous dire que dans mon studio de 22 m², je passe mon temps à ranger, car chaque petite chose déplacée donne une impression de bazar. Un trait de caractère qui a tendance à énerver les autres, même si au fond, c’est une bonne chose de ranger (non ?) !

2. Je suis attirée par le Québec. C’est ainsi, rien ne l’explique. J’ai donc lu un guide de voyage sur Montréal, m’imaginant déambuler dans les rues à la recherche d’un restaurant ou d’un hôtel. J’écoute Les Cowboys Fringants mais aussi Lynda Lemay et son accent si charmant. J’adore la série québécoise Catherine. J’aime très fort les bandes-dessinées de Michel Rabagliati.

3. Je suis une grande chose. Grande du genre 1m78 de haut (je tiens à mes 2 centimètres en dessous de 1,80 m.). Certes, avoir de la hauteur est parfois pratique, notamment dans les concerts. Mais pitié, n’enviez pas les grands, car ils ont beaucoup de problèmes : les places dans les transports sont toujours trop petites (genoux en miettes) ; les salles de spectacle (surtout les parisiennes) donnent envie de mourir ; les pantalons pour grandes jambes et les manteaux pour grands bras n’existent presque pas ; les chaussures pour grands pieds sont horriblement chères…

4. J’ai une orchidée âgée de 5 ans qui n’a fleurit qu’une fois dans sa vie. Il ne s’agit en fait que d’un amas de feuilles vertes, qui meurent et repoussent à l’infini, sans jamais révéler de jolies fleurs fragiles. Je suis tombée sur LA plante gréviste, quoi !

5. Je joue de la guitare. J’ai une formation classique à l’origine, suivie dans une école de musique pendant 6 ans. Puis j’ai dévié vers la chanson, en reprenant des titres connus ou en en écrivant moi-même. Attention, je ne suis pas une compositrice, mon truc à moi, ce sont les mots. Niveau accords, je ne recherche donc pas la difficulté.

6. Si je devais retenir UN livre qui m’a vraiment surprise, effrayée et marquée à vie, ce serait “La nuit du chasseur” de Davis Grubb. Royal.

7. Je suis une fille de l’océan et vivre à Paris fut une véritable épreuve pour moi (et l’est encore parfois aujourd’hui). C’est pour mes études et pour ma vie de couple que je me suis pointée à la capitale, mais mon cœur reste bel et bien rochelais. Qu’on ne m’appelle pas Parisienne !

Maintenant que vous savez cela sur moi, je propose aux blogueuses suivantes de raconter un peu leur vie :

– Aniouchka, Le Petit Monde d’Aniouchka
– Laura, Ca sera comment, dis ?
– Kimysmile, By Kimysmile
– Iluze, Chez Iluze
– Margaud, Les Histoires de Margaud
– Madimado, Madimado’s Blog
– LiliGalipette, Des galipettes entre les lignes
– Miss Alfie, Miss Alfie Croqueuse de Livres
– Alison, La Fabrique Eclectique
– Nelly, Pincée de Fantaisie
– Alice, Plus un zeste !
– Grigrigredin, C’est tout vu, tout lu ?
– Mylou, I Faut lire !
– Estelle, Lire, relire, ne pas lire…
– Mélanie, Lis-moi si tu veux !

Je lis bien d’autres blogs encore, mais le Versatile Blogger Award a déjà beaucoup été distribué. Merci à vous tous !

Livres

Une place à prendre, J. K. Rowling

UnePlaceAPrendre-RowlingPourquoi ce livre ?

Je l’ai reçu en cadeau d’anniversaire, après lui avoir fait les yeux doux. Il faut dire que J. K. Rowling a bercé mon adolescence avec la série des Harry Potter, et j’avais hâte de découvrir ce qu’elle avait concocté de nouveau.

De quoi ça parle ?

L’histoire commence avec la mort de Barry Fairbrother, un notable de la petite ville de Pagford. Son siège au Conseil est désormais à prendre… Les guéguerres politiques, les ragots et les humiliations vont alors bon train. Débute un portrait noir et précis d’une commune tranquille, en apparence seulement.

Mon avis

J. K. Rowling prouve, avec cette nouvelle histoire bien éloignée du monde fantastique d’Harry Potter, qu’elle a un talent d’écrivain. Elle sait inventer et raconter, c’est indéniable. Dès les premiers chapitres, on sent que l’auteur a imaginé la ville de Pagford dans les moindres détails : elle décrit les rues et l’agencement des maisons et des quartiers comme si une maquette se trouvait sous ses yeux. Les différentes familles sont elles aussi très travaillées : chaque personnage a un passé propre, un secret, une histoire à nous raconter. Ils n’incarnent ni le bien ni le mal. Ce sont avant tout des humains, avec leurs qualités et leurs travers. Bien que difficile à suivre dans les 200 premières pages (il m’a fallu faire un organigramme pour savoir qui était lié à qui), cette profusion de détails et d’éléments permet au lecteur d’immédiatement s’attacher aux personnages.

Une fois que le petit monde de Pagford est entièrement dessiné, Rowling se lance dans plusieurs intrigues. Une intrigue politique, d’abord, rythmée par les messages anonymes postés sur Internet qui accuse à tour de rôle tous les candidats de tel ou tel méfait ; une intrigue sociale ensuite, qui dresse le portrait d’individus en proie à la prostitution, au viol, à la drogue, à l’isolement, au mal-être. Ce méli-mélo, qui nous permet de suivre les destins de chaque personnage, passionne et happe le lecteur. On se sent concerné : on aimerait venir en aide à Sukhvinder, bouc-émissaire du lycée ; soutenir Krystal, jeune fille violente prête à tout pour échapper à sa famille ; épauler Samantha, mère de famille au bord de la crise de nerfs.

J’ai donc été conquise par ce pavé de 680 pages. On y retrouve l’écriture précise et le ton sarcastique de Rowling. La fin, surprenante et terrible, conclut parfaitement le récit. Une très belle lecture que je ne voulais pas quitter, en somme !

organigramme-persos-rowling

Organigramme des personnages d’Une place à prendre – incomplet

ROWLING J. K., Une place à prendre, éditions Grasset, 2012, traduit par Pierre Demarty, 680 pages

Musique et concerts

Les Cowboys Fringants : qui veut du joyeux Québécois ?


CowboysFringantsJe ne saurais vous expliquer pourquoi, mais hier soir, subitement, j’ai eu envie d’écouter
Les Cowboys Fringants. Je suis maintenant ce groupe québécois depuis belle lurette, en fait depuis l’album intitulé “Break Syndical” qui date de 2002, que m’avait fait découvrir une copine de camp de vacances. Il était donc temps que je vous en parle ici !

Alors, de quelle musique s’agit-il, me direz-vous ! Un peu folk, un peu rock, un peu country, la musique des Cowboys est assez variée pour que l’on soit sans cesse surpris. Souvent très rythmée et dansante, elle peut aussi être douce et nostalgique. Les guitares habillent chaque chanson quand le violon illumine les mélodies. Parfaitement menée, la musique accompagne des paroles engagées, en faveur du Québec et de l’environnement, mais aussi des paroles romantiques, des textes d’amoureux, des déclarations.

Karl Tremblay (le deuxième homme sur la photo) est le principal chanteur du groupe. Sa voix douce et son accent québécois sauront sans aucun doute vous charmer ! Quant aux magnifiques textes de certaines chansons, on les doit au talentueux Jean-François Pauzé (le premier homme sur la photo).

Si vous ne connaissez pas encore Les Cowboys Fringants, je vous conseille deux albums : “L’expédition” et “La Grand Messe”. Le dernier en date me semble un peu en-dessous de ceux-là, mais peut-être est-ce parce que je ne l’ai pas autant écouté.

Oui, mais alors, quelles chansons, hein !? Selon moi, les chansons phares sont les suivantes :

– Ti-Cul : l’histoire d’un jeune mec qui veut vivre ses rêves et non pas suivre l’avis des autres. Yeah !

– Les étoiles filantes : une sublime chanson sur le temps qui passe. Larmichette.

– Chêne et Roseau : une petite fable à la La Fontaine. La sagesse.

– Monsieur : mais qui est donc l’Homme Politique ? Les Cowboys nous le raconte.

– Toune d’automne : une ballade nostalgique spéciale Cowboys.

– La Manifestation : portrait de manifestants.

Si vous êtes bon Français et ne comprenez pas toutes les paroles, c’est normal, c’est du québécois. Les expressions et les termes bien d’chez eux ont parfois du mal à se comprendre à l’oreille mais on s’y fait, promis ! On finit même par adorer ça ! Une fois que vous aurez écouté un peu de ces tubes (oui oui), tentez, pourquoi pas, un p’tit concert.

Je me souviens les avoir vus au Zénith de Paris il y a quelques années et j’avais trouvé ce spectacle tout simplement magique. J’ai encore en souvenir l’interprétation des “Etoiles filantes”, avec un public illuminé par des milliers de flammes de briquets. Nous étions tous en osmose avec la musique, c’était parfait !

Vous avez envie de vous défouler, puis de tomber amoureux(se), puis de vous rappeler du bon vieux temps, puis de critiquer un peu, puis de penser aux gens que vous aimez ? Pour l’ambiance, pas d’hésitation, mettez Les Cowboys Fringants !

Livres

L’alchimiste, Paulo Coelho

lalchimiste-coelhoPourquoi ce livre ?

Je ne sais plus quand ni par qui j’avais entendu parler de ce roman sur Twitter, qui semblait apaisant et passionnant. Je me le suis donc offert il y a quelques mois mais n’ai commencé sa lecture que la semaine dernière.

De quoi ça parle ?

L’alchimiste raconte l’histoire de Santiago, un jeune berger espagnol. Un jour, il rencontre dans un petit village un vieux monsieur très étrange et lui raconte un de ses rêves, dans lequel il trouve un fabuleux trésor au pied des Pyramides d’Egypte. Le vieux le pousse alors à partir à la recherche de ce trésor. C’est ainsi que Santiago prend la mer, arrive au Maroc, et débute ainsi son aventure.

Mon avis

L’alchimiste n’est pas vraiment un roman. C’est un texte philosophique et initiatique qu’il ne faut pas prendre au pied de la lettre. On risquerait sinon de prendre l’auteur pour un fou adepte des substances illicites, notamment lorsqu’il fait converser le héros avec le Vent, le Soleil et Dieu lui-même. Une fois que l’on a compris cela, on peut se plonger sans problème dans cet univers épuré.

Santiago n’est qu’en fait qu’un élève, un disciple. Il suit les conseils du vieux rencontré au début du roman, et se laisse porter par ce qui l’entoure. Il se fait piéger par un voleur ? C’était écrit. Il aide un marchand de cristaux durant un an ? Que ce soit ainsi. Le trésor attendra. De cette manière, les rencontres et les choix qu’il fait orientent son destin.

Tous ces petits évènements, qu’il appelle signes, le mènent à l’Alchimiste, donc. Loin d’être un personnage clef de ce livre (comme le sous-entend le titre), ce dernier n’est qu’une rencontre de plus (selon moi). C’est celui qui aidera Santiago à trouver ce qu’il cherche, en lui apprenant à faire confiance au reste du monde, aux éléments terrestres et au destin.

Pas de suspense fou furieux, de rebondissements haletants ou d’évènements transcendants dans ce roman, donc. Il s’agit plutôt d’un conte philosophique, qui fait réfléchir le lecteur sur ce que l’on veut vraiment, sur les façons d’atteindre son but, sur sa véritable destinée. Une façon de réveiller la part de rêve qui vit en chacun de nous. A lire !

COELHO Paulo, L’alchimiste, éditions J’ai Lu,  2010 (1994 pour la première publication française, 1988 pour l’originale), traduit du portugais par Jean Orecchioni, 191 pages

Livres

La planète des singes, Pierre Boulle

laplanetedessinges-pierreboullePourquoi ce livre ?

Ce classique de science-fiction ayant inspiré de nombreux films, je me devais de le découvrir. Il y a quelques mois, je me le suis donc offert, tout simplement !

De quoi ça parle ?

L’histoire se passe en 2500. Trois hommes embarquent dans un vaisseau spatial dans le but d’atteindre l’étoile Bételgeuse, autour de laquelle gravite une planète étonnamment ressemblante à la Terre. Ils la baptisent Soror et s’y posent, afin de l’explorer. Quelle n’est pas leur surprise lorsqu’ils découvrent qu’ici, les hommes ne sont que des animaux sauvages et les singes des êtres intelligents. Les premiers obéissent et servent aux expériences scientifiques des seconds. Dans ces conditions, difficile d’être crédible aux yeux des singes lorsque l’on est un humain…

Mon avis

Ce roman culte, écrit en 1963 par l’écrivain français Pierre Boulle, m’a immédiatement semblé en avance sur son temps. L’écriture moderne, les expressions et termes utilisés n’ont rien de vieillot. Le livre pourrait faire partie de la rentrée littéraire 2013 que l’on n’y verrait que du feu. Le thème abordé, ensuite. Une planète dirigée par les singes, sur laquelle sont asservis les humains quand ils ne se cachent pas dans la forêt, voilà une idée géniale qui provoque toute sorte de questionnements : d’abord, cela est-il possible ? Comment cela peut arriver ? L’homme tout-puissant pourra-t-il un jour revenir à l’état sauvage ? La nature aura-t-elle raison de lui ?

affiche_planetesingesoriginesIntelligent et facile à lire, ce superbe roman fait naître chez le lecteur plusieurs sentiments : la curiosité, mais aussi la crainte et puis l’effroi. Comme Ulysse Mérou, le personnage principal qui s’exprime à la première personne, on a d’abord du mal à y croire. Les hommes nus, en cage, poussant des cris craintifs ? Les chimpanzés, érudits, aux côtés des orangs-outans et autres gorilles, dictant leurs lois, fondant des familles ? Mais que se passe-t-il !? Une fois l’idée acceptée, une nouvelle question apparaît : comment le héros va-t-il s’échapper de cette planète ? Va-t-il réussir à démontrer que lui n’est pas sauvage comme les autres humains, qu’il sait réfléchir, parler, fabriquer, penser ?

Amateurs de science-fiction, lecteurs curieux, cinéphiles avertis, ce petit livre aux chapitres courts est fait pour vous ! Je l’avoue, c’est pour moi un coup de cœur – ça y est, l’expression est lâchée. Cette idée simple, qui est d’inverser les hommes et les singes, m’a fascinée du début à la fin. Le dernier chapitre, d’ailleurs, apparaît comme un feu d’artifice.

Il me reste un vague souvenir de l’adaptation cinématographique de 1967, avec Charlton Heston. Et je n’ai jamais vu celle de Tim Burton. En revanche, j’ai beaucoup aimé le film le plus récent avec James Franco, intitulé “La planète des singes – Les origines”, expliquant comment le singe pourrait petit à petit prendre l’ascendant sur l’homme. Je crois d’ailleurs que c’est ce film qui m’a donné envie de lire le roman d’origine. Je vous le conseille aussi, une fois que vous aurez lu le roman !

BOULLE Pierre, La planète des singes, éditions Pocket Jeunesse, 2004 (1963 pour la version originale), 224 pages

Livres

Le livre sans nom, Anonyme

lelivresansnomPourquoi ce livre ?

Le titre et la quatrième de couverture m’ayant interpellée, je me suis fait un plaisir de me l’offrir il y a quelques mois.

De quoi ça parle ?

Le résumé laisse entendre qu’un serial killer assassine tous ceux qui ont le malheur de lire le livre sans nom, un livre énigmatique, sans nom et sans auteur. Ayant maintenant lu ce roman intégralement, je préfère vous prévenir : le livre sans nom a finalement assez peu d’importance dans ce récit. L’histoire se déroule à Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud où sont réunis des malfaiteurs, bandits et tueurs en tout genre. Tous n’ont qu’une obsession : détenir l’Œil de la Lune, une pierre bleue aux propriétés magiques qui rendrait immortel. Le bijou va alors passer de main en main…

Mon avis

Le livre sans nom porte mal son nom. Il aurait du s’appeler “L’Œil de la Lune”, car c’est avant tout de ce bijou de grande valeur dont il s’agit. Tous les personnages se l’arrachent : le tueur à gages Jefe souhaite le vendre à prix d’or, les moines d’Hubal ont pour mission de le ramener sur leur île, le bandit El Santino en a besoin pour délivrer les forces du mal… Par un concours de circonstances, c’est en fait Dante et Kacy, un petit couple sans histoires, qui parviennent à le récupérer.

Difficile de raconter l’histoire de ce roman sans faire de révélations. Les péripéties sont nombreuses et surviennent à chaque chapitre. On suit parallèlement une bonne dizaine de personnages, qui se croisent, se défient ou s’ignorent, mais ont tous un lien avec la fameuse pierre bleue. Les uns la recherchent, les autres la fuient, d’autres encore enquêtent… Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il est facile de démêler tous ces points de vue, car l’écriture est parfaitement maîtrisée.

Le style cinématographique facilite cette lecture facile : à la manière d’un film de Tarantino, les gestes sont précisément décrits, l’humour est omniprésent, les dialogues vont à l’essentiel et les massacres sont digne de ce nom. Malgré cela, le mystère demeure jusqu’aux derniers chapitres. Et quelles révélations ! L’auteur anonyme sait donc quelles ficelles tirer et à quel moment.

Malgré tout cela, Le livre sans nom est resté quelques temps sur ma table de nuit. Manquait-il un peu de suspense pour que j’ai plus souvent envie de le lire ? Ou était-ce dû aux vacances, période de vadrouille étonnamment non-propice à de longues lectures ? Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas traîner ce roman sur plusieurs semaines. Terminer les 150 dernières pages d’une traite fut bien plus agréable que lire le reste du livre petit à petit, chapitre par chapitre.

Loin d’être sérieux, ce polar rock ’n roll (comme le dit la quatrième) fait la part belle à l’humour noir. A la fois roman policier, récit fantastique et scénario de cinéma, Le livre sans nom ravira les lecteurs en quête d’une histoire originale !

Informations complémentaires

Haan ! Alors que je m’apprête à publier cette chronique, j’apprends que Le livre sans nom est le premier tome d’une série de 4 romans et, devinez quoi,  le deuxième s’appelle L’Œil de la Lune. Plus d’infos par ici.

Autre info : les droits cinématographiques du premier tome ont été achetés en 2010. On verra donc bientôt ce roman adapté sur nos écrans !

Anonyme, Le livre sans nom, éditions Le Livre de Poche, 2011 (2010 aux éditions Sonatine), traduit par Diniz Galhos, 509 pages

Expositions et visites

Les tours de Notre-Dame-de-Paris

2013_08_06 006Vivre près de Paris et ne jamais avoir franchi les portes de Notre-Dame ou gravi les escaliers des tours de la cathédrale est une aberration, nous sommes tous d’accord. Plus encore lorsque l’accès est gratuit pour les moins de 25 ans et qu’effectivement, on n’a pas encore atteint cet âge-là. Pourtant, hier encore, je faisais partie de ceux qui, tout simplement, ne prennent pas le temps. Mais aujourd’hui, je fais partie de ceux ravis de l’avoir pris pour découvrir les joyaux de notre capitale.

L’accès aux tours se faisant à partir de 10h, mon amie M. et moi avons intégré la file d’attente (déjà formée) à 9h30. Immobilité, ennui et impatience furent évidemment au rendez-vous, jusqu’à 10h40, heure à laquelle nous pûmes accéder, ENFIN, à l’escalier sans fin de Notre Dame. La montée des marches ne m’a pas semblée insurmontable, même si, arrivée en haut, ma tête tournait légèrement, perturbée par cet escalier en colimaçon de 422 marches.

C’est en levant les yeux que j’ai compris que faire la queue pendant plus d’une heure en bas valait définitivement le coup ! La vue, dégagée et sublime, donne à voir tout Paris, telle une ville-maquette, où tout semble proche : la Tour Eiffel côtoie les tours de La Défense, la tour Montparnasse n’est pas si loin du Panthéon, l’église Saint-Sulpice rayonne, non loin de là. C’est un point de vue formidable ! Ici, tout semble calme, majestueux. La vie parisienne fait alors rêver.

La descente des tours fut plus difficile, étonnamment. Arrivée en bas, j’étais comme hypnotisée par l’escalier et mes jambes, flageolantes, manquaient alors d’équilibre. Un petit cappuccino à 5 € dans une brasserie touristique et tout revint dans l’ordre.

J’ai donc un mot à dire à tous les Parisiens et Franciliens : bon sang de bonsoir, il est temps de grimper, les amis ! Réservez-vous une matinée et allez admirer la vue que réserve Notre Dame. Cela vaut largement une journée au lit, un tour de shopping ou un film d’action au cinéma.

Quant à vous qui vivez un peu plus loin, pensez à faire cette petite escale lorsque vous passerez, un jour ou l’autre peut-être, dans le centre de Paris. La file d’attente hallucinante qui borde la cathédrale fait peur, bien sûr, c’est pourquoi il faut y aller avant l’ouverture. Vous serez charmés, sans aucun doute !

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Pardon pour les panoramiques un peu tordus, faits avec mon téléphone…

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Blabla

Le dilemme de la presse

Ce titre énigmatique n’est sans doute pas très parlant. Pourtant, c’est un véritable dilemme auquel je dois faire face lorsque j’achète de la presse, qu’elle soit magazine ou non. Hier encore, je suis rentrée chez moi avec, sous le bras, le dernier Courrier International et un numéro spécial de Science & Vie avec des réponses à 100 questions (oui, il faut savoir que j’adore qu’on m’explique pourquoi on a deux narines ou s’il est vrai que les femmes sont plus frileuses que les hommes).

En arrivant, enfer et damnation, ma PAL me saute au visage : en effet, j’ai encore un bon paquet de romans à lire, qui m’attendent sagement mais tristement sur une étagère. Sans compter mon roman en cours, qui semble avoir élu domicile sur ma table de nuit.

Voilà donc le dilemme qui est le mien quand j’achète de la presse : dois-je d’abord lire l’actu, qui risque de devenir obsolète si j’attends trop longtemps, ou préférer mon roman, qui attend que je tourne ses pages en me regardant d’un air accusateur !? C’est à chaque fois un choix terrible que je dois faire.

Avez-vous vous aussi ce genre de problème névrotique ? Rire

Expositions et visites

Exposition Titanic à Paris

titanic_expositionLundi matin, je me réveille excitée comme une puce : cet après-midi, je découvre enfin l’exposition dédiée au Titanic ! N’ayant lu et entendu que des éloges à son propos, j’ai hâte de contempler les objets rassemblés à Porte de Versailles. C’est avec mon amie M. que dès 13h30, nous approchons des lieux, fébriles et joyeuses. Titanic et nous, c’est une véritable histoire d’amour ! Le destin tragique de ce paquebot que l’on pensait insubmersible me passionne et m’intrigue depuis toujours.

Après une attente de près de 40 minutes (malgré nos billets “coupe-file”), nous accédons enfin à l’exposition. On nous remet un billet d’embarquement, une idée géniale qui nous invite au voyage, mais aussi un audioguide, qui se révèlera inutile et aux commentaires cucul-la-praline. Mais peu importe ! Commençons !

Titanic-boarding-pass1Le début nous rend impatientes : c’est un léger cours d’histoire sur les années 1900, en France et ailleurs. On passe très vite sur les panneaux explicatifs et la maquette du Titanic trônant au milieu de la salle pour entrer dans le vif du sujet. Mais l’excitation retombe petit à petit : il n’y a finalement que peu de mise en scène. Les salles se succèdent et exposent simplement des objets récupérés au fin fond de l’océan. Certes, observer la monnaie de l’époque, la vaisselle ébréchée, les petites cuillères, les bijoux et les produits de beauté ne se fait pas sans émotion. La lecture des panneaux blancs retraçant la vie de voyageurs de première, seconde et troisième classe ayant péri durant le naufrage humanise la visite.

Pourtant, il manque des reconstitutions de lieux, des animations ludiques, des décors où le public pourrait se fondre et imaginer, le temps d’une minute, faire partie de l’équipage. On aime ainsi particulièrement le faux couloir des chambres de première classe. Ici, enfin, on peut se mettre à la place des passagers. La photo du sublime escalier qui régnait dans les riches salons du paquebot aurait gagné à être entourée de quelques marches, sur lesquelles nous aurions pu prendre la pose.

Malgré cela, l’émotion grandit lorsque le naufrage se fait sentir. Conçue dans un ordre chronologique, l’exposition devient plus précise et plus sombre à l’instant du drame. Des témoignages reviennent sur ce terrible moment. J’apprends que l’équipage du Titanic, sûr de lui et fier de sa traversée de l’Atlantique, n’a pas tenu compte des nombreuses alertes reçues durant la journée précédant le drame, lui indiquant que la zone était risquée et qu’il fallait ralentir le rythme. J’apprends aussi que les canots de sauvetage n’étaient pas assez nombreux pour sauver tout le monde, mais qu’ils ont cependant été mis à l’eau à moitié remplis ! Des aberrations qui ne pardonnent pas en cas d’urgence.

Un iceberg géant trône dans l’avant-dernière salle : c’est l’animation qui nous manquait ! Véritable morceau de glace, cet objet concret donne de la profondeur à ce qu’on peut lire autour. Voilà ce qui a heurté le Titanic et provoqué sa lente descente en enfer. Enfin, l’exposition se termine avec un gigantesque panneau, sur lequel sont inscrits les noms des survivants mais surtout ceux des disparus. Rangés par première, seconde et troisième classe, on constate le cœur serré que les plus pauvres sont plus nombreux à avoir péri.

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Je suis sortie de cette exposition un peu frustrée malgré tout cela. J’aurais aimé découvrir :

– d’autres reconstitutions de lieux dans lesquelles le public peut se mouvoir et se mettre en scène ;

– des animations ludiques faisant appel aux cinq sens, notamment le toucher et l’ouïe ;

– un petit hommage aux films, notamment celui de James Cameron, devenu culte pour la plupart des gens, où l’on aurait pu dire ce qui fut inventé et ce qui était réaliste ;

– une grande carte du monde retraçant le parcours du Titanic, ses escales et son naufrage.

Si vous êtes vous aussi intrigué par cet incroyable bateau et son improbable accident, n’hésitez à aller voir cette exposition malgré tout émouvante et instructive. Vous avez jusqu’au 15 septembre 2013, il faut vite réserver ! Comptez toutefois 15 € pour la visiter, un coût qui est sans doute justifié par la présentation d’objets de grande valeur, mais qui laisse penser, à tort, que la visite est flamboyante.

Livres

Immortelle randonnée – Compostelle malgré moi, Jean-Christophe Rufin

immortelle-randonnée-rufinPourquoi ce livre ?

Feuilleté au petit-déjeuner chez mes parents, je me laisse porter par le début du récit de Jean-Christophe Rufin. Quelques semaines plus tard, mon père me le prête : je me plonge alors avec plaisir dans cette lecture.

De quoi ça parle ?

Jean-Christophe Rufin, académicien et auteur de romans et essais, a entrepris une longue randonnée de 800 kilomètres, sur le Chemin menant jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle. Il raconte dans cet ouvrage ce voyage effectué en solitaire, le long des côtes basques et espagnoles.

Mon avis

J’aime de plus en plus lire des récits de voyage. Ils appellent au rêve, à la liberté et ont chez moi un effet bienfaiteur. Cette fois encore, je suis conquise par ce témoignage. Jean-Christophe Rufin raconte toutes les étapes de son voyage : la préparation ; l’obtention de credencial, un papier précieux pour le pèlerin, qui sera tamponné à chaque étape ; le départ, plein d’entrain ; l’étape décisive, celle où l’onhebdo.ch-Compostelle_Rufin hésite à abandonner tant la douleur et la fatigue prennent le dessus ; le moment où l’on se sent tout simplement bien ; celle où l’on a la foi ; l’arrivée, presque décevante à cause des milliers de touristes qui envahissent les rues de Saint-Jacques…

Le récit n’est pas pompeux. Il est écrit par un débutant, un homme qui découvre au jour le jour ce que veut dire entreprendre le Chemin. Pour cette raison, on se sent proche de Rufin, qui n’officie pas en tant qu’académicien dans ce récit. Il reste humble, révèle ses moments de doute et de faiblesse, raconte les rencontres impromptues effectuées en chemin à la manière d’un promeneur lambda.

On vit finalement avec lui cette aventure humaine. Cette proximité avec le lecteur rend la lecture fluide et agréable ! Par moments, on rêve secrètement de voyager à notre tour. Finalement, l’arrivée à Compostelle déçoit. Le tableau dressé par l’auteur est loin d’être fantastique : touristes envahissants, foules, boutiques de souvenirs en toc, l’effort entrepris par les “vrais” pèlerins semble réduit à néant. Il faudrait sans doute mettre ces courageux marcheurs en avant, au lieu de les faire disparaître dans la masse. Finalement, le point d’arrivée n’est qu’un prétexte : c’est le parcours, le Chemin, qui vaut le coup. A lire absolument si vous aimez les récits de voyage !

RUFIN Jean-Christophe, Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi, éditions Guérin, 2013, 259 pages