Blabla

Parenthèse involontaire

Il n’était pas prévu que je m’absente si longtemps, mais ma connexion internet s’est fait la malle depuis 15 jours. Je me débrouille avec mon téléphone pour le reste, mais impossible d’écrire ici sans une connexion digne de ce nom. On a fait venir un technicien, on a déplacé les meubles, on a branché, débranché, rebranché, remplacé tout ce qu’on a pu… sans résultat pour le moment.

Bien sûr, tout va se rétablir un jour ou l’autre. Mais en attendant, je vous vois partir, impatients face à mon absence prolongée ici et sur Twitter. Restez ! Promis, je bosse dur une fois que tout est réglé. J’ai beaucoup de lectures à vous présenter et de choses à vous dire.

À très vite !

Livres

La vie du dénommé Pierre Daubrac racontée par son chien, Jean-Claude Delayre

La_vie_du_denomme_Pierre_Daubrac_racontee_par_son_chienPourquoi ce livre ?

Encore un livre gagné cet été ! Cette fois, c’était lors d’un tirage au sort de Vendredi Lecture.

De quoi ça parle ?

Le chien Youki raconte une partie de la vie de son maître, Pierre Daubrac, décédé il y a peu de temps. De leur rencontre jusqu’à leur séparation, Youki va revenir sur leurs petites aventures de la vie quotidienne.

Mon avis

C’est justement d’un court roman un peu foufou dont j’avais besoin ces derniers jours. Voilà pourquoi j’ai pioché celui-ci dans ma pile, séduite par la couverture décalée, qui promettait un beau monologue canin.

Malheureusement, je n’ai pas été convaincue par le contenu du livre. Le chien narrateur était déjà assez farfelu comme ça, ce n’était pas la peine de pousser le bizarre à l’extrême : car, attention, le maître a appris à parler le chien ! Je n’ai pas accroché à ce concept… Je comprends bien sûr le but de l’auteur : symboliser ce couple homme-chien et leur façon unique de se comprendre. Mais cela aurait pu fonctionner sans ce langage chien, je pense.

Au-delà de ça, je ne me suis pas attachée à Pierre Daubrac, poète raté, solitaire et séduisant, qui n’a rien de sympathique. Ni au chien, qui n’a rien d’extraordinaire. Comme indiqué au début du roman, c’est une histoire banale, qui « n’évoque que des vies ordinaires ». Cela sonne comme une excuse de la part de l’auteur, et finalement, j’aurais préféré une incroyable histoire.

Livres

Ma belle-mère russe et autres catastrophes, Alexandra Fröhlich

ma-belle-mere-russe_alexandra-frohlichPourquoi ce livre ?

Je l’ai gagné cet été sur le blog de La Fille de l’Encre (un très chouette blog lifestyle d’ailleurs) et j’étais ravie ! Ce roman s’annonçait léger et drôle, tout ce dont j’avais envie.

De quoi ça parle ?

Paula est une avocate désoeuvrée : elle vient de perdre son job et son mari volage. Un jour pourtant, une famille de Russes haut perchés débarque dans son bureau et lui demande de l’aide. Très vite, elle va prendre part à leurs improbables aventures, en choisissant d’épouser le fils Artjom… et toute la famille avec.

Mon avis

C’était chouette ! Le livre, en tant qu’objet, était déjà très agréable à lire : couverture brillante, pages épaisses, chapitres courts… Tout cela m’a plu.

L’histoire, très abracadabrante, laisse la part belle à la folie et à l’imagination débordante de l’auteure. La nouvelle famille de Paula a le don de se fourrer dans des situations rocambolesques, mais sait aussi désamorcer tous les problèmes en les balayant d’un simple Davaï. Paula, au bord de la crise de nerfs, finit par s’attacher à Artjom et ses parents, généreux et envahissants.

Je crois que ce j’ai préféré, c’est le style d’écriture ! Paula s’exprime à travers de nombreuses phrases ironiques, truffées de bons mots et de sarcasmes. Au diable la raison, c’est la folie qui prime et même notre héroïne s’y met ! L’âme slave s’empare d’elle et de ses propres parents, pourtant si froids, si tristes, si rangés.

A partir du moment où je me suis plongée dans ce roman, j’ai vu/entendu des références aux Russes un peu partout ! La couverture du magazine Flow d’octobre/novembre 2015, la vidéo « What the cut – spécial vidéos russes » de MrAntoineDaniel sur YouTube… Je crois que j’étais VRAIMENT fascinée par cette histoire pour être si attentive à tout ce qui pouvait être russe autour de moi. Héhé !

Concluons en disant que ce roman humoristique est rempli d’optimisme. Il rafraîchit et fait rigoler tout en jouant avec les clichés sur les Russes. Si vous avez envie de passer un bon moment de détente, sans prise de tête, mais aussi sans eau de rose et rebondissements culcul-la-praline, optez pour ce bouquin !

Merci à Olivia et aux éditions Piranha pour ce joli cadeau !

Films·Musique et concerts·Spectacles

Bilan culturel de septembre 2015

Coucou ! Beaucoup de retard pour ce nouveau bilan culturel, veuillez m’en excuser. Cette fois, un changement de job qui m’a occupé l’esprit et, surtout, une rhino-pharyngite carabinée qui a entraîné une toux bien corsée. Et je suis toujours malade ! Cela va-t-il se terminer… ? Je profite de ce tout petit élan de motivation pour écrire mon article. Septembre était finalement un mois culturel (les deux premières semaines, en fait).

Musique

Les Solistes à Bagatelles 2015

solistes-bagatelle_2015L’achat de deux billets pour le festival Les Solistes à Bagatelle fut fait sur un coup de tête. Un festival de pianistes ? Dans le jardin de Bagatelle ? Nous avions envie d’écouter du piano, alors hop ! Au hasard, nous avons choisi le duo Marie-Josèphe Jude et Michel Beroff, qui ont interprété ensemble du Liszt et du John Adams.

Avouons que je n’y connais RIEN en musique classique ; j’y allais donc totalement à l’aveugle. Bilan des courses : un public assez âgé, malheureusement. Une installation moyennement confortable : sur des chaises de jardin toutes alignées, il était difficile de voir les deux pianistes en même temps, cachés par les têtes des autres spectateurs.

En revanche, j’ai beaucoup aimé prendre le temps d’écouter de la belle musique. De laisser mon imagination s’emballer, d’admirer les musiciens, physiquement engagés dans leur musique. C’était donc une belle expérience, qui m’a donné envie d’aller plus souvent écouter de la musique classique ! Résultat : en novembre, je vais écouter une battle de pianistes, je vous en reparlerai bien sûr.

Spectacle

Le Grand Feu de Saint-Cloud 2015

grand-feu-saint-cloud_2015Ca fait plusieurs années que je rate ce fameux Grand Feu, réputé pour être le plus grand feu d’artifice d’Europe. Habitant dans les Hauts-de-Seine, je l’entendais de ma fenêtre chaque fois, en me disant : « Rha mince, je l’ai encore raté ! ». Cette année, on y a pensé avant la date fatidique et l’on a pris des places pour cet événement de la rentrée.

J’étais donc très TRES impatiente de voir cet incroyable spectacle. Et ce fut le drame. Il a plu toute la journée du 12 septembre sauf le soir : le feu a donc été maintenu. Grossière erreur ! L’air était chargé d’humidité et bilan des courses, chaque étincelle était suivie d’un nuage de fumée… DESESPOUAAAAR. Le spectacle a donc été interrompu très régulièrement, entre chaque tableau, pour laisser la fumée s’évacuer. Tous les spectateurs étaient plongés dans la fumée blanche, on ne voyait absolument rien, même 10 mètres devant nous… J’étais si triste ! Nous avions en plus choisi des bonnes places sur gradin. Bon.

Heureusement, la soirée ne fut pas tout à fait foutue, car les organisateurs désespérés animaient les temps de pause au micro, en racontant tout et n’importe quoi. Des petites annonces, une demande en mariage et un cours de pyrotechnie ont donc rythmé la soirée. Je reste toutefois déçue d’avoir raté ce feu d’artifice, une fois de plus. Suis-je maudite ?

Cinéma

Pas assez de films vus ce mois-ci selon moi, mais disons que c’est mieux que rien ! Le drame était à l’honneur pour cette rentrée.

cine-septembre2015

J’ai commencé par courir découvrir la Palme d’or du Festival de Cannes 2015, Dheepan, réalisé par Jacques Audiard. Quelle magnifique affiche ! J’adore ! Et contrairement à l’avis général, je suis sortie convaincue par ce film sombre. J’ai aimé suivre cette famille factice sri-lankaise, demandeuse d’asile qui échoue en banlieue française, au cœur des trafics en tout genre. Certes, je suis très éloignée de cet environnement, car j’ai la chance de vivre correctement, je ne sais donc pas si cela est réaliste ou pas. En tout cas, j’ai apprécié les personnages, leurs choix, leurs manières différentes de s’intégrer – en restant discrets ou en prenant les choses en main. Je reconnais toutefois une fin un peu tirée par les cheveux… mais enfin, j’étais contente que ça finisse bien !

J’ai ensuite découvert La volante, de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri, avec Nathalie Baye. Un thriller familial plutôt inquiétant, sans surprise, mais porté par une actrice glaciale, parfaitement adaptée à son personnage. Celui d’une secrétaire « volante » (c’est-à-dire remplaçante) ayant perdu son fils, qui cherche à détruire une famille, justement coupable de la mort du fils… Un film de dimanche soir, comme on dit chez moi !

Enfin, j’ai choisi d’aller voir Prémonitions, de Afonso Poyart, avec Anthony Hopkins. Un thriller, encore ! On ne se refait pas. J’ai préféré celui-là, plus rythmé, plus haletant. L’histoire d’un médecin doté de facultés paranormales, qui aide le FBI à trouver un tueur en série. Anthony Hopkins est le pilier du film, bien sûr, et sans lui, il aurait eu moins de saveur. J’ai toutefois été déstabilisée par le montage, très original, qui joue avec les points de vue, les reflets et les angles. Un choix esthétique étrange mais tout à fait cohérent avec le fond de l’histoire. Un bon thriller, donc, mais pas un film mémorable.

Vous savez tout ! Rendez-vous fin octobre pour la suite de mes découvertes culturelles !

Livres

Freaks’ Squeele – Etrange université, Florent Maudoux

freaks-squeele_florent-maudouxPourquoi ce livre ?

J’ai succombé à la tentation, après avoir aperçu cette BD sur plusieurs chaînes YouTube… L’enthousiasme général, le dessin de la couverture et la présence d’un chèque cadeau dans mon portefeuille m’ont mené tout droit dans une librairie.

De quoi ça parle ?

Chance, Xiong Mao et Ombre, trois jeunes étudiants, intègrent la F.E.A.H., la Faculté d’Etudes Académiques des Héros. Entre les cours et les évaluations, le trio d’amis va connaître de nombreux rebondissements : au programme, affronter deux monstres et d’autres étudiants malintentionnés…

Mon avis

Voilà une BD que je ne regrette pas d’avoir dans ma bibliothèque ! C’est d’abord un très joli ouvrage : la couverture douce et cartonnée renferme des pages épaisses, très agréables à parcourir, remplies de dessins en noir et blanc (hormis un chapitre). C’est un bel objet que l’on a envie d’exposer sur une étagère.

L’histoire, ensuite, intrigue fortement : ce n’est qu’un premier tome, il  a donc un caractère un peu introductif, malgré deux grandes scènes de batailles. Mais finalement, ce n’est pas cela qui m’a le plus plu : j’ai plutôt aimé suivre les aventures des étudiants au sein de l’école. Dans les couloirs se croisent une femme à tête de citrouille, un loup géant, une sorcière, une femme au corps d’araignée… Les petites guéguerres entre étudiants rythment l’histoire, et c’est ce quotidien que j’ai préféré.

Le dessin m’a, quant à lui, un peu déçue : inspiré du manga, il est parfois trop brouillon pour moi, notamment dans les scènes d’action. En revanche, j’aime beaucoup les traits des personnages, leurs silhouettes et leurs expressions.

C’est finalement l’ensemble qui m’a convaincue : je pense sincèrement continuer la série, pour en apprendre plus sur ces étudiants hors normes et pour me constituer une jolie collection. Originale, décalée, rafraîchissante, c’est une BD sans prétention sur des héros pas comme les autres que je vous conseille si vous êtes amateur du genre !

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Livres

658, John Verdon

658_john-verdonPourquoi ce livre ?

Un livre gagné il y a plusieurs années dans une sélection de thrillers et polars. Je me suis enfin décidée à le lire !

De quoi ça parle ?

David Gurney est un jeune retraité du NYPD, désormais installé dans la campagne du Delaware. Un jour, il est contacté par Mark Mellery, une connaissance de la fac, qui lui demande de l’aide pour comprendre un courrier anonyme bien trop menaçant à son goût… Car l’expéditeur semble vouloir jouer avec sa victime : et si l’on était capable de deviner à l’avance un chiffre auquel vous alliez penser ? Un jeu qui va prendre de l’ampleur et impliquer David Gurney dans une véritable enquête policière.

Mon avis

Un petit polar de temps en temps, ça fait un bien fou ! Après Maupassant, j’avais besoin d’une intrigue bien ficelée et d’un suspense de haut vol. J’ai trouvé ces ingrédients dans cet énigmatique roman, ouf ! L’intrigue débute avec une lettre anonyme proposant un petit jeu apparemment inoffensif à son destinataire. Rien de très original, pourtant, cela suffit à intriguer le lecteur et lui donne déjà envie de savoir qui, pourquoi, comment.

Malgré une première moitié assez lente, qui permet de poser tous les éléments, 658 est un roman convaincant : oscillant entre thriller psychologique et policier traditionnel, il s’améliore au fil des pages. Le suspense est crescendo, et les petites révélations disséminées ici et là ne font qu’accentuer le questionnement du lecteur.

La plus grande réussite du roman, selon moi, est de nous donner progressivement les réponses à « quand », « pourquoi », « comment », sans jamais nous laisser deviner le « qui ». Bien sûr, les 200 dernières pages nous permettent d’éclaircir le mystère, mais c’est après beaucoup de frustration. La révélation n’en est que plus belle. Si évidente, et pourtant !

Si vous avez envie de vous faire un peu peur mais surtout de vous creuser les méninges, choisissez 658, un policier digne de ce nom. De mon côté, je compte bien poursuivre ma découverte de John Verdon et continuer à suivre son enquêteur David Gurney, qui fait aussi partie d’autres romans de l’auteur.

Livres

Bel-Ami, Guy de Maupassant

bel-ami-maupassantPourquoi ce livre ?

Je l’avais acheté en occasion l’année dernière pour 2€, prise d’une envie subite de lire un classique. Il a un peu patienté dans mes étagères, jusqu’à ce que l’envie de visionner l’adaptation de 2012 (avec Uma Thurman et Robert Pattinson) me prenne. Il fallait bien sûr que je lise le roman avant…

De quoi ça parle ?

L’histoire se situe à Paris au 19e siècle, à l’ère des belles manières, des jolis costumes et des robes élégantes. On suit le parcours de Georges Duroy, fils de paysans ambitieux, prêt à tout pour « devenir quelqu’un ». Sans scrupules pour atteindre son but, Georges va trahir ceux qui l’entourent, quitte à séduire, flatter et blesser pour réussir.

Mon avis

C’est un roman qui se savoure ! J’aurai mis plus de deux semaines à lire ces 400 pages environ, mais j’ai été séduite par l’ensemble. L’écriture riche de Maupassant nous plonge immédiatement dans l’atmosphère de la Belle Epoque : nous arpentons les rues et cafés parisiens avec notre héros, nous admirons les appartements bourgeois des femmes qu’il côtoie. C’est cette ambiance que j’ai préféré !

L’histoire, quant à elle, n’est pas faite d’incroyables rebondissements. Elle suit progressivement l’ascension de Georges Duroy, à travers le milieu journalistique et politique parisien de l’époque. C’est pourquoi le roman se lit tranquillement et ne se dévore pas.

Finalement, je me suis plutôt attachée à Georges, malgré tout. J’étais bluffée par son sang-froid et ses choix. Peu importe le talent, c’est la gouaille et l’impertinence qui permettent l’ascension de l’ambitieux jeune homme. Grâce à cela, l’imposteur épouse l’une après l’autre les femmes qui ont le pouvoir de le rendre riche et célèbre ; il devient grand journaliste, même sans aucun talent d’écriture ; il flaire les bonnes affaires politiques et sait choisir son camp au bon moment. Menteur et égoïste, Georges Duroy est un personnage détestable mais l’on aime suivre ses aventures malgré tout, pour voir jusqu’où il est capable d’aller.

C’est donc un classique que je vous conseille, si vous avez envie de suivre un habile stratège mais aussi, et surtout, si vous êtes tenté par un petit voyage dans le Paris du 19e siècle. Je n’ai plus qu’à regarder le film, maintenant… Youpi !

Films·Musique et concerts

Bilan culturel d’août

Coucou ! J’ai un peu de retard pour ce bilan mensuel, mais promis, j’ai une bonne raison : j’ai officiellement clôturé ma formation avec une soutenance. Bien que tout à fait réussie, elle m’a préoccupé l’esprit quelques jours, bien sûr les derniers du mois. Voilà pourquoi je n’arrive que maintenant.

Musique

Rock en Seine 2015

Il est vrai que je ne vous ai jamais parlé du Festival Rock en Seine sur le blog et pourtant, c’est un rendez-vous annuel depuis 2010, où je passe systématiquement mon dernier week-end d’août. Non pas que je sois une grande fan de rock, c’est même plutôt le contraire : je n’y connais rien et suis plutôt branchée chanson française / reggae français.

C’est un événement auquel je participe pour trois raisons :

  • l’ambiance : je suis une fan inconditionnelle de l’ambiance des festivals musicaux et des concerts en général, où la joie et la fête prédominent ;
  • les amis : je n’y vais jamais seule, bien sûr ; c’est devenu un rendez-vous entre amis, toujours les mêmes, où l’on écoute, on rigole, on traînasse et l’on mange tout ce qui se mange à Rock en Seine ;
  • la proximité : j’habite assez proche du parc de Saint-Cloud, où se déroule le week-end, et c’est évidemment un gros avantage pour en profiter au maximum.

rock-en-seine2015-afficheCette année, le festival Rock en Seine se déroulait du 28 au 30 août et pour ne rien vous cacher, je n’étais pas du tout inspirée par la programmation, hormis par les talentueux guitaristes Rodrigo y Gabriela, John Butler Trio et The Offspring. J’ai quasiment raté les deux premiers pour cause de soutenance (excuse tout à fait valable, vous en conviendrez), mais j’ai pu profiter du concert énergique du dernier avec mon amie V.

Finalement, j’ai écouté assez peu de concerts et n’ai pas été particulièrement séduite par un groupe inconnu. En revanche, j’ai aimé la thématique de la jungle proposée cette année, bien exploitée sur le site et par les festivaliers déguisés. En vrac, nous avons profité d’une chasse au trésor, d’une expo photo, du stand Guitar Hero, de poulet frit, de chips, de sandwich raclette, de frites de patates douces, de bobun thailandais, de fouée de Touraine, de cidre aromatisé, de thé glacé, de lunettes clignotantes en forme de guitare, de jolis gobelets… Tout ça sous un soleil éclatant ! Pour une fois, pas besoin de superposer les pulls dès 21h !

Mon rêve ultime ? Qu’ils programment Jack Johnson ! Si ça arrive un jour, je fais une syncope. Peut-être l’année prochaine, qui sait !?

Cinéma

C’est le mois des records cinéma ! Cinq films vus en 3 semaines (je n’y suis pas allée la dernière semaine d’août) ! C’est une chose qui ne m’arrive jamais, je n’en reviens pas moi-même. Il faut dire que j’ai passé le mois d’août au travail : autant vous dire que j’avais peu de choses à faire et qu’en sortant, j’avais besoin d’accomplir quelque chose (même voir un film !) pour me dire au coucher : « aujourd’hui, tu as fait quelque chose de cool ! »

cine-aout2015

D’abord, je me suis laissé tenter par While we’re young de Noah Baumbach. M’attendant à une comédie légère, je suis ressortie triste et déprimée. Le flop du mois ! L’histoire d’un couple de quarantenaires qui se rapproche d’un couple de vingtenaires, pour se sentir dans le vent… En vain. A part quelques scènes amusantes, j’ai dans l’ensemble trouvé ce film démotivant et négatif. Tant pis !

J’ai enchaîné avec l’énigmatique Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil de Joann Sfar, adapté du roman éponyme de Sébastien Japrisot. Excellent ! Freya Mavor, qui incarne l’héroïne principale, y est tout simplement bluffante : mystérieuse, sexy, envoûtante… Ajoutez à cela un fond de thriller, un montage découpé et une lumière sépia, vous obtenez un film graphique très réussi selon moi.

J’ai ensuite craqué pour la nouvelle adaptation animée du Petit Prince, réalisée par Mark Osborne. J’y ai retrouvé ce qui m’avait séduite dans la bande-annonce : un dessin rond et coloré, une adaptation osée, qui met en parallèle deux histoires et deux graphismes. Mignon, poétique et séduisant, ce joli film d’animation mérite qu’on s’y intéresse. J’avais même les larmes aux yeux à la fin !

Par la suite, et malgré moi, je suis allée voir le blockbuster de l’été, Mission Impossible Rogue Nation, signé Christopher McQuarrie. Je n’avais en effet pas prévu de le voir et puis sentant venir le samedi tout mou passé au lit, je me suis motivée pour accompagner mon amoureux et des amis au cinéma. Rien de transcendant ou d’inattendu dans cet énième film d’action, mais j’ai tout de même passé un bon moment. Bien sûr, sans Tom Cruise, ces missions impossibles n’auraient pas du tout de saveur.

Enfin, j’ai terminé le mois d’août ciné en beauté, avec le formidable La belle saison, réalisé par Catherine Corsini. Mon coup de cœur ciné du mois ! Une histoire d’amour lesbienne magnifique, illuminée par la sublime Cécile de France, libérée et féministe, qui vous fait tomber par terre en un regard malicieux ; et par Izia Higelin, étonnamment douce et entreprenante. L’affiche tire ce qu’il y a de plus beau dans ce film : une lumière de campagne verdoyante, qui respire le calme et la liberté ; deux actrices magistrales. Le nu y est naturel, évident, l’amour vient heurter les préjugés et la difficulté de vivre dans le mensonge…. Bref, allez découvrir cette petite merveille estivale !

Voilà pour ce mois haut en couleurs ! Beaucoup de films et un peu de tout, j’en suis contente. Tâchons de tenir le rythme au mois de septembre. A très vite !

Blabla

Swap : portrait chinois

Coucou !

J’ai depuis fort fort longtemps dans ma caboche une idée de swap qui attend le bon moment pour éclore sur le blog. Et si je vous proposais un nouveau swap sur le thème du portrait chinois ?

Le principe : les participants recevront un questionnaire à remplir, contenant 10 questions du type « Si j’étais une couleur, je serais… », « Si j’étais un animal, je serais… ». Leurs réponses seront envoyées à leurs binômes et devront inspirer le contenu du colis envoyé par la suite, qui comprendra alors :

  • 2 romans
  • 1 carte postale
  • 1 objet lié à l’univers de la lecture ou du cocooning
  • 1 objet rigolo
  • 1 gourmandise

Tout cela devra correspondre au mieux au portrait chinois du binôme, pour respecter ses goûts et sa personnalité. L’ensemble vaudra 50 € maximum (à vous de voir si vous choisissez deux romans poche, ou un grand format et un poche…).

Ça vous dit ?

Les inscriptions au swap sont possibles jusqu’au dimanche 20 septembre 2015. Je constituerai ensuite des binômes et enverrai aux participants le fameux questionnaire. Une fois les réponses reçues et transmises à tout le monde, vous aurez 1 mois pour composer le colis. Mais je reviendrai vers vous pour plus de détails en temps voulu.

INSCRIPTIONS CLOSES

Merci à tous ! J’espère que vous serez nombreux à participer et je compte sur vous pour votre honnêteté. Si vous vous engagez, jouez le jeu jusqu’au bout.

A bientôt !

Livres

Beignets de tomates vertes, Fannie Flagg

beignets-de-tomates-vertes_fannie-flaggPourquoi ce livre ?

Il y a des années que j’entends parler de ce roman, sans jamais franchir le pas. Pourtant, en me promenant dans une bouquinerie, je l’ai trouvé en occasion à 4,50 €. J’ai pris cette rencontre inattendue comme un signe et hop ! Je l’ai acheté. Je tenais toutefois à le découvrir en été, inspirée par les couleurs chatoyantes de la couverture. C’est chose faite !

De quoi ça parle ?

L’histoire commence au fin fond de l’Alabama, dans les années 80. Evelyn, femme au foyer dévouée à son rustre mari, fait la connaissance de Ninny dans une maison de retraite, une vieille femme qui a de merveilleuses histoires à lui raconter. Notamment celle du Whistle Stop Café, tenu par l’intrépide Idgie et la jolie Ruth. Deux femmes d’exception qui ont rythmé la vie de la petite ville de Whistle Stop dans les années 30… et qui vont bouleverser la vie d’Evelyn.

Mon avis

Quel beau roman ! J’ai tout simplement adoré ce bouquin formidable, qui se savoure comme un bonbon d’enfance. Le début, abrupt et rempli de noms propres, m’a pourtant effrayée : je me sentais déjà perdue. Un sentiment pénible, accentué par le mélange des lieux, des époques et des narrateurs à chaque chapitre. Mais je ne suis pas assez paresseuse pour abandonner si vite ! Et quel bonheur que cette lecture ! C’est en fait une vue d’ensemble de la ville de Whistle Stop que nous dresse Fannie Flagg. A chaque début de chapitre sont inscrits une date et un lieu, ce qui permet finalement de se retrouver, une fois que l’on s’est familiarisé avec les personnages.

J’ai adoré suivre le récit de Ninny et les aventures d’Idgie, mais j’ai aussi été touchée par Evelyn, qui va finir par mettre un bon coup de pied dans son quotidien sans intérêt. Car Idgie, qu’elle ne connaît que par le récit de son amie, va lui apprendre comment devenir une femme libre.

Idgie… déterminée, audacieuse et sauvage, la jeune femme ne fait pas de distinction entre noirs et blancs, femmes et hommes, pauvres et riches. Tous sont les bienvenus dans son café, que cela plaise ou non aux autres ! L’inspecteur Grady côtoie la courageuse cuisinière Sipsey, ainsi que le vagabond Smokey Lonesome. Ruth, amie de la famille d’Edgie, intègre la bande après un mariage malheureux.

Beignets de tomates vertes est en fait une fresque à la fois historique et sociale, qui photographie des instants forts, riches, bouleversants de la vie des ces héros du quotidien. On rêve d’aller manger des beignets de tomates vertes dans ce café plein de vie et d’amour. Fabuleux !

Informations complémentaires

beignets-de-tomates-vertes_filmUn film a été tiré de ce best-seller américain publié en 1987, réalisé par Jon Avnet quatre ans plus tard, en 1991. Evelyn est parfaitement incarnée par la formidable Kathy Bates et j’avoue que j’ai eu un petit coup de cœur pour Mary Stuart Masterson, qui interprète Idgie. Car le roman à peine lu, j’ai acheté le DVD et me suis empressée de le regarder !

Bien que le film soit un peu différent du roman, qu’il ignore des scènes et en modifie d’autres, c’est, selon moi, une bonne adaptation. L’un des passages tristes de l’histoire m’a carrément fait fondre en larmes… et je n’avais pas du tout envie de quitter le fameux café, comme dans le livre.

Deux découvertes que vous devez faire ! Ne passez pas à côté comme ce fut longtemps mon cas. Le roman mérite son succès et le film permet de prolonger le plaisir… laissez-vous tenter.

Si vous avez d’autres romans de Fannie Flagg à me conseiller (son dernier en date ?), n’hésitez pas ! Je suis preneuse de ce genre de roman-doudou.