J’ai oublié qui m’en avait dit du bien sur Twitter, mais j’avais noté le titre dans ma wish-list et il y a quelques mois, en fouinant dans une bouquinerie, je suis tombée dessus, à un prix dérisoire (1 ou 2€ je crois). La seconde d’après, il était dans mon sac.
De quoi ça parle ?
Paul Tanner hérite de la maison familiale à la mort de son oncle. Il quitte sa petite vie tranquille pour se consacrer à la rénovation de la demeure… à son grand malheur, il va côtoyer tous les corps de métier du bâtiment, qui vont lui en faire voir de toutes les couleurs !
Mon avis
Avant même de commencer ma lecture, j’étais déjà à moitié séduite, d’abord par l’avis positif qu’on m’avait donné sur ce roman, ensuite par l’annotation au crayon de papier découverte sur la page de titre de mon exemplaire :
L’opération séduction eu lieu à vitesse grand V en quelques pages : je savais déjà que j’allais adorer ce court bouquin, aux chapitres brefs. Quel style ! Jean-Paul Dubois sait indubitablement écrire ! C’est une plume pleine d’humour, riche en vocabulaire, sarcastique. On glisse de chapitre en chapitre avec délectation, aux côtés de ce monsieur Tanner décidément très malchanceux. Il emploie les pires artisans pour rénover sa maison, ce qui déclenche de savoureux dialogues et descriptions.
Je n’aime pas lire des citations d’ouvrages sur les blogs, mais je vous en glisse une ici, qui résume parfaitement le pitch du bouquin et le style de l’auteur :
J’ai bien ri en découvrant cette magnifique phrase, je tombais sous le charme du talent de l’écrivain. Efficace et décalé, c’est un roman de 200 pages (grand format) qui fait du bien. On le lit vite, on s’amuse, on se délecte de l’écriture… Un livre à avoir en cas de secours, en cas de besoin, pour un moment léger et réjouissant !
Il m’a été offert par une ancienne responsable, qui m’avait fortement conseillé ce roman. Je tenais à le lire durant l’été, inspirée par la couverture et par le bush australien, où se déroule l’histoire. C’est chose faite !
De quoi ça parle ?
Le roman comprend deux histoires parallèles qui ont pour décor le domaine de Churinga, perdu dans le bush australien : d’abord celle de Mathilda, qui commence dans les années 1920. La jeune fille, qui vient de perdre sa mère, doit affronter son père, violent et alcoolique, mais aussi entretenir le domaine de Churinga sous peine de le voir vendu. En parallèle, on suit Jenny, 50 ans plus tard, qui hérite du domaine et découvre sur place les journaux intimes de Mathilda. Elle n’est pas au bout de ses surprises, car le lieu regorge de secrets familiaux et de malédictions…
Mon avis
J’ai moi aussi été séduite par ce petit pavé de 567 pages, malgré quelques défauts. C’est d’abord une histoire de famille et de secrets que l’on a envie de comprendre : on se plonge donc assez facilement dans le roman. Rien de compliqué ou de confus concernant les deux histoires et époques parallèles. On sait très bien où l’on est et avec qui, car les personnages ne sont pas nombreux.
Le domaine de Churinga, perdu dans le bush d’Australie, est un personnage à part entière. L’auteure donne parfaitement à voir ces grands espaces déserts, cet air brûlant, ces habitants aux visages burinés et à la peau cuivrée… On s’y croit et l’on a chaud avec nos héroïnes.
En dehors de l’histoire pleine de suspense et du lieu fascinant, j’ai trouvé quelques défauts au roman, je vous le disais, qui ont fait ralentir ma lecture. D’abord, on est plus souvent avec Jenny qu’avec Mathilda. Pourtant, c’est avec la jeune femme des années 20 que je voulais passer mon temps. J’ai donc trouvé le temps long en compagnie de Jenny, qui ne fait finalement pas grand-chose de ses journées et qui ne m’a pas plus intéressée que ça.
Ensuite, j’étais déçue des révélations finales : l’auteure tire les grosses ficelles et les secrets s’avèrent assez grossiers. En lisant ces derniers chapitres, j’ai écarquillé les yeux et crié « mais non ! Mais ! Naaan ! Elle n’a pas pu nous faire ça ! Rhooooo… » Certes, j’étais surprise, mais je trouvais ça finalement peu subtil. Tout devient très « américain » : on frôle la tragédie grecque, mais l’amour triomphe.
Bon, malgré tout ça, je suis contente de ma lecture : c’est un bel hommage à l’Australie. Moi qui ne sais rien de ce pays, j’étais ravie d’en apprendre un peu plus sur la vie des éleveurs descendants des colons et de visualiser ces paysages grandioses et effrayants à la fois. Un livre d’été, comme je l’avais prédit !
Coucou ! Le mois de juillet s’est avéré assez pauvre côté culturel, mais j’ai une bonne excuse : je suis partie 10 jours en vacances, 3 à Rocamadour, 7 dans le Pays Basque. Des lieux très riches, très beaux, qui ont comblé mes envies d’ailleurs et de découverte. J’ai tout de même mis les pieds au cinéma à la fin du mois !
Cinéma
D’abord, le nouveau Pixar, Vice-Versa, réalisé par Pete Docter, sorti en juin dernier. J’ai mis du temps à le découvrir, mais je ne regrette pas du tout ! Cette mise en scène colorée des émotions, rassemblées dans le cerveau de la petite Riley, est à la fois originale et convaincante : Joie, Tristesse, Colère, Dégoût et Peur dictent avec justesse et humour les réactions de la petite fille. Joliment dessiné, aux traits arrondis, ce film d’animation sort des sentiers battus et m’a fait passer un agréable moment. Que demander de plus ?
J’ai ensuite découvert Jurassic World, de Colin Trevorrow, là aussi après tout le monde. J’ai bien apprécié ce quatrième volet de la série des Jurassic Park : on s’attend à tout et le film respecte le « contrat », on est servis en dinosaures, en dents pointues, en attaques surprises, en musique de suspense et en beaux et courageux personnages. Pas de surprise mais un bel ensemble qui fait passer un bon moment de cinéma, le tout dans des décors magnifiques. Malgré les risques, on aurait presque envie d’aller faire un tour dans ce majestueux parc de dinosaures !
C’est tout pour ce mois-ci ! Je passe le mois d’août au travail, espérons donc qu’il y a aura plus de sorties culturelles. Joyeuses vacances aux chanceux !
Parce qu’ils sont cultes et que je suis une grande fan des films de Peter Jackson ! J’avais déjà lu la trilogie quand j’étais au lycée, mais je n’en avais plus aucun souvenir (j’avoue, j’avais sauté les passages les plus longs, et je n’étais sans doute pas très attentive). Il fallait remédier à cette immense lacune !
De quoi ça parle ?
Découpée en trois volumes, la trilogie du Seigneur des Anneaux raconte une partie de l’histoire de la Terre du Milieu, un monde imaginaire dans lequel évoluent de nombreuses espèces, dont les hommes, les elfes, les nains et les hobbits. Dominée par un seigneur tout puissant appelé Sauron, la Terre du Milieu s’assombrit et la peur et la mort envahissent les terres. Frodon, un simple hobbit sans ambition, se voit chargé par le magicien Gandalf d’une mission sans précédent : rejoindre la région du Mordor de l’autre côté du monde, pour y détruire l’Anneau maléfique, cause de tous les maux.
Mon avis
On pourrait créer un blog entier pour parler de ces romans. Mais cela existe déjà et je ne me sens pas assez experte pour une telle chose ! Je vais donc vous poser là quelques impressions et tenter de vous donner envie de découvrir cette formidable épopée si ce n’est pas encore chose faite.
Nous découvrons donc dans cette trilogie un monde totalement imaginaire et incroyablement riche : imaginez le monde de Harry Potter mille fois plus développé… Tolkien, immensément talentueux, a conçu la chose la plus incroyable pour un auteur : inventer des langues. Il utilise cette matière première pour constituer un monde et des peuples. Le récit est donc assez régulièrement truffé de chansons et de fables, notamment en langue elfique. C’est en partie ce qui rend la lecture longue. Car Le Seigneur des Anneaux est une histoire qui se lit lentement, qui se savoure. On a besoin d’être concentré pour rejoindre la Terre du Milieu. Le style soutenu ralentit aussi la lecture. Mais cela fait du bien ! On se sent érudit, aux côtés d’un professeur émerite, qui déploie sous nos yeux un monde fabuleux.
En dehors de l’expérience de lecture, on ne peut qu’accrocher à la trame principale de l’histoire : celle d’un anneau magique détenu par erreur par un gentil hobbit, qui doit donc s’en débarrasser en traversant le monde et en bravant mille dangers. Une aventure qui permet la rencontre de tous les peuples, de gens bien ou mal intentionnés, de créatures maléfiques complexes, de paysages variés, de constructions resplendissantes…
Je ne sais pas pourquoi j’avais peur des passages de batailles. On ne peut nier qu’elles sont présentes, car c’est bien dans un monde en guerre que l’on pénètre. En revanche, loin de vous l’idée de centaines de pages de combats difficiles à digérer ! Finalement, les batailles ne sont pas si longues que ça. C’est plutôt l’avant et l’après que l’auteur nous détaille. Je crois que ce sont les films qui m’avaient laissé cet apriori, car ils sont assez concentrés sur les batailles.
N’ayez donc crainte ! Vous serez toujours en compagnie de personnages attachants, qui s’expriment avec de jolis mots et révèlent de belles qualités et d’amusants défauts. Aragorn, d’abord rôdeur mystérieux puis descendant royal, est mon personnage chouchou, c’est un héros idéal (l’imaginer avec la tête de Viggo Mortensen a évidemment contribué à ce coup de cœur mais chut).
Lancez-vous dans cette aventure hors du commun, qui sort des sentiers battus et éclaire les influences qu’elle a eu dans le monde artistique ! C’est une trilogie d’une richesse extraordinaire qui mérite d’être lue par tous !
Souvenez-vous, en juin dernier, je vous parlais de l’essai Nous sommes Charlie, conçu par un collectif d’auteurs et journalistes après les attaques terroristes de Charlie Hebdo. J’avais été très émue par ces témoignages et analyses. J’ai donc craqué pour la nouvelle BD de Luz, ultra-médiatisée ces dernières semaines. Je voulais avoir un regard très personnel sur cet événement.
De quoi ça parle ?
Le célèbre caricaturiste et auteur Luz exprime dans cette BD ses états d’âme à propos du dramatique 7 janvier 2015. Une date clef pour l’artiste : celle de son anniversaire et le jour où il a perdu tous ses amis dessinateurs et échappé à la mort.
Mon avis
J’ai peu de mots pour exprimer mon avis vis-à-vis de cette BD, qui ne laisse pas indifférent. Epurée, en noir, blanc et rouge, elle laisse la part libre aux espaces vides, aux gribouillis, à la colère, à la tristesse, à l’amour. Le titre est parfaitement trouvé : c’est bien une forme de catharsis que cet ouvrage précieux, pour l’auteur bien sûr, mais pour le lecteur aussi. Le dégoût, la peur, l’angoisse, la souffrance… toutes ces émotions qui constituent le traumatisme sont jetées sur les pages, comme régurgitées après un mal de ventre incontrôlable. Elles ont des formes diverses : parfois, ce sont des traits lisses, ronds, « classiques », parfois des tâches immenses et colorées, parfois encore des mouvements pulsionnels, des formes abstraites… L’expression de l’auteur déborde du livre, on a les larmes aux yeux, le cœur serré.
Catharsis est aussi un témoignage d’amour, un jet de vie qui prouve que le monde continue de tourner, que les vivants doivent vivre et imaginer des projets pour avancer, malgré tout. Luz déclare maintes et maintes fois sa flamme à sa femme, on les sent intensément liés et ça booste le moral !
Plus qu’une BD, cet élan d’humanité est à lire absolument. Un formidable et magnifique ouvrage, très expressif et sans fioritures.
C’est mon amie V. qui l’a déposé chez moi l’année dernière, en sachant qu’il s’agissait d’un thriller psycho (mon genre de prédilection, vous le savez aussi). ll a tardé sur mon étagère car il s’agit d’un grand format, difficile à transporter dans le métro donc. Finalement, j’ai pris les choses en main il y a quelques semaines.
De quoi ça parle ?
Quelques années après avoir perdu leur enfant à cause d’une maladie génétique, Naomi et John décident de refonder une famille. Mais pas n’importe laquelle ! Ils souhaitent un enfant parfait, sans gênes défectueux. C’est pourquoi ils s’adressent à un médecin visionnaire, qui leur promet un enfant sur-mesure. Mais une fois Naomi enceinte, les problèmes commencent…
Mon avis
Une histoire fort alléchante pour un final plutôt réussi ! J’ai lu ce roman assez rapidement car on ne peut pas nier le suspense disséminé ici et là. A chaque fin de chapitre, on a envie d’entamer le suivant pour en savoir plus. Un bon point, donc, qui permet une lecture fluide et efficace.
Le sujet de l’enfant sur-mesure a quelque chose d’assez fascinant : mystérieux, idéaliste et effrayant à la fois, on peut très bien imaginer une médecine aussi extrémiste dans la réalité. Cela m’a parfois fait penser au film de science-fiction « Bienvenue à Gattaca ». On comprend très vite que cela ne peut que virer au cauchemar, et effectivement, le stress monte, pour les parents et pour le lecteur !
Parallèlement à cette histoire familiale se développe celle d’une secte qui lutte contre les avancées scientifiques jugées contraire à la nature. Entièrement dévoués à un dieu intolérant, les membres de cette organisation poursuivent ceux qui usent de cette science… et se préparent donc à attaquer Naomi et John. J’ai un peu moins aimé cette histoire parallèle, qui est finalement très « américaine ». Je veux dire par là que c’est un scénario digne de blockbusters made in USA, parfois un peu tiré par les cheveux.
Je ne me suis pas tellement attachée aux personnages non plus : le couple principal s’avère assez ennuyeux et naïf, on a envie de les secouer un bon coup. C’est donc le concept de médecine avancée et ses conséquences qui m’ont séduite avant tout le reste. Je vous conseille ce roman plutôt haletant si vous vous intéressez au sujet, car mine de rien, il soulève les bonnes questions, malgré une fin décevante. Une lecture en demi-mesure que je ne regrette pas malgré tout !
Salut à tous ! Nous passons déjà dans la seconde moitié de l’année : ça me paraît fou ! Le mois de juin a été plutôt riche et varié côté culturel.
Visite
Photo de Govin Sorel – govinsorel.com
La Fondation Louis Vuitton
En début de mois, ma copine Vivi m’a proposé de l’accompagner à une soirée VIP pour découvrir l’Accrochage 3 (la partie 3, quoi) des « Clefs d’une passion », la nouvelle expo de la Fondation Louis Vuitton. Un accrochage d’œuvres autour du pop art et de la musique et du son. Un samedi soir, je me suis donc rendue sur les lieux en sa compagnie. Hophophop, je vous vois venir : non, non, pas de petits fours ou de coupettes de champagne, ou alors à des prix exorbitants. Nous avons directement entamé la visite, avec quelques explications des agents dispersés dans les galeries. Globalement, j’ai trouvé qu’il y avait assez peu d’œuvres mais qu’elles étaient vraiment bien mises en valeur dans l’espace. On n’est pas submergés de choses à voir, c’est finalement assez apaisant. Quant aux œuvres en elles-mêmes… c’est de l’art contemporain, codifié, subtil ou brut de décoffrage. Je n’ai pas forcément « compris » les choix des artistes ou été touchée par leur travail, mais j’ai apprécié l’une des salles, plongée dans la pénombre, dans laquelle se croisent miroirs et vidéos d’un concert classique. Le reflet de l’image dans les miroirs et l’absence de lumière brouillent les pistes et nous ôtent tous nos repères (visuels, sonores et spatiaux). Déconcertant et reposant. Après l’expo, nous avons rejoint l’auditorium, dans lequel était installé un DJ et une piste de rollers à la manière d’une patinoire d’hiver, où dansaient les participants. Original et amusant ! Quant à la Fondation Louis Vuitton, c’est effectivement un très beau bâtiment moderne, parfaitement pensé et lumineux, qui paraît comme une bulle d’air au milieu du Jardin d’Acclimatation. A visiter !
Spectacle
Les Franglaises
Encore un seul spectacle ce mois-ci, mais il était chouette aussi. Vous connaissez sans doute Les Franglaises, qui connaissent un véritable succès sur scène, notamment après avoir remporté le Molière du théâtre musical 2015. Le concept de ce groupe de chanteurs/musiciens/comédiens ? Traduire des tubes anglophones en français et les faire deviner au public. Une fois le titre et l’auteur de la chanson trouvés, le groupe propose une interprétation décalée, mise en scène et en musique ! Je m’attendais à rire un peu plus, mais il faut avouer que j’ai ri aux larmes pour leur traduction de « Hello, Goodbye » des Beatles, parfaitement ridicule et drôle à souhait. Beaucoup de folie sur la scène, du grand n’importe quoi joyeux et chorégraphié ! Une belle soirée en chansons.
Cinéma
Quatre films ! Youhou ! Ca faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé !
D’abord, Mad Max Fury Road de George Miller, avec Tom Hardy et Charlize Theron. Il y a quelques années, j’avais aimé les deux premiers films avec Mel Gibson, je me suis donc laissée tenter par cette mise à jour de l’univers de Mad Max. J’ai moi aussi aimé le travail de l’image et la photographie, ainsi que les effets spéciaux spectaculaires. En revanche, j’ai eu du mal avec cette action non-stop : jamais aucun moment pour se reposer l’esprit et les yeux… Je suis sortie fatiguée ! Ce n’est donc pas le genre de film que je voudrais revoir. Une fois, c’est bien.
Ensuite, je me suis laissée séduire par l’adaptation du roman de Thomas Hardy, Loin de la foule déchaînée, mis en scène par Thomas Vinterberg. Située dans la campagne anglaise du 19e siècle, l’histoire se construit autour de Bathsheba Everdeene, une jeune femme libre et indépendante, qui veut pouvoir vivre sa vie sans être aux crochets d’un homme. Elle va devoir affronter les obligations sociales et de multiples demandes en mariage. Comment résister au berger incarné par Matthias Schoenaerts… ? Argh. Une histoire romantique, avec de splendides images de la nature et des robes virevoltantes, je suis conquise ! Je dois maintenant lire le roman.
Ex-Machina, film de science-fiction d’Alex Garland, fut la découverte ciné suivante. Splendide. Un jeune ingénieur est invité dans la maison de son patron, pour faire partie d’une expérience scientifique : communiquer avec une Intelligence Artificielle supérieure. De très belles images de la Norvège, une maison moderne qui fait rêver, un message philosophique très bien construit, un suspense indéniable, un twist final inattendu… j’ai adoré !
Enfin, j’ai terminé mon mois de juin avec The Profs 2, de Pierre-François Martin-Laval, découvert en avant-première avec la présence du réalisateur. Beaucoup moins bon que le premier opus, qui était selon moi une bonne comédie hilarante. Malheureusement, je n’ai pas rigolé autant que la première fois. C’est ce qu’on appelle « un film du dimanche soir », comme on dit chez moi. Décontractant, sans prise de tête, mais sans grand talent.
Voilà pour ce mois de juin prolifique ! Joyeux été et au mois prochain !
Ma mamie lectrice a encore frappé (coucou, je sais que tu passes par là chaque jour !) : elle m’a mis ce bouquin dans les mains il y a quelques mois. Notez aussi le jeu de mots amusant dans l’identité de l’auteure… ‘Anne-Marie Mari-ani’. Un détail qui m’a encore plus donné envie de me lancer (ça ne tient à pas grand chose).
De quoi ça parle ?
Il s’agit d’un témoignage de l’auteure, fille d’un prêtre et d’une religieuse, née d’un amour interdit et victime de ce lourd secret. Elle revient sur la vie de ses parents, de leurs choix difficiles et des effets que cela a eu sur sa vie.
Mon avis
Quel joli petit livre ! Assez court (156 pages), il se lit très bien même si le sujet ne réserve que peu de suspense ou de rebondissements. C’est l’histoire d’une enfant aimée, aimante, qui a pourtant souffert du rejet de la société et du reste de sa famille… simplement parce que ses parents s’aimaient et qu’ils n’en avaient pas le « droit » ! Un témoignage qui pointe du doigt les aberrations religieuses, au nom d’un dieu qui n’en n’a finalement que faire.
Au-delà de son histoire familiale, qui dépeint avec simplicité les vies compliquées de ses parents, l’auteure démontre que cette obligation de l’Eglise est apparue petit à petit et n’est pas du tout une règle édictée par Jésus. C’est une invention de l’homme d’église, qui peut évidemment mieux contrôler un homme célibataire qu’un homme entouré d’une famille. Bref ! J’étais déjà convaincue que cela n’a pas de sens mais ce récit argumente parfaitement mon point de vue (et celui de ma mamie, qui a souligné ou entouré des passages avec conviction).
A lire si vous avez envie d’un court témoignage de vie, si vous êtes certain que le célibat obligatoire est une bonne chose ou si vous avez une panne de lecture. Parfait pour rebondir !
Dans le cadre de mon partenariat avec les Editions Baudelaire, j’ai choisi de recevoir ce bouquin bien mystérieux, simplement convaincue par son titre. La grandeur, ça me connaît, je me suis sentie concernée.
De quoi ça parle ?
Gwend Buenavista enquête sur un homme mort, seul et inconnu. Il va donc remonter le passé de l’anonyme pour le découvrir, se révélant à lui-même par la même occasion.
Mon avis
Tout comme pour Le dîner des neuf ou L’éveil au pardon, l’autre roman reçu par les éditions en janvier dernier, je n’ai pas du tout été attirée par la couverture. Sans aucun intérêt et particulièrement fade. Il faudrait peut-être retravailler la forme !
Au-delà de l’apparence, qu’en est-il du contenu ? C’est tristement répétitif mais encore une fois, j’ai été extrêmement déçue par ce roman. Que dis-je ! Pas déçue, agacée ! Au bout de trois pages, j’ai senti que ce livre n’était pas fait pour moi. Une écriture brute de décoffrage, sans respirations, sans ponctuation ou presque, très lourde et oppressante. Le narrateur passe du coq à l’âne et les pages se remplissent de phrases à rallonge (parfois plus d’une page pour une phrase !!)… Etouffant.
Quand à l’histoire, rien d’original ou de surprenant, on devine rapidement le dénouement et cela ne nous touche pas plus que cela. On ignore qui est le narrateur, ce qu’il fait là, pourquoi il s’intéresse à ce mort qu’il a sous les yeux on ne sait comment… Difficile de s’intéresser à son histoire en étant perdus dès le début.
Je reconnais le talent d’écriture de l’auteur, qui maîtrise sans conteste la langue française et s’amuse avec les mots. Mais c’est une écriture si dense qu’elle serait peut-être plus adaptée à la poésie…
Ma lecture était ponctuée de soupirs d’ennui et j’ai malheureusement eu beaucoup de mal à le finir, j’en suis même arrivée à me forcer. J’ai finalement tenu les 184 pages sur plus de 2 semaines et j’étais complètement démoralisée. Dommage.
Il y a quelques mois, peu de temps après l’attaque terroriste de janvier contre Charlie Hebdo, je me baladais en librairie avec une copine. Nous sommes tombées sur ce recueil de textes d’auteurs et de journalistes qui nous a interpellées : on s’est plus ou moins promis de se l’acheter, toutes les deux. Elle l’a fait quelques jours après, puis j’ai suivi.
De quoi ça parle ?
C’est un ensemble de textes écrits par 60 personnalités littéraires, qui abordent la question de la liberté d’expression et partagent leurs émotions et impressions vis-à-vis du terrorisme religieux.
Mon avis
Ce petit livre de 162 pages se lit doucement. Il est bien sûr nécessaire, intelligent et pose les bonnes questions : chaque auteur s’applique à transmettre ce qui lui tient à cœur et nous touche. POUM ! Les larmes aux yeux me sont venues plus d’une fois, dans le métro, le matin ou le soir. Chaque mention à la marche du 11 janvier me remuait le creux du ventre, je m’y revoyais, touchée par cette foule immense, unie par la solidarité. Rien que de l’écrire ici, j’ai des frissons dans le dos.
Les textes sont plus ou moins longs, très différents : certains auteurs passent leur message par le poème, d’autres par la chronique politique ou humaniste, d’autres encore par des témoignages très personnels ou des déclarations d’amour aux disparus (celle de Caroline Fourest m’a tellement serré le cœur… argh !). C’est un petit livre à 5€ qui mérite d’être acheté, enrichissant et bon pour la santé ! Laissez-vous tenter.