Livres

Le Bon Gros Géant, Roald Dahl

le-bon-gros-geantPourquoi ce livre ?

Vous le savez sans doute, j’aime beaucoup Roald Dahl depuis mon enfance. Je crois pourtant que je n’avais jamais lu Le Bon Gros Géant. Profitant d’un joli coffret paru chez Folio Junior (aussitôt dans ma bibliothèque), j’ai pioché ce roman parmi les autres, pour enfin découvrir cette histoire culte.

De quoi ça parle ?

Un soir, alors éveillée dans son lit de l’orphelinat, la petite Sophie est enlevée par un géant. A ses côtés, elle va découvrir tout un monde parallèle, dans lequel les géants mangent les enfants du monde entier, la nuit, lorsque tout le monde est endormi. Heureusement, elle est tombée sur le seul géant gentil et rigolo. Ensemble, ils vont tout faire pour empêcher les autres géants de continuer leurs festins macabres.

Mon avis

J’avoue être un peu déçue par ce roman jeunesse… Honte à moi ! Peut-être qui est plus appréciable en le lisant avec un enfant. Je m’attendais à beaucoup de rebondissements et d’aventure, mais une majeure partie du livre se concentre sur la rencontre entre le géant et Sophie. Je me suis donc un peu ennuyée jusqu’à la partie finale, où l’action entre en jeu.

Toutefois, je me suis délectée des jeux de langage de notre ami Dahl, parfaitement traduits par Jean-François Ménard. Les rêves tourbivoletants, la frambouille savouricieuse, les géants exécrignobles – et bien d’autres encore !, ponctuent le roman. Les mots sont richement décorés, on se sent choyés par l’auteur au milieu de toutes ces expressions rigolotes (et totalement compréhensibles !).

C’est du Roald Dahl pur jus, sans aucun doute, et je ne regrette pas cette lecture. Mais elle est bien évidemment conçue pour les enfants. La partager avec eux comblerait sans doute ces moments d’ennui que j’ai pu rencontrer parfois.

Je n’ai pas vu l’adaptation ciné de Spielberg sortie l’année dernière, me la conseillez-vous ?

Livres

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs

miss-peregrine-et-les-enfants-particuliers_ransom-riggsPourquoi ce livre ?

Je l’avais offert à ma sœur pour son anniversaire il y a quelques temps. J’ai finalement craqué moi aussi pour ce très bel objet livre, tentée par les commentaires positifs d’autres blogueurs.

De quoi ça parle ?

Jacob a 16 ans quand il trouve son grand-père Abe mortellement blessé par une étrange créature… Convaincu que cela a un lien avec l’orphelinat d’enfants aux pouvoirs surnaturels dont lui parlait souvent Abe, l’adolescent décide d’aller tirer les choses au clair, sur place, au pays de Galles.

Mon avis

Je vous le confirme : le livre est très beau. La couverture cartonnée sur laquelle figure cette mystérieuse petite fille, le papier épais des pages, les nombreuses photos en noir et blanc qui peuplent les chapitres constituent un bel objet, que l’on a immédiatement envie de lire et de feuilleter.

Comme indiqué à la fin du roman, les photos sont tirées de collections personnelles, sans avoir été retouchées ou presque. Elles enrichissent considérablement l’ouvrage, par leur mystère et leur beauté. C’est tout l’attrait du livre, car sans elles, malheureusement, le tout serait bien fade…

L’histoire de Jacob commence pourtant bien : on a rapidement de l’empathie pour cet ado solitaire, qui se pose plein de questions sur le passé de son grand-père et décide de mener l’enquête pour en savoir plus. L’ambiance pluvieuse et venteuse de l’île sur laquelle il se rend est aussi très séduisante. On est à ses côtés aux alentours de l’orphelinat en ruines, à rechercher les fameux enfants particuliers.

C’est au moment où il fait leur connaissance et où il décide de mener une bataille à leurs côtés que le soufflé retombe… J’ai perdu tout intérêt pour cette histoire quand l’action arrivait. Bizarre, non ? Je ne trouvais plus cela crédible ou fascinant, j’avais envie d’arriver à la fin. Je suis assez déçue car j’en attendais beaucoup…

C’est finalement un roman très jeunesse, dans le sens où le héros va accomplir des actions hors-normes avec ses amis, le tout dans un style d’écriture très simple. Il est clairement destiné à un public plus jeune. Je vais donc passer mon tour pour la suite de cette saga, mais par curiosité, j’irai découvrir l’adaptation cinématographique que nous réserve Tim Burton pour l’année prochaine.

Livres

Be safe, Xavier-Laurent Petit

be-safe-xavier-laurent-petitPourquoi ce livre ?

Il m’a été conseillé par ma chère maman, à qui je parlais du film American Sniper. Une histoire dans le même esprit, sur les effets désastreux de la guerre, aussi bien sur les peuples que sur les militaires. Et puisque c’était du point de vue d’un ado, ça me semblait tout à fait intéressant.

De quoi ça parle ?

Oskar, ado américain, aime passer du temps à jouer du rock dans son garage avec son grand-frère Jeremy. Mais ce jour-là, la vie banale de cette famille va basculer : Jeremy a signé auprès de l’armée pour 4 ans car on lui a promis qu’il construirait des ponts. Oui mais ! Il se révèle doué au tir et est envoyé en Irak, bien loin d’Oskar et de ses rêves de rock star. Un départ qui fissure les secrets familiaux, renforce le lien fraternel, bref, ne laisse personne indifférent.

Mon avis

C’est un beau et chouette petit roman que je vous présente là ! « Be safe », c’est ainsi que Jeremy signe les mails qu’il envoie en cachette au narrateur, son petit frère Oskar. Parce qu’être dans l’armée n’est pas si génial que ça…

C’est donc un livre sur la fraternité et la famille, mais aussi sur la guerre et ses traumatisés, sur ses contradictions… Tout cela est vu avec les yeux d’un ado, qui cherche des réponses, observe son père boiteux qui reste mystérieux sur son passé, tombe amoureux de la jolie Marka. On n’est jamais sur le terrain, les horreurs de la guerre sont rarement décrites. Mais elles inspirent Oskar et Marka qui écrivent ensemble des chansons-catharsis, pour évacuer la peur, le manque, l’incompréhension qui les envahissent.

Un beau roman, je disais donc, qui montre aux jeunes fascinés par les armes que la guerre n’entraîne que de la violence et de la destruction. Un petit classique jeunesse à découvrir si le sujet vous intéresse !

Livres

Méto, 2. L’île, Yves Grevet

meto-l-ile-yves-grevetPourquoi ce livre ?

Rappelez-vous ! J’avais adoré le tome 1 en mars dernier et j’étais pressée d’enchaîner avec la suite. Pourtant, j’ai attendu quelques mois après la sortie poche du tome 2 pour me le procurer et le lire (tout est absolument LOGIQUE).

De quoi ça parle ?

Je préfère ne rien vous dire pour ne pas vous faire de révélation fracassante ruinant toute l’intrigue du tome 1. Pardon. Sachez juste que l’on retrouve Méto et ses amis, toujours prêts à découvrir la vérité à propos de la Maison et de l’île sur laquelle elle se trouve.

Mon avis

Si vous vous lancez dans cette trilogie jeunesse, je vous conseille grandement d’enchaîner les trois tomes. Moi qui me suis mis en tête d’attendre les sorties poche pour compléter ma collection (avouons que les couvertures des bouquins sont assez chouettes), je me suis retrouvée perdue. Attendre 7 mois pour continuer l’histoire fut donc un très mauvais choix, et malheureusement, cela a eu une incidence sur l’appréciation de cette lecture.

Difficile de se remémorer le lieu, le contexte, l’avancement de l’histoire et surtout, ô surtout, les noms des personnages. Mis à part Méto, qui a le nom le plus simple au monde, les autres ont tous des noms à la romaine : Claudius, Marcus, Octavius, Flavius… N’ayant aucune caractéristique physique permettant de les différencier, ils ont pour moi le même visage, les mêmes attitudes. J’ai eu beaucoup de mal à savoir de qui me parlait l’auteur ! Qui plus est, de nombreux nouveaux personnages s’ajoutent à ceux-là dans ce deuxième tome. Cela fut un coup dur pour ma mémoire effilochée.

Malgré cette désorientation constante, j’ai parfois retrouvé quelques bribes de souvenirs du premier tome et surtout, j’ai eu quelques explications. Assez pour me donner envie de lire le dernier tome, qui sortira en 2015.

N’hésitez pas à lire ou relire ma chronique du tome 1 « La Maison », qui sera bien plus convaincante et vous donnera, je l’espère, envie de découvrir cette belle trilogie.

GREVET Yves, Méto, tome 2 « L’île », éditions Pocket Jeunesse, 2014 (initialement publié en 2009), 234 pages