Livres

No et moi, Delphine de Vigan

no-et-moi-delphine-de-viganPourquoi ce livre ?

C’est un cadeau de Mélanie, du blog Lis-moi si tu veux. Rappelez-vous, elle me l’a offert dans le cadre du swap que j’avais organisé !

De quoi ça parle ?

Lou, lycéenne surdouée, rencontre No par hasard, à la gare d’Austerlitz. No, c’est Nolwenn, une jeune sans-abri paumée. Lou va se prendre d’affection pour elle et tenter de l’apprivoiser…

Mon avis

J’ai maintes fois entendu parler du talent de Delphine de Vigan et déjà pu constater que No et moi est particulièrement apprécié des blogueurs littéraires. Mélanie a eu raison de me confier la lecture de ce court roman, qui mérite amplement son succès.

Vrai, plein de poésie et de tendresse, mais aussi brutal et sans chichis, ce livre décrit parfaitement le monde dans lequel nous vivons : l’indifférence générale face à la pauvreté et à la brutalité, la tristesse ambiante qui rythme nos journées, l’individualité… No et moi est finalement assez sombre. Heureusement, la relation forte qui se tisse entre Lou et No apporte une once d’humanité à ce récit dramatique.

Le style de l’auteur, simple et efficace, permet d’aller à l’essentiel : les phrases sont courtes, les chapitres rythmés. Lou est la narratrice, on s’identifie donc très rapidement à elle et à son regard critique sur la société. Observatrice, curieuse, elle ne comprend pas comment l’immense pauvreté peut côtoyer de si près la richesse. Notre regard est biaisé : on est de son avis ! Comment peut-on passer indifféremment devant un homme ou une femme de la rue ? Pourquoi en est-on là ?

No et moi pose donc beaucoup de questions et nous interpelle à propos de nos choix, nos comportements. Ni gaie, ni drôle, cette histoire n’en est pas moins belle. A lire !

Informations complémentaires

Le livre a obtenu le Prix des Libraires 2008 et a été adapté au cinéma par Zabou Breitman en 2010. Je n’ai pas encore vu cette adaptation mais j’en ai bien envie ! Si j’en ai l’occasion, je ne me priverai pas. Si vous la connaissez, qu’en avez-vous pensé ? Fidèle ou fantaisiste ?

VIGAN (de) Delphine, No et moi, éditions Le Livre de Poche, 2012 (première édition en 2007), 250 pages

Blabla

4 ans et toutes ses dents !

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J’apprends un peu en retard que le blog a fêté ses 4 ans le 23 mai dernier, alors que j’avais encore la tête dans le guidon, perdue corps et âme dans les méandres de la fin d’année scolaire. L’esprit libre, le corps reposé, j’apprends donc que cela fait 4 ans que j’écris des chroniques littéraires, cachée derrière cette URL.

Puisque le hasard fait bien les choses, cet anniversaire concorde parfaitement avec mon envie de renouveau : c’est pourquoi, à l’heure où vous lisez ces lignes, le blog a fait peau neuve. Il est sorti de sa petite coquille blanche pour prendre un peu de couleurs ! Cela risque encore d’évoluer dans les jours qui viennent car je ne peux m’empêcher de faire quelques tests.

J’ai aussi, bien sûr, des chroniques à vous offrir. Trois livres, bientôt quatre, vont venir réveiller ces pages endormies. Un article dédié à un swap suivra aussi. Je vais peut-être m’accorder le droit d’écrire sur des sujets plus divers : des coups de gueule, des questions, des réflexions et autres baragouinages. Qu’en dites-vous ? On reste entre lecteurs ou on se dévoile un peu ?

Je vous donne rendez-vous très prochainement !

Blabla

Encore un petit effort…

Je viens vous saluer, fidèles lecteurs et lectrices, pour vous dire que je n’ai pas disparu et que je ne vous oublie pas (au contraire !). Même si je continue à lire, je n’ai tout simplement pas le temps, actuellement, de rédiger des chroniques. Les projets se sont multipliés en cours, les derniers examens pointent le bout du nez, les recherches de contrat d’alternance ajoutent un stress supplémentaire… bref !

J’ai déjà trois livres qui attendent amoureusement d’être chroniqués, cela viendra, je vous l’assure ! J’aurai aussi plaisir à vous concocter un blog plus  joli, plus moderne, plus vivant ! Encore un peu de patience, je reviens parmi vous quand la boucle sera bouclée.

Merci à vous d’être là.

Livres

La vie des gens, François Morel et Martin Jarrie

La-vie-des-gens_morel-jarriePourquoi ce livre ?

J’ai reçu cet album pour mon anniversaire !

De quoi ça parle ?

Martin Jarrie, peintre et illustrateur, a rencontré des habitants de Saint-Gratien, en banlieue parisienne. Il leur a demandé quel objet leur était cher, a peint leurs portraits et a envoyé le tout à François Morel. Ce dernier a alors réinventé la vie de ces gens, en rédigeant un court texte sur chacun d’entre eux et sur leurs objets fétiches. Ce livre était né !

Mon avis

Quel bel album plein de poésie ! Coloré, vrai et touchant, voilà comment je le définirais. On découvre en alternance les textes de François Morel et les dessins de Martin Jarrie. Lire et imaginer la vie des gens avant d’admirer leurs visages et leurs objets. C’est ce que propose la forme de ce grand livre rouge. Une immersion rapide mais pudique dans la vie de Myriam, l’assistante sociale désabusée, du jeune Kader, rêveur jusqu’au bout des ongles, de la coiffeuse Elsa, guitariste et chanteuse de reggae… tous ces portraits donnent à voir des gens nostalgiques, travailleurs, solitaires, passionnés. Des gens simples mais plein de tendresse et d’histoires à raconter.

Les traits ronds et doux des dessins de Martin Jarrie côtoient la sensible et talentueuse plume de François Morel : l’ensemble est parfait ! Comment les deux auteurs pourraient décrire et peindre ma vie ? Je me suis posé la question. Je crois que mon objet fétiche serait un roman, à moins que ce ne soit une paire de lunettes, sans lesquelles je ne peux lire et observer le monde qui m’entoure.

Et vous, quel serait votre objet fétiche ?

MOREL François, JARRIE Martin, La vie des gens, éditions Les fourmis rouges, 2013, 72 pages

Livres

Bilbo le Hobbit, J.R.R. Tolkien

bilbo-le-hobbit-tolkienPourquoi ce livre ?

Depuis la sortie du premier film “Le Hobbit” adapté par Peter Jackson, j’avais envie de découvrir cette histoire, étroitement liée à celle du Seigneur des Anneaux lue il y a plusieurs années. J’attendais patiemment que l’occasion se présente… et voilà qu’un ami me l’a prêté un soir !

De quoi ça parle ?

Bilbo est un hobbit paresseux confortablement installé dans sa petite maison de la Colline. Un jour, une ribambelle de nains et un magicien viennent frapper à sa porte pour lui proposer une aventure hors du commun : rejoindre la Montagne Solitaire, ancien royaume des nains aujourd’hui sous le joug du terrible dragon Smaug, afin de récupérer le trésor qui les y attend et leur revient de droit. Un voyage plein de dangers et de rencontres qui changera à jamais le hobbit…

Mon avis

Bilbo le Hobbit est une odyssée fantastique qui se lit avec plaisir et curiosité. Le voyage qu’entreprend notre héros et ses amis est plein de rebondissements et l’on ne s’ennuie jamais ! L’imaginaire de l’auteur pimente le récit : les créatures sont toutes plus étranges et effrayantes que les autres, les paysages, merveilleux ou maléfiques, plantent un riche décor à l’histoire, les protagonistes sont malins et rigolos… Tout a l’air formidable et donne envie de se lancer dans une aventure pareille.

Tolkien possède sans aucun doute un talent d’écrivain et de raconteur d’histoires : présent comme narrateur, c’est lui qui guide le lecteur et lui donne à voir Bilbo et ses péripéties, non sans humour. Il fait brillamment évoluer son personnage au fil des pages : progressivement, Bilbo devient courageux et plein de ressources. On s’y attache d’autant plus !

Si vous ne connaissez pas trop l’univers fantastique de Tolkien, je crois que c’est une bonne façon de l’aborder. Moins complexe et détaillé que sa trilogie mondialement connue, ce roman est résolument moderne et parfaitement abordable, tout en étant riche et plein d’inventivité. J’avais entendu par ci par là que ce roman était un livre pour enfants, je n’en suis pas certaine du tout ! Tolkien a apparemment lu cette histoire à ses enfants mais elle convient mieux, je trouve, aux adultes. Si vous voulez vous lancer, ne soyez donc pas refroidi par ces “on dit”.

TOLKIEN John Ronald Reuel, Bilbo le Hobbit, éditions Le Livre de Poche, 2012 (publication originale en 1937), traduit par Francis Ledoux, 380 pages

Livres

Les yeux jaunes des crocodiles, Katherine Pancol

pancol-lesyeuxjaunesdescrocodilesPourquoi ce livre ?

C’est Lily qui m’a conseillé ce roman, elle qui ne trouve jamais son bonheur avec les livres ! Un argument de poids donc, qui m’a aussitôt convaincue. La sortie de son adaptation au cinéma m’a aussi poussée à me plonger dedans rapidement.

De quoi ça parle ?

Les yeux jaunes des crocodiles raconte la vie de deux sœurs qui n’ont rien en commun : Iris est riche, belle, charismatique et fière, mariée à un bel avocat ; Joséphine vient de se séparer de son mari au chômage, elle est plutôt timide et gauche, chercheuse au CNRS discrète et incomprise. Au hasard d’une conversation, Iris annonce qu’elle s’est mise à écrire un roman, même si elle n’a aucun talent d’écrivain ni aucune inspiration. Elle va alors supplier sa sœur de l’aider dans l’ombre, en échange d’une belle somme d’argent…

Mon avis

Ce roman est une bouffée d’air frais : l’écriture, simple et fluide, permet une lecture sans flottements, sans heurts. On tourne les 660 pages sans le remarquer. Très aérés, les chapitres se répartissent selon tous les personnages. On suit leurs points de vue, leurs réflexions et leurs aventures à tour de rôle. Un rythme qui donne une dynamique au livre et à l’histoire !

Les personnages, parlons-en ! On les sent travaillés : l’auteur en a fait des hommes et des femmes complexes et c’est très appréciable. Ainsi, Iris n’est pas seulement une femme superficielle. C’est aussi une artiste sans aucune confiance en elle, très douée pour le paraître mais incapable d’être elle-même. Joséphine, elle, se révèle finalement plus forte et combative qu’elle n’en a l’air. Tout cela permet au lecteur de s’attacher à ces deux héroïnes et aux autres personnages du roman : Marcel Grobz, beau-père des deux sœurs, est un amoureux grassouillet, simple et rêveur, particulièrement touchant ; Shirley, la meilleure amie de Joséphine, est une mystérieuse fofolle pleine d’humour, qui étincelle aux côtés de son amie… Bref ! On les aime tous !

Rien de transcendant dans cette histoire : elle se veut avant tout proche du réel et met en scène des personnages comme vous et moi. Ce sont eux la force du livre et leurs conversations de la vie de tous les jours : amour, haine, jalousie fraternelle, incompréhension, amitié, confiance… Si ces thèmes vous intéressent et que vous avez justement besoin d’un roman léger et ensoleillé, emparez-vous de ce roman !

Informations complémentaires

Les yeux jaunes des crocodiles est le premier tome d’une trilogie. Les autres livres s’intitulent La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi.

Le roman a été adapté au cinéma par Cécile Telerman et vient de sortir en salles (le 9 avril 2014). Je viens d’aller le voir et je suis plutôt satisfaite de cette adaptation, même si elle me semble un peu simplifiée (le personnage de Shirley n’a pas autant d’ampleur que dans le livre par exemple). Je suis en revanche bluffée par Emmanuelle Béart qui interprète à merveille la complexité du personnage d’Iris (même si elle est devenue blonde alors qu’elle devrait être brune, mais peu importe).

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PANCOL Katherine, Les yeux jaunes des crocodiles, éditions Le livre de poche, 2008 (2006 chez Albin Michel), 661 pages

Livres

Garde tes larmes pour plus tard, Alix de Saint-André

gardeteslarmespourplustard-alix-desaintandrePourquoi ce livre ?

Il s’agit du dernier livre de la sélection du Prix de la Critique Littéraire de Puteaux !

De quoi ça parle ?

Alix de Saint-André, journaliste à Elle puis auteur, mène l’enquête sur les origines et la famille mystérieuses de Françoise Giroud, fondatrice de l’Express, romancière et ancienne secrétaire d’Etat à la culture et chargée de la condition féminine sous Giscard d’Estaing.

Mon avis

L’entrée en matière est efficace : Françoise Giroud meurt, en laissant de nombreux mystères familiaux derrière elle. Sa première biographie la discrédite, l’accuse d’antisémitisme et attise le feu vengeur d’Alix de Saint-André, journaliste talentueuse amie de la grande dame. Elle attrape sa plume, contacte Caroline Eliacheff, fille de Françoise Giroud, et décide de jouer les Sherlock Holmes pour démêler tous les nœuds de la vie de cette famille, éclairer les zones d’ombres, rétablir les faits et stopper la rumeur.

Très vite, donc, le livre entraîne le lecteur et lui promet une belle investigation. Mais il faut probablement connaître Françoise Giroud pour apprécier à juste valeur l’enquête d’Alix de Saint-André : connaître le personnage, son parcours et les polémiques qu’elle suscitait… Sans cela, il manque un petit plus, un poil de biographie, un soupçon de photographies. Bien évidemment, le lecteur peut à loisir faire sa propre petite enquête. Une démarche nécessaire qui n’aurait pas dû l’être mais qui permet de visualiser le contexte et la femme qu’était Françoise Giroud.

Cela étant fait, on apprécie enfin les multiples échanges entre Alix et Caroline, leurs découvertes fascinantes sur la famille de Françoise Giroud, ses parents et grands-parents. Il arrive pourtant que l’on décroche, car la remontée dans l’arbre généalogique se fait trop précise, trop pointue, et l’on ne sait plus qui est qui. On retient en revanche la pudeur de Françoise à propos de ses origines juives, le combat politique de son père, la soif de vérité de son petit-fils devenu rabbin… Une famille riche et complexe !

La plume de l’auteur, quant à elle, retranscrit un attachement certain pour Françoise Giroud. Acérée, précise et directe, elle attaque les détracteurs de la fondatrice de l’Express, relate l’enquête dans ses moindres détails, remercie ceux qui permettent certaines révélations et rend compte de la difficulté de la recherche généalogique. Peut-être un peu trop long et détaillé, Garde tes larmes pour plus tard reste un bel ouvrage, entre biographie et essai, dressant le portrait raturé et rafistolé d’une femme hors du commun, à la manière d’un puzzle que l’on reconstitue enfin.

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SAINT-ANDRE (de) Alix, Garde tes larmes pour plus tard, éditions Gallimard, 2013, 289 pages

Livres

Come Prima, Alfred

alfred-comeprimaPourquoi ce livre ?

J’ai gracieusement reçu cette bande-dessinée grâce à Price Minister-Rakuten, qui proposait d’offrir aux blogueurs intéressés les bds sélectionnées au Festival d’Angoulême en début d’année, lors de l’opération “La BD fait son Festival 2014”. Je l’ai choisie parce qu’elle a tout simplement reçu le Fauve d’Or, prix du meilleur album 2014.

De quoi ça parle ?

Suite à la mort de leur père, Fabio et Giovanni, deux frères que tout oppose, prennent la route de l’Italie pour retrouver leurs racines. L’occasion pour eux de revenir sur les absences, les non-dits, les frustrations, les regrets et les remords…

Mon avis

Come Prima est une belle BD : sa couverture épurée, cartonnée et douce au toucher nous fait de l’œil, appelle à la caresse et à la lecture soignée. Ses couleurs méditerranéennes rayonnent et illuminent les pages. Son trait, simple, rond et efficace, montre l’essentiel. Le tout transpire l’Italie ! Difficile, déjà, de ne pas l’apprécier.

L’histoire surprend, amuse et touche : les deux hommes en route pour le Sud sont humains : l’un est agressif, méfiant et fermé ; l’autre est frustré, discret, encore blessé d’avoir vu son frère disparaître au mauvais moment. Le long voyage qui les attend est propice à la conversation, aux engueulades, à la réconciliation… Un véritable road-movie ponctué par des problèmes techniques, des rencontres étonnantes et des situations loufoques ! On s’attache à ces deux frères en cours d’apprivoisement.

Une très jolie BD, une émouvante histoire, que demander de plus !? Un seul petit bémol peut-être : l’originalité de l’histoire. Le road-movie “retour aux sources” me semble être un sujet déjà très abordé (par le cinéma ou la littérature par exemple). Mais cela n’est qu’un détail !

Deux petites photos pour vous donner envie :

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La note attribuée : 17/20

Merci beaucoup à Price Minister et à la librairie parisienne Pages Après Pages pour cet envoi !

ALFRED, Come Prima, éditions Delcourt/Mirages, collaboration aux couleurs de Maxime Derouen, 2013, 224 pages

Musique et concerts

Lynda Lemay, ma chanteuse chouchou

Lynda LemayJ’écoute finalement assez peu de femmes chanteuses mais celles que j’admire ont une place immense dans mon cœur. C’est le cas de Lynda Lemay, une femme que j’aime profondément. Belle, charismatique, drôle, touchante et sincère, elle a un véritable don pour raconter des histoires, pointer du doigt ce qui fait mal ou justement ce qui fait du bien, poser les bonnes questions, exprimer à voix haute ce qu’on pense à voix basse… Talentueuse poète, Lynda m’émeut toujours beaucoup lorsque je l’entends chanter.

Vous ne la connaissez peut-être pas, même si j’ai du mal à y croire. “Le plus fort c’est mon père” est sa chanson phare, son succès international, tout comme “Les souliers verts” ou “La visite”. Créatrice jusqu’au bout des ongles, Lynda Lemay semble écrire chaque jour, chaque semaine, et livre très régulièrement des nouvelles chansons à son public. Découverte en 1989, Lynda est prolifique : elle a déjà 13 albums à son actif, sans compter les live, qui sont tout aussi bons (voire meilleurs) que les autres.

Car Lynda est une interprète à voir avant tout : je l’ai déjà applaudie deux fois, mais j’ai toujours envie d’y retourner en sortant. Elle a cette manière naturelle de chanter et de raconter ses histoires qui touche tout le monde. Généreuse, sincère, on la sent hypersensible. Elle embrasse ses musiciens sur scène, danse avec ses longs cheveux, chante avec le cœur et le ventre, raconte un peu sa vie et remercie sans cesse. Elle me donne tellement envie de la serrer fort, de l’applaudir, de lui dire “merci, merci !”, c’est un pouvoir qu’elle exerce sur moi depuis un certain nombre d’années.

J’ai eu un jour l’idée fulgurante d’aller lui faire signer son dernier album en dédicace. Après quelques heures d’attente (moi, oui, j’ai attendu, vous vous rendez compte !), je suis arrivée devant elle. Si jolie et impressionnante, je n’ai rien su lui dire à part “celui-ci c’est pour ma maman et celui-ci pour moi” en souriant. Je mourrais pourtant d’envie de l’embarquer avec moi et de faire un tour en lui disant comme je l’aime, mais ma voix s’est brisée. Je suis repartie toute tremblante avec une photo, rouge de timidité et de honte de n’avoir pas su parler. La prochaine fois, je me mets un coup de pied aux fesses !

Bref, vous voyez un peu l’effet qu’elle me fait. Je pleure assez souvent en l’écoutant, c’est pourquoi je ne le fais pas très souvent. Sauf par périodes. Je suis actuellement accro à “La lune et le miel”, une ancienne chanson. L’air me reste en tête toute la journée et me rappelle le concert auquel j’ai assisté la semaine dernière, déjà. Alors oui, Lynda écrit beaucoup de chansons tristes, mais elle dit les choses, elle parle de tout et avec talent, par exemple dans “L’architecte”, “Charlot”, “Rends-moi ma bicyclette” ou “Des comme lui”. Mais elle écrit aussi des chansons très très drôles et vraies, “Bande de dégonflés”, “Les maudits Français”, “Ma chouette” ou “Alphonse”.

Ecoutez-là, applaudissez-là, suivez-là ! C’est une artiste, une vraie, une qui y croit et qui aime ça ! J’t’aime, Lynda.

Blabla

Liebster Award

liebster-award-logoIl y a déjà quelques jours, Grigrigredin m’a remis le Liebster Award, qui consiste à faire connaître le blogueur ou la blogueuse qui se cache derrière les articles d’un blog. Merci d’avoir pensé à moi ! J’avais déjà reçu le Versatile Blogger Award en 2013 et cela avait l’air de vous plaire, alors je joue à nouveau le jeu.

Il s’agit donc de révéler 11 choses sur moi, puis de répondre aux questions formulées par Grigrigredin, avant d’en poser moi-même à d’autres blogueurs. C’est parti !

1. En plus d’aimer les livres, j’adore les jolies cartes rigolotes et les beaux sacs en papier (ceux un peu chics des magasins ou des pâtissiers par exemple), tout comme les carnets et les crayons. Imaginez lorsque je rentre dans une papèterie, je suis en extase !

2. Je suis devenue gaga des vernis à ongles durant mon année de recherche d’emploi, en 2012-2013. Ca m’occupait le temps et ça me faisait des jolies mains (le miracle), que demander de plus ?

3. J’ai un faible pour les girafes, qui ont un gigantesque point en commun avec moi. Je vous laisse deviner.

4. Je suis une fausse timide car en réalité, je suis une grande folle. Ne le dites à personne.

5. J’aurai 25 ans le 11 avril prochain.

6. J’adore les tomates bien gorgées de soleil et encore chaudes, fraîchement ramassées dans le jardin de mes parents. Un synonyme du bonheur !

7. Je déteste les poussettes, toujours très très encombrantes dans les transports, les rues ou les magasins (désolée…).

8. Je n’ai jamais lu Emile Zola, Marcel Proust ou Honoré de Balzac. (Ne me tapez pas.)

9. Je suis impatiente et râleuse, mais heureusement, je souris très souvent.

10. Si j’étais riche, j’achèterai une maison choupinette au bord de la mer dans un coin perdu, et je me débrouillerai pour manger dans d’excellents restaurants le plus souvent possible (c’est pas compatible ?).

11. Je n’ai pas encore trouvé le sport qui changera ma vie et mon avis sur le sujet.

Maintenant, passons aux questions de Grigrigredin :

1. Quel livre aurais-tu aimé avoir écrit ? Je n’ai pas du tout l’âme d’une romancière, car je manque cruellement d’imagination. Mais si j’étais différente, j’aurais aimé écrire un roman qui invente tout un monde, La quête d’Ewilan de Pierre Bottero peut-être, ou Harry Potter.

2. Quel auteur ne se verra jamais consacré un billet sur ton blog ? Allez, disons Guillaume Musso, parce qu’il ne m’inspire pas du tout.

3. Ta personnalité de lectrice, en un mot ? Exigeante.

4. Ton endroit préféré pour lire ? Une terrasse au soleil, avec de l’ombre sur mon visage.

5. Quel livre t’a donné envie de voyager ? Les guides de voyage en général, Le Guide de survie des Européens à Montréal d’Hubert Mansion en particulier.

6. Quel livre n’aurais-tu pas le courage de relire ? Ladivine de Marie NDiaye ! Ma pire lecture de tous les temps.

7. Quel personnage littéraire aurais-tu aimé rencontrer ? Jane Eyre bien sûr !

8. A l’inverse, quel personnage ne voudrais-tu surtout pas rencontrer ? Lee, du roman Comme ton ombre d’Elizabeth Haynes. Brrr !

9. As-tu une maison d’édition fétiche ? J’aime beaucoup les choix de publication et le style des éditions Sonatine, mais le plus souvent, je suis adepte de Pocket et Le Livre de Poche, très souvent présentes dans mon sac à main.

10. Pourquoi lis-tu ? Pour découvrir des nouvelles histoires, pour enrichir mes connaissances, pour m’évader et passer le temps lorsqu’il est long, pour me distraire et échanger sur les livres par la suite.

11. Tes centres d’intérêt en dehors de la lecture ? La musique (guitare, concerts…) et le cinéma (hyper originale…).

A mon tour de vous poser des questions !

1. Quel est ton meilleur souvenir de l’année 2013 ?
2. Que penses-tu des poussettes dans les transports en commun ?
3. Lis-tu des magazines (régulièrement ou non), si oui lesquels ?
4. Le chanteur/la chanteuse ou le groupe musical que tu écoutes en ce moment ?
5. Lunettes, lentilles ou yeux parfaits ?
6. Galette des rois ou crêpes ?
7. Chocolatine ou pain au chocolat ?
8. Le livre que tu détestes le plus au monde ?
9. Le livre que tu conseilles à ton entourage ?
10. Tes prochaines vacances se feront à… ?
11. Aujourd’hui, quel est ton plus gros projet pour l’avenir ?

Je sens que vous allez bien rigoler, gniark gniark. Je désigne donc :
– Alison, La Fabrique Eclectique
– Mélanie, Lis-moi si tu veux
– Erika, Pages après pages
– La Critiquante,
La Critiquante
– Gwenlan, La Malle aux livres
– Nelly, Pincée de fantaisie
– Madimado, Madimado
– Mylou, Les livres de Mylou
– Virginy, Evasion et découvertes en lecture
– Vu de mes lunettes, Vu de mes lunettes
– Gaby, La biblio de Gaby

Si vous avez déjà participé, je vous fais une dérogation. Sinon, pas d’excuses hein ! Tire la langue