Films·Musique et concerts

Bilan culturel d’août 2016

Coucou !

Depuis mon dernier bilan estival, j’ai continué mon exploration culturelle et je me devais donc de partager tout ça avec vous pour la rentrée.

Musique

Rock en Seine 2016

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Pour la septième fois consécutive, j’étais présente à Rock en Seine, durant les trois jours de festival ! Comme je vous l’expliquais l’année dernière, c’est un rendez-vous annuel pour nous, qui célèbre l’été, la fête, la bonne boustifaille et la musique, le tout entre amis et amoureux !

Cette fois, nous n’avions pas de groupe « à voir absolument », à part Sum 41. Ce fut donc une édition dédiée à la découverte et au vagabondage.

J’ai donc pu écouter les Anglais du groupe Bastille, les vieux cowboys de Clutch, l’entêtant Birdy Nam Nam, les hargneux membres de The Last Shadow Puppets, les rappeurs Casseurs Flowters, l’illuminé Edward Sharpe, les étranges Sigur Ros et Massive Attack, les dansants Naive New Beaters, le bluesman Gregory Porter, les rockeurs de Sum 41, et le fameux Iggy Pop. Le tout sous un soleil éclatant !

Deux belles découvertes (Bastille et Edward Sharpe), quelques thés glacés, des plats de tous les continents et une nouvelle collection de gobelets Rock en Seine plus tard, je suis à nouveau ravie de ce festival.

Le gros plus de cette année : le paiement cashless, directement via le bracelet du festival. Plus de cash ni de carte bancaire sur soi, une puce rechargeable en ligne ou sur place de manière très simple, une rapidité de paiement et une sécurité… bref, je suis adepte du paiement cashless ! Vivement que cette innovation se développe dans la vie quotidienne.

Cinéma

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Frantz, de François Ozon

J’ai eu la chance de découvrir le nouveau Ozon en avant-première, invitée par UGC lors d’une soirée « Label spectateurs », qui consiste à nous montrer un film « surprise » avant que l’on donne notre avis dans un questionnaire et qu’on attribue ou non le fameux label.

Je suis assez friande de la filmographie d’Ozon, alors lorsque le film a commencé, j’étais plutôt heureuse de cette surprise ! Le film sort officiellement en salles ce mercredi 7 septembre, et je vous le conseille si vous aimez :

  • les drames
  • les choix de mises en scène audacieux
  • les films de François Ozon

En effet, rien de drôle dans cette histoire qui se déroule juste après la Première Guerre Mondiale. Un jeune Français (incarné par Pierre Niney) vient régulièrement fleurir la tombe de Frantz, soldat allemand. La veuve de Frantz, Anna, décide d’éclaircir ce mystère, sans se douter que cette rencontre va bouleverser sa vie.

On s’attend à une histoire d’amour romantique, n’est-ce pas ? Que nenni ! La surprise sera au rendez-vous dans ce beau film dramatique en noir et blanc, parfois en couleur. Je ne vous en dis pas plus.

Comme des bêtes, de Chris Renaud et Yarrow Cheney

Une sortie ciné entre copines fut l’occasion de découvrir ce nouveau film d’animation animalier. Très dynamique et coloré, « Comme des bêtes » est un bon divertissement, truffé de références cinématographiques, qui entraîne le chien de compagnie Max dans une aventure haute en couleurs. Rien de transcendant mais un bon film d’animation à voir avec des enfants.

Stefan Zweig : adieu l’Europe, de Maria Schrader

Je suis une amatrice des œuvres de Stefan Zweig, alors j’ai peu hésité avant d’aller voir ce biopic concentré sur les dernières années de la vie de l’auteur. Ce fut une très belle découverte ! L’originalité des plans, le jeu avec les couleurs, les miroirs, les hors-champ… On se croirait dans différents tableaux, où intervient toujours Zweig, tel un héros dramatique dont on connaît déjà le destin. Même la beauté du Brésil, l’accueil enthousiasmant de ses proches, la reconnaissance de son travail ne lui font pas oublier la guerre qui frappe l’Europe, alors que lui vit en paix de l’autre côté de l’océan. Une culpabilité et un mal-être retranscrits dans ces décors de vacances. Très beau film qui saura plaire aux fans de l’auteur !

Adios amigos ! Rendez-vous à la fin du mois de septembre pour de nouvelles découvertes. Les théâtres débutent leur nouvelle saison, et cette année, je me suis lâchée ! Il va y avoir du lourd sur le blog, préparez-vous.

Livres

La voleuse de livres, Markus Zusak

voleuse-de-livres_markus-zusakPourquoi ce livre ?

Ma copine M. me l’a offert pour mon anniversaire : j’étais vraiment ravie de ce cadeau car j’avais très envie de lire ce roman, et depuis longtemps !

De quoi ça parle ?

On y suit le destin de Liesel Meminger, une fillette allemande qui vit au cœur de la Seconde Guerre Mondiale. Accueillie dans une famille d’accueil à Molching, Liesel va découvrir les pouvoirs de la lecture et de l’amitié, mais aussi être confrontée à l’horreur de la guerre et à l’égoïsme des gens.

Mon avis

Magnifique ! C’est un très beau roman, qui mérite son succès et ses distinctions ! Son originalité ? Il est raconté par le personnage de la Mort, omniprésente, qui revient sur trois grands moments durant lesquels la jeune Liesel lui a échappé. Fascinée par cette enfant, la Mort nous conte le récit de sa vie de manière très cynique.

On pourrait croire que ce point de vue original empêche de comprendre l’enfant, mais c’est tout le contraire ! La Mort voit, sent et comprend tout. On ne loupe rien, je vous le garantis ! Elle a simplement une façon de raconter les choses, avec des interludes, des interprétations, des explications directes faites au cœur du texte, qui coupent le récit et enrichissent considérablement l’histoire.

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Au-delà du style et du choix de narration, les personnages sont tous très humains et touchants : on est aux côtés de Liesel, touchés par ses parents adoptifs, séduits par son intrépide ami Rudy, intrigués par la mystérieuse femme du maire…

Un très beau roman, donc, que je vous conseille à 1000 % ! Il faut maintenant que je découvre le film de Brian Percival, adapté du livre. En vaut-il le coup ?

Livres

La carrière du mal, Robert Galbraith

carriere-du-mal_robert-galbraithPourquoi ce livre ?

Parce que je suis définitivement fan de cette série de romans policiers ! Je n’ai pas résisté longtemps : juste après sa sortie, il était dans ma bibliothèque. Il m’a fallu attendre le bon moment pour le déguster.

De quoi ça parle ?

On y retrouve le détective Strike et son acolyte Robin, qui vont cette fois devoir résoudre une affaire sordide : en effet, ils sont les destinataires d’un colis effroyable, qui contient une jambe de femme ! Une enquête qui va bouleverser nos deux héros et déterrer de vieux souvenirs…

Mon avis

Après L’appel du coucou et Le ver à soie, Robert Galbraith (toujours J.K. Rowling, vous le savez maintenant) nous livre une troisième enquête plus sombre, plus torturée : les deux personnages principaux sont personnellement visés par le meurtrier. Tous deux vont devoir affronter leur passé et choisir leur futur. Une croisée des chemins qui pimente un peu plus l’histoire pour notre plus grand bonheur !

L’auteur sait décidément quand il faut apporter des rebondissements, aussi bien dans l’enquête que dans la vie de Strike et Robin. Faire de tels virages dans ce troisième volume est un excellent choix de la part de l’écrivain, qui réveille la relation des deux complices, forcés de prendre plusieurs décisions.

Un peu différent des autres tomes, ce roman m’a semblé plus complexe et j’avoue m’être parfois perdue, notamment dans les noms des personnages qui émergent du passé de Strike. Néanmoins, j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre l’évolution de Robin et de son patron. Tous deux se révèlent beaucoup, entre eux et à nous.

J’attends avec impatience la suite de leurs aventures, qui devraient se faire sous un œil nouveau !

Livres

Cette nuit-là, Linwood Barclay

linwood-barclay_cette-nuit-laPourquoi ce livre ?

Parce que j’entendais parler de cet auteur depuis un bout de temps et que j’avais envie de thriller un jour d’errance en librairie. Tout simplement !

De quoi ça parle ?

En se réveillant un matin, Cynthia, âgée de 14 ans, découvre que ses parents et son frère ont disparu. Aucune trace de sa famille, même 25 ans plus tard… Jusqu’au jour où le passé resurgit, d’abord dans un coup de téléphone, ensuite un mail… Cynthia ne lâchera rien pour comprendre ce mystère, quitte à délaisser la famille qu’elle a fondé.

Mon avis

Cette nuit-là est un chouette thriller, qui happe en posant les bonnes questions au bon moment. Cette idée de disparition subite avait tout pour me séduire : une question simple mais de nombreuses réponses complexes. Comme Cynthia, on a envie de tout comprendre, même si cela prend du temps.

La particularité du roman : il est raconté du point de vue de Terry, le mari de notre héroïne. Un narrateur qui intrigue d’abord, mais à qui l’on s’identifie par la suite. Finalement, nous ne sommes pas Cynthia, mais nous avons un regard extérieur compatissant sur sa situation.

Une petite nuance malgré mon enthousiasme : les nœuds à démêler sont nombreux et l’on va de découverte en découverte. C’est un constant rebondissement un peu trop riche à mon goût, qui finit par être un peu trop tarabiscoté… On s’éloigne du réalisme pour obtenir un final de film hollywoodien.

Malgré cela, ce fut une bonne lecture et j’ai parcouru les chapitres avec plaisir et empressement. C’est le principal !

Films·Spectacles

Bilan culturel de l’été 2016

Coucou !

Je me suis tellement absentée durant ces derniers mois que j’ai décidé de rassembler mes chroniques « sorties culturelles » en un gros bilan estival. Je reviens donc ici sur les sorties faites en juin/juillet/août 2016 (jusqu’à aujourd’hui).

Spectacles

Les mangeurs de lapin, Palais de la Culture, Puteaux

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En voilà un beau spectacle de cirque zinzin ! Quatre zigotos aux looks improbables qui utilisent tout l’espace scénique en alternant gags clownesques, interprétations musicales, prouesses de gymnaste et humour à gogo. Un petit coup de cœur pour Gérard, l’homme élastique au style pince sans rire, et pour George, le grand Britannique qui relève des défis sans queue ni tête mais infiniment drôles. C’était donc une belle soirée, qui eu sur moi l’effet d’une bouffée d’air frais, la veille de mon déménagement.

Les faux British, Théâtre Saint-Georges, Paris

les-faux-britishFortement influencée par une collègue, j’ai rapidement acheté des places pour ce spectacle lorsque j’en ai eu l’occasion. Le concept ? Une pièce qui met en scène la création d’une pièce de théâtre, interprétée par des comédiens amateurs (qui sont en réalité de vrais comédiens). Vous suivez ? L’intrigue : un meurtre à la Agatha Christie et une enquête menée en huis-clos.

La proposition était alléchante, malheureusement, je n’ai pas pu profiter du spectacle à cause du lieu : le Théâtre Saint-Georges est en effet un LIEU A FUIR ABSOLUMENT ! Très serrés, les rangs ne me permettaient pas de poser mes pieds au sol en étant assise ! L’horreur absolue… J’ai littéralement creusé le fauteuil devant moi avec mes genoux, tordant mes jambes à gauche et à droite…

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Seuls les orteils touchent le sol…

Il faisait également une chaleur infernale dans cette salle remplie à ras bord. Bref ! Une expérience catastrophique, qui m’a empêchée de regarder la scène, de me concentrer sur les dialogues et de profiter de la soirée, tout simplement. Une honte pour ce Théâtre !

Euro 2016, Stade de France

euro-2016Je place cet événement dans la catégorie « Spectacles », car c’est ainsi que j’ai vécu les deux soirées foot passées au Stade de France, durant ce mois de juin.

Un premier rendez-vous dans ce stade gigantesque occasionné par une invitation au travail : en tant que documentaliste, je réalise des veilles et des dossiers à la demande pour des clients internes. Il se trouve que l’un d’eux a été particulièrement ravi de notre travail, à ma collègue et moi (et il est très très bien situé dans l’organigramme). Il nous a donc invitées dans une loge VIP pour le match de pool Irlande-Suède. NORMAL.

La soirée fut évidemment folle, même si je ne suis pas du tout connaisseuse en foot : l’ambiance a pris le pas sur le jeu, pour ma part. Je me suis laissée entraîner par les supporters et les musiques. Le champagne a fait le reste ! Hihi !

La deuxième soirée fut encore plus exceptionnelle : nous avions acheté des places pour les quarts de finale l’année dernière, lorsqu’elles avaient été mises en vente. La chance fut avec nous : ce soir-là, la France jouait contre l’Islande. Un match complètement fou, puisque les Bleus ont marqué 5 buts ! Je vous laisse imaginer l’ambiance festive et la joie que nous avons partagée avec les autres supporters dans les gradins !

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J’y ai retrouvé le plaisir d’être ensemble, la joie communicative et la force incroyable d’un si grand public que je connais grâce aux concerts. On se sentait heureux, invincibles ! Deux expériences magnifiques que je recommande à tous (même aux têtus qui n’aiment pas le foot !).

Un chapeau de paille d’Italie, Comédie Française

programme_chapeaudepaille1516-page-001C’est mon amie A. qui m’a proposé une soirée à la Comédie Française, pour découvrir cette pièce d’Eugène Labiche. Par chance, pour la fin de la saison, le théâtre proposait des billets à 10 € ! Une occasion en or !

A ce prix-là, on imagine être assis en coulisses, mais NON ! Miracle ! Nous étions certes au deuxième balcon, soit quasiment tout en haut, mais en face de la scène. Résultat : une vue plongeante sur tout le théâtre, une visibilité impeccable et le sentiment de ne pas se faire arnaquer.

Et la pièce ? Ohlala, c’était SI GENIAL ! J’ai prévu de lire la pièce de Labiche pour découvrir ce qui se cache derrière le texte et derrière la mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti.

Beaucoup d’inventivité dans l’interprétation de cette comédie : un rythme effréné, de la musique, de la couleur, de la joie, de la fantaisie et de la folie, voilà ce qui a enchanté ma soirée ! Entre Grease et Feydeau, l’ensemble prend vie dans une mise en scène décomplexée, où les éléments bougent facilement, où le tableau dessiné sur un drap figure un salon de Baronne, où un meuble à étagères est d’abord présentoir à chapeaux puis immeuble. C’était extrêmement vivant et entraînant ! Les acteurs menaient le tout à la baguette, avec une énergie revigorante !

Un petit verre de vin blanc durant l’entracte, dans les beaux salons de la Comédie Française, a fini de me  charmer. C’était une soirée parfaite, sans aucun doute l’un des meilleurs spectacles que j’ai pu voir cette année !

Merci Labiche, merci Corsetti !

Kheiron, Théâtre République, Paris

kheiron_republiqueJe ne connaissais pas tellement Kheiron, si ce n’est que j’avais eu un aperçu de son spectacle en première partie du spectacle du Comte de Bouderbala. J’ai eu l’occasion d’acheter des places, je me suis laissée tenter.

Et j’ai bien fait ! Comme le vantent les nombreux titres de presse qui illustrent son affiche, Kheiron est assurément le roi de l’impro et de la tchatche. Le concept du spectacle ? Salle allumée, il interroge le public sur tout et rien (Qui est le plus jeune ? Qui est le plus vieux ?) et interagit avec les réponses des spectateurs. Tout est propice à la blague, à la déconne. On se sent entre amis, durant une soirée où les répliques et taquineries fusent, où la blague improvisée est reine. Le hasard fait sans doute bien les choses, car les échanges entre le public et Kheiron sont toujours savoureux, plein de surprises et de rebondissements. Par exemple :

– Madame, comment avez-vous annoncé votre grossesse à votre mari ?
– [La dame rit.]
– Nous avons donc une sorcière ce soir dans la salle ! Gniarkgniarkgniark [Il imite grossièrement le rire de la dame et c’est très drôle.]
– [La dame rit.]
– Allez, dites-nous ce qu’il y a de drôle ! Vous êtes obligée maintenant ! Vous ne l’avez pas dit au papa c’est ça ?
– Non, c’est qu’il était marié.

Voilà le genre d’échange qui a eu lieu ce soir-là ! Autant vous dire que c’est un spectacle que l’on doit pouvoir savourer à l’infini !

Je vous conseille fortement ce show si original, orchestré par un Kheiron talentueux, que l’on sent sincère et aimant. Très chouette !

Cinéma

Ces dernières semaines, quelques rares sorties ciné, deux blockbusters qui ont eu le mérite de me divertir de mes tracas de déménagement.

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X-Men : Apocalypse, de Brian Singer

Rien de très incroyable dans ce nouvel épisode des X-Men, si ce n’est que l’on découvre la jeunesse des futurs héros que l’on connaît si l’on aime cet univers. J’étais un peu frustrée de ne pas voir plus de transformations de la part de ma chère Mystique, mais j’ai aimé faire la rencontre de la jeune Jean. Beaucoup de grand spectacle, un film qui pétarade dans tous les sens et qui change les idées, rien de plus.

Alice de l’autre côté du miroir, de James Bobin

Beaucoup de fantaisie dans cette suite du fameux « Alice au Pays des Merveilles » : couleurs, jolies vues fantasmagoriques, personnages illuminés… Je me suis laissée entraîner par cette histoire de temps à remonter et d’événements à modifier pour sauver le Chapelier Fou. Toutefois, ce n’est pas un film qui marquera ma mémoire : encore une fois, un bon divertissement.

Rendez-vous fin août pour les découvertes culturelles qui auront ponctué la fin de mon été !

Blabla

Je suis de retour !

Attention les yeux !

Le blog reprend vie, sous vos oreilles ébahies ! J’ai repeint les murs, redécoré la baraque, mis de la couleur et de la vie dans ces lieux. La Girafe a pris ses aises. Bienvenue dans mon nouveau chez-moi !

  • J’ai acquis un nom de domaine : maintenant, « demaplumeavosoreilles.com », ça existe et c’est ici !
  • Il n’y a plus de publicités à la fin des articles : un confort de lecture que vous apprécierez je pense.
  • Une liste de blogs conseillés mise à jour dans la colonne de droite : les liens fonctionnent et tous ces blogs sont top !
  • Une Pile à Lire et une Wish-List mises à jour également.

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J’espère que tout cela vous plaît et à très bientôt pour de nouvelles chroniques girafesques.

Blabla

Où es-tu ? Où es-tu ? 

Comme le chantait si bien France Gall, vous vous posez peut-être la question : où es-tu ?

Grâce à votre grande perspicacité, vous avez remarqué que le blog était un peu trop mou du genou ces derniers temps… Ceci est dû à :

  • Mon déménagement début juin, qui implique aujourd’hui un bazar monumental. On n’a ni téléphone ni internet, mes romans sont encartonnés… (On attend Orange et les étagères.)
  • Mes vacances : je viens tout juste de rentrer de 10 jours de vacances et cette semaine sera sans doute consacrée au montage de meubles et au rangement…
  • Mon travail : finalement, quand je ne déménage pas et quand je ne suis pas en vacances, je travaille. Et ces dernières semaines ont été bien remplies…

J’espère que vous ne m’oublierez pas cependant. Dès que je peux m’attabler pour écrire, je reviens ! 

Livres

L’abbaye de Northanger, Jane Austen

l-abbaye-de-northanger_jane-austenPourquoi ce livre ?

Il m’a été offert par Myrtille lors de mon swap Portrait chinois l’année dernière. Il attendait sagement que j’ai envie de roman classique.

De quoi ça parle ?

A 17 ans, Catherine Morland part dans la petite ville de Bath, en compagnie d’un couple d’amis de ses parents, pour découvrir la vie mondaine. Elle va y faire la connaissance de l’exubérante Isabella Thorpe, mais aussi de l’énigmatique Henry Tilney (et de sa sœur Eleanor). Des jeux d’amitié et de séduction vont rythmer son quotidien…

Mon avis

Jane Austen répond parfaitement à mon besoin de littérature classique lorsque j’en ai besoin ! J’ai retrouvé le plaisir de lecture que j’avais eu en découvrant Orgueil et préjugés : des jolis mots, de belles phrases, des personnages qui s’expriment avec grâce et douceur, qui maîtrisent l’art de la parole et de la tromperie. C’est jouissif de les observer vivre, comme une petite souris invisible.

Evidemment, ces gens ont des problèmes de riches : ce mariage rapportera-t-il assez d’argent ? Cette promenade aura-t-elle lieu ? Comment réagira untel ?  Pourquoi a-t-il tenu ces propos ?

Il faut aimer ce genre de considération, mais Jane Austen ouvre une fenêtre sur l’aristocratie anglaise du 18e siècle et ravit notre curiosité. C’est élégant, amusant, j’aime !

Les personnages sont bien construits et présentés : on se souvient de leurs noms, de leurs caractères, de leurs actions… Et l’auteur s’amuse avec l’écriture,  en apparaissant parfois en tant que narratrice, nous expliquant pourquoi elle écrit ou n’écrit pas cela sur son héroïne. L’ironie est aussi présente dans ses propos : elle joue avec son personnage, avec ce qu’elle devrait être en tant qu’héroïne, puis lui change son comportement, son destin.

La présence de l’auteure et la beauté des mots font de ce roman un délice de lecture. On a le même regard naïf et admiratif sur cette histoire que Catherine sur les mondanités qui l’entoure. C’est chouette !

Livres

La petite lumière, Antonio Moresco

la-petite-lumiere_antonio-morescoPourquoi ce livre ?

C’est ma maman qui me l’a prêté. Un livre tout jaune et tout court, je dis oui !

De quoi ça parle ?

Le narrateur vit isolé dans un village de montagne. Un jour, il perçoit au loin une petite lumière. Une lueur énigmatique qu’il va chercher et trouver…

Mon avis

Ce court roman d’une centaine de pages m’a semblé très étrange : c’est un livre à part, écrit à la manière d’une poésie en prose. On ne sait rien du narrateur, ni son nom, ni son histoire, ni la raison pour laquelle il vit seul dans cet endroit isolé. Cela déroute au début, puis l’on comprend que ce n’est pas le but du livre.

Ce qui compte, c’est son attirance pour cette petite lumière et ce qu’il va y découvrir. Le suspense, même s’il est minime, est indéniablement là. Une fois la découverte faite, la poésie devient fable puis récit philosophique.

La petite lumière est une pensée sur le temps qui passe, sur la solitude et la contemplation de la nature. Cette dernière est omniprésente, elle secoue les pages, bouleverse les phrases… la vie animale est là, sous chaque pierre, sur chaque chemin ; la nature sauvage à perte de vue du narrateur.

C’est une belle et charmante parenthèse que nous propose Antonio Moresco, qui plaira aux romantiques, aux nostalgiques et aux rêveurs contemplatifs.

Livres

Une année particulière, Thomas Montasser

une-annee-particuliere_thomas-montasserPourquoi ce livre ?

C’était l’un de mes livres d’anniversaire ! Tout court, je me suis empressée de l’embarquer avec moi dans les transports en commun.

De quoi ça parle ?

Un beau matin, Valérie se retrouve à devoir gérer une librairie à l’abandon, que lui a légué sa tante disparue. Elle qui se destine à une carrière de consultante en économie, la voilà qui va faire connaissance avec la littérature et le pouvoir des livres…

Mon avis

Un livre sur les livres, pour une lectrice, c’est le comble du plaisir de lecture ! Comme l’indique le titre, c’est bien durant une année que l’on va suivre la jeune Valérie, dépoussiérant, rangeant, découvrant la librairie que lui a livré sa vieille tante Charlotte. La vieille femme a disparu dans la nature du jour au lendemain… laissant tout son bazar en plan, les factures impayées, les piles de livres, le classement à l’ancienne.

Malgré cette jolie promesse de lecture, j’avoue avoir été déçue par ce petit bouquin. On suit donc les interrogations de Valérie, qui s’avère être une jeune femme peu attachante. On connaît peu de choses sur sa vie, sur ses passions, ses goûts et ses rêves. Le focus se fait plutôt sur ses découvertes littéraires. La voilà qui prend plaisir à lire Tolstoï, Camus ou Twain, entre deux rangements. Un personnage principal qui manque de profondeur…

L’auteur ajoute à cette recette un personnage masculin énigmatique, qui ouvre la porte de la librairie alors que Valérie n’attend personne. C’est une ébauche de rencontre amoureuse qui se dessine mais elle ne prend jamais vraiment forme.

Il me semble qu’il ne faut pas appréhender ce bouquin comme un roman. C’est plutôt une fable sur la lecture, qui propose une liste intéressante d’ouvrages et de livres cultes à consulter pour piocher des idées de lecture. Au-delà de ça, l’intrigue n’est pas du tout développée. C’est un livre très contemplatif, qui lance quelques pistes poétiques, frôle le fantastique, mais ne développe jamais ces idées floues. Dommage ! Il aurait pu être plus long et étoffé, sans problème !

A picorer si vous êtes en manque d’idées lecture, mais ne vous y attardez pas si vous cherchez un roman sur une librairie pleine de surprises.