Films·Musique et concerts

Bilan culturel d’août 2016

Coucou !

Depuis mon dernier bilan estival, j’ai continué mon exploration culturelle et je me devais donc de partager tout ça avec vous pour la rentrée.

Musique

Rock en Seine 2016

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Pour la septième fois consécutive, j’étais présente à Rock en Seine, durant les trois jours de festival ! Comme je vous l’expliquais l’année dernière, c’est un rendez-vous annuel pour nous, qui célèbre l’été, la fête, la bonne boustifaille et la musique, le tout entre amis et amoureux !

Cette fois, nous n’avions pas de groupe « à voir absolument », à part Sum 41. Ce fut donc une édition dédiée à la découverte et au vagabondage.

J’ai donc pu écouter les Anglais du groupe Bastille, les vieux cowboys de Clutch, l’entêtant Birdy Nam Nam, les hargneux membres de The Last Shadow Puppets, les rappeurs Casseurs Flowters, l’illuminé Edward Sharpe, les étranges Sigur Ros et Massive Attack, les dansants Naive New Beaters, le bluesman Gregory Porter, les rockeurs de Sum 41, et le fameux Iggy Pop. Le tout sous un soleil éclatant !

Deux belles découvertes (Bastille et Edward Sharpe), quelques thés glacés, des plats de tous les continents et une nouvelle collection de gobelets Rock en Seine plus tard, je suis à nouveau ravie de ce festival.

Le gros plus de cette année : le paiement cashless, directement via le bracelet du festival. Plus de cash ni de carte bancaire sur soi, une puce rechargeable en ligne ou sur place de manière très simple, une rapidité de paiement et une sécurité… bref, je suis adepte du paiement cashless ! Vivement que cette innovation se développe dans la vie quotidienne.

Cinéma

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Frantz, de François Ozon

J’ai eu la chance de découvrir le nouveau Ozon en avant-première, invitée par UGC lors d’une soirée « Label spectateurs », qui consiste à nous montrer un film « surprise » avant que l’on donne notre avis dans un questionnaire et qu’on attribue ou non le fameux label.

Je suis assez friande de la filmographie d’Ozon, alors lorsque le film a commencé, j’étais plutôt heureuse de cette surprise ! Le film sort officiellement en salles ce mercredi 7 septembre, et je vous le conseille si vous aimez :

  • les drames
  • les choix de mises en scène audacieux
  • les films de François Ozon

En effet, rien de drôle dans cette histoire qui se déroule juste après la Première Guerre Mondiale. Un jeune Français (incarné par Pierre Niney) vient régulièrement fleurir la tombe de Frantz, soldat allemand. La veuve de Frantz, Anna, décide d’éclaircir ce mystère, sans se douter que cette rencontre va bouleverser sa vie.

On s’attend à une histoire d’amour romantique, n’est-ce pas ? Que nenni ! La surprise sera au rendez-vous dans ce beau film dramatique en noir et blanc, parfois en couleur. Je ne vous en dis pas plus.

Comme des bêtes, de Chris Renaud et Yarrow Cheney

Une sortie ciné entre copines fut l’occasion de découvrir ce nouveau film d’animation animalier. Très dynamique et coloré, « Comme des bêtes » est un bon divertissement, truffé de références cinématographiques, qui entraîne le chien de compagnie Max dans une aventure haute en couleurs. Rien de transcendant mais un bon film d’animation à voir avec des enfants.

Stefan Zweig : adieu l’Europe, de Maria Schrader

Je suis une amatrice des œuvres de Stefan Zweig, alors j’ai peu hésité avant d’aller voir ce biopic concentré sur les dernières années de la vie de l’auteur. Ce fut une très belle découverte ! L’originalité des plans, le jeu avec les couleurs, les miroirs, les hors-champ… On se croirait dans différents tableaux, où intervient toujours Zweig, tel un héros dramatique dont on connaît déjà le destin. Même la beauté du Brésil, l’accueil enthousiasmant de ses proches, la reconnaissance de son travail ne lui font pas oublier la guerre qui frappe l’Europe, alors que lui vit en paix de l’autre côté de l’océan. Une culpabilité et un mal-être retranscrits dans ces décors de vacances. Très beau film qui saura plaire aux fans de l’auteur !

Adios amigos ! Rendez-vous à la fin du mois de septembre pour de nouvelles découvertes. Les théâtres débutent leur nouvelle saison, et cette année, je me suis lâchée ! Il va y avoir du lourd sur le blog, préparez-vous.

Films·Spectacles

Bilan culturel de l’été 2016

Coucou !

Je me suis tellement absentée durant ces derniers mois que j’ai décidé de rassembler mes chroniques « sorties culturelles » en un gros bilan estival. Je reviens donc ici sur les sorties faites en juin/juillet/août 2016 (jusqu’à aujourd’hui).

Spectacles

Les mangeurs de lapin, Palais de la Culture, Puteaux

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En voilà un beau spectacle de cirque zinzin ! Quatre zigotos aux looks improbables qui utilisent tout l’espace scénique en alternant gags clownesques, interprétations musicales, prouesses de gymnaste et humour à gogo. Un petit coup de cœur pour Gérard, l’homme élastique au style pince sans rire, et pour George, le grand Britannique qui relève des défis sans queue ni tête mais infiniment drôles. C’était donc une belle soirée, qui eu sur moi l’effet d’une bouffée d’air frais, la veille de mon déménagement.

Les faux British, Théâtre Saint-Georges, Paris

les-faux-britishFortement influencée par une collègue, j’ai rapidement acheté des places pour ce spectacle lorsque j’en ai eu l’occasion. Le concept ? Une pièce qui met en scène la création d’une pièce de théâtre, interprétée par des comédiens amateurs (qui sont en réalité de vrais comédiens). Vous suivez ? L’intrigue : un meurtre à la Agatha Christie et une enquête menée en huis-clos.

La proposition était alléchante, malheureusement, je n’ai pas pu profiter du spectacle à cause du lieu : le Théâtre Saint-Georges est en effet un LIEU A FUIR ABSOLUMENT ! Très serrés, les rangs ne me permettaient pas de poser mes pieds au sol en étant assise ! L’horreur absolue… J’ai littéralement creusé le fauteuil devant moi avec mes genoux, tordant mes jambes à gauche et à droite…

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Seuls les orteils touchent le sol…

Il faisait également une chaleur infernale dans cette salle remplie à ras bord. Bref ! Une expérience catastrophique, qui m’a empêchée de regarder la scène, de me concentrer sur les dialogues et de profiter de la soirée, tout simplement. Une honte pour ce Théâtre !

Euro 2016, Stade de France

euro-2016Je place cet événement dans la catégorie « Spectacles », car c’est ainsi que j’ai vécu les deux soirées foot passées au Stade de France, durant ce mois de juin.

Un premier rendez-vous dans ce stade gigantesque occasionné par une invitation au travail : en tant que documentaliste, je réalise des veilles et des dossiers à la demande pour des clients internes. Il se trouve que l’un d’eux a été particulièrement ravi de notre travail, à ma collègue et moi (et il est très très bien situé dans l’organigramme). Il nous a donc invitées dans une loge VIP pour le match de pool Irlande-Suède. NORMAL.

La soirée fut évidemment folle, même si je ne suis pas du tout connaisseuse en foot : l’ambiance a pris le pas sur le jeu, pour ma part. Je me suis laissée entraîner par les supporters et les musiques. Le champagne a fait le reste ! Hihi !

La deuxième soirée fut encore plus exceptionnelle : nous avions acheté des places pour les quarts de finale l’année dernière, lorsqu’elles avaient été mises en vente. La chance fut avec nous : ce soir-là, la France jouait contre l’Islande. Un match complètement fou, puisque les Bleus ont marqué 5 buts ! Je vous laisse imaginer l’ambiance festive et la joie que nous avons partagée avec les autres supporters dans les gradins !

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J’y ai retrouvé le plaisir d’être ensemble, la joie communicative et la force incroyable d’un si grand public que je connais grâce aux concerts. On se sentait heureux, invincibles ! Deux expériences magnifiques que je recommande à tous (même aux têtus qui n’aiment pas le foot !).

Un chapeau de paille d’Italie, Comédie Française

programme_chapeaudepaille1516-page-001C’est mon amie A. qui m’a proposé une soirée à la Comédie Française, pour découvrir cette pièce d’Eugène Labiche. Par chance, pour la fin de la saison, le théâtre proposait des billets à 10 € ! Une occasion en or !

A ce prix-là, on imagine être assis en coulisses, mais NON ! Miracle ! Nous étions certes au deuxième balcon, soit quasiment tout en haut, mais en face de la scène. Résultat : une vue plongeante sur tout le théâtre, une visibilité impeccable et le sentiment de ne pas se faire arnaquer.

Et la pièce ? Ohlala, c’était SI GENIAL ! J’ai prévu de lire la pièce de Labiche pour découvrir ce qui se cache derrière le texte et derrière la mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti.

Beaucoup d’inventivité dans l’interprétation de cette comédie : un rythme effréné, de la musique, de la couleur, de la joie, de la fantaisie et de la folie, voilà ce qui a enchanté ma soirée ! Entre Grease et Feydeau, l’ensemble prend vie dans une mise en scène décomplexée, où les éléments bougent facilement, où le tableau dessiné sur un drap figure un salon de Baronne, où un meuble à étagères est d’abord présentoir à chapeaux puis immeuble. C’était extrêmement vivant et entraînant ! Les acteurs menaient le tout à la baguette, avec une énergie revigorante !

Un petit verre de vin blanc durant l’entracte, dans les beaux salons de la Comédie Française, a fini de me  charmer. C’était une soirée parfaite, sans aucun doute l’un des meilleurs spectacles que j’ai pu voir cette année !

Merci Labiche, merci Corsetti !

Kheiron, Théâtre République, Paris

kheiron_republiqueJe ne connaissais pas tellement Kheiron, si ce n’est que j’avais eu un aperçu de son spectacle en première partie du spectacle du Comte de Bouderbala. J’ai eu l’occasion d’acheter des places, je me suis laissée tenter.

Et j’ai bien fait ! Comme le vantent les nombreux titres de presse qui illustrent son affiche, Kheiron est assurément le roi de l’impro et de la tchatche. Le concept du spectacle ? Salle allumée, il interroge le public sur tout et rien (Qui est le plus jeune ? Qui est le plus vieux ?) et interagit avec les réponses des spectateurs. Tout est propice à la blague, à la déconne. On se sent entre amis, durant une soirée où les répliques et taquineries fusent, où la blague improvisée est reine. Le hasard fait sans doute bien les choses, car les échanges entre le public et Kheiron sont toujours savoureux, plein de surprises et de rebondissements. Par exemple :

– Madame, comment avez-vous annoncé votre grossesse à votre mari ?
– [La dame rit.]
– Nous avons donc une sorcière ce soir dans la salle ! Gniarkgniarkgniark [Il imite grossièrement le rire de la dame et c’est très drôle.]
– [La dame rit.]
– Allez, dites-nous ce qu’il y a de drôle ! Vous êtes obligée maintenant ! Vous ne l’avez pas dit au papa c’est ça ?
– Non, c’est qu’il était marié.

Voilà le genre d’échange qui a eu lieu ce soir-là ! Autant vous dire que c’est un spectacle que l’on doit pouvoir savourer à l’infini !

Je vous conseille fortement ce show si original, orchestré par un Kheiron talentueux, que l’on sent sincère et aimant. Très chouette !

Cinéma

Ces dernières semaines, quelques rares sorties ciné, deux blockbusters qui ont eu le mérite de me divertir de mes tracas de déménagement.

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X-Men : Apocalypse, de Brian Singer

Rien de très incroyable dans ce nouvel épisode des X-Men, si ce n’est que l’on découvre la jeunesse des futurs héros que l’on connaît si l’on aime cet univers. J’étais un peu frustrée de ne pas voir plus de transformations de la part de ma chère Mystique, mais j’ai aimé faire la rencontre de la jeune Jean. Beaucoup de grand spectacle, un film qui pétarade dans tous les sens et qui change les idées, rien de plus.

Alice de l’autre côté du miroir, de James Bobin

Beaucoup de fantaisie dans cette suite du fameux « Alice au Pays des Merveilles » : couleurs, jolies vues fantasmagoriques, personnages illuminés… Je me suis laissée entraîner par cette histoire de temps à remonter et d’événements à modifier pour sauver le Chapelier Fou. Toutefois, ce n’est pas un film qui marquera ma mémoire : encore une fois, un bon divertissement.

Rendez-vous fin août pour les découvertes culturelles qui auront ponctué la fin de mon été !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’avril 2016

Bonjour à tous !

Cette fois, je publie mon bilan mensuel à temps. Le mois d’avril est passé bien vite, je n’ai pas vraiment eu le temps de profiter de sorties culturelles, si ce n’est pour une exposition, un spectacle et deux films. C’est mieux que rien !

Je suis prise par mon boulot, qui s’est révélé assez intense ces dernières semaines. Fatiguée, je n’avais plus la pêche pour sortir ou écrire le soir. Moins de sorties, donc, mais aussi moins de chroniques. Je vais tenter de rattraper le retard, car malgré tout, j’ai beaucoup lu durant ce mois d’avril.

Exposition

Apollinaire, le regard du poète, Musée de l’Orangerie

expo-apollinaire-orangerieCe qui est pratique avec les promos de documentalistes, c’est que nous sommes partout… notamment dans les musées ! Une copine m’a gentiment proposé d’aller découvrir la nouvelle expo du Musée de l’Orangerie, consacrée à Apollinaire.

C’était une belle surprise, car je dois dire que l’affiche ne me faisait pas rêver. Une expo sur Apollinaire ? Mais qu’est-ce qu’on va donc y trouver ?

Figurez-vous que c’est une expo très riche : Apollinaire, en plus d’être le poète joueur que nous connaissons tous grâce à ses calligrammes, était aussi un critique d’art réputé, qui avait le pouvoir de lancer une carrière. Il a côtoyé les plus grands de son époque (Picasso, Rousseau…) et a baigné dans un milieu artistique très riche. De nombreuses peintures sont donc exposées, aux côtés de ses dessins, ses poèmes, mais aussi des photos de lui, de son appartement, de ses proches, des courriers, des ouvrages… Un ensemble très éclectique qui illustre sans doute très bien le quotidien de cet homme fantaisiste.

En sortant, j’ai eu envie de relire ses poèmes et de m’offrir son « Bestiaire »… J’attends de trouver une belle édition.

A voir si vous êtes amateur d’Apollinaire ou si vous êtes de nature curieuse, tout simplement !

Spectacle

Arnaud Ducret, Casino de Paris

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Je suis plutôt convaincue par Arnaud Ducret, que l’on voit notamment dans Parents, mode d’emploi sur France 2. Simple et drôle, il n’a pas peur du ridicule et a l’air d’être un sacré déconneur. Il ne m’en faut pas plus pour apprécier un comédien !

C’est donc pour mon anniversaire que nous sommes allés découvrir son spectacle au Casino de Paris (qui est, au passage, une jolie salle  TRES confortable, ça mérite d’être souligné !).

Après une première partie musicale (en compagnie du groupe folk Bon Air) fort sympathique et d’une entracte (sic !) un peu trop longue, Arnaud Ducret a enfin commencé son show.

C’est un mélange de stand-up et de sketches que l’humoriste nous propose : charismatique et séducteur, Ducret insiste sur son côté féminin, tout en jouant le macho. Il incarne aussi plusieurs personnages mais je le préfère au naturel, bavassant sur les hommes et les femmes, les expressions normandes (région dont il est originaire)…

Sa faiblesse ? Il parle trop vite. Je ne comprends pas tout ce qu’il dit et cela dessert son discours. Tant pis ! Sa fougue, sa manière d’occuper l’espace en dansant et de jouer avec le public efface ces mauvais côtés. Un bon spectacle d’humour sans prise de tête !

Cinéma

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Début avril, j’ai été invitée par UGC à une avant-première des Habitants de Raymond Depardon, en compagnie du réalisateur. Impossible de refuser une telle opportunité ! Depardon, documentariste renommé, ne pouvait que me séduire avec son nouveau film. Les Habitants est une ode à l’amour des mots, des conversations. Equipé d’une caravane et d’une caméra, l’homme a invité des habitants de petites villes françaises à continuer leur conversation à l’intérieur, à l’abri des regards. Toujours à deux, ces couples d’amis, d’amoureux, de parents/enfants abordent donc tous les sujets qui nous concernent au quotidien… Le travail, l’avenir, la relation de couple. Les mots sont crus, les phrases ne sont pas terminées, la violence verbale est omniprésente. Car c’est bien comme ça que parlent les Français ! Ce formidable travail de récolte des mots nous touche au plus profond de nous. On est étonné, amusé, séduit, attristé, on rit, on pleure… Depardon a l’art de révéler la parole sans brusquer l’orateur. Le naturel est ce qu’il y a de plus admirable dans ce film. Le débat qui a suivi la projection était très riche également ! Un réalisateur humble et à l’écoute face à un public passionné et passionnant. MERCI !

On change tout à fait de registre avec Grimsby, agent trop spécial, de Sacha Baron Cohen. On ne rate jamais les films totalement déjantés de cet acteur fou, et même si le pitch de ce dernier film ne me séduisait pas particulièrement, je suis allée au ciné pour sa sortie. Une fois de plus, l’humour au dixième degré est requis pour apprécier cette histoire d’espion dégénéré, qui accompagne son frère chéri dans des aventures rocambolesques. Tout est poussé à l’extrême, comme dans tous les films de Sacha Baron Cohen. L’humour est trash, les personnages pires que des caricatures, les situations folles et inédites. Original, cette parodie de film d’espionnage n’est pas à mettre devant les yeux de tout le monde mais elle a le mérite d’oser, même le plus impensable. A voir si vous aimez le réalisateur et ses précédents films (Borat, The Dictator…).

Ca sera tout pour avril ! Un joli mois de mai à tous !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel de février-mars 2016

Coucou !

Vous l’avez peut-être remarqué : je n’ai pas publié de bilan culturel en février, car les deux derniers mois furent bien remplis… Je suis assez occupée par l’appartement, que je n’habite toujours pas mais qui réclame des visites d’artisans et des weekends de bricolage pour qu’il ressemble à ce que l’on souhaite. J’ai aussi signé mon CDI le 1er mars, après plusieurs entretiens qui m’ont bien occupé l’esprit ! Une bonne nouvelle qui implique toutefois un certain nombre de changements… Sécu, mutuelle, épargne, CE… Beaucoup de démarches à entreprendre qui m’ont bien occupée. Tout n’est pas résolu mais je retrouve un peu de temps et d’énergie pour venir écrire ici. Heureusement, côté sorties culturelles, je n’ai pas chômé !

Expositions

Anselm Kiefer à la BNF

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C’est grâce au boulot que j’ai pu obtenir une entrée pour cette expo : j’y suis donc allée avec une collègue entre midi et deux.

Je ne connaissais pas du tout Anselm Kiefer, peintre et sculpteur allemand contemporain. C’était l’occasion de voir quelques unes de ses œuvres, qui plus est sur le thème du livre.

Anselm Kiefer est notamment connu pour ses « Livres » géants, composés d’argile, de plomb, de sable, de cendre, de cheveux, de plantes, de paille, de photos… pesant entre 70 et 200 kg chacun. Des œuvres imposantes vraiment particulières, qui méritent sans doute des explications. C’est bien ce qui m’a manqué. Totalement novice en l’art de Kiefer, je me suis sentie dépourvue de références et donc de sens. Je n’étais pas particulièrement touchée par ces œuvres, c’est pourquoi j’aurais aimé être accompagnée par un connaisseur pour mieux apprécier l’ensemble.

Globalement, une expo assez courte, des objets gigantesques, lourds et costauds. Un tout assez sombre et brut. Tout semble « mort », éteint, brûlé… Une œuvre étrange mais qui m’aura toutefois marquée par sa singularité.

Le Douanier Rousseau au Musée d’Orsay

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C’est ma copine A. qui m’a offert un pass pour l’inauguration de cette exposition au Musée d’Orsay. Curieuse et attirée par l’affiche, j’ai accepté de suite ! Et c’est ma copine V. qui m’a accompagnée un soir de semaine.

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle expo parisienne que vous pourrez voir jusqu’en juillet ! Une fois de plus, je ne connaissais pas vraiment le peintre Rousseau. Ma référence en la matière ? « Vive le douanier Rousseau » de la Compagnie Créole ! Autant vous dire que j’étais loin de connaître l’artiste par cette chanson.

L’expo prend le parti de dire que Rousseau n’était pas un peintre unique en son genre comme on peut le penser, à cause de son art naïf. Elle démontre, en comparant ses tableaux à des peintures d’autres artistes de son temps, que Rousseau inspirait et était inspiré par ses contemporains. Les sujets de peinture étaient similaires, il suivait la « mode ».

Au-delà de cette constante comparaison, l’expo montre bien l’évolution de l’artiste : les tableaux de la dernière salle sont plus aboutis, plus majestueux. On y retrouve sa plus belle peinture, je pense : « Le Rêve », qui illustre l’affiche de l’expo.

Décontenancée par sa manière de représenter les êtres humains (très enfantine), j’ai préféré ses tableaux contenant plantes, fleurs et animaux. La nature, de plus en plus présente dans son œuvre, est luxuriante, colorée, précise. Rousseau est le roi de la jungle ! Quand on pense qu’il s’est inspiré du Jardin des Plantes sans jamais avoir quitté la France… quel talent !

Spectacles

Marie Tudor, au Théâtre des Hauts-de-Seine

marie-tudor_par-philippe-calvarioIl n’existe pas d’affiche adaptée au Théâtre des Hauts-de-Seine, je vous propose donc celle-ci.

Je ne connaissais pas cette pièce de Victor Hugo et j’avais bien envie d’un peu de théâtre « classique », alors je n’ai pas hésité longtemps pour aller découvrir cette mise en scène de Philippe Calvario.

Marie Tudor est une sorte de vaudeville tragique, qui met en scène une reine désemparée, trompée et aimante, qui doit choisir entre la justice et l’amour.

Très moderne, le texte de Victor Hugo était habillé par une mise en scène rock & roll : vestes en cuir, guitare électrique, panneaux mobiles… et quelques touches d’époque, chemises en flanelle, mobilier ancien, robes de princesse. Un mélange osé qui fonctionne parfaitement ! J’ai tout simplement adoré cette pièce et sa mise en scène, touchée par Marie 1ère, incarnée par la belle Cristiana Reali.

Gonzesse !, au Théâtre de Ménilmontant

gonzesse_astrid-plusUn collègue m’a proposé deux places pour aller voir Astrid Plus, jeune humoriste, qui se produisait au Théâtre de Ménilmontant. Je ne la connaissait pas, alors j’ai dit oui !

Hormis le fait que j’ai mis 1h30 à me rendre au théâtre ce soir-là, à cause du métro parisien (HUM), j’ai plutôt passé un bon moment en sa compagnie.

Plus qu’un spectacle d’humour, c’est presque une petite pièce de théâtre d’Astrid Plus nous propose : elle incarne une quarantenaire célibataire, qui rêve de rencontrer l’homme de sa vie et de construire une famille. C’est sans compter sur le regard des autres, les préjugés, les aléas du boulot…

Gonzesse ! est un spectacle simple, qui ne chamboule pas le quotidien mais qui apporte une touche de bonne humeur et de fraîcheur. Même si elle est encore parfois un peu fragile sur scène, Astrid Plus s’en sort plutôt bien et parvient à sortir de belles tirades. Une découverte agréable.

Super Mado, à l’Alhambra

super-mado_alhambraVous connaissez sans doute Noëlle Perna pour son personnage Mado la Niçoise. C’est bien son nouveau spectacle que je suis allée voir fin février. Il s’agissait avant tout d’une surprise pour les beaux-parents venus nous aider dans le futur appart’.

Un samedi soir, nous avons donc couru à l’Alhambra entre deux coups de peinture, pour découvrir la fameuse humoriste niçoise.

Même si je ne suis pas une grande amatrice de ses sketches, j’avoue que j’ai aimé ce personnage un peu naïf, un peu clownesque, qui a pour talent le bavardage incessant. C’est une femme de cœur, qui dégoise à tort et à travers, qui a un avis et des conseils sur tout et n’importe quoi. Je n’ai pas ri aux éclats mais j’ai souri et j’ai passé une bonne soirée. C’est le principal, non ?

Mathieu Madénian, au Grand Point Virgule

mathieu-madenian_grand-point-virguleUne collègue m’a invitée au spectacle de Mathieu Madénian l’autre soir, et c’est avec plaisir que je l’ai accompagnée.

Madénian propose un spectacle à l’américaine : du stand-up pur jus, qui lui donne l’occasion de s’en prendre à tout et tout le monde. En interaction constante avec le public, l’humoriste revient sur son parcours (radio, télé) en envoyant des piques aux gens qu’il a croisés, en critiquant l’actualité, en réagissant aux comportements du public… C’est un véritable spectacle vivant : on sent Madénian très présent, très sincère aussi. Il nous parle comme il parlerait à ses amis, à ses ennemis. Il cherche un peu la bagarre mais nous touche lorsqu’il revient sur les attentats de Charlie Hebdo, journal pour lequel il travaillait et travaille encore.

Les blague et répliques assassines fusent tout le long du spectacle : on ne reprend sa respiration qu’à la fin, un peu étourdis par le dynamisme et la langue fourchue de l’artiste. C’était une belle soirée, à voir ! Par contre, le Grand Point Virgule est un lieu vraiment horrible pour les spectateurs… tout petit, serré, avec des bancs très étroits où on ne peut loger qu’une seule demi-fesse… Et une chaleur à crever ! Mathieu, il faut changer de salle.

Partie en Grèce, au Palais de la Culture de Puteaux

Partie-en-greceJ’avais hâte de découvrir Partie en Grèce de Willy Russell, le monologue d’une mère de famille interprétée par la talentueuse Valérie Mairesse.

Et bien sûr, c’était un spectacle formidable qui m’a mis les larmes aux yeux ! Un monologue, donc, d’une femme cinquantenaire, femme au foyer au service de son bonhomme, qui dédie sa vie à la tenue de sa maison. La voilà qui parle à son mur au papier peint des années 80, dans sa petite cuisine aménagée. Elle n’a pas la langue dans sa poche mais ne prend pourtant pas sa vie en main. Jusqu’au jour où une amie lui offre un billet pour partir en Grèce 15 jours. Un déclic, qui va changer sa vie et celle de sa famille, pour laquelle elle est devenue transparente.

C’était un si beau texte ! Magnifiquement interprété par Valérie Mairesse, au capital sympathie maximal. Je n’ai pourtant pas la même vie mais j’avais aussi envie de partir en Grèce avec elle, en laissant tout en plan derrière moi.

Un portrait de femme exemplaire, qui mérite d’être entendu !

Cinéma

Deux films seulement en février, mais quatre en mars !

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J’ai d’abord découvert Demain, de Cyril Dion et Mélanie Laurent. MAGNIFIQUE ! Je vais m’acheter le DVD dès sa sortie. C’est un film à voir et à avoir, qui redonne l’espoir et le sourire. Si comme moi vous êtes touchés par les problématiques liés à l’environnement et à l’avenir de notre planète, vous allez adorer ce bijou de cinéma. Si vous ne vous sentez pas concernés et que tout cela vous passe au dessus, cela changera avec ce film. Demain propose autre chose que la fin du monde et donne des clefs concrètes pour avancer et améliorer nos vies et notre environnement. En abordant des gens passionnés et passionnants, en démontrant que tout est possible, en pointant du doigt les réussites et non les échecs. Un coup de cœur ciné magistral !

J’ai ensuite vu le fameux Danish Girl, de Tom Hooper, qui a fait parler de lui sur la toile en février. Bilan des courses : j’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire adaptée d’un roman, lui-même adapté d’une histoire vraie. Celle de l’artiste danoise Lili Elbe, première personne à avoir vécu une opération de changement de sexe dans les années 1930 au Danemark. Le film a fait polémique parce que Lili Elbe est interprétée par un acteur (le génial Eddie Redmayne) alors que c’est une femme transgenre (et non un homme « déguisé » en femme, en gros). Je comprends tout à fait que cela pose problème, mais au-delà de ça, j’ai aimé l’interprétation de Redmayne et le regard de Hooper, qui ne se moquent jamais ou ne considèrent pas Lili Elbe comme un animal de foire ou une étrangeté de la nature. La lumière est magnifique et l’évolution du personnage principal progressive. Très beau film !

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J’ai commencé le mois de mars avec The Revenant, de Alejandro G. Iñárritu, avec le beau Leonardo Dicaprio. Je n’avais pas très envie de le voir, après avoir visionné la bande-annonce, qui me paraissait violente et sans fil rouge. Pourtant, incitée par mon copain, j’ai quand même fait le déplacement au cinéma pour ce film. Et WHOUAOU ! Je ne le regrette pas. Encore une fois adapté d’un roman lui-même tiré d’une histoire vraie, le film se passe dans l’Amérique du 19e siècle. Le trappeur Hugh Glass, gravement blessé par un grizzly, est laissé pour mort par ses compagnons d’armes. Il survit pourtant et va tenter de regagner le Fort Kiowa, à 300 kilomètres de là, seul dans la nature sauvage et glaciale. Une histoire de survie vraiment fascinante, portée par un Dicaprio magistral ! Un film à voir, tout simplement, et qui mérite ses 3 Oscars 2016.

A sa sortie, j’ai découvert Médecin de campagne, réalisé par Thomas Lilti, avec François Cluzet. C’est un film français qui raconte le quotidien d’un médecin de campagne obligé de s’arrêter de travailler pour le traitement d’une tumeur cérébrale. Il va devoir apprendre à faire confiance à sa remplaçante, novice en médecine rurale… C’était un film très touchant, qui m’a semblé sincère et vrai. Les deux médecins forment un duo très humain, à l’écoute des patients, dévoués et aimants. On rêve tous d’avoir un médecin comme ça ! Cluzet, bourru et distant, se laisse doucement apprivoiser par Marianne Denicourt, compréhensive et professionnelle. C’est touchant, drôle aussi. Un film qui fait du bien !

Le week-end de Pâques fut riche en sorties ciné : je suis allée voir Midnight Special, de Jeff Nichols. Autant j’avais adoré son Take Shelter en 2011, autant là, j’ai été déboussolée par ce film de science-fiction à part. Entre road-trip et SF, cette histoire d’enfant aux pouvoirs surnaturels qui s’en va rejoindre un monde parallèle m’a plus apporté de questions que de réponses…

Le mois de mars s’est terminé avec 10 Cloverfield Lane, de Dan Trachtenberg. Un thriller que j’ai préféré au précédent film, qui a eu l’avantage de me filer des frissons, de rendre la séance haletante et de me surprendre. L’histoire d’une jeune femme victime d’un accident de voiture, qui se réveille cloîtrée dans un bunker tenu par un John Goodman énigmatique. Enlèvement et séquestration ou sauvetage chanceux sous une terre détruite par une attaque chimique, comme le prétend le « ravisseur » ? Qui dit vrai ? Toutefois la fin m’a déçue… Un show à l’américaine qui n’était pas nécessaire selon moi.

FIOU ! Sacrés mois de février et mars, n’est-ce pas ! Avril sera sans doute plus « light », je n’ai pas autant de sorties prévues. Mais qui sait !?

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel de janvier 2016

Coucou !

Beaucoup de spectacles ce mois-ci : je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais entre les cadeaux de Noël, les sorties de dernière minute et les projets de longue date, j’étais chaque semaine dans une salle différente. Et ça fait un bien fou !

Spectacles

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« Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl », en ciné-concert au Grand Rex

Je suis une grande amatrice de la saga « Pirates des Caraïbes » : ça sent bon le sable chaud, les maudits pirates et les malédictions, je ne peux qu’adhérer ! Pour Noël, mon copain nous a offert deux places pour aller redécouvrir le premier film de la série en ciné-concert au Grand Rex. YOUPI !

Une salle gigantesque, des fauteuils larges et moelleux, un orchestre symphonique, un film énergique… la soirée fut très agréable ! J’étais emportée par les thèmes musicaux ultraconnus du film, et je me retenais de chanter à tue-tête « tintinlintin, tintinlintin, tintinlintin, tintinliiin ! ». Ce type de soirée met beaucoup la musique de film en valeur, on l’écoute, on la remarque mieux. A tenter !

Cats, à Mogador

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Ce sont à l’origine deux amies qui m’ont proposé d’aller voir cette comédie musicale actuellement à Paris. Je n’ai pas hésité longtemps : un spectacle, une sortie entre potes ? OUI ! Je n’avais vraiment aucune idée de ce que pouvait être « Cats »… une histoire de chats, oui, mais encore ? J’y suis allée à l’aveuglette, accompagnée de cinq amies.

Je dois avouer que j’étais très dubitative à l’entracte : la première partie du spectacle m’a vraiment déstabilisée. Il n’y a donc pas d’histoire ? Pourquoi certains ne ressemblent pas du tout à des chats ? Qu’est-ce que tout cela veut dire ?

Effectivement, il n’y a pas d’histoire, dans le sens « intrigue ». Le spectacle tout entier n’est constitué que de portraits de chats : le chat obèse, le chat magicien, le chat rappeur, le chat déchu… chacun a sa chanson, sa chorégraphie. Je n’ai pas non plus compris toutes les paroles (pourtant en français), puisque la musique live était trop forte à mon goût. C’est pourquoi je me suis beaucoup interrogée durant la première partie du show. Finalement j’ai compris : c’est un spectacle, une comédie musicale à l’anglaise, avec des couleurs, de la joie, du mouvement. L’objectif ? La fête ! On est là pour en avoir plein les yeux, on en a plein les yeux ! Le but est atteint.

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Quand le personnage de Grizabella s’est mis à chanter « Memory » (en version française), j’ai eu une illumination : « HAN, c’est tiré de CETTE comédie musicale !!? » Vous connaissez bien sûr cette chanson culte, qui a d’ailleurs une place toute particulière dans « Cats », puisqu’elle revient à de nombreuses reprises. La dernière interprétation m’a dressé les poils ! J’étais conquise !

Une fois rentrée chez moi, j’ai fait quelques recherches sur « Cats », son historique, son succès… Impossible de dormir ! La semaine suivante, je n’ai pas cessé d’écouter les chansons du spectacle et j’ai parlé de « Cats » à tout le monde. Ils m’ont eue !

Au-delà de la performance musicale, vocale et dansée, je ne peux que vous conseiller ce spectacle, qui vous emporte et vous séduit petit à petit. Le décor, magnifique, les chansons qui restent en tête et la joie de vivre qui s’en dégage font de « Cats » un merveilleux ensemble !

Forever Young, à Bobino

ForeverYoung_afficheC’est la petite déception du mois… Ca arrive aussi avec les spectacles ! Il m’a été proposé par une collègue, qui pouvait m’obtenir des places à tarif réduit. J’ai sauté sur l’occasion.

Le principe ? On se retrouve dans une maison de retraites en 2060, en compagnie de six pensionnaires déjantés qui vont reprendre les tubes de leur jeunesse… soit les chansons d’aujourd’hui !

Très dynamiques, les six comédiens chanteurs mettaient effectivement du cœur à l’ouvrage et proposaient des versions réussies des tubes que nous connaissons tous (Stromae, Daft Punk…). Costumés des pieds à la tête, visage compris, on croyait à leur vieillesse.

Pourtant, pourtant… le spectacle a commencé avec 30 minutes de retard et nous étions à Bobino. Déjà, deux raisons pour que je m’impatiente (souvenez-vous, Bobino fait selon moi partie des salles de spectacle les moins confortables de Paris). Ensuite, le spectacle manquait de mise en scène : ils déambulaient en chantant dans tout l’espace, mais sans réelle chorégraphie, sans raconter d’histoire. Je me suis donc lassée au fur et à mesure… J’avais envie de rebondissements, d’aventure. Finalement, ce n’était pas le sujet du spectacle et j’en étais déçue. Enfin, le tout m’a semblait trop long : j’aurais préféré un spectacle plus court, dynamique et plein de surprise, celui-ci était long, répétitif et un peu brouillon.

Ce n’était sans doute pas pour moi, tant pis !

Jérémy Ferrari, au Trianon

jeremy-ferrari_vends-deux-pieces-a-beyrouth_afficheAutant l’annoncer de but en blanc : Jérémy Ferrari est mon humoriste chouchou ! J’avais adoré son précédent spectacle « Hallelujah Bordel ! », grinçant à souhait et très instructif, j’avais donc hâte de le revoir sur scène.

Une fois de plus, mon copain nous a pris deux places en guise de cadeaux de Noël, pour aller découvrir « Vends deux pièces à Beyrouth », au Trianon pour quelques dates seulement.

Même si je n’ai pas apprécié la salle (encore une fois, j’étais mal installée au balcon et je ne voyais la scène que par intermittence, selon les mouvements de tête des rangs de devant), j’ai ADORÉ le spectacle et l’humoriste !

Cela va au-delà du simple spectacle d’humour : Jérémy Ferrari est un véritable auteur, drôle certes, mais aussi doué, curieux, dérangeant. Il a longtemps préparé ce spectacle en faisant de lourdes recherches et le résultat est là : on apprend beaucoup de choses sur le fondement du terrorisme ou de l’islamisme radical, sur le conflit israélo-palestinien, sur les dessous des cartes, le rôle de la France dans ces histoires, ou même sur les réelles intentions de certaines ONG.

On en ressort décoiffés, enrichis. On se sent plus léger mais aussi plus intelligent. Notre regard est aiguisé et on se dit que certains ont dû avoir les oreilles qui sifflent… L’artiste indique à la fin de son spectacle que tous ses documents de recherche sont disponibles sur son site. Je confirme (et ça fait froid dans le dos !).

Sautez sur l’occasion si Jérémy Ferrari passe près de chez vous : il ne faut pas rater son impertinence et son talent !

Exposition

Bentu, à la Fondation Louis Vuitton

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En juin dernier, j’avais découvert la Fondation Louis Vuitton grâce à l’invitation d’une amie qui y travaille.

Elle a encore frappé ! A la fin du mois de janvier, elle m’a proposé d’assister à l’inauguration de la nouvelle expo de la Fondation, intitulée « Bentu », sur l’art contemporain chinois. Je n’ai pas hésité ! Cette fois, on a eu droit au champagne, que demander de plus ?

J’étais encore sous le charme du lieu, qui est un bâtiment très spacieux, éclairé, où l’on peut circuler sans se frotter aux gens, sans batailler pour admirer une œuvre… Le top !

L’expo en elle-même m’a plu : j’ai apprécié un certain nombre d’œuvres, notamment :

  • un dessin à l’encre sur un rouleau de soie de plus de 13 mètres (« The Virtuous Being », Hao Liang) ;
  • des vidéos de type « chat roulette » où l’artiste s’amuse du voyeurisme pour montrer des scènes insolites ou poétiques (« Strangers : City », Cao Fei) ;

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  • une immense carte représentant l’histoire de la Chine (« From Huaxia to China », Qiu Zhijie) ;
  • une gigantesque statue bouddhiste multicolore de 4 mètres de haut (« New », Xu Zhen)

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… et d’autres encore ! C’est une belle exposition, qui laisse finalement un goût amer : on sent les regards critiques des artistes chinois, envers le monde mais aussi envers leur propre culture ou leur pays. La nostalgie est très présente dans les œuvres.

A voir si vous êtes dans le coin, ne serait-ce que pour découvrir le lieu, ou pour en savoir plus sur l’art chinois !

Cinéma

Un seul film découvert en salles ce mois-ci ! Je commence très fort pour ce début d’année…

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Il s’agissait donc de Star Wars, épisode VII : le réveil de la force, le tout nouvel opus de la saga, réalisé par J. J. Abrams. Je ne suis pas une fan absolue de ces histoires mais j’aime tout de même l’univers. J’avais donc moi aussi envie de découvrir cette suite et je n’ai pas été déçue : j’ai trouvé cet épisode dans la même veine que les précédents, malgré les 10 ans qui le séparent du dernier film Star Wars. J’avais peur qu’il soit totalement décalé dans la manière de réaliser, de monter le film ou de construire l’histoire… mais non ! Les nouveaux héros que sont Rey et Finn m’ont aussi convaincue, j’ai bien envie d’en savoir plus sur leur passé et leurs futures aventures !

Rendez-vous dans quelques semaines pour le bilan de février !

Films·Musique et concerts·Spectacles

Bilan culturel de décembre 2015

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Christmas Baking: Lovely Yummy Hearts / By Viktor Hanacek

Avant toute chose, je vous souhaite une FABULEUSE ANNEE 2016 !! Qu’elle soit riche en belles lectures, en lectures coup de poing, en lectures douces et légères, en frissons et en aventure !

Je vous remercie une fois de plus pour votre présence, car vous êtes nombreux à parcourir mes écrits et à vous abonner au blog, qui a été visité 16 000 fois cette année. Merci !

Je reviens très vite avec mon bilan 2015 et mes résolutions pour 2016, mais il faut tout de même que je vous parle de mes découvertes culturelles de décembre dernier.

Spectacles

MozART group

mozart-groupJe n’ai pas hésité longtemps avant de me procurer des places pour ce spectacle musical humoristique, qui promettait un moment radieux. Estampillé « spectacle coup de cœur » par le théâtre de ma ville, le spectacle du Mozart group est effectivement un show musical qui marie talent de musiciens et d’humoristes à la perfection !

Virtuose, ce quatuor à cordes diplômé de prestigieuses académies de musique de Varsovie et Lodz ne se moque pas du public : il est là pour faire rire, certes, mais avec une interprétation musicale parfaite. Quasiment pas de mots durant 1h20 de spectacle : la musique maintient le dialogue avec les spectateurs. D’apparence très sérieuse, en costumes noir et blanc, les quatre musiciens revisitent le répertoire classique avec maboulerie, comme on dit chez moi (ok, il n’y a que moi qui dit ça, mais admettons). La gestuelle, les grimaces, l’acrobatie, le jeu théâtral accompagnent la musique et l’on rit entre deux exclamations de surprise.

L’esprit de ce groupe de zinzins m’a fait penser à La Framboise Frivole, un duo tout aussi bon qui a l’audace de jouer avec la musique classique. Je vous en conjure, découvrez ces groupes fabuleux en 2016 ! La soirée est assurée en leur compagnie.

Le Comte de Bouderbala

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Je ne connaissais rien du Comte de Bouderbala, si ce n’est son nom et son affiche, reproduite en milliers d’exemplaires dans le métro parisien. Nous avons pourtant fait le choix de passer le réveillon du 31 décembre en sa compagnie (partiellement), car il jouait ce jour-là près de la Place de la République.

J’ai été conquise ! Il m’a notamment fait pleurer et sangloter de rire lors d’un passage assez gratiné sur les Roms. Oui, le Comte de Bouderbala s’en prend à tout le monde et cela fait du bien de rire de tout, une fois de plus.

Une remarque, malgré tout : la salle du République, étonnamment basse de plafond et mal proportionnée. Malgré des places en première catégorie, nous étions placés au fond de la salle. Mystère… L’humoriste, en tout cas, mérite son succès et sait définitivement s’y prendre avec le stand-up.

Cinéma

Encore une fois, peu de sorties ciné ce mois-ci… Il faut absolument que je prenne le temps d’y aller !

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D’abord, nous sommes allés entre amis découvrir le dernier Spielberg, Le pont des espions, avec Tom Hanks. Une histoire d’échange d’espions sur fond de guerre froide qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout : le suspense est parfaitement maîtrisé, le moindre dialogue susceptible de déclencher une guerre internationale… J’ai aimé !

J’ai ensuite découvert tardivement le dernier volet d’Hunger Games, réalisé par Francis Lawrence, après une journée shopping entre sisters. Rien de très original ni surprenant dans la fin de cette aventure, tout comme dans le roman. Une bonne adaptation, donc, puisqu’on y retrouve les mêmes péripéties, et que tout ça se termine un peu en queue de poisson. Mais je m’y attendais, alors… j’ai passé un bon moment !

Voici comment s’est terminée mon année 2015 ! J’espère que ce rendez-vous mensuel vous plaît, je reviens bientôt vous faire part de mes projets de lectrice et blogueuse. Bises multicolores !

Expositions et visites·Films·Musique et concerts·Spectacles

Bilan culturel de novembre 2015

Ce mois de novembre fut plutôt riche en découvertes culturelles : j’ai assez lu comme vous avez pu le voir, je suis aussi sortie assez souvent, malgré les attentats de Paris. Je n’ai tout simplement pas eu envie de me cloîtrer chez moi apeurée, alors que je pouvais tout aussi bien aller au spectacle le sourire aux lèvres.

Spectacles

Le Grand Duel : Jean-François Zygel / Bruno Fontaine

Zygel-Fontaine

Je suis une grande amatrice de Jean-François Zygel (à gauche sur la photo), pianiste improvisateur hors pair, qui a le talent de « vulgariser » la musique classique avec passion, à travers ses concerts mais aussi dans l’émission estivale « La boîte à musique » sur France 2. Lorsque j’ai vu qu’il venait vers chez moi avec un acolyte pour une battle d’impro au piano, j’ai sauté sur l’occasion !

Et je n’ai pas regretté : malgré les attentats quelques jours avant, le conservatoire où nous étions était bondé, l’auditoire très varié, les enfants côtoyant les plus âgés. Magnifique ! Plein d’humour, les deux pianistes s’en sont donnés à cœur joie, demandant parfois des mots clefs au public pour inspirer leur bataille musicale. « Un cheval qui court », « une abeille », « l’orage », « James Bond »… Les suggestions des spectateurs étaient accueillies avec entrain par les deux hommes, qui tentaient alors d’illustrer ces images avec leurs pianos.

Magnifique, donc. Particulièrement le final, où Zygel et Fontaine ont entamé l’air de « Ce n’est qu’un au revoir » sur leurs claviers. Le public s’est alors mis à chanter à l’unisson, c’était un moment unique !

Le Cirque du Soleil : Amaluna

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Dans mes souvenirs, j’avais déjà vu un spectacle du Cirque du Soleil, lorsque j’étais enfant. Impossible de savoir lequel mais je garde l’image d’un spectacle grandiose.

Il ne nous a pas fallu longtemps pour acheter des places, après avoir vu des affiches dans le métro. Le chapiteau du Cirque de Soleil étant implanté assez proche de chez nous, hop, nous y sommes allés à pied, tout guillerets, malgré le froid environnant.

Le gigantesque chapiteau a déjà un grand pouvoir de séduction : il promet une très belle soirée ! A peine entrés, nous voilà séduits par la scène ronde et son décor coloré et évanescent. En attendant l’heure, quelques comédiens jouent avec le public : un acrobate vole du popcorn à un monsieur, grimpe sur un poteau, s’amuse avec son costume de lézard géant… Une grosse femme rit à gorge déployée, frotte les crânes des chauves… On s’amuse déjà !

Lorsque le spectacle commence, la magie opère immédiatement. Nous avons voyagé sur l’île magique d’Amaluna, en compagnie des artistes, habillés de costumes aux couleurs chatoyantes, mystérieux et fascinants. Le rouge, le vert, le bleu, le blanc dominent l’espace. La grâce et la virtuosité côtoient l’humour, la malice, la séduction. Ils sont partout : au fond, près des musiciennes qui occupent le lieu avec leurs notes ; au centre, sur le plateau tournant ; en l’air, volant de plateforme en plateforme, tourbillonnant sur eux-mêmes ; dans le public, surgissant sous un spot lumineux, le regard concentré.

Toutes les disciplines du cirque classique sont proposées, mais dans un univers moderne, parfaitement chorégraphié. C’est un spectacle visuel et sonore qui fait l’effet d’un feu d’artifice, avec un final multicolore et plein d’énergie qui remplit le cœur.

Mon moment préféré : un numéro d’équilibre et d’habileté, où l’artiste dépose lentement des baguettes de bois de plus en plus longues les unes sur les autres, jusqu’à former une sorte de parasol naturel flottant. Un moment très captivant, gracieux et plein de poésie.

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Tout est en équilibre ! Rien d’attaché ou de collé !
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La symétrie parfaite.

Si vous habitez en région parisienne ou si vous passez dans le coin, ALLEZ-Y ! Mettez-y le budget, ça vaut vraiment le coup ! Et si vous manquez d’idée cadeau pour Noël, choisissez celui-ci, ça peut convenir à tout le monde, tout âge et toute génération.

Exposition

Musée de l’Art Ludique : l’art dans le jeu vidéo

expo-art-ludique_art-dans-le-jeu-video-2015J’ai profité de cette exposition en accompagnant mon copain, puisque c’était son cadeau d’anniversaire. Je suis moins amatrice de jeux vidéo que lui, mais je suis tout de même fan de certains jeux, qui, par période, peuvent réellement me passionner. Comme je vous l’avais dit, j’adore les beaux graphismes des jeux, tout autant que la musique qui souvent les accompagne.

J’ai donc moi aussi apprécié cette exposition, qui fait plus particulièrement un focus sur l’art graphique des jeux vidéo (et exclut donc l’art musical). Elle se compose presque exclusivement de « peintures numériques », qui donnent à voir les univers des jeux présentés. Beaucoup de jeux « grand public » y sont représentés, tels qu’Assassin’s Creed, Far Cry, Beyond Two Souls, Dishonored, Les Lapins Crétins, Rayman… Des jeux que je connais donc, et que j’ai aimé redécouvrir à travers ces travaux d’ambiance.

J’étais particulièrement heureuse d’y trouver Rayman, que j’ai longtemps apprécié étant plus jeune, mais aussi et surtout Syberia, un jeu d’aventures que j’aime beaucoup ! J’attends avec impatience le troisième opus, qui devrait d’ailleurs sortir en 2016 !

Le petit plus qui m’a convaincue : un espace de projection à 180°, grandeur nature, qui donne l’illusion de se promener dans les rues de Paris au 18e siècle, lieu où se situe le très bon Assassin’s Creed Unity. C’était vraiment génial ! En tournant la tête à gauche et à droite, on pouvait voir les rues adjacentes. Une impression de réel incroyable !

C’était donc une belle exposition, qui aurait pu être enrichie de plus de gribouillages papier et d’objets modélisés, mais qui m’a toutefois satisfaite. Tout comme l’amoureux !

Cinéma

Très peu de sorties ciné ce mois-ci : le froid et la nuit à 17h ont fait que j’avais plus souvent envie de rentrer chez moi que de sortir après le boulot.

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En début de mois, j’ai eu envie de me réfugier devant un film « facile » : j’ai choisi A vif !, de John Wells, avec le fameux Bradley Cooper. Assez peu originale, cette comédie met en scène un chef de cuisine désœuvré qui décide de se reprendre en main et d’obtenir une troisième étoile au Guide Michelin. Pour cela, il va devoir réunir les meilleurs cuisiniers qu’il a autrefois trahis. Même si l’on devine toute la trame de l’histoire, c’est un film appréciable, qui donne faim et fait du bien, tout simplement. J’en suis sortie souriante et légère !

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai aussi découvert le nouvel épisode de James Bond, 007 Spectre, réalisé par Sam Mendes. Même si le début du film, situé au cœur de la Fête des Morts de Mexico, m’a séduite, je me suis progressivement ennuyée… L’histoire m’a semblée bien longue et finalement assez peu efficace, je me suis tortillée sur mon fauteuil à plusieurs reprises, en attendant d’être à nouveau captivée. En vain.

Voilà pour ce mois-ci ! En route pour la fin de l’année !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’octobre 2015

Le mois d’octobre fut un mois bien chargé… Malade les deux premières semaines, j’ai aussi changé de job. Du mouvement dans ma routine quotidienne qui a rempli mes journées, le mouchoir au fond de la poche et la gorge en feu (*glamour*). Mais mais ! Tout s’est arrangé malgré mes anticorps un peu longs au démarrage, et j’ai finalement fait plus de choses que je ne le pensais.

Spectacle

Patrick Timsit à la Gaîté Montparnasse

patrick-timsit-montparnasse-2015-afficheJ’avais déjà vu Patrick Timsit sur scène, lors de son dernier spectacle et dans la pièce « Les derniers jours de Stefan Zweig » au Théâtre Antoine. C’est un acteur / humoriste que j’apprécie beaucoup : je le trouve atypique, prêt à dire ce qu’il pense, franc du collier et très piquant, mais aussi doux et plein de gentillesse. Un combo gagnant sur scène !

Malgré ma toux endiablée, je suis donc allée découvrir son nouveau spectacle au Théâtre de la Gaîté Montparnasse, à Paris. Même si j’évitais de rire au maximum (pour réduire les quintes de toux), j’ai une fois de plus été conquise par l’acteur. Puisqu’on lui reproche de rire de tout, qu’on lui colle des procès pour son humour noir, Patrick Timsit enfonce le clou, que dis-je, il pulvérise tout et tout le monde ! Les Noirs, les Arabes, les Juifs, les Chinois, les Portugais, les Roms, les handicapés, les femmes, les animaux, les enfants, les mendiants… Tout le monde y prend pour son grade. C’est un spectacle qui demande de lâcher prise, d’oublier ce qu’on a le droit de penser ou de ne pas penser, qui annonce crûment au spectateur : « eh oui mon gars, oui, on a le DROIT de rire de tout ».

Patrick Timsit joue beaucoup avec les frontières de « l’acceptable » : quand des petits « oh » choqués sont perceptibles dans la salle, il annonce : « ah je vais trop loin », puis en rajoute une couche, sourire aux lèvres et yeux pétillants. Il n’a pas de méchanceté au fond de lui, et c’est ce qui fait que l’on n’est pas choqué et que l’on rit vraiment ! C’est un humour politique plus qu’un humour moqueur. A essayer quand on serre un peu trop les dents !

Exposition

Elisabeth Louise Vigée Le Brun au Grand Palais

expo-vigee-lebrun-grand-palais-2015_afficheMes parents étant de passage à Paris, nous avons planifié une visite de l’exposition consacrée à Vigée Le Brun, qui bénéficie d’ailleurs d’une sacrée promo je trouve. Tant mieux ! Car c’est vraiment une MAGNIFIQUE expo de peintures que propose le Grand Palais. Je crois même que c’est la plus belle expo que j’ai pu voir.

L’artiste a un talent fou pour exécuter des portraits des aristocrates et figures royales de son époque, parmi lesquelles trône Marie-Antoinette. Elle a un don pour représenter les cheveux, toujours très précis, vivants, ébouriffés. Les peintures, aux couleurs pastel, douces et lumineuses, rayonnent dans les galeries : au loin, les visages semblent éclairés, apaisés.

J’ai craqué pour un joli marque-page à la sortie, en guise de souvenir de cette très jolie visite. Si vous avez l’occasion d’y aller, ne la loupez pas ! Laissez-vous aussi tenter par l’audioguide ou le guide tout court, c’est très enrichissant. Dans ce cas, prévoir 2h30 de visite et une pause bien méritée à la sortie.

Cinéma

Trois films découverts durant ce mois d’octobre, trois genres très différents.

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D’abord, j’ai assistée à une projection surréaliste de The Visit, de M. Night Shyamalan. Le pitch de ce film d’horreur gentillet me plaisait bien, mais la séance fut une catastrophe ! La salle était pleine à craquer d’adolescents survoltés, qui ont passé tout le film à hurler pour le moindre petit effet, à PARLER FORT, à rire, à sauter… Je ne suis pas contre l’expression des émotions, mais là, c’était vraiment stupéfiant. Autant vous dire que la salle était dans un état déplorable à la fin de la séance. Quant au film, il met en scène deux ados en vacances chez leurs grands-parents, qu’ils rencontrent pour la première fois. Le couple à première vue charmant s’avère très inquiétant la nuit tombée… Un film d’horreur qui s’est révélé très moyen et sans grand intérêt. Passez votre tour !

J’ai ensuite découvert le fameux Seul sur Mars de Ridley Scott et j’ai adoré ! Matt Damon y incarne un Robinson Crusoé du futur, abandonné par erreur sur Mars par ses collègues. Il va devoir apprendre à vivre seul sur ces terres arides en attendant le retour d’une équipe… 4 ans plus tard. C’était vraiment excellent ! Un vrai suspense et pas de contexte complexe comme on en trouve souvent dans les films de SF.

Enfin, ma dernière séance ciné du mois fut consacrée au Nouveau stagiaire, de Nancy Meyers. Ma soeur et moi étant assez fans des comédies de cette réalisatrice, nous avons fêté Halloween avec Robert de Niro et Anne Hathaway, tous les deux excellents. C’est une bonne petite comédie qui a le mérite d’aborder la thématique du travail, du compromis vie privée / vie professionnelle. Pas de romance, pas de mariage, pas de grossesse dans ce film, ça change des comédies américaines vues et revues. De Niro est comique à souhait et Anne Hathaway toujours aussi élégante. Gr !

Voilà pour mon mois d’octobre plutôt varié. A dans quelques semaines !

Films·Musique et concerts·Spectacles

Bilan culturel de septembre 2015

Coucou ! Beaucoup de retard pour ce nouveau bilan culturel, veuillez m’en excuser. Cette fois, un changement de job qui m’a occupé l’esprit et, surtout, une rhino-pharyngite carabinée qui a entraîné une toux bien corsée. Et je suis toujours malade ! Cela va-t-il se terminer… ? Je profite de ce tout petit élan de motivation pour écrire mon article. Septembre était finalement un mois culturel (les deux premières semaines, en fait).

Musique

Les Solistes à Bagatelles 2015

solistes-bagatelle_2015L’achat de deux billets pour le festival Les Solistes à Bagatelle fut fait sur un coup de tête. Un festival de pianistes ? Dans le jardin de Bagatelle ? Nous avions envie d’écouter du piano, alors hop ! Au hasard, nous avons choisi le duo Marie-Josèphe Jude et Michel Beroff, qui ont interprété ensemble du Liszt et du John Adams.

Avouons que je n’y connais RIEN en musique classique ; j’y allais donc totalement à l’aveugle. Bilan des courses : un public assez âgé, malheureusement. Une installation moyennement confortable : sur des chaises de jardin toutes alignées, il était difficile de voir les deux pianistes en même temps, cachés par les têtes des autres spectateurs.

En revanche, j’ai beaucoup aimé prendre le temps d’écouter de la belle musique. De laisser mon imagination s’emballer, d’admirer les musiciens, physiquement engagés dans leur musique. C’était donc une belle expérience, qui m’a donné envie d’aller plus souvent écouter de la musique classique ! Résultat : en novembre, je vais écouter une battle de pianistes, je vous en reparlerai bien sûr.

Spectacle

Le Grand Feu de Saint-Cloud 2015

grand-feu-saint-cloud_2015Ca fait plusieurs années que je rate ce fameux Grand Feu, réputé pour être le plus grand feu d’artifice d’Europe. Habitant dans les Hauts-de-Seine, je l’entendais de ma fenêtre chaque fois, en me disant : « Rha mince, je l’ai encore raté ! ». Cette année, on y a pensé avant la date fatidique et l’on a pris des places pour cet événement de la rentrée.

J’étais donc très TRES impatiente de voir cet incroyable spectacle. Et ce fut le drame. Il a plu toute la journée du 12 septembre sauf le soir : le feu a donc été maintenu. Grossière erreur ! L’air était chargé d’humidité et bilan des courses, chaque étincelle était suivie d’un nuage de fumée… DESESPOUAAAAR. Le spectacle a donc été interrompu très régulièrement, entre chaque tableau, pour laisser la fumée s’évacuer. Tous les spectateurs étaient plongés dans la fumée blanche, on ne voyait absolument rien, même 10 mètres devant nous… J’étais si triste ! Nous avions en plus choisi des bonnes places sur gradin. Bon.

Heureusement, la soirée ne fut pas tout à fait foutue, car les organisateurs désespérés animaient les temps de pause au micro, en racontant tout et n’importe quoi. Des petites annonces, une demande en mariage et un cours de pyrotechnie ont donc rythmé la soirée. Je reste toutefois déçue d’avoir raté ce feu d’artifice, une fois de plus. Suis-je maudite ?

Cinéma

Pas assez de films vus ce mois-ci selon moi, mais disons que c’est mieux que rien ! Le drame était à l’honneur pour cette rentrée.

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J’ai commencé par courir découvrir la Palme d’or du Festival de Cannes 2015, Dheepan, réalisé par Jacques Audiard. Quelle magnifique affiche ! J’adore ! Et contrairement à l’avis général, je suis sortie convaincue par ce film sombre. J’ai aimé suivre cette famille factice sri-lankaise, demandeuse d’asile qui échoue en banlieue française, au cœur des trafics en tout genre. Certes, je suis très éloignée de cet environnement, car j’ai la chance de vivre correctement, je ne sais donc pas si cela est réaliste ou pas. En tout cas, j’ai apprécié les personnages, leurs choix, leurs manières différentes de s’intégrer – en restant discrets ou en prenant les choses en main. Je reconnais toutefois une fin un peu tirée par les cheveux… mais enfin, j’étais contente que ça finisse bien !

J’ai ensuite découvert La volante, de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri, avec Nathalie Baye. Un thriller familial plutôt inquiétant, sans surprise, mais porté par une actrice glaciale, parfaitement adaptée à son personnage. Celui d’une secrétaire « volante » (c’est-à-dire remplaçante) ayant perdu son fils, qui cherche à détruire une famille, justement coupable de la mort du fils… Un film de dimanche soir, comme on dit chez moi !

Enfin, j’ai choisi d’aller voir Prémonitions, de Afonso Poyart, avec Anthony Hopkins. Un thriller, encore ! On ne se refait pas. J’ai préféré celui-là, plus rythmé, plus haletant. L’histoire d’un médecin doté de facultés paranormales, qui aide le FBI à trouver un tueur en série. Anthony Hopkins est le pilier du film, bien sûr, et sans lui, il aurait eu moins de saveur. J’ai toutefois été déstabilisée par le montage, très original, qui joue avec les points de vue, les reflets et les angles. Un choix esthétique étrange mais tout à fait cohérent avec le fond de l’histoire. Un bon thriller, donc, mais pas un film mémorable.

Vous savez tout ! Rendez-vous fin octobre pour la suite de mes découvertes culturelles !

Films·Musique et concerts

Bilan culturel d’août

Coucou ! J’ai un peu de retard pour ce bilan mensuel, mais promis, j’ai une bonne raison : j’ai officiellement clôturé ma formation avec une soutenance. Bien que tout à fait réussie, elle m’a préoccupé l’esprit quelques jours, bien sûr les derniers du mois. Voilà pourquoi je n’arrive que maintenant.

Musique

Rock en Seine 2015

Il est vrai que je ne vous ai jamais parlé du Festival Rock en Seine sur le blog et pourtant, c’est un rendez-vous annuel depuis 2010, où je passe systématiquement mon dernier week-end d’août. Non pas que je sois une grande fan de rock, c’est même plutôt le contraire : je n’y connais rien et suis plutôt branchée chanson française / reggae français.

C’est un événement auquel je participe pour trois raisons :

  • l’ambiance : je suis une fan inconditionnelle de l’ambiance des festivals musicaux et des concerts en général, où la joie et la fête prédominent ;
  • les amis : je n’y vais jamais seule, bien sûr ; c’est devenu un rendez-vous entre amis, toujours les mêmes, où l’on écoute, on rigole, on traînasse et l’on mange tout ce qui se mange à Rock en Seine ;
  • la proximité : j’habite assez proche du parc de Saint-Cloud, où se déroule le week-end, et c’est évidemment un gros avantage pour en profiter au maximum.

rock-en-seine2015-afficheCette année, le festival Rock en Seine se déroulait du 28 au 30 août et pour ne rien vous cacher, je n’étais pas du tout inspirée par la programmation, hormis par les talentueux guitaristes Rodrigo y Gabriela, John Butler Trio et The Offspring. J’ai quasiment raté les deux premiers pour cause de soutenance (excuse tout à fait valable, vous en conviendrez), mais j’ai pu profiter du concert énergique du dernier avec mon amie V.

Finalement, j’ai écouté assez peu de concerts et n’ai pas été particulièrement séduite par un groupe inconnu. En revanche, j’ai aimé la thématique de la jungle proposée cette année, bien exploitée sur le site et par les festivaliers déguisés. En vrac, nous avons profité d’une chasse au trésor, d’une expo photo, du stand Guitar Hero, de poulet frit, de chips, de sandwich raclette, de frites de patates douces, de bobun thailandais, de fouée de Touraine, de cidre aromatisé, de thé glacé, de lunettes clignotantes en forme de guitare, de jolis gobelets… Tout ça sous un soleil éclatant ! Pour une fois, pas besoin de superposer les pulls dès 21h !

Mon rêve ultime ? Qu’ils programment Jack Johnson ! Si ça arrive un jour, je fais une syncope. Peut-être l’année prochaine, qui sait !?

Cinéma

C’est le mois des records cinéma ! Cinq films vus en 3 semaines (je n’y suis pas allée la dernière semaine d’août) ! C’est une chose qui ne m’arrive jamais, je n’en reviens pas moi-même. Il faut dire que j’ai passé le mois d’août au travail : autant vous dire que j’avais peu de choses à faire et qu’en sortant, j’avais besoin d’accomplir quelque chose (même voir un film !) pour me dire au coucher : « aujourd’hui, tu as fait quelque chose de cool ! »

cine-aout2015

D’abord, je me suis laissé tenter par While we’re young de Noah Baumbach. M’attendant à une comédie légère, je suis ressortie triste et déprimée. Le flop du mois ! L’histoire d’un couple de quarantenaires qui se rapproche d’un couple de vingtenaires, pour se sentir dans le vent… En vain. A part quelques scènes amusantes, j’ai dans l’ensemble trouvé ce film démotivant et négatif. Tant pis !

J’ai enchaîné avec l’énigmatique Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil de Joann Sfar, adapté du roman éponyme de Sébastien Japrisot. Excellent ! Freya Mavor, qui incarne l’héroïne principale, y est tout simplement bluffante : mystérieuse, sexy, envoûtante… Ajoutez à cela un fond de thriller, un montage découpé et une lumière sépia, vous obtenez un film graphique très réussi selon moi.

J’ai ensuite craqué pour la nouvelle adaptation animée du Petit Prince, réalisée par Mark Osborne. J’y ai retrouvé ce qui m’avait séduite dans la bande-annonce : un dessin rond et coloré, une adaptation osée, qui met en parallèle deux histoires et deux graphismes. Mignon, poétique et séduisant, ce joli film d’animation mérite qu’on s’y intéresse. J’avais même les larmes aux yeux à la fin !

Par la suite, et malgré moi, je suis allée voir le blockbuster de l’été, Mission Impossible Rogue Nation, signé Christopher McQuarrie. Je n’avais en effet pas prévu de le voir et puis sentant venir le samedi tout mou passé au lit, je me suis motivée pour accompagner mon amoureux et des amis au cinéma. Rien de transcendant ou d’inattendu dans cet énième film d’action, mais j’ai tout de même passé un bon moment. Bien sûr, sans Tom Cruise, ces missions impossibles n’auraient pas du tout de saveur.

Enfin, j’ai terminé le mois d’août ciné en beauté, avec le formidable La belle saison, réalisé par Catherine Corsini. Mon coup de cœur ciné du mois ! Une histoire d’amour lesbienne magnifique, illuminée par la sublime Cécile de France, libérée et féministe, qui vous fait tomber par terre en un regard malicieux ; et par Izia Higelin, étonnamment douce et entreprenante. L’affiche tire ce qu’il y a de plus beau dans ce film : une lumière de campagne verdoyante, qui respire le calme et la liberté ; deux actrices magistrales. Le nu y est naturel, évident, l’amour vient heurter les préjugés et la difficulté de vivre dans le mensonge…. Bref, allez découvrir cette petite merveille estivale !

Voilà pour ce mois haut en couleurs ! Beaucoup de films et un peu de tout, j’en suis contente. Tâchons de tenir le rythme au mois de septembre. A très vite !