Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’octobre 2015

Le mois d’octobre fut un mois bien chargé… Malade les deux premières semaines, j’ai aussi changé de job. Du mouvement dans ma routine quotidienne qui a rempli mes journées, le mouchoir au fond de la poche et la gorge en feu (*glamour*). Mais mais ! Tout s’est arrangé malgré mes anticorps un peu longs au démarrage, et j’ai finalement fait plus de choses que je ne le pensais.

Spectacle

Patrick Timsit à la Gaîté Montparnasse

patrick-timsit-montparnasse-2015-afficheJ’avais déjà vu Patrick Timsit sur scène, lors de son dernier spectacle et dans la pièce « Les derniers jours de Stefan Zweig » au Théâtre Antoine. C’est un acteur / humoriste que j’apprécie beaucoup : je le trouve atypique, prêt à dire ce qu’il pense, franc du collier et très piquant, mais aussi doux et plein de gentillesse. Un combo gagnant sur scène !

Malgré ma toux endiablée, je suis donc allée découvrir son nouveau spectacle au Théâtre de la Gaîté Montparnasse, à Paris. Même si j’évitais de rire au maximum (pour réduire les quintes de toux), j’ai une fois de plus été conquise par l’acteur. Puisqu’on lui reproche de rire de tout, qu’on lui colle des procès pour son humour noir, Patrick Timsit enfonce le clou, que dis-je, il pulvérise tout et tout le monde ! Les Noirs, les Arabes, les Juifs, les Chinois, les Portugais, les Roms, les handicapés, les femmes, les animaux, les enfants, les mendiants… Tout le monde y prend pour son grade. C’est un spectacle qui demande de lâcher prise, d’oublier ce qu’on a le droit de penser ou de ne pas penser, qui annonce crûment au spectateur : « eh oui mon gars, oui, on a le DROIT de rire de tout ».

Patrick Timsit joue beaucoup avec les frontières de « l’acceptable » : quand des petits « oh » choqués sont perceptibles dans la salle, il annonce : « ah je vais trop loin », puis en rajoute une couche, sourire aux lèvres et yeux pétillants. Il n’a pas de méchanceté au fond de lui, et c’est ce qui fait que l’on n’est pas choqué et que l’on rit vraiment ! C’est un humour politique plus qu’un humour moqueur. A essayer quand on serre un peu trop les dents !

Exposition

Elisabeth Louise Vigée Le Brun au Grand Palais

expo-vigee-lebrun-grand-palais-2015_afficheMes parents étant de passage à Paris, nous avons planifié une visite de l’exposition consacrée à Vigée Le Brun, qui bénéficie d’ailleurs d’une sacrée promo je trouve. Tant mieux ! Car c’est vraiment une MAGNIFIQUE expo de peintures que propose le Grand Palais. Je crois même que c’est la plus belle expo que j’ai pu voir.

L’artiste a un talent fou pour exécuter des portraits des aristocrates et figures royales de son époque, parmi lesquelles trône Marie-Antoinette. Elle a un don pour représenter les cheveux, toujours très précis, vivants, ébouriffés. Les peintures, aux couleurs pastel, douces et lumineuses, rayonnent dans les galeries : au loin, les visages semblent éclairés, apaisés.

J’ai craqué pour un joli marque-page à la sortie, en guise de souvenir de cette très jolie visite. Si vous avez l’occasion d’y aller, ne la loupez pas ! Laissez-vous aussi tenter par l’audioguide ou le guide tout court, c’est très enrichissant. Dans ce cas, prévoir 2h30 de visite et une pause bien méritée à la sortie.

Cinéma

Trois films découverts durant ce mois d’octobre, trois genres très différents.

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D’abord, j’ai assistée à une projection surréaliste de The Visit, de M. Night Shyamalan. Le pitch de ce film d’horreur gentillet me plaisait bien, mais la séance fut une catastrophe ! La salle était pleine à craquer d’adolescents survoltés, qui ont passé tout le film à hurler pour le moindre petit effet, à PARLER FORT, à rire, à sauter… Je ne suis pas contre l’expression des émotions, mais là, c’était vraiment stupéfiant. Autant vous dire que la salle était dans un état déplorable à la fin de la séance. Quant au film, il met en scène deux ados en vacances chez leurs grands-parents, qu’ils rencontrent pour la première fois. Le couple à première vue charmant s’avère très inquiétant la nuit tombée… Un film d’horreur qui s’est révélé très moyen et sans grand intérêt. Passez votre tour !

J’ai ensuite découvert le fameux Seul sur Mars de Ridley Scott et j’ai adoré ! Matt Damon y incarne un Robinson Crusoé du futur, abandonné par erreur sur Mars par ses collègues. Il va devoir apprendre à vivre seul sur ces terres arides en attendant le retour d’une équipe… 4 ans plus tard. C’était vraiment excellent ! Un vrai suspense et pas de contexte complexe comme on en trouve souvent dans les films de SF.

Enfin, ma dernière séance ciné du mois fut consacrée au Nouveau stagiaire, de Nancy Meyers. Ma soeur et moi étant assez fans des comédies de cette réalisatrice, nous avons fêté Halloween avec Robert de Niro et Anne Hathaway, tous les deux excellents. C’est une bonne petite comédie qui a le mérite d’aborder la thématique du travail, du compromis vie privée / vie professionnelle. Pas de romance, pas de mariage, pas de grossesse dans ce film, ça change des comédies américaines vues et revues. De Niro est comique à souhait et Anne Hathaway toujours aussi élégante. Gr !

Voilà pour mon mois d’octobre plutôt varié. A dans quelques semaines !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel de juin

Salut à tous ! Nous passons déjà dans la seconde moitié de l’année : ça me paraît fou ! Le mois de juin a été plutôt riche et varié côté culturel.

Visite

Photo de Govin Sorel – govinsorel.com

La Fondation Louis Vuitton

En début de mois, ma copine Vivi m’a proposé de l’accompagner à une soirée VIP pour découvrir l’Accrochage 3 (la partie 3, quoi) des « Clefs d’une passion », la nouvelle expo de la Fondation Louis Vuitton. Un accrochage d’œuvres autour du pop art et de la musique et du son. Un samedi soir, je me suis donc rendue sur les lieux en sa compagnie. Hophophop, je vous vois venir : non, non, pas de petits fours ou de coupettes de champagne, ou alors à des prix exorbitants. Nous avons directement entamé la visite, avec quelques explications des agents dispersés dans les galeries. Globalement, j’ai trouvé qu’il y avait assez peu d’œuvres mais qu’elles étaient vraiment bien mises en valeur dans l’espace. On n’est pas submergés de choses à voir, c’est finalement assez apaisant. Quant aux œuvres en elles-mêmes… c’est de l’art contemporain, codifié, subtil ou brut de décoffrage. Je n’ai pas forcément « compris » les choix des artistes ou été touchée par leur travail, mais j’ai apprécié l’une des salles, plongée dans la pénombre, dans laquelle se croisent miroirs et vidéos d’un concert classique. Le reflet de l’image dans les miroirs et l’absence de lumière brouillent les pistes et nous ôtent tous nos repères (visuels, sonores et spatiaux). Déconcertant et reposant. Après l’expo, nous avons rejoint l’auditorium, dans lequel était installé un DJ et une piste de rollers à la manière d’une patinoire d’hiver, où dansaient les participants. Original et amusant ! Quant à la Fondation Louis Vuitton, c’est effectivement un très beau bâtiment moderne, parfaitement pensé et lumineux, qui paraît comme une bulle d’air au milieu du Jardin d’Acclimatation. A visiter !

Spectacle

Les Franglaises

franglaises-2015Encore un seul spectacle ce mois-ci, mais il était chouette aussi. Vous connaissez sans doute Les Franglaises, qui connaissent un véritable succès sur scène, notamment après avoir remporté le Molière du théâtre musical 2015. Le concept de ce groupe de chanteurs/musiciens/comédiens ? Traduire des tubes anglophones en français et les faire deviner au public. Une fois le titre et l’auteur de la chanson trouvés, le groupe propose une interprétation décalée, mise en scène et en musique ! Je m’attendais à rire un peu plus, mais il faut avouer que j’ai ri aux larmes pour leur traduction de « Hello, Goodbye » des Beatles, parfaitement ridicule et drôle à souhait. Beaucoup de folie sur la scène, du grand n’importe quoi joyeux et chorégraphié ! Une belle soirée en chansons.

Cinéma

Quatre films ! Youhou ! Ca faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé !

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D’abord, Mad Max Fury Road de George Miller, avec Tom Hardy et Charlize Theron. Il y a quelques années, j’avais aimé les deux premiers films avec Mel Gibson, je me suis donc laissée tenter par cette mise à jour de l’univers de Mad Max. J’ai moi aussi aimé le travail de l’image et la photographie, ainsi que les effets spéciaux spectaculaires. En revanche, j’ai eu du mal avec cette action non-stop : jamais aucun moment pour se reposer l’esprit et les yeux… Je suis sortie fatiguée ! Ce n’est donc pas le genre de film que je voudrais revoir. Une fois, c’est bien.

Ensuite, je me suis laissée séduire par l’adaptation du roman de Thomas Hardy, Loin de la foule déchaînée, mis en scène par Thomas Vinterberg. Située dans la campagne anglaise du 19e siècle, l’histoire se construit autour de Bathsheba Everdeene, une jeune femme libre et indépendante, qui veut pouvoir vivre sa vie sans être aux crochets d’un homme. Elle va devoir affronter les obligations sociales et de multiples demandes en mariage. Comment résister au berger incarné par Matthias Schoenaerts… ? Argh. Une histoire romantique, avec de splendides images de la nature et des robes virevoltantes, je suis conquise ! Je dois maintenant lire le roman.

Ex-Machina, film de science-fiction d’Alex Garland, fut la découverte ciné suivante. Splendide. Un jeune ingénieur est invité dans la maison de son patron, pour faire partie d’une expérience scientifique : communiquer avec une Intelligence Artificielle supérieure. De très belles images de la Norvège, une maison moderne qui fait rêver, un message philosophique très bien construit, un suspense indéniable, un twist final inattendu… j’ai adoré !

Enfin, j’ai terminé mon mois de juin avec The Profs 2, de Pierre-François Martin-Laval, découvert en avant-première avec la présence du réalisateur. Beaucoup moins bon que le premier opus, qui était selon moi une bonne comédie hilarante. Malheureusement, je n’ai pas rigolé autant que la première fois. C’est ce qu’on appelle « un film du dimanche soir », comme on dit chez moi. Décontractant, sans prise de tête, mais sans grand talent.

Voilà pour ce mois de juin prolifique ! Joyeux été et au mois prochain !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’avril

Déjà le mois de mai… Avril fut un mois très pauvre en culture. Quelle tristesse, quel dommage ! Je suis toute chagrinée. Tout ça à cause de week-ends bien remplis et surtout, de beaucoup de fatigue due aux révisions d’examens. J’espère pouvoir me rattraper en mai avec ces jours fériés et ces week-ends repos.

Visites

fete-de-l-hermione-la-rochelleL’Hermione

En début de mois, j’ai fui la capitale pour ma région d’origine : au programme, rigolades et dégustations d’huîtres avec ma famille ; festivités pour mon anniversaire. A cette occasion, nous avons profité de l’amarrage de l’Hermione à La Rochelle pour aller lui faire un coucou. Pour la petite histoire, puisque je viens de Charente-Maritime, j’ai vu grandir ce merveilleux bateau en même temps que moi, j’ai vu ses charpentes à l’état brut, puis j’ai participé aux premières visites…

Monter sur le bateau terminé, prêt pour voguer vers les Etats-Unis, était donc une expérience chargée d’émotion. Même si quelques semaines avant je l’avais déjà visité avec mon amie V., j’étais heureuse de revivre l’expérience ce jour-là avec ma famille. Le pont sent le bois, les cordages, l’excitation des visiteurs est palpable, la disponibilité et la gentillesse de l’équipage et des bénévoles remarquables… Je me suis pleinement sentie fille de la mer à cet instant, et malgré ma peur du vide, j’ai alors eu envie de grimper en haut du mat et de partir voguer à l’air libre. C’est mon côté rêveuse qui a pris le pas, ce jour-là, sur ma raison, et c’était bien agréable ! L’Hermione a maintenant quitté La Rochelle et les côtes françaises, mais vous pouvez la suivre sur Le blog de l’Hermione. Elle est aux îles Canaries jusqu’au 6 mai puis prendra le large vers l’Amérique ! Suivez-la, suivez son chanceux équipage et prévoyez de venir l’accueillir à Rochefort fin août 2015.

Spectacles

imagine-toi_julien-cottereau« Imagine-toi » de Julien Cottereau

Un seul spectacle ce mois-ci, malheureusement. Mais pas n’importe quel spectacle ! A la fois clown, mime et bruiteur, c’est un comédien très talentueux que j’ai pu découvrir ce soir-là. La scène est vide et pourtant remplie de poésie : les objets imaginaires prennent vie dans les mains de l’artiste. Ainsi, on rit de le voir jouer avec un chewing-gum inexistant et pourtant bien résistant ; on s’amuse de sa partie de foot invisible avec un membre du public ; on observe attentivement ces chiens transparents qui lui demandent la balle…

Il remporte vite l’adhésion des enfants et séduit avec subtilité les adultes. Touchant, talentueux, on sent Julien Cottereau ultra-sensible, observateur. Il met de la magie et de la poésie dans les petits riens. Un immense artiste à la bouille enfantine que l’on sent expérimenté et qui mérite son Molière de la révélation masculine. Avec une affiche aussi jolie et un talent pareil, je ne pouvais qu’adorer ! A découvrir, vite !

Cinéma

Restons cohérents jusqu’au bout… un seul film également pour ce mois d’avril ! Tout simplement désespérant quand on sait que je suis entourée de salles de cinémas et que j’ai une carte illimitée… Enfin ! L’élu était donc…

taxi-teheran-affiche« Taxi Téhéran » de Jafar Panahi

Un très très bon choix ciné qui mérite le succès ! Entièrement tourné dans un taxi en Iran, le film met en scène les conversations des passagers par fausse caméra cachée (les personnes sont toutes des acteurs amateurs). Le réalisateur conduit et les amène à parler de tout et de rien. Discrètement, sans point de vue explicif ou discours politique, les incohérences et contradictions du pouvoir iranien se dévoilent… On a le droit de filmer mais pas ce que l’on veut. On peut regarder des films mais seulement les films autorisés.

Jafar Panahi, condamné pour ses films et interdit de tournage, livre un film courageux et illégal, un faux documentaire qui parle intelligemment du cinéma en Iran. L’humour, très présent, met en valeur les tristes interdictions du pouvoir en place. S’il y a un film à voir actuellement, c’est bien celui-là. Il n’a rien de politique de prime abord, mais raconte pourtant tellement de choses. Coureeeez-y !!

Voilà pour avril. Je vais essayer de faire mieux en mai !

Expositions et visites

Week-end à Rome : lieux à visiter, conseils et choses à savoir

Vous le savez peut-être, j’ai passé 3 jours à Rome il y a peu de temps, histoire de prendre l’air et de voir autre chose. La destination a été choisie en une soirée, sans beaucoup d’hésitation. Rome est finalement une valeur touristique sûre : il y a plein de choses à faire et à voir, on y mange bien et il y fait globalement beau.

Je me suis dit que vous pourriez avoir besoin (ou tout simplement envie) de savoir quelques « trucs » sur Rome. Voici donc mon humble avis et mes petits conseils de voyageuse en herbe.

Les lieux à visiter

• Le Vatican

Ca serait dommage d’aller à Rome et de louper cette destination, que vous soyez croyant, pratiquant, athée, musulman, bouddhiste, que sais-je encore. C’est un lieu magnifique, très richement décoré et plein d’histoire(s).

→ Le conseil : acheter les billets d’entrée en avance, sur le site du Vatican. Faire attention à bien prendre le combo gagnant « musées/Chapelle Sixtine/Basilique Saint-Pierre ». J’avais oublié la Basilique dans la réservation et on n’a pas pu l’admirer, car il y avait trop de monde pour acheter un billet d’entrée classique. Prévoir aussi plusieurs heures voire une journée pour bien profiter, et ne pas avoir peur de la foule.

• Le Colisée et le Forum Romain

Si vous acheter un billet d’entrée pour l’un, vous avez accès à l’autre. Vous avez fortement intérêt à en profiter car c’est un endroit magique, qui mérite vraiment le détour. Un voyage dans l’Histoire époustouflant (eh oui).

→ Le conseil : prévoir un chapeau et/ou de la crème solaire (sauf si vous y allez en hiver), car même en mars, on a pris des coups de soleil. Peu d’ombre dans ce coin-là. Pensez aussi à de bonnes chaussures, des baskets costaudes ou carrément des chaussures de randonnée, si vous ne voulez pas finir avec des orteils en miettes (c’est très grand).

• Le centre-ville

Il faut prendre le temps de se promener dans les rues du centre, sans but particulier. A gauche une église, à droite un marchand de glace, plus loin une place magnifique, puis d’incroyables ruines au détour d’une rue… Le centre est un lieu touristique à lui tout seul.

→ Le conseil : rôdez autour du Panthéon, faites un détour vers la majestueuse Piazza del Popolo, goûtez au cappuccino en vente partout, promenez-vous dans le quartier du Trastevere (pour les Parisiens, une sorte de quartier Saint-Michel à l’italienne).

Principaux conseils

• L’équipement

Prévoyez de bonnes chaussures, qui vont vous tenir toute la journée sans que vos pieds se mettent à fumer ou éclater. Troquez le sac à main à l’épaule contre un sac en bandoulière ou un sac à dos que vous fermerez avec un petit cadenas dissuasif. De mon côté, j’ai acheté une petite sacoche à porter en bandoulière, que j’ai remplie de mes papiers d’identité et de santé et mon argent, c’était parfait.

• Le guide touristique

J’ai pour ma part emprunté deux guides touristiques à la médiathèque qui ont bien servi, mais restaient toutefois assez sommaires concernant les lieux à visiter. Je vous conseille donc de prévoir un budget « guide » pour que l’on vous explique vraiment les choses, notamment au Vatican (j’avais le guide audio et c’était bien), et surtout aux Colisée et Forum romain. Rappelez-vous, ce sont des ruines, et sans guide, on est vite désarmé.

• Le temps

Comptez large pour toutes vos visites et déambulations. Une grosse visite par jour, c’est déjà très bien. Il faut aussi prendre le temps de se promener sans but, de rester en terrasse sans se presser.

• Le Roma Pass

Il s’agit d’un pass touristique valable 3 jours, qui est très intéressant si vous prévoyez de jouer les touristes : il permet d’accéder à tous les transports en commun en illimité sur ces 3 jours, ainsi qu’à 2 lieux touristiques. Grâce à cela, j’ai visité le Château Saint-Ange et le Colisée/Forum romain sans frais supplémentaires, en passant rapidement.

• L’hébergement

J’ai passé 4 nuits dans un bel hôtel proche du Vatican. Si vous le pouvez, privilégiez un hébergement dans le centre ou proche du centre, car après une journée de visite, on apprécie beaucoup de rentrer vite chez soi.

Les choses à savoir

• Le cappuccino

Il est à un coût dérisoire par rapport à Paris (voire à tout le territoire français, à vérifier), soit entre 1 et 2€. Je ne vous parle même pas du café de base (je n’en bois pas mais c’est moins, évidemment). Qui dit mieux ?

• Les transports en commun

Affreux ! A côté, la RATP, c’est le paradis ! Les 2 lignes de métro ne sont pas très utiles si l’on reste dans le centre ; les lignes de bus le sont un peu plus, mais d’abord, il n’existe pas vraiment de carte géographique des bus digne de ce nom ; ensuite, l’application et le site web du service des bus sont catastrophiques, il faut faire plusieurs manipulations avant d’arriver à l’info que l’on recherche ; enfin, les arrêts de bus et les bus eux-mêmes ne sont pas dotés d’affichage clair. Résultat : on ignore où l’on est, où l’on va et où on descend. Soyez observateurs et surtout, surtout, ayez une connexion internet sur votre smartphone si possible. Google Maps nous a bien aidés pour situer les arrêts de bus. En revanche, il existe plusieurs navettes qui font le lien entre le centre-ville et l’aéroport et l’info se trouve facilement à l’aéroport même. Ouf.

• Les toilettes

J’ignore si cela est un hasard ou une réalité, mais à 3 reprises, nous avons trouvé des portes de WC non-verrouillables. J’ai même eu la malchance d’ouvrir une porte croyant la place libre, alors que ce n’était pas le cas… Pensez donc qu’une porte fermée (sans être verrouillée) cache peut-être quelqu’un derrière. Soyez accompagné(e) pour plus de sûreté.

• Les Italiens

Le cliché est là, oui, les Italiens ne sont pas sympathiques. Je parle là des Romains, notamment ceux qui sont en contact avec les touristes. Nous n’avons jamais été chaleureusement reçus dans les quelques restaurants ou cafés que nous avons fréquentés. Ils sont aussi très bruyants, sachez-le.

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Vous savez tout ! Globalement, Rome est une belle ville malgré ses défauts (l’organisation, c’est la clef !). Je vous conseille d’y aller un peu plus longtemps que 3 jours, car ça ne permet pas de prendre le temps d’admirer les choses. Choisissez peu de lieux de visite plutôt que 50 trucs à faire que vous ferez à toute vitesse sans les apprécier. Et mangez des pizzas !

Panthéon
Panthéon
Colisée
Colisée
Colisée
Colisée
Forum romain
Forum romain
Expositions et visites

Les tours de Notre-Dame-de-Paris

2013_08_06 006Vivre près de Paris et ne jamais avoir franchi les portes de Notre-Dame ou gravi les escaliers des tours de la cathédrale est une aberration, nous sommes tous d’accord. Plus encore lorsque l’accès est gratuit pour les moins de 25 ans et qu’effectivement, on n’a pas encore atteint cet âge-là. Pourtant, hier encore, je faisais partie de ceux qui, tout simplement, ne prennent pas le temps. Mais aujourd’hui, je fais partie de ceux ravis de l’avoir pris pour découvrir les joyaux de notre capitale.

L’accès aux tours se faisant à partir de 10h, mon amie M. et moi avons intégré la file d’attente (déjà formée) à 9h30. Immobilité, ennui et impatience furent évidemment au rendez-vous, jusqu’à 10h40, heure à laquelle nous pûmes accéder, ENFIN, à l’escalier sans fin de Notre Dame. La montée des marches ne m’a pas semblée insurmontable, même si, arrivée en haut, ma tête tournait légèrement, perturbée par cet escalier en colimaçon de 422 marches.

C’est en levant les yeux que j’ai compris que faire la queue pendant plus d’une heure en bas valait définitivement le coup ! La vue, dégagée et sublime, donne à voir tout Paris, telle une ville-maquette, où tout semble proche : la Tour Eiffel côtoie les tours de La Défense, la tour Montparnasse n’est pas si loin du Panthéon, l’église Saint-Sulpice rayonne, non loin de là. C’est un point de vue formidable ! Ici, tout semble calme, majestueux. La vie parisienne fait alors rêver.

La descente des tours fut plus difficile, étonnamment. Arrivée en bas, j’étais comme hypnotisée par l’escalier et mes jambes, flageolantes, manquaient alors d’équilibre. Un petit cappuccino à 5 € dans une brasserie touristique et tout revint dans l’ordre.

J’ai donc un mot à dire à tous les Parisiens et Franciliens : bon sang de bonsoir, il est temps de grimper, les amis ! Réservez-vous une matinée et allez admirer la vue que réserve Notre Dame. Cela vaut largement une journée au lit, un tour de shopping ou un film d’action au cinéma.

Quant à vous qui vivez un peu plus loin, pensez à faire cette petite escale lorsque vous passerez, un jour ou l’autre peut-être, dans le centre de Paris. La file d’attente hallucinante qui borde la cathédrale fait peur, bien sûr, c’est pourquoi il faut y aller avant l’ouverture. Vous serez charmés, sans aucun doute !

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Pardon pour les panoramiques un peu tordus, faits avec mon téléphone…

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Expositions et visites

Exposition Titanic à Paris

titanic_expositionLundi matin, je me réveille excitée comme une puce : cet après-midi, je découvre enfin l’exposition dédiée au Titanic ! N’ayant lu et entendu que des éloges à son propos, j’ai hâte de contempler les objets rassemblés à Porte de Versailles. C’est avec mon amie M. que dès 13h30, nous approchons des lieux, fébriles et joyeuses. Titanic et nous, c’est une véritable histoire d’amour ! Le destin tragique de ce paquebot que l’on pensait insubmersible me passionne et m’intrigue depuis toujours.

Après une attente de près de 40 minutes (malgré nos billets “coupe-file”), nous accédons enfin à l’exposition. On nous remet un billet d’embarquement, une idée géniale qui nous invite au voyage, mais aussi un audioguide, qui se révèlera inutile et aux commentaires cucul-la-praline. Mais peu importe ! Commençons !

Titanic-boarding-pass1Le début nous rend impatientes : c’est un léger cours d’histoire sur les années 1900, en France et ailleurs. On passe très vite sur les panneaux explicatifs et la maquette du Titanic trônant au milieu de la salle pour entrer dans le vif du sujet. Mais l’excitation retombe petit à petit : il n’y a finalement que peu de mise en scène. Les salles se succèdent et exposent simplement des objets récupérés au fin fond de l’océan. Certes, observer la monnaie de l’époque, la vaisselle ébréchée, les petites cuillères, les bijoux et les produits de beauté ne se fait pas sans émotion. La lecture des panneaux blancs retraçant la vie de voyageurs de première, seconde et troisième classe ayant péri durant le naufrage humanise la visite.

Pourtant, il manque des reconstitutions de lieux, des animations ludiques, des décors où le public pourrait se fondre et imaginer, le temps d’une minute, faire partie de l’équipage. On aime ainsi particulièrement le faux couloir des chambres de première classe. Ici, enfin, on peut se mettre à la place des passagers. La photo du sublime escalier qui régnait dans les riches salons du paquebot aurait gagné à être entourée de quelques marches, sur lesquelles nous aurions pu prendre la pose.

Malgré cela, l’émotion grandit lorsque le naufrage se fait sentir. Conçue dans un ordre chronologique, l’exposition devient plus précise et plus sombre à l’instant du drame. Des témoignages reviennent sur ce terrible moment. J’apprends que l’équipage du Titanic, sûr de lui et fier de sa traversée de l’Atlantique, n’a pas tenu compte des nombreuses alertes reçues durant la journée précédant le drame, lui indiquant que la zone était risquée et qu’il fallait ralentir le rythme. J’apprends aussi que les canots de sauvetage n’étaient pas assez nombreux pour sauver tout le monde, mais qu’ils ont cependant été mis à l’eau à moitié remplis ! Des aberrations qui ne pardonnent pas en cas d’urgence.

Un iceberg géant trône dans l’avant-dernière salle : c’est l’animation qui nous manquait ! Véritable morceau de glace, cet objet concret donne de la profondeur à ce qu’on peut lire autour. Voilà ce qui a heurté le Titanic et provoqué sa lente descente en enfer. Enfin, l’exposition se termine avec un gigantesque panneau, sur lequel sont inscrits les noms des survivants mais surtout ceux des disparus. Rangés par première, seconde et troisième classe, on constate le cœur serré que les plus pauvres sont plus nombreux à avoir péri.

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Je suis sortie de cette exposition un peu frustrée malgré tout cela. J’aurais aimé découvrir :

– d’autres reconstitutions de lieux dans lesquelles le public peut se mouvoir et se mettre en scène ;

– des animations ludiques faisant appel aux cinq sens, notamment le toucher et l’ouïe ;

– un petit hommage aux films, notamment celui de James Cameron, devenu culte pour la plupart des gens, où l’on aurait pu dire ce qui fut inventé et ce qui était réaliste ;

– une grande carte du monde retraçant le parcours du Titanic, ses escales et son naufrage.

Si vous êtes vous aussi intrigué par cet incroyable bateau et son improbable accident, n’hésitez à aller voir cette exposition malgré tout émouvante et instructive. Vous avez jusqu’au 15 septembre 2013, il faut vite réserver ! Comptez toutefois 15 € pour la visiter, un coût qui est sans doute justifié par la présentation d’objets de grande valeur, mais qui laisse penser, à tort, que la visite est flamboyante.

Expositions et visites

Le monde enchanté de Jacques Demy, à la Cinémathèque

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Il faut savoir que certains films de Jacques Demy sont un peu mes Disney à moi. Au lieu de m’émerveiller devant “La Belle au Bois Dormant” ou “La Belle et la Bête”, j’ouvrais, petite, de grands yeux admiratifs devant les robes et les chansons des “Demoiselles de Rochefort” et la magie de “Peau d’Ane”. J’ai sans doute vu ces films une bonne dizaine de fois chacun, surtout “Les Demoiselles…”. Connaissant le lieu de l’histoire pour vivre non loin de là, je me suis longtemps imaginée tourbillonnant dans les robes blanches, roses et jaunes des sœurs jumelles. La beauté de Catherine Deneuve me subjuguait quand les musiques m’emportaient dans d’interminables danses. Lorsque j’ai appris qu’une exposition était consacrée à Jacques Demy, je me suis frottée les mains : verrais-je de mes yeux les costumes de ces films magiques ? La semaine dernière, j’ai acheté une entrée et suis allée me perdre dans l’univers de Demy.

De quoi ça parle ?

“Le monde enchanté de Jacques Demy” est une exposition temporaire consacrée au réalisateur, notamment connu pour ses comédies musicales innovantes. Le parcours est organisé de manière chronologique. Ainsi, on traverse les époques, les influences et les films de Demy, dans des décors colorés. Enrichie de nombreux documents (lettres, scénarios, photos de tournage, Palme d’Or…), l’exposition est avant-tout ludique : quelques costumes somptueux sont présentés ici ou là, des extraits vidéos donnent envie d’en voir plus, quelques chansons à écouter rappellent l’ambiance joyeuse des films de Demy. On trouve aussi des peintures et photographies de l’artiste, décidément doué.

Mon avis

Il suffit sans doute de lire les présentations ci-dessus pour comprendre mon admiration. L’exposition n’est pas plombée par de longs discours, de longues tirades interminables, pleines de dates et de phrases alambiquées. Des panneaux indiquent de temps en temps le contexte de tel ou tel film : l’enfance de Demy à Nantes, le genre de la comédie musicale, la virée de Demy et Varda (sa femme) aux Etats-Unis, l’influence des contes et légendes, l’envie de liberté et de justice… La vie de Jacques Demy a bien sûr influencé les histoires qu’il voulait raconter.

Le parcours de l’expo, accompagné de plusieurs chansons mythiques, est aéré, très visuel et coloré. On aurait presque envie de danser au milieu des autres visiteurs ! J’ai par ailleurs découvert la filmographie du cinéaste, que je connaissais finalement peu. J’ai évidemment envie de visionner des films de Demy désormais.

Comme je l’espérais, j’ai pu découvrir les trois robes de “Peau d’Ane”, présentées à mi-parcours : il ne manquait plus que Catherine Deneuve pour que je sois comblée ! Ma préférence allait à la robe couleur de lune, scintillante et majestueuse (la troisième des photos suivantes).

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Si les chansons et films de Demy ont aussi bercé votre enfance, vous ne serez pas déçus ! On replonge dans l’univers du réalisateur et l’on ressort avec l’envie de tout re-regarder. Si au contraire vous ne connaissez pas du tout ces films pourtant cultes, je vous conseille une petite balade du côté de la Cinémathèque (si vous êtes près de Paris ou si vous passez par là) : complète et ludique, cette expo vous donnera un petit aperçu de ce qui m’enchantait et m’enchante encore aujourd’hui.

Je vous laisse avec la célèbre chanson des Jumelles !

Catherine Deneuve et Françoise d’Orléac, dans Les Demoiselles de Rochefort
Expositions et visites·Films·Livres

Visite des Studios Harry Potter à Londres

Si vous n’avez pas suivi mes aventures sur Twitter, sachez que la semaine dernière, je suis partie quelques jours à Londres, avec l’objectif principal de visiter les Studios Harry Potter, précisément situés à Leavesden, donc à à peu près une heure de la capitale britannique. Les réservations étant faites depuis belle lurette, il était temps, pour mon amie V. et moi, de sauter dans l’Eurostar et de nous replonger dans l’univers d’Harry Potter, ce héros à lunettes, compagnon de notre adolescence.

Je mets de côté mes balades londoniennes pour me concentrer sur la visite des Studios. Car oui, il s’agit bien des studios ciné où ont été tournées de nombreuses scènes des films Harry Potter. Le parcours est bien sûr aménagé pour les visiteurs mais tous les décors et objets présentés ont bel et bien servis durant les tournages.

Mardi matin, donc, c’est le grand jour. Nous quittons notre auberge de jeunesse bien en avance, pour être sûres de ne pas rater notre car. La veille, heureusement, nous avons fait du repérage et trouvé l’arrêt de bus où nous devons aller, proche de Baker Street. L’attente est interminable. Finalement, le voici qui arrive ! Un car tout bleu, typiquement anglais. Est-ce le Magicobus ?! Nous bondissons de joie et nous empressons d’y entrer, en constatant qu’il est déjà plein…

Une heure de somnolence plus tard, nous arrivons enfin aux Studios. Une petite vidéo diffusée dans le car nous explique que le lieu fut autrefois une usine Rolls Royce. Toutes excitées, nous descendons du car et admirons les lieux. Pas spécialement beaux, certes, mais renfermant des milliers d’objets fantastiques.

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A l’intérieur, des centaines de gens fourmillent dans tous les sens. Nous sommes un peu en avance sur notre heure d’entrée, alors nous commençons par visiter la gigantesque boutique, immédiatement accessible (évidemment). Déjà, nous retrouvons les objets qui nous ont marquées : baguettes magiques, chocogrenouilles, dragées de Bertie Crochue, livres, vêtements, bannières… On a tellement hâte de découvrir les décors ! Toutes ces choses nous mettent l’eau à la bouche !

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Il est enfin temps de rejoindre la file d’attente qui donne accès aux Studios. Au bout de 20 minutes environ, nous entrons. La visite commence par la projection d’un petit film, dans lequel Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint (les trois acteurs principaux) présentent rapidement les lieux. Quand l’écran s’éteint et se relève, une magnifique porte apparaît : nous allons entrer dans la Grande Salle. Difficile de faire des photos droites, centrées et sans personne dessus… Il y a du monde, malheureusement.

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Trois visiteurs sont invités à pousser les portes dorées… Nous y sommes ! L’endroit est vaste, on se croirait dans le film ! Comme l’indique la jeune fille qui nous guide au début, les constructions sont bien réelles : la pierre du sol est de la vraie pierre, les statues ne sont pas en carton pâte… Tout est vrai. Je trouve tout cela très beau, je m’attends presque à voir surgir Harry et ses amis.

Après un peu de blabla, la guide nous abandonne et nous laisse gambader joyeusement parmi les décors. Nous commençons donc par le coin maquillage/costumes/postiches. Tout cela est très surprenant !

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La suite de la visite se fait dans le dortoir des garçons de Gryffondor. L’espace est réduit, mais un panneau confirme que c’est bien ici que les caméras ont filmé les acteurs. Les lits sont si serrés les uns aux autres ! Ensuite, il est temps de découvrir la salle commune de Gryffondor, un lieu calme et chaleureux. Je revois alors quelques scènes, lorsque Harry et ses amis se confient ou font des découvertes incroyables. On s’y croit, c’est ça le plus important !

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L’aventure continue dans le bureau de Dumbledore, resplendissant, construit de A à Z. Il ne manque rien, les tableaux ornent les murs, les livres poussiéreux sont sur les étagères, la Pensine est bien rangée, le Choixpeau également. C’est un endroit parfait, qui donne envie de s’y blottir accompagné d’un bon roman. Un peu plus loin, beaucoup (beaucoup beaucoup) d’objets utilisés dans les films sont rassemblés dans une cage géante ou dans des vitrines. J’admire notamment le Vif d’Or, jaune et brillant.

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Hop ! Direction la Salle des Potions, remplie de centaines de fioles et pots en tous genres, renfermant de nombreuses potions colorées. Je suis prête pour le cours, professeur ! Sur notre gauche, quelques tableaux sont accrochés. Il ne s’agit que d’une partie, bien sûr. Surprise, j’apprends qu’ils ont tous été peints un par un, par de véritables artistes formés dans des écoles d’art. Il y a de quoi être étonné !

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C’est l’heure ensuite de découvrir quelques effets visuels et effets spéciaux conçus pour les films Harry Potter. Ainsi, j’apprends que les portes (notamment celles de Gringotts) s’ouvrent réellement comme dans les films. Les mécanismes sont réels ! Je n’en reviens pas ! Pas de magie ou d’effets numériques là-dedans ! Il en est de même pour l’escalier mouvant, qui peut vraiment tourner, ou pour la malle qui s’ouvre toute seule. Des boutons permettent d’activer les mécanismes et d’assister aux mouvements de ces objets presque magiques.

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L’un des lieux les plus jolis est sans aucun doute le Terrier, maison chaleureuse de la famille Weasley. Là encore, des boutons sur lesquels on peut appuyer activent le couteau coupant une carotte tout seul, la brosse faisant la vaisselle, l’aiguille cousant une écharpe. Ce décor est lumineux, on retrouve l’ambiance des films et des livres. Tout comme Harry, on s’y sent simplement bien. En comparaison, je suis déçue par la cabane de Hagrid, trop encombrée pour que l’on distingue vraiment ce qui s’y cache.

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Nous admirons par la suite les costumes et masques des Mangemorts, parfaitement réalisés et assez effrayants. Tout près, on découvre aussi les vêtements de Dolorès Ombrage ainsi que son magnifique bureau rose bonbon. Dans un coin, une gigantesque vitrine rassemble tous les papiers créés pour le film : courriers de Poudlard, cartes, lettres, tickets, journaux, livres… Ce que je préfère, sans doute, car tous ces détails donnent du corps à l’imagination de JK Rowling.

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La première partie est terminée. Nous nous retrouvons dehors, où nous attendent les plus gros décors et constructions. Avant de les admirer, surprise ! On peut goûter à la Bièraubeurre. Evidemment, nous nous empressons de faire la queue : comment ne pas goûter à cette boisson mythique ? Le verdict ? Ca n’est pas de la bière, plutôt une sorte de caramel pétillant à boire. Très sucré et moussant, ça ne ressemble à rien que je connaisse. Accompagnée d’un bon hotdog, nous nous octroyons une petite pause avant de repartir de plus belle !

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Il fait un froid glacial alors nous reprenons la visite assez vite. Nous voici dans une grande cour rassemblant plusieurs décors mythiques : à gauche, une statue qui fait froid dans le dos, qui rappelle le lieu où Voldemort prend vie. Au centre, le formidable Magicobus, composé de plusieurs bus anglais, qui a réellement roulé dans Londres pour le tournage. Au fond, Privet Drive. Une véritable maison, qui rappelle surtout les débuts d’Harry Potter. A droite, Godric’s Hollow, la maison des parents de Harry en ruines.

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Après ce petit tour dehors, retour à l’intérieur. Le temps nous presse : le car repart dans moins d’une heure, et il reste beaucoup de choses à voir (ainsi qu’un tour à la boutique qui s’impose). Nous nous empressons donc d’observer toute la partie dédiée aux machines. On y retrouve bien sûr les gobelins aux mille visages, mais aussi des créatures sous-marines, Dobby, Buck l’hippogriffe, Aragog, des mandragores animées, le basilic, Voldemort à l’état de fœtus, et plein d’autres choses encore !

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Enfin, miracle ! Nous voici sur… le Chemin de Traverse !! Là aussi, je suis bluffée : l’endroit est intact, je me crois dans les films. Je n’ai d’ailleurs qu’une envie : entrer dans les boutiques et les dévaliser. Malheureusement, on ne peut voir que leurs devantures.

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La visite se termine par une maquette géante de Poudlard, ayant servi aux vues d’ensemble de l’école. Nous tombons des nues : c’est beau et merveilleux. On reconnaît certains lieux : le fameux pont où se retrouvent Harry, Ron et Hermione, l’escalier menant à l’entrée du château… Tout est somptueux. Une allée tournoyant autour de la maquette permet de la voir de différents angles. Le temps nous presse, malheureusement, nous ne prenons pas le temps de la regarder en détails. (Les gens que vous voyez dessus sont bien des vrais gens. Ca vous montre bien l’échelle !)

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Nous arrivons directement dans la boutique, car bien sûr, le parcours est parfaitement pensé. Toutes les baguettes sont là, même celles de personnages dont j’ignorais l’existence. On se croirait presque chez Ollivander ! Youpi !

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Il nous reste ensuite dix minutes pour choisir un souvenir, l’acheter et courir vers le car en espérant trouver des places assises. Un parcours du combattant que nous traversons sans embûches ! Je me suis offert une Chocogrenouille (tout de même !) et une très joli livre matelassé dédié à l’univers des films Harry Potter. Il renferme des petites surprises, comme une carte du Maraudeur par exemple. Je vous laisse regarder.

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Alors ? Qu’en pensez-vous ? Comme vous pouvez le voir, j’ai gagné la carte de Godric Gryffondor, qui est en 3D (on le voit pas sur la photo). Super chouette, non ?

En résumé, je dirais donc que j’ai particulièrement apprécié le bureau de Dumbledore et le Chemin de Traverse, tout simplement magiques ! Quant aux points négatifs, je pense à la durée limitée imposée par le car : 3h pile poil pour faire le tour, c’est à peine assez quand on veut tout regarder. Nous avons dû nous presser pour la dernière heure et avons sans doute raté des choses. Dommage ! Autre point négatif : la foule. Elle empêche elle aussi de tout regarder, de prendre son temps et de faire de jolies photos.

Enfin, si vous choisissez d’y faire un tour, oubliez le guide audio en français (qui coûte à peu près 5£ si je me souviens bien). Il propose de nombreuses vidéos et bandes sons explicatives, mais tout n’est pas intéressant. La plupart du temps, les choses à savoir sont expliquées sur des panneaux en anglais, de manière simple (si c’est moi qui vous le dis, n’ayez crainte !).

Une visite formidable qui donne avant tout envie de se replonger dans l’univers de JK Rowling : relire les livres et/ou revisionner les films, voilà ce qui m’attend.

Expositions et visites

Cheveux chéris, exposition au Quai Branly

cheveuxcheris-expo-quaibranly-afficheIl y a quelques mois, en écrivant sur le film d’animation Rebelle, je vous avais parlé de cette expo chevelue proposée par le Musée du Quai Branly. Ca y est, je l’ai vue ! C’est avec Elise, du blog Les soirées de Lily, que j’ai découvert ce que cache cette affiche mystérieuse.

L’avantage d’avoir moins de 25 ans et d’être au chômage, c’est qu’on accède souvent gratuitement aux musées et expos. Ce fut le cas pour Cheveux chéris.

Cachée quelque part entre les collections permanentes du musée, l’exposition est assez courte (mais c’est parfait ainsi) et très hétéroclite. Photos, peintures, statues, vidéos, objets divers… tous ces supports se mélangent et se complètent. Le parcours est organisé par thématique : les cheveux comme moyen d’expression, objet de désir, souvenir, traumatisme, trophée, marque de richesse, marque du temps qui passe… Les œuvres exposées ne tiennent donc pas compte de l’époque de leur création, de leur origine géographique, de leur contexte artistique. Ainsi, la blondeur érotique de Brigitte Bardot côtoie Sainte Marie Madeleine, enveloppée dans sa chevelure ; un scalp asiatique précède les têtes réduites et poilues des Jivaros.

Au début, on est perturbé par ce mélange étonnant, mais on l’apprécie finalement. Les thématiques sont cohérentes et retracent très bien le rôle et la symbolique des cheveux.

Ce que j’ai préféré : le tableau de Jean-Jacques Henner, intitulé La liseuse (1883), les têtes momifiées toujours chevelues, les têtes réduites des Jivaros.

Ce que j’ai le moins aimé : les objets créés à base de cheveux (trop nombreux peut-être) : chapeau, coiffes, colliers, tenues, ceintures…

Ce qui m’a le plus émue : la vidéo montrant les femmes tondues durant la Seconde Guerre Mondiale pour avoir eu des relations avec des Allemands, mais aussi le médaillon contenant une mèche de cheveux de Marie-Antoinette (reine que j’aime particulièrement).

En conclusion, une belle expo, variée et étonnante. Profitez-en, vous avez jusqu’au 14 juillet 2013 pour y faire un tour. Si plus est, vous êtes pauvre et jeune, n’hésitez plus !

laliseusejeanjacqueshennerLa liseuse, Jean-Jacques Henner, 1883

Expositions et visites

Exposition Toutankhamon à Paris

toutankhamonPuisque l’exposition dédiée à Toutankhamon se termine à Paris, c’est le moment idéal pour en parler (c’est par ici pour ceux qui ne suivent pas). J’ai eu le plaisir d’aller déambuler dans les couloirs sombres et étonnants du Parc des Expos, Porte de Versailles, pour découvrir le tombeau reconstitué du plus célèbre des pharaons d’Egypte.

Loin d’être déçue, j’ai au contraire admiré, avec stupeur, les nombreux objets découverts par Howard Carter, en 1922, lorsqu’il a pénétré dans la tombe sacrée du roi. Le principe de l’expo ? Donner à voir le tombeau, comme l’a découvert l’archéologue, et permettre au public de s’approcher des objets en exposant des reconstitutions.

Après une longue introduction (l’agencement d’un tombeau égyptien, la biographie de Carter, son travail de recherche, son incroyable découverte) expliquée par le biais de panneaux explicatifs, d’un audioguide et de plusieurs petits films, on pénètre enfin dans le lieu sacré.

Tout est fait pour exciter le spectateur, mais une fois devant le tombeau reconstitué, on reste sans voix tant cela est beau. On découvre, petit à petit, les trois chambres funéraires, autrefois incrustées les unes dans les autres pour mieux protéger le cercueil doré de Toutankhamon ; de multiples objets accompagnant le mort dans son voyage vers l’au-delà ; des armes, des bateaux miniatures, des représentations divines (Osiris), des coffres, plusieurs lits, des bijoux époustouflants, des statuettes, des onguents, un char, un trône…

Tout est splendide. Les (faux) trésors sont loin d’être de pâles copies, ils sont surtout admirables. C’est un travail titanesque qui est présenté là. Car même si l’on sait que tout cela est factice, que le vrai tombeau et ses mystères sont dispersés dans les plus grands musées du monde, ces objets funéraires sont impeccables et émouvants. On imagine très bien la sensation qu’a pu ressentir Howard Carter lorsqu’il a descendu les marches du tombeau, retenant son souffle.

Au bout de 2h30, je suis ressortie bluffée. Cette si belle exposition m’a aussi donné envie du meilleur : aller admirer les vrais objets et faire un tour dans la Vallée des Rois. Je vous tiendrai au courant.

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