Blabla·Petits Bonheurs de la semaine

J’arrête les Petits Bonheurs de la semaine

J’arrête les Petits Bonheurs de la semaine.

Je vois la mine triste de certains d’entre vous, mais je ne me sens plus assez motivée par ce rendez-vous hebdomadaire, qui relève plus de la contrainte désormais.

Le rendez-vous n’a pas eu lieu dimanche dernier, je n’ai eu aucune réclamation ni remarque. Ca ne vous manquera pas tant que ça !

Je vous explique tout.

Je me suis vite prise au jeu et résultat, j’ai un peu trop dévoilé ma vie sur le blog. Le comble du blogueur, me direz-vous ! Tenir un blog induit forcément des révélations (à moins d’être un robot). Pourtant, ces derniers temps, je ne me sens plus tranquille, dans mon petit jardin secret.

En revanche, j’ai aimé partager avec vous mes découvertes ciné, mes spectacles coups de cœur, mes sorties et visites en tout genre… Je vous propose donc, en échange de l’article du dimanche, un rendez-vous mensuel. Il arriverait en fin de mois et récapitulerait mes découvertes culturelles. Un peu à la manière de Solange te parle, en version écrite, et sans les livres (qui gardent une place principale sur le blog et seront donc à l’honneur tout le reste du mois).

Cela m’aiderait aussi à enrichir le blog d’articles sur le cinéma, le théâtre et autres, car je trouve rarement mes mots pour vous parler longuement d’un spectacle vivant. Un billet court et mensuel serait donc la solution.

Qu’en pensez-vous ? Etes-vous fâchés ?

Si l’idée vous plaît, rendez-vous fin février pour un premier article culturel !

Livres

Dolores Claiborne, Stephen King

dolores-claiborne_stephen-kingPourquoi ce livre ?

Parce que le résumé me tentait bien, que c’est un Stephen King et qu’il faisait partie d’un lot de romans policiers/thrillers/romans noirs gagné l’année dernière.

De quoi ça parle ?

Le roman est un immense monologue : celui de Dolores Claiborne, une femme d’une soixantaine d’années, qui va soulager sa conscience en racontant sa vie. Car on la soupçonne du meurtre de la vieille Vera Donovan, qu’elle a servi durant des décennies, mais aussi du celui de son mari retrouvé trente ans plus tôt dans un puits.

Mon avis

OHLALALALA. Je tiens le roman du début d’année, celui qui a su faire battre mon cœur, qui m’a maintenue éveillée lors d’un long voyage en train, qui m’a émue, m’a étonnée, m’a dégoûtée, celui qui va me rester en mémoire, celui auquel je repense déjà souvent. Bref, c’est un roman puissant, malgré son allure insignifiante.

On le sait tous : Stephen King est un grand écrivain, qui a le chic pour inventer des personnages complexes, torturés et souvent très très attachants. Je pense par exemple à l’excellente Carrie, que j’avais adoré l’année dernière. Mais là, les amis, on a du lourd. Du très lourd.

D’abord, l’idée de ce monologue féminin, adressé à des flics « hors champ », mais aussi à nous, humbles lecteurs. Dolores Claiborne n’inspire pas la sympathie en premier lieu. Elle a tout l’air d’une femme bourrue, qui sait ce qu’elle veut, ni douce ni distinguée. La voilà qui se lance dans le récit de sa vie et elle se révèle : c’est une incroyable conteuse, une femme de caractère qui en a vu de belles. On pourrait même dire qu’elle a vécu le pire. Tout à coup, elle devient une mère attentionnée, une battante, une femme que l’on respecte.

Ensuite, le talent de l’auteur, qui nous immerge dans son récit. Oui, nous sommes attablés avec Dolores Claiborne, on ne la quitte pas des yeux, on boit ses paroles, on se sent investi d’une mission : celle de l’écouter jusqu’au bout sans piper mot. Une écriture solide, riche et convaincante. Elle aurait pu me raconter n’importe quoi, sa liste de courses, un discours politique, une chanson, une blague… Je ne lâchais rien.

Voilà pourquoi je vous prie de lire Dolores Claiborne. 330 pages en version poche, qui s’avalent comme un article de presse, qui se savourent aussi. J’ai pris un coup de chaud, une bourrasque de vent, une pluie d’été sur la tête. Lisez, lisez !

NB : J’apprends que le roman a été adapté en film avec, évidemment (comment cela aurait pu en être autrement ?), Kathy Bates dans le rôle principal. Je vais me jeter dessus.

Affiche du film "Dolores Claiborne", réalisé par Taylor Hackford et sorti en 1995
Affiche du film « Dolores Claiborne », réalisé par Taylor Hackford et sorti en 1995
Petits Bonheurs de la semaine

Les Petits Bonheurs de la semaine #20

Ola ! On est déjà dimanche, et déjà lundi demain. C’est comme si le lundi, on s’apprêtait à gravir une montagne, et qu’arrivé en haut, on se disait « déjààà ?! » Très bizarre. Alors, ces petits bonheurs ?

1. Boire un jus de tomate avec une amie, après une journée particulièrement fatigante nerveusement. C’était bien, ce petit moment à nous, à discuter de nos vies et à se plaindre ensemble, encore et toujours.

2. Choisir des cartes et des cadeaux d’anniversaire avec soin, en imaginant les réactions.

3. Revoir des collègues de mon dernier stage autour d’un verre. C’était tellement chouette ! Toujours aussi enjouées et drôles.

4. Aller au cinéma voir « Wild », si peu médiatisé et diffusé dans les salles, mais pourtant si beau. L’adaptation d’un livre écrit par son héroïne, Cheryl Strayed, que j’avais acheté quelques semaines avant. L’histoire d’une jeune femme en mal de repères, qui choisit, pour guérir ses maux, de randonner à travers les Etats-Unis. Drôle, intelligent, réaliste, ce film formidable illumine Reese Witherspoon qui mérite tous les applaudissements pour sa prestation. A voir si l’histoire vous tente, si vous avez besoin d’évasion et de solitude.

IMG_3141

5. Partir, le temps d’un week-end, retrouver ma famille rochelaise. Deux jours tranquilles, à rire, comme toujours, à jouer, à observer la nature alentour, à écouter de la musique ensemble, à câliner les chats, à se remplir la panse. J’ai une famille pleine de vie et j’en suis si heureuse !

IMG_3136

Très belle nouvelle semaine à vous !

Livres

Le dîner des neuf ou L’éveil au pardon, Jacques Leveau

diner-des-neuf_jacques-leveauPourquoi ce livre ?

Je ne vais pas m’en cacher : j’ai été contactée par les Editions Baudelaire pour commencer un petit partenariat. Elles m’ont plusieurs fois proposé des romans et j’ai choisi celui-ci, d’abord parce que c’était la première proposition (et que la joie de recevoir un roman m’envahissait) mais aussi parce que l’histoire m’intriguait.

De quoi ça parle ?

Anna est une mère de famille blessée : son fils a fait une mauvaise chute et se retrouve paraplégique. On ignore pourtant la cause de cette chute : accident ? Tentative de suicide ou même de meurtre ? Elle soupçonne un membre de sa famille… Pour avoir une réponse, Anna rassemble son mari, ses beaux-frères et belles-sœurs. Cinq couples qui vont devoir révéler tous leurs secrets autour d’un dîner.

Mon avis

L’histoire me plaisait, donc. Cette idée de repas révélateur me faisait penser au grinçant Dîner, d’Herman Koch, que j’avais adoré. Mais quand j’ai reçu le roman, j’ai d’abord été très déçue par la couverture… Bien qu’elle soit fidèle au sujet, elle m’a tout de suite semblée « amateure ». Cette première impression passée, je n’ai pas tardé à commencer ma lecture.

Malheureusement, l’intérieur ne m’a pas convaincue non plus. Je crois que c’est dû au style d’écriture. Car le narrateur omniscient n’a presque pas de place… C’est la plupart du temps les personnages eux-mêmes qui s’expriment et racontent donc leur passé et le contexte de la scène, mais tout ça à la manière d’un narrateur extérieur ! Résultat : des façons de s’exprimer très peu naturelles. Bien que le style soit riche et poétique, on a du mal à rentrer dans l’histoire et surtout, à s’attacher aux personnages. Même Anna, la figure féminine principale, n’a rien de sympathique ou de touchant.

La fin, aussi, m’a assez déçue. Un petit suspense est sans cesse alimenté le long du roman, mais il ne mène à rien. Dommage, j’attendais un ou plusieurs rebondissements et de l’action, enfin.

Une bonne idée de départ, donc, qui aurait peut-être pu mieux s’épanouir avec une construction du récit et un style différents. Tant pis !

Merci aux Editions Baudelaire pour cet envoi ! Sans rancune !

Petits Bonheurs de la semaine

Les Petits Bonheurs de la semaine #19

Rien de particulier cette semaine, si ce n’est que je lis vite et bien et que ça fait plaisir ! C’est parti pour les petits bonheurs !

1. Passer un lundi efficace : plusieurs heures de travail en groupe à l’école, où j’ai vraiment eu la sensation d’avoir avancé sur un projet ; suivre un cours intéressant et rester attentive du début à la fin (malheureusement, ce n’est pas toujours le cas). Je suis rentrée chez moi fatiguée, mais cette fois, c’était de la bonne fatigue !

2. Boire un chocolat viennois avec ma super amie C., dans notre café secret 😉 Parler de choses et d’autres, mais surtout, ne penser ni au boulot ni aux cours.

3. Téléphoner à l’une de mes mamies pour son anniversaire et rester en ligne avec elle pendant 30 minutes. Le lendemain, souhaiter un autre bel anniversaire à ma chère V. !

4. Retrouver ma copine A. un midi, durant une journée de travail, pour partager un menu thaïlandais. Le week-end s’annonçait déjà.

5. Poser des jours de congés et bloquer des dates pour un futur long week-end en amoureux. J’ai hâte de changer d’air le temps de quelques jours !

6. Passer mon samedi après-midi avec d’autres copains, encore pour fêter un anniversaire. Rigoler et jouer à Time’s up !

7. Déguster du bon jambon italien, du comté, de la galette à la frangipane (encore), des Apéricubes. J’ai parfois des lubies de femme enceinte sans être enceinte, c’est plutôt sympa !

8. Me préparer un bon plateau de gourmandises pour mon samedi soir devant la télé : une tasse de thé vert au citron agrémenté de miel d’oranger et de baies de goji, un Kinder Country, un yaourt à la framboise, des Ferrero Rocher. J’avais tout ce qu’il fallait pour me tenir compagnie.

plateau-gourmandises

9. Ecrire pour mon blog, dans mon bain.

Bonne semaine les amis, je retourne à mes lectures !

Livres

Le château des étoiles, vol. 1, Alex Alice

chateau-des-etoiles_alex-alicePourquoi ce livre ?

Je l’ai vue à plusieurs reprises sur la blogosphère littéraire et en librairie, toujours attirée par cette jolie couverture sans jamais franchir le pas. Mais quand Camille (Le Cri du Bonsaï) m’a proposé de me la prêter, j’ai accepté avec plaisir !

De quoi ça parle ?

19e siècle, en France. Séraphin, un jeune garçon, n’a qu’une chose en tête : comprendre comment et pourquoi sa mère a disparu un an auparavant. La scientifique cherchait à atteindre le « mur de l’éther », pour conquérir l’espace à bord d’un ballon. Avec son père Archibald, Séraphin va rejoindre le château du roi Ludwig de Bavière, où une tâche ardue les attend.

Mon avis

Ce qui frappe avant tout, c’est la beauté de l’objet livre. La couverture, d’abord, soignée, parfois douce, parfois rugueuse, d’un joli bleu roi. Les dessins, ensuite, aux traits délicats et aux couleurs pastel. Certaines planches auraient belle allure affichées sur un mur…

C’est une bd d’aventure truffée de clins d’œil à Jules Verne et aux inventions du 19e siècle. Les moins scientifiques d’entre nous se perdront un peu au milieu des termes et références techniques… Mais peu importe. On s’attache au jeune Séraphin, curieux et inventif, et à la féérie ambiante du château dans lequel il est accueilli.

Le tome 2 sortira en 2015. On ignore encore la date précise mais vous pouvez vous tenir au courant sur le site dédié. Lancez-vous si vous aimez l’aventure et les très jolis dessins faits à l’aquarelle !

chateau-des-etoiles_alex-alice2

Livres

Ecarlate, Hillary Jordan

ecarlate_hillary-jordanPourquoi ce livre ?

Il y a un an et demi, j’avais été très convaincue par l’avis d’Iluze sur ce roman, et l’avais aussitôt noté dans ma wish-list. Il a mis un certain temps à arriver sur mes étagères, puisque c’est Laura qui me l’a offert lors de notre swap. En ce début d’année et après un polar, j’avais envie d’un genre que je lis assez peu. J’ai tranché en faveur d’une dystopie.

De quoi ça parle ?

L’histoire se passe dans le futur, dans une société américaine intolérante et dirigée par l’Eglise. Effraction, crime, opposition au pouvoir… Tout cela implique un châtiment terrible, qui vous dénonce aux yeux du monde : avoir la peau teintée. Hannah Payne fait partie de ces parias. C’est une Rouge, la nouvelle couleur de sa peau. Son crime ? Avoir avorté, pour garder secrète une liaison avec un pasteur marié. C’est l’histoire de sa lutte et de sa fuite que nous allons suivre…

Mon avis

WHAHOU ! Quel roman ! Avant ma lecture, j’étais déjà convaincue par l’histoire et l’idée principale de l’auteure : colorer la peau des « criminels » pour qu’ils soient rejetés toute leur vie. A la lecture, l’impression s’est confirmée. L’idée était effectivement bonne et surtout bien amenée.

Le plus effrayant, c’est qu’elle est assez réaliste. Il est tout à fait possible que dans le futur, l’Eglise détienne à nouveau le pouvoir et applique des lois de ce type, non ? C’est en tout cas le sentiment que j’ai eu. Ecarlate est certes un roman avec une intrigue et une héroïne pleine de courage, mais c’est surtout une façon de réfléchir aux règles de la religion chrétienne, lorsqu’elles sont poussées à l’extrême. En cette époque de terrorisme et extrémisme religieux, je trouve que c’est une belle façon de se faire son avis sur la question.

Mais revenons à l’histoire : Hannah, l’héroïne, n’a rien d’une rebelle à la manière des filles de Divergente ou Hunger Games. C’est une jeune femme croyante, pratiquante, qui suit les ordres de sa famille sans se poser trop de questions. C’est l’amour qu’elle porte pour un homme qui va bouleverser sa vie. J’ai vraiment beaucoup apprécié ce personnage féminin qui n’a finalement rien d’extraordinaire, mais qui finit par se laisser porter par son instinct et ses sentiments. En revanche, je n’ai jamais fait confiance en Aidan Dale, le pasteur avec lequel Hannah a une relation. Bien qu’il soit lui aussi amoureux et compréhensif, il ne risque pas vraiment sa place et sa réputation pour défendre la femme qu’il aime. La fin, qui n’a rien d’un happy end amoureux, est donc une réponse très appréciable à ce manque de courage.

Pour résumer, je vous le conseille fortement ! Je l’ai lu rapidement et avec passion, j’ai aimé Hannah et sa détermination, j’ai adoré réfléchir à la question du pouvoir et de la religion dans un tel contexte… Bref, un bouquin qui mérite d’être beaucoup plus connu. Excellent !

Petits Bonheurs de la semaine

Les Petits Bonheurs de la semaine #18

Une semaine très routinière, mais avec quelques petits bonheurs :

1. Prendre un thé et discuter fort longtemps avec mon amie Lily (Les Soirées de Lily). C’est toujours un plaisir de parler et rire avec toi !

2. Assister à un spectacle de théâtre d’impro : Casino ! Drôles, inventifs, surprenants et joyeux, les comédiens ont égayé ma journée. L’envie de remonter sur scène me reprend petit à petit… Vous pouvez les découvrir au Théâtre de Dix Heures, si vous êtes aux alentours de Paris.

casino-theatre-impro

3. Parler, encore, avec mon amie Juliette.

4. Découvrir le formidable film de Damián Szifron, « Les nouveaux sauvages », au cinéma. Je vous le conseille à 100% ! Le principe ? Plusieurs histoires, dans lesquelles des personnages pètent un plomb. Jusqu’où sont-ils prêts à aller ? Tout simplement excellent. J’ai ri, mais j’ai aussi été stupéfaite, stressée, inquiète ou convaincue, car j’ai parfois aussi envie de tout envoyer balancer.

nouveaux-sauvages

Voilà pour cette semaine. Salut à tous !

Blabla

Liebster Award n°3

liebster-award2015_2J’ai beau raconter ma vie un peu plus depuis septembre, vous avez l’air de vraiment vouloir me connaître jusqu’au bout des ongles. J’ai reçu le Liebster Award de la part de Fleur Mademoiselle et me fais un plaisir de répondre à ses questions. Pour rappel, ce tag consiste à parler un peu de soi et par la même occasion à faire connaître des blogs tout mignons tout nouveaux. En revanche, comme ce blog n’est pas un blog tout nouveau (5 ans cette année rappelez-vous !) et que je suis à peu près les mêmes blogs que l’année dernière, je ne nominerai personne. C’est parti !

11 choses à savoir sur moi :

1. J’aime beaucoup lire des polars / thrillers, particulièrement les thrillers psychologiques. Je ne suis jamais déçue par ces lectures puisque les enquêtes ont ce pouvoir naturel d’entretenir le suspense.

2. J’aime les gâteaux Napolitains, les soupes de nouilles japonaises en boîte, les Gervita et le Leerdammer. L’industriel peut parfois être très bon, oui !

3. Je ne suis pas une aventurière ni une grande voyageuse, pourtant je rêve d’aller au Canada. Hyper original, n’est-ce pas.

4. Je vis près de Paris, mais je n’aime pas trop y vivre.

5. Au lycée, je faisais partie d’une classe « Théâtre » : on en faisait plusieurs heures par semaine, on rencontrait plein de comédiens et metteurs en scène, on jouait dans des lieux magnifiques, on voyageait à Paris. On a vécu 3 ans fabuleux, tous unis, amis.

6. L’amitié a une grande importance dans ma vie, si grande que je suis une mauvaise « pardonneuse » quand j’ai été blessée ou agacée.

7. Je me suis cassé le bras gauche quand j’avais 10 ans, en faisant le cochon-pendu. Déjà, l’activité physique ne m’aimait pas.

8. Je me suis fait percer les oreilles à 22 ans.

9. Mon premier job fut de surveiller un musée totalement vide. Je n’ai jamais autant lu durant mon temps de travail.

10. Comme une vraie charentaise, j’adore les huîtres et les plateaux de fruits de mer plus encore.

11. J’aime manger presque tout, à l’exception des endives, du gras du bœuf bourguignon (vous voyez, le gras gélatineux de la viande), de la betterave, du cumin. Je commence tout doucement à aimer les anchois, que m’arrive-t-il ?

Passons aux questions posées par Fleur :

1. Qu’est ce qui te plaît le plus dans la tenue d’un blog ?
L’écriture, bien sûr ! N’ayant pas encore trouvé le moyen de m’exprimer à l’écrit dans ma vie professionnelle, j’ai trouvé cette solution. Mais j’aime aussi y donner mon avis. Je suis une piètre oratrice, alors je préfère essayer de convaincre par écrit.

2. Qu’est ce qui est à l’origine de ton blog ?
Comme je l’ai dit, l’envie d’écrire. Je me suis lancée seule, sans influence, car à cette époque, je ne lisais aucun blog littéraire ou culturel. Imaginez ma surprise quand j’ai découvert la blogo littéraire ! Un monde incroyable !

3. Dans la blogosphère, qu’est ce qui te dérange ?
Peut-être le fait que l’on retrouve un peu partout, aux mêmes périodes, les mêmes lectures, les mêmes avis. J’aimerais plus de diversité.

4. Quel est le meilleur souvenir que tu as eu avec ton blog ?
Que des lecteurs ou lectrices me félicitent pour des articles. J’ai souvent l’impression de ne pas réussir à m’exprimer ou à faire passer un message, mais quand on m’annonce le contraire, je suis très touchée.

5. Comment ont réagi tes proches lorsque tu as décidé de tenir un blog ?
Je crois que la plupart ne l’a pas su tout de suite, car je n’ai pas attendu leur avis pour me lancer. En revanche, ceux qui l’ont appris ensuite l’ont apprécié, je crois.

6. Comment vois-tu ton avenir dans 10 ans ?
J’en ai peur, alors j’essaye de ne pas y penser. Dans l’idéal, j’aimerais vivre au bord de la mer dans une jolie maison, en faisant un métier qui me passionne. Mais je sais que cela est proche du rêve…

7. Quelle série te ressemble le plus ?
Je ne suis pas addict aux séries TV, mais je dirais « Fais pas ci fais pas ça », qui n’a rien d’américain ou de surréaliste : elle est nature, vraie, drôle et maladroite, ancrée dans une banale routine.

8. Quel livre t’inspire ?
Je suis toujours touchée par les romans de Tracy Chevalier, qui écrit des histoires profondément humaines. Allez, disons La jeune fille à la perle.

9. Plutôt plage ou montagne ?
Plage, car je suis une fille de la mer. En revanche, pas la plage bondée de monde, recouverte par la foule et le bruit. La plage de printemps, plutôt, la plage calme et silencieuse, vide, avec ce qu’il faut de vent.

10. Quel film t’a le plus marquée ?
Je crois que c’est L’esquive, d’Abdellatif Kechiche. Il m’a parlé de mon amour pour le théâtre, et m’a fait découvrir la formidable Sara Forestier.

11. Sur une île déserte, quel livre prends-tu avec toi ?
Je prends un coffret des romans Harry Potter, avec lesquels je pourrais voyager et vivre de nombreux frissons.


Voilà, vous savez tout ! Maintenant, j’arrête les Liebster Award. En tout cas, merci à toi, Fleur, d’avoir pensé à mon blog !

Livres

La dernière carte, Carin Gerhardsen

derniere-carte-carin-gerhardsenPourquoi ce livre ?

Je l’avais reçu en cadeau l’année dernière et le gardais précieusement pour une lecture hivernale, choix incité par la couverture, qui s’est révélée fort mensongère !

De quoi ça parle ?

Sven-Gunnar Erlandsson est un bon père de famille et un homme apprécié par son entourage. Un soir, en rentrant de la traditionnelle soirée poker qu’il partage chaque année avec trois amis, il se fait tuer d’une balle dans la nuque. Dans sa poche, la police découvre quatre cartes à jouer et un mystérieux code noté sur un papier. L’équipe de la criminelle se plie en quatre pour comprendre ce meurtre énigmatique…

Mon avis

Comme je l’ai dit plus haut, IL NE FAUT PAS SE FIER A LA COUVERTURE ! La neige et le gant rouge m’avaient séduite avant même que je lise le résumé, et m’avaient laissé croire qu’il s’agissait d’une lecture d’hiver. Pauvres fous ! L’enquête se passe à la fin de l’été, les enquêteurs écourtent d’ailleurs leurs vacances. Et le gant rouge n’existe tout simplement pas. Je peux donc affirmer que l’éditeur n’a pas lu ce texte. Je ne sais pas quoi penser de tout ça…

Ceci étant dit, parlons du roman. Comme à chaque lecture originaire du Nord de l’Europe (ici, la Suède) que j’ai pu faire, je me suis aussitôt sentie perdue par les noms propres (personnages, noms de rues et de villes). Il m’a donc fallu un temps d’adaptation pour rentrer dans l’histoire et savoir qui était qui. Heureusement, l’intrigue étant passionnante et la lecture facile, j’ai rapidement surmonté cette petite difficulté.

Rien d’original dans cette enquête policière : l’entourage de la victime n’en fait que des louanges mais l’on sent pourtant un malaise ambiant ; l’équipe policière se compose de caractères bien différents, et chacun a sa manière de mener l’enquête. La résolution du mystère n’a rien d’incroyable. Pourtant, malgré tout cela, on lit cette histoire avec grand plaisir, en soupçonnant tout le monde à tour de rôle, comme dans chaque bon polar.

A lire si vous êtes en quête d’un récit divertissant, d’un policier entraînant, simple à lire et à suivre.