Films

Bilan culturel de juillet

Coucou ! Le mois de juillet s’est avéré assez pauvre côté culturel, mais j’ai une bonne excuse : je suis partie 10 jours en vacances, 3 à Rocamadour, 7 dans le Pays Basque. Des lieux très riches, très beaux, qui ont comblé mes envies d’ailleurs et de découverte. J’ai tout de même mis les pieds au cinéma à la fin du mois !

Cinéma

cine-juillet2015

D’abord, le nouveau Pixar, Vice-Versa, réalisé par Pete Docter, sorti en juin dernier. J’ai mis du temps à le découvrir, mais je ne regrette pas du tout ! Cette mise en scène colorée des émotions, rassemblées dans le cerveau de la petite Riley, est à la fois originale et convaincante : Joie, Tristesse, Colère, Dégoût et Peur dictent avec justesse et humour les réactions de la petite fille. Joliment dessiné, aux traits arrondis, ce film d’animation sort des sentiers battus et m’a fait passer un agréable moment. Que demander de plus ?

J’ai ensuite découvert Jurassic World, de Colin Trevorrow, là aussi après tout le monde. J’ai bien apprécié ce quatrième volet de la série des Jurassic Park : on s’attend à tout et le film respecte le « contrat », on est servis en dinosaures, en dents pointues, en attaques surprises, en musique de suspense et en beaux et courageux personnages. Pas de surprise mais un bel ensemble qui fait passer un bon moment de cinéma, le tout dans des décors magnifiques. Malgré les risques, on aurait presque envie d’aller faire un tour dans ce majestueux parc de dinosaures !

C’est tout pour ce mois-ci ! Je passe le mois d’août au travail, espérons donc qu’il y a aura plus de sorties culturelles. Joyeuses vacances aux chanceux !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel de juin

Salut à tous ! Nous passons déjà dans la seconde moitié de l’année : ça me paraît fou ! Le mois de juin a été plutôt riche et varié côté culturel.

Visite

Photo de Govin Sorel – govinsorel.com

La Fondation Louis Vuitton

En début de mois, ma copine Vivi m’a proposé de l’accompagner à une soirée VIP pour découvrir l’Accrochage 3 (la partie 3, quoi) des « Clefs d’une passion », la nouvelle expo de la Fondation Louis Vuitton. Un accrochage d’œuvres autour du pop art et de la musique et du son. Un samedi soir, je me suis donc rendue sur les lieux en sa compagnie. Hophophop, je vous vois venir : non, non, pas de petits fours ou de coupettes de champagne, ou alors à des prix exorbitants. Nous avons directement entamé la visite, avec quelques explications des agents dispersés dans les galeries. Globalement, j’ai trouvé qu’il y avait assez peu d’œuvres mais qu’elles étaient vraiment bien mises en valeur dans l’espace. On n’est pas submergés de choses à voir, c’est finalement assez apaisant. Quant aux œuvres en elles-mêmes… c’est de l’art contemporain, codifié, subtil ou brut de décoffrage. Je n’ai pas forcément « compris » les choix des artistes ou été touchée par leur travail, mais j’ai apprécié l’une des salles, plongée dans la pénombre, dans laquelle se croisent miroirs et vidéos d’un concert classique. Le reflet de l’image dans les miroirs et l’absence de lumière brouillent les pistes et nous ôtent tous nos repères (visuels, sonores et spatiaux). Déconcertant et reposant. Après l’expo, nous avons rejoint l’auditorium, dans lequel était installé un DJ et une piste de rollers à la manière d’une patinoire d’hiver, où dansaient les participants. Original et amusant ! Quant à la Fondation Louis Vuitton, c’est effectivement un très beau bâtiment moderne, parfaitement pensé et lumineux, qui paraît comme une bulle d’air au milieu du Jardin d’Acclimatation. A visiter !

Spectacle

Les Franglaises

franglaises-2015Encore un seul spectacle ce mois-ci, mais il était chouette aussi. Vous connaissez sans doute Les Franglaises, qui connaissent un véritable succès sur scène, notamment après avoir remporté le Molière du théâtre musical 2015. Le concept de ce groupe de chanteurs/musiciens/comédiens ? Traduire des tubes anglophones en français et les faire deviner au public. Une fois le titre et l’auteur de la chanson trouvés, le groupe propose une interprétation décalée, mise en scène et en musique ! Je m’attendais à rire un peu plus, mais il faut avouer que j’ai ri aux larmes pour leur traduction de « Hello, Goodbye » des Beatles, parfaitement ridicule et drôle à souhait. Beaucoup de folie sur la scène, du grand n’importe quoi joyeux et chorégraphié ! Une belle soirée en chansons.

Cinéma

Quatre films ! Youhou ! Ca faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé !

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D’abord, Mad Max Fury Road de George Miller, avec Tom Hardy et Charlize Theron. Il y a quelques années, j’avais aimé les deux premiers films avec Mel Gibson, je me suis donc laissée tenter par cette mise à jour de l’univers de Mad Max. J’ai moi aussi aimé le travail de l’image et la photographie, ainsi que les effets spéciaux spectaculaires. En revanche, j’ai eu du mal avec cette action non-stop : jamais aucun moment pour se reposer l’esprit et les yeux… Je suis sortie fatiguée ! Ce n’est donc pas le genre de film que je voudrais revoir. Une fois, c’est bien.

Ensuite, je me suis laissée séduire par l’adaptation du roman de Thomas Hardy, Loin de la foule déchaînée, mis en scène par Thomas Vinterberg. Située dans la campagne anglaise du 19e siècle, l’histoire se construit autour de Bathsheba Everdeene, une jeune femme libre et indépendante, qui veut pouvoir vivre sa vie sans être aux crochets d’un homme. Elle va devoir affronter les obligations sociales et de multiples demandes en mariage. Comment résister au berger incarné par Matthias Schoenaerts… ? Argh. Une histoire romantique, avec de splendides images de la nature et des robes virevoltantes, je suis conquise ! Je dois maintenant lire le roman.

Ex-Machina, film de science-fiction d’Alex Garland, fut la découverte ciné suivante. Splendide. Un jeune ingénieur est invité dans la maison de son patron, pour faire partie d’une expérience scientifique : communiquer avec une Intelligence Artificielle supérieure. De très belles images de la Norvège, une maison moderne qui fait rêver, un message philosophique très bien construit, un suspense indéniable, un twist final inattendu… j’ai adoré !

Enfin, j’ai terminé mon mois de juin avec The Profs 2, de Pierre-François Martin-Laval, découvert en avant-première avec la présence du réalisateur. Beaucoup moins bon que le premier opus, qui était selon moi une bonne comédie hilarante. Malheureusement, je n’ai pas rigolé autant que la première fois. C’est ce qu’on appelle « un film du dimanche soir », comme on dit chez moi. Décontractant, sans prise de tête, mais sans grand talent.

Voilà pour ce mois de juin prolifique ! Joyeux été et au mois prochain !

Films·Spectacles

Bilan culturel de mai

Catastrofik ! Décidemment, je crois que mon année culturelle 2015 prend un bien mauvais coton. A croire que je n’ai plus le temps de rien. En tout cas, j’ai vu de belles choses, c’est déjà bien !

Spectacle

fills-monkey_affiche« Incredible Drum Show » des Fills Monkey

Quel show ! Un spectacle musico-humoristique très dynamique, mené par deux talentueux batteurs grimaçants, formidablement inventifs : comme le dit France Gall, ils « tapent sur des tonneaux, sur des pianos, sur tout ce que dieu peut [leur] mettre entre les mains » ! Ou presque. La soirée commence avec une intro musclée, qui décolle les tympans et réveille un bon coup ! Idéal pour un vendredi soir, après une semaine remplie. Puis les voilà qui se font concurrence, tentant chacun leur tour de remporter l’adhésion du public, avec toujours plus de rythme et de génie. La poésie des bulles de savon et de percussions dalaïlamesques alterne avec la fête rock ‘n’ roll. Tout est prétexte à rythmique : balles, bâtons lumineux, quilles… Les adultes s’emportent, les enfants rient et applaudissent, on sent une vague de bonheur envahir le public ! Ce genre de spectacle fait un bien fou, on se sent revigoré à la sortie, avec l’âme naissante d’un batteur : dans la rue, les spectateurs tapotaient tout ce qu’ils pouvaient. Haha ! Une soirée réussie !

Cinéma

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Deux films aux styles diamétralement opposés : d’abord « Connasse Princesse des cœurs », d’Eloïse Lang et Noémie Saglio, avec l’effrontée Camille Cottin. Une comédie tournée en caméra cachée qui reprend le principe de la mini-série de Canal+, c’est-à-dire être une « connasse » en public. Cette fois, la jeune femme à l’égo surdimensionné nous emmène à Londres pour tenter une rencontre avec le Prince Harry. Au rendez-vous, des situations cocasses, particulièrement osées et drôles. J’ai souri, mais n’ai pas ri aux éclats, cela manquait de surprise finalement. Tout de même très sympathique pour s’aérer l’esprit.

Ensuite, « Une belle fin » d’Uberto Pasolini, avec l’incroyable Eddie Marsan. L’histoire d’un homme seul et bien discipliné, dont le métier consiste à chercher les proches de morts solitaires, afin de les convier à leurs enterrements. Autant vous dire tout de suite que j’ai pleuré comme une madeleine face à ce magnifique film. Triste certes, mais très beau, très riche, magnifiquement tourné. L’Angleterre est un personnage à part entière. On s’attache énormément à cet homme seul, pourtant empli de douceur et d’amour pour ces inconnus disparus qu’ils bichonnent. Méticuleux, propre, calme, on rêve pour lui d’une vie un peu plus folle… Vraiment, un merveilleux film, mais triste, je me répète. A voir seulement si vous avez le moral. Mais à voir !

Mai est terminé ! Rendez-vous fin juin !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’avril

Déjà le mois de mai… Avril fut un mois très pauvre en culture. Quelle tristesse, quel dommage ! Je suis toute chagrinée. Tout ça à cause de week-ends bien remplis et surtout, de beaucoup de fatigue due aux révisions d’examens. J’espère pouvoir me rattraper en mai avec ces jours fériés et ces week-ends repos.

Visites

fete-de-l-hermione-la-rochelleL’Hermione

En début de mois, j’ai fui la capitale pour ma région d’origine : au programme, rigolades et dégustations d’huîtres avec ma famille ; festivités pour mon anniversaire. A cette occasion, nous avons profité de l’amarrage de l’Hermione à La Rochelle pour aller lui faire un coucou. Pour la petite histoire, puisque je viens de Charente-Maritime, j’ai vu grandir ce merveilleux bateau en même temps que moi, j’ai vu ses charpentes à l’état brut, puis j’ai participé aux premières visites…

Monter sur le bateau terminé, prêt pour voguer vers les Etats-Unis, était donc une expérience chargée d’émotion. Même si quelques semaines avant je l’avais déjà visité avec mon amie V., j’étais heureuse de revivre l’expérience ce jour-là avec ma famille. Le pont sent le bois, les cordages, l’excitation des visiteurs est palpable, la disponibilité et la gentillesse de l’équipage et des bénévoles remarquables… Je me suis pleinement sentie fille de la mer à cet instant, et malgré ma peur du vide, j’ai alors eu envie de grimper en haut du mat et de partir voguer à l’air libre. C’est mon côté rêveuse qui a pris le pas, ce jour-là, sur ma raison, et c’était bien agréable ! L’Hermione a maintenant quitté La Rochelle et les côtes françaises, mais vous pouvez la suivre sur Le blog de l’Hermione. Elle est aux îles Canaries jusqu’au 6 mai puis prendra le large vers l’Amérique ! Suivez-la, suivez son chanceux équipage et prévoyez de venir l’accueillir à Rochefort fin août 2015.

Spectacles

imagine-toi_julien-cottereau« Imagine-toi » de Julien Cottereau

Un seul spectacle ce mois-ci, malheureusement. Mais pas n’importe quel spectacle ! A la fois clown, mime et bruiteur, c’est un comédien très talentueux que j’ai pu découvrir ce soir-là. La scène est vide et pourtant remplie de poésie : les objets imaginaires prennent vie dans les mains de l’artiste. Ainsi, on rit de le voir jouer avec un chewing-gum inexistant et pourtant bien résistant ; on s’amuse de sa partie de foot invisible avec un membre du public ; on observe attentivement ces chiens transparents qui lui demandent la balle…

Il remporte vite l’adhésion des enfants et séduit avec subtilité les adultes. Touchant, talentueux, on sent Julien Cottereau ultra-sensible, observateur. Il met de la magie et de la poésie dans les petits riens. Un immense artiste à la bouille enfantine que l’on sent expérimenté et qui mérite son Molière de la révélation masculine. Avec une affiche aussi jolie et un talent pareil, je ne pouvais qu’adorer ! A découvrir, vite !

Cinéma

Restons cohérents jusqu’au bout… un seul film également pour ce mois d’avril ! Tout simplement désespérant quand on sait que je suis entourée de salles de cinémas et que j’ai une carte illimitée… Enfin ! L’élu était donc…

taxi-teheran-affiche« Taxi Téhéran » de Jafar Panahi

Un très très bon choix ciné qui mérite le succès ! Entièrement tourné dans un taxi en Iran, le film met en scène les conversations des passagers par fausse caméra cachée (les personnes sont toutes des acteurs amateurs). Le réalisateur conduit et les amène à parler de tout et de rien. Discrètement, sans point de vue explicif ou discours politique, les incohérences et contradictions du pouvoir iranien se dévoilent… On a le droit de filmer mais pas ce que l’on veut. On peut regarder des films mais seulement les films autorisés.

Jafar Panahi, condamné pour ses films et interdit de tournage, livre un film courageux et illégal, un faux documentaire qui parle intelligemment du cinéma en Iran. L’humour, très présent, met en valeur les tristes interdictions du pouvoir en place. S’il y a un film à voir actuellement, c’est bien celui-là. Il n’a rien de politique de prime abord, mais raconte pourtant tellement de choses. Coureeeez-y !!

Voilà pour avril. Je vais essayer de faire mieux en mai !

Films·Spectacles

Bilan culturel de mars

Coucou !

Voici un deuxième rendez-vous culturel, puisque le bilan de février avait l’air de vous plaire (et il me convenait mieux à moi aussi). C’est parti pour le mois de mars !

Spectacles

Deux spectacles cette fois-ci ! Youpi !

une-bourgeois-gentilhommeD’abord, « Le Bourgeois Gentilhomme » de Molière, mis en scène par Camille Roy et joué par les apprentis du réseau AGEFA PME au Théâtre des Hauts de Seine. On connaissait l’une des comédiennes, c’est ce qui nous a fait connaître ce spectacle. Une adaptation à la sauce comédie musicale sous le signe de l’humour, vraiment très agréable ! Un petit Molière de temps en temps, ça ne fait jamais de mal.

la_framboise_frivoleEnsuite, la Framboise Frivole, toujours au Théâtre des Hauts de Seine. Je rêvais de voir le spectacle de ces deux Belges fantasques, et ce depuis des années. Enfin, j’ai réalisé ce petit rêve ! Deux musiciens et chanteurs très doués, l’un au piano, l’autre au violoncelle, s’amusent avec les mots et les notes. Ils passent des grands standards de la musique classique à la variété ou la pop : Chopin et Bach se transforment en Brel et Queen, le « Papa Pingouin » vient chatouiller le « Carnaval des Animaux » de Saint-Saëns, les jeux de mots, futés ou idiots, fusent à tout va. Et  cette réécriture du « Gorille » de Brassens ! Brillant ! On rit sans cesse, on chantonne, on applaudit… C’est un véritable spectacle vivant, où le public s’amuse avec les artistes. Léger, malin, ce Delicatissimo fut effectivement un délice tout en délicatesse. A voir si vous ne connaissez pas ces deux merveilleux musiciens-humoristes !

Cinéma

Encore trois films découverts en salle ce mois-ci, j’aurais aimé y aller un peu plus mais bon.

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D’abord, « Shaun le Mouton, le film », de Mark Burton et Richard Starzak. Il sort officiellement en salles le 1er avril mais j’ai été invitée à une soirée « Label UGC » (oui, j’ai la carte illimitée), qui consiste à vous projeter un film au titre tenu secret jusqu’à la projection, à l’issue duquel vous devez donner votre avis. Et c’était ce film là ce soir là ! Une comédie signée par les créateurs de « Wallace et Gromit » ou « Chicken Run », des valeurs sûres en animation. Résultat : un bon film à la fois mignon et rigolo, plein de bonnes idées et de jolies images. A voir en famille !

Ensuite, le film qui a fait polémique ce mois-ci,  « American Sniper », de Clint Eastwood avec Bradley Cooper. Une histoire assez fascinante, quoique très pro-américaine. J’aurais aimé un peu plus de subtilité, un regard un peu plus critique. Les méchants sont les Irakiens, les gentils Américains. Est-ce vraiment si simple…? Bradley Cooper livre tout de même une belle prestation.

Enfin, le dernier Tim Burton« Big Eyes », avec Amy Adams et Christoph Waltz. Un film vraiment intéressant, sur la paternité des œuvres et la naissance du féminisme. Deux acteurs fantastiques, et une mise en scène plus classique, qui plaira aux méfiants et perplexes du style habituel de Burton. Pas de bizarre ni de morbide dans ce film, si ce n’est les tableaux aux grands yeux.

Voilà pour ce mois. Allez, rendez-vous en avril !

Films·Spectacles

Bilan culturel de février

Bonjour à tous !

Merci aux nouveaux venus, vous avez été plusieurs à vous abonner au blog ces derniers temps et je vous en remercie. Comme promis, je remplace les Petits Bonheurs de la semaine par un bilan culturel mensuel, pour vous parler de mes sorties… culturelles (sans blague). Quand l’occasion se présentera, je pense vous parler aussi de restaurants et autres sorties un peu hors du commun.

C’est parti pour le mois de février !

Spectacles

francois-rollin-se-rebiffe-europeenUn seul spectacle ce mois-ci (quand on vit près de Paris, c’est assez dommage, mais bon). De l’humour ! « François Rollin se rebiffe » à L’Européen, une salle parisienne située près de la place de Clichy.

C’est suite à cette sortie que j’ai rédigé mon classement des salles de spectacle les moins confortables de Paris. Comme je l’ai dit, je n’ai pas vraiment profité du spectacle, à cause de la douleur causée par mon installation. La première fois que je voyais ça…

Concernant le spectacle en lui-même, sachez que François Rollin est un as de la formule et de l’humour absurde. La loufoquerie est à l’honneur dans cette rebiffade haute en couleurs : le Professeur répond à des courriers imaginaires, emplis de questions plus ou moins insolites : pourquoi appelle-t-on les raisins blancs « blancs » et les raisins noirs « noirs » ? Quels sont les ouvrages majeurs sur la perdrix ? Quel est le goût du paprika ? Il y répond bien sûr avec esprit et fantaisie, et le public se délecte. L’essentiel est là.

Il y donne aussi son avis sur des sujets plus sociaux, plus politiques : l’immigration, le racisme, l’homosexualité, l’islam… Des sujets moins drôles, plus sérieux, qui font de ce spectacle un ensemble équilibré.

Amateurs de Ionesco et autres auteurs absurdes, je vous conseille fortement de vous offrir cette soirée ! En revanche, allez-y en avance, pour être sûr de bien choisir vos places (placement libre, attention !).

Cinéma

Trois films au menu ce mois-ci, c’est plus que ce que j’espérais !

cine-fevrier2015D’abord, « Un village presque parfait » de Stéphane Meunier avec Didier Bourdon et Lorànt Deutsch. Une comédie française plutôt légère, qui traite plus ou moins de la désertification des médecins dans les campagnes. Ce remake d’un film canadien était l’occasion d’admirer de magnifiques images de Pyrénées, et rien que pour ça, c’était bien. L’histoire, quant à elle, reste assez classique et prévisible (un Parisien méprisant qui arrive dans un village à l’ancienne et va finir par changer). Un film du dimanche soir, comme on dit chez moi !

Ensuite, l’ultra-médiatisé « Imitation Game », de Morten Tyldum avec Benedict Cumberbatch et Keira Knightley. J’ai comme beaucoup de gens adoré ce biopic du mathématicien et cryptologue anglais Alan Turing. Passionnante et inédite, l’histoire de ce génie m’a touchée.

Enfin, le loufoque et génial « Kingsman, Services Secrets » de Matthew Vaughn, avec Colin Firth et Samuel L. Jackson. Mon coup de cœur ciné du mois ! Une parodie de James Bond, façon gentleman anglais  à la fougue Tarantinesque ! Le malicieux Colin Firth est un talentueux espion en quête d’un nouveau talent. Trash, hyper drôle, plein de surprises, ce film sort des sentiers battus et rebattus et fait beaucoup de bien !

Voilà pour ce mois. A dans quelques semaines pour un nouveau rendez-vous !

Films·Spectacles

La Belle et la Bête : film et comédie musicale

Cette dernière semaine de février aura été dédiée à La Belle et la Bête sous toutes ses coutures. Mon amie V. est venue chez moi avec, dans son sac, des places pour le spectacle parisien. C’était l’occasion pour nous de passer trois jours sur cette thématique, en visionnant d’abord le dessin animé Disney, puis la dernière adaptation cinématographique de Christophe Gans, avant d’aller au Théâtre Mogador, où se tenait la représentation.

Plutôt que de vous faire plusieurs chroniques répétitives, je préfère les rassembler en une seule, même si je ne suis pas sûre de rédiger une chronique parfaitement construite.

La Belle et la Bête, le film de Christophe Gans

la-belle-et-la-bete-christophe-gans-afficheJ’étais plutôt sceptique à propos de cette nouvelle adaptation, notamment à cause des deux acteurs principaux (Léa Seydoux et Vincent Cassel) que je ne porte pas particulièrement dans mon cœur. Heureusement, j’ai su dépasser cet apriori ! Car le film a de très bons côtés : avant tout, il est beau. Les scènes sont majestueuses, les décors, costumes et lumières parfaitement réussis. L’univers est sombre mais crédible. On y croit et comme Belle, on se méfie de cette nature et ce château maléfiques. Pas d’aspect “gnangnan” propre à Disney qui a tendance à me faire fuir, un très bon point !

Les acteurs sont aussi bien choisis : ils incarnent les personnages avec grâce et crédibilité, sauf peut-être Audrey Lamy, qui reste elle-même. On ne voit pas la sœur de Belle mais bien l’actrice. Dommage !

Autre point positif : le respect de l’histoire originale. Même si je n’ai pas lu le conte de Mme de Villeneuve (pas encore !), c’est dans mon souvenir la véritable histoire de La Belle et la Bête. J’ai particulièrement apprécié ce parti pris !

Enfin, je salue l’apparence de la Bête, qui m’a semblée tout à fait crédible : effrayante, mystérieuse et attirante à la fois, un trio gagnant !

Notons toutefois une faiblesse qui, a mon sens, rend le film bancal : l’amour naissant entre les deux personnages principaux n’est pas assez exploité. On ne perçoit pas l’évolution de leur relation, qui reste glaciale jusqu’à la scène finale, où ils s’embrassent amoureusement. Entre temps, leurs regards n’ont pas évolués, leurs gestes ne se sont pas adoucis… Finalement, ce qu’on attend le plus n’est pas maîtrisé. Cette incohérence frustre malheureusement le spectateur romantique.

Malgré cela, je vous conseille tout de même cette belle adaptation magique. Elle ravira les admirateurs de parcs fleuris et enchantés, les amateurs de fantastique, les amoureux des belles robes et les puristes du conte. Ca fait quand même du monde !

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La Belle et la Bête, la comédie musicale

labelleetlabete-mogadorSachez d’abord que je ne suis pas une inconditionnelle des films Disney. Je n’ai pas été biberonnée à ces dessins animés comme une grande partie de ma génération. Mes héroïnes étaient plutôt Solange et Delphine des “Demoiselles de Rochefort”, ou Peau d’Ane du film de Jacques Demy, et je m’en porte très bien !

Avant d’aller assister au spectacle, j’ai donc visionné le dessin animé. Quelle différence avec l’histoire originale ! C’est cela qui m’a le plus marqué. J’ai compris ensuite pourquoi il plaît à tant de gens : romantique, enfantin, mignon, il met en scène une jeune fille comme les autres et de nombreux personnages foufous.

La comédie musicale se base donc sur le dessin animé : on y retrouve les mêmes personnages, la même intrigue, les mêmes maléfices. Je regrette un peu ce côté-là mais après tout, c’est un choix !

Le spectacle est incroyablement mis en scène : les décors tournants, les costumes flamboyants, les chorégraphies et la musique, parfaitement coordonnées, mettent des paillettes plein les yeux ! Tout est très coloré, joyeux, virevoltant. C’est donc un spectacle haut en couleurs qui émerveille les fans mais aussi les novices. Bien joué !

Les comédiens/chanteurs/danseurs incarnent très bien les personnages Disney : l’espièglerie de Lumière, la stature de l’Armoire, la douceur de Mme Samovar, l’honnêteté de Belle et la douce folie de son père… Tout cela fait indéniablement le charme de cette mise en scène.

Le bémol majeur de cette comédie musicale : la Bête. C’est dommage puisqu’il s’agit d’un personnage-clef… Malheureusement, je n’ai pas du tout été séduite par cette Bête, ni monstrueuse, ni charismatique. On attendrait un costume plus impressionnant, une voix grave et puissante, un jeu d’acteur plus mystérieux… Qu’est-ce donc que ce bélier enrhumé gigotant comme une sauterelle ?

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Quand la Bête geint en silence dans les coulisses, rassurez-vous, le reste est parfait ! Tous savent chanter et danser, on est à la fois surpris, émerveillé, ému et amusé et l’on ne voit pas passer les 2h30. Mention spéciale aux musiciens et au chef d’orchestre qui étaient juste devant nous et qui parviennent à se faire oublier tout en magnifiant l’ensemble. Bravo !

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Un beau cadeau à offrir ou à s’offrir. J’en profite pour remercier ma chère V. et son adorable maman.

Après ces trois jours thématiques, devinez-quoi ?! Je me suis acheté le conte original ! Faut pas se laisser aller les amis. Je vous en reparlerai quand il sera lu. En attendant, je vous conseille de comparer une œuvre et ses adaptations de cette manière, c’est très enrichissant !

Films

Alabama Monroe, un hymne à l’amour

alabama-monroe-affichePourquoi ce film ?

C’est avant tout le bouche-à-oreille qui m’a donné envie de découvrir “Alabama Monroe”, dernier film en date de Felix van Groeningen. En lisant des bons retours de blogueurs/cinéphiles, j’ai eu envie de découvrir ce qui se cachait derrière cette très jolie affiche. Rien à voir avec Marylin Monroe, comme je le pensais au début (*honte*) !

De quoi ça parle ?

L’histoire se passe en Belgique, aujourd’hui (je préfère préciser, car je m’attendais à un film de cowboys dans l’Ouest américain, je n’avais vraiment rien compris, moi !). Les personnages principaux ? Didier, chanteur de Bluegrass country, et Elise, tatoueuse tatouée. Ils se rencontrent, se plaisent et s’aiment. De cette union naît une petite fille, Maybelle. Tout semble parfait. Pourtant, à l’âge de six ans, l’enfant développe un cancer de la moelle épinière…

Mon avis

Depuis quelques jours, j’hésite à vous parler de ce film, mais finalement, je me rends compte qu’il m’a vraiment bouleversée et émue. J’y pense encore plusieurs jours après l’avoir vu au cinéma. C’est pourquoi je me dois de vous en parler ici. “Alabama Monroe” est avant tout une formidable histoire d’amour : les deux personnages principaux, incarnés par deux magnifiques acteurs (dès le début, j’en suis tombée amoureuse !), s’aiment à la folie. Ils vivent d’amour et d’eau fraîche, dans une caravane rafistolée en attendant que la ferme de Didier soit habitable. Les regards, caresses et sourires parlent d’eux-mêmes, on les sent heureux, on voudrait être eux !alabama-monroe-didier-elise

Puis le drame arrive : leur bonheur s’étiole lorsque leur enfant meure (ce n’est pas une révélation, vous le sentez dès le début du film). Comment vont-ils aborder cela ? Cet événement si triste bouleverse leur couple. Elise s’attache à tout ce qui lui rappelle sa fille, un oiseau, une photo, un bijou… Didier, lui, est révolté par le retard de la recherche scientifique sur les cellules souches (qui aurait pu sauver Maybelle), freinée par les “pro-life” catholiques. Alors que nous les comprenons tous deux, eux se déchirent. C’est infiniment triste et douloureux. On a envie de leur dire : “Aimez-vous ! Allez, tenez le coup ! Vous formez un couple parfait, vous allez y arriver !”… Je me sentais tellement concernée.

L’autre bon point de ce film incroyable, c’est la musique. Elle est omniprésente : déjà parce que Didier est musicien et chanteur, mais aussi parce qu’Elise rejoint son groupe et apporte une touche de douceur aux chansons de cowboys ; ensuite parce que la musique est belle, parfois douce et amoureuse, parfois festive, parfois tristounette. On a tellement envie de taper des mains ! Retenez-moiiii ! Enfin, parce que la musique est un personnage à elle seule. Elle parle à la place des personnages, exprime leurs sentiments, tente de les réunir. En rentrant chez moi après avoir quitté le cinéma, j’ai immédiatement acheté la musique du film, c’est vous dire à quel point elle m’a enchantée !

Bien sûr, “Alabama Monroe” est un film triste. On pleure, on renifle, on ne veut pas y croire. On en ressort même le moral à zéro, oui. Les yeux rouges et embués, les mouchoirs pliés dans le sac, tout ça. Malgré cela, c’est un BEAU film. L’image est belle, les personnages aussi, l’histoire semble si réelle, si vraie. C’est un petit bijou de cinéma, tout simplement.

N’y allez pas si vous avez le cœur lourd, mais retenez ce titre de film, et décidez, un jour, de passer 2h en compagnie de Didier et Elise. Ils vous transporteront. En attendant, vous pouvez toujours écouter cette belle chanson  :

Alabama Monroe – The boy who wouldn’t hoe corn – de KinoCheck
Expositions et visites·Films·Livres

Visite des Studios Harry Potter à Londres

Si vous n’avez pas suivi mes aventures sur Twitter, sachez que la semaine dernière, je suis partie quelques jours à Londres, avec l’objectif principal de visiter les Studios Harry Potter, précisément situés à Leavesden, donc à à peu près une heure de la capitale britannique. Les réservations étant faites depuis belle lurette, il était temps, pour mon amie V. et moi, de sauter dans l’Eurostar et de nous replonger dans l’univers d’Harry Potter, ce héros à lunettes, compagnon de notre adolescence.

Je mets de côté mes balades londoniennes pour me concentrer sur la visite des Studios. Car oui, il s’agit bien des studios ciné où ont été tournées de nombreuses scènes des films Harry Potter. Le parcours est bien sûr aménagé pour les visiteurs mais tous les décors et objets présentés ont bel et bien servis durant les tournages.

Mardi matin, donc, c’est le grand jour. Nous quittons notre auberge de jeunesse bien en avance, pour être sûres de ne pas rater notre car. La veille, heureusement, nous avons fait du repérage et trouvé l’arrêt de bus où nous devons aller, proche de Baker Street. L’attente est interminable. Finalement, le voici qui arrive ! Un car tout bleu, typiquement anglais. Est-ce le Magicobus ?! Nous bondissons de joie et nous empressons d’y entrer, en constatant qu’il est déjà plein…

Une heure de somnolence plus tard, nous arrivons enfin aux Studios. Une petite vidéo diffusée dans le car nous explique que le lieu fut autrefois une usine Rolls Royce. Toutes excitées, nous descendons du car et admirons les lieux. Pas spécialement beaux, certes, mais renfermant des milliers d’objets fantastiques.

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A l’intérieur, des centaines de gens fourmillent dans tous les sens. Nous sommes un peu en avance sur notre heure d’entrée, alors nous commençons par visiter la gigantesque boutique, immédiatement accessible (évidemment). Déjà, nous retrouvons les objets qui nous ont marquées : baguettes magiques, chocogrenouilles, dragées de Bertie Crochue, livres, vêtements, bannières… On a tellement hâte de découvrir les décors ! Toutes ces choses nous mettent l’eau à la bouche !

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Il est enfin temps de rejoindre la file d’attente qui donne accès aux Studios. Au bout de 20 minutes environ, nous entrons. La visite commence par la projection d’un petit film, dans lequel Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint (les trois acteurs principaux) présentent rapidement les lieux. Quand l’écran s’éteint et se relève, une magnifique porte apparaît : nous allons entrer dans la Grande Salle. Difficile de faire des photos droites, centrées et sans personne dessus… Il y a du monde, malheureusement.

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Trois visiteurs sont invités à pousser les portes dorées… Nous y sommes ! L’endroit est vaste, on se croirait dans le film ! Comme l’indique la jeune fille qui nous guide au début, les constructions sont bien réelles : la pierre du sol est de la vraie pierre, les statues ne sont pas en carton pâte… Tout est vrai. Je trouve tout cela très beau, je m’attends presque à voir surgir Harry et ses amis.

Après un peu de blabla, la guide nous abandonne et nous laisse gambader joyeusement parmi les décors. Nous commençons donc par le coin maquillage/costumes/postiches. Tout cela est très surprenant !

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La suite de la visite se fait dans le dortoir des garçons de Gryffondor. L’espace est réduit, mais un panneau confirme que c’est bien ici que les caméras ont filmé les acteurs. Les lits sont si serrés les uns aux autres ! Ensuite, il est temps de découvrir la salle commune de Gryffondor, un lieu calme et chaleureux. Je revois alors quelques scènes, lorsque Harry et ses amis se confient ou font des découvertes incroyables. On s’y croit, c’est ça le plus important !

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L’aventure continue dans le bureau de Dumbledore, resplendissant, construit de A à Z. Il ne manque rien, les tableaux ornent les murs, les livres poussiéreux sont sur les étagères, la Pensine est bien rangée, le Choixpeau également. C’est un endroit parfait, qui donne envie de s’y blottir accompagné d’un bon roman. Un peu plus loin, beaucoup (beaucoup beaucoup) d’objets utilisés dans les films sont rassemblés dans une cage géante ou dans des vitrines. J’admire notamment le Vif d’Or, jaune et brillant.

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Hop ! Direction la Salle des Potions, remplie de centaines de fioles et pots en tous genres, renfermant de nombreuses potions colorées. Je suis prête pour le cours, professeur ! Sur notre gauche, quelques tableaux sont accrochés. Il ne s’agit que d’une partie, bien sûr. Surprise, j’apprends qu’ils ont tous été peints un par un, par de véritables artistes formés dans des écoles d’art. Il y a de quoi être étonné !

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C’est l’heure ensuite de découvrir quelques effets visuels et effets spéciaux conçus pour les films Harry Potter. Ainsi, j’apprends que les portes (notamment celles de Gringotts) s’ouvrent réellement comme dans les films. Les mécanismes sont réels ! Je n’en reviens pas ! Pas de magie ou d’effets numériques là-dedans ! Il en est de même pour l’escalier mouvant, qui peut vraiment tourner, ou pour la malle qui s’ouvre toute seule. Des boutons permettent d’activer les mécanismes et d’assister aux mouvements de ces objets presque magiques.

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L’un des lieux les plus jolis est sans aucun doute le Terrier, maison chaleureuse de la famille Weasley. Là encore, des boutons sur lesquels on peut appuyer activent le couteau coupant une carotte tout seul, la brosse faisant la vaisselle, l’aiguille cousant une écharpe. Ce décor est lumineux, on retrouve l’ambiance des films et des livres. Tout comme Harry, on s’y sent simplement bien. En comparaison, je suis déçue par la cabane de Hagrid, trop encombrée pour que l’on distingue vraiment ce qui s’y cache.

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Nous admirons par la suite les costumes et masques des Mangemorts, parfaitement réalisés et assez effrayants. Tout près, on découvre aussi les vêtements de Dolorès Ombrage ainsi que son magnifique bureau rose bonbon. Dans un coin, une gigantesque vitrine rassemble tous les papiers créés pour le film : courriers de Poudlard, cartes, lettres, tickets, journaux, livres… Ce que je préfère, sans doute, car tous ces détails donnent du corps à l’imagination de JK Rowling.

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La première partie est terminée. Nous nous retrouvons dehors, où nous attendent les plus gros décors et constructions. Avant de les admirer, surprise ! On peut goûter à la Bièraubeurre. Evidemment, nous nous empressons de faire la queue : comment ne pas goûter à cette boisson mythique ? Le verdict ? Ca n’est pas de la bière, plutôt une sorte de caramel pétillant à boire. Très sucré et moussant, ça ne ressemble à rien que je connaisse. Accompagnée d’un bon hotdog, nous nous octroyons une petite pause avant de repartir de plus belle !

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Il fait un froid glacial alors nous reprenons la visite assez vite. Nous voici dans une grande cour rassemblant plusieurs décors mythiques : à gauche, une statue qui fait froid dans le dos, qui rappelle le lieu où Voldemort prend vie. Au centre, le formidable Magicobus, composé de plusieurs bus anglais, qui a réellement roulé dans Londres pour le tournage. Au fond, Privet Drive. Une véritable maison, qui rappelle surtout les débuts d’Harry Potter. A droite, Godric’s Hollow, la maison des parents de Harry en ruines.

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Après ce petit tour dehors, retour à l’intérieur. Le temps nous presse : le car repart dans moins d’une heure, et il reste beaucoup de choses à voir (ainsi qu’un tour à la boutique qui s’impose). Nous nous empressons donc d’observer toute la partie dédiée aux machines. On y retrouve bien sûr les gobelins aux mille visages, mais aussi des créatures sous-marines, Dobby, Buck l’hippogriffe, Aragog, des mandragores animées, le basilic, Voldemort à l’état de fœtus, et plein d’autres choses encore !

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Enfin, miracle ! Nous voici sur… le Chemin de Traverse !! Là aussi, je suis bluffée : l’endroit est intact, je me crois dans les films. Je n’ai d’ailleurs qu’une envie : entrer dans les boutiques et les dévaliser. Malheureusement, on ne peut voir que leurs devantures.

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La visite se termine par une maquette géante de Poudlard, ayant servi aux vues d’ensemble de l’école. Nous tombons des nues : c’est beau et merveilleux. On reconnaît certains lieux : le fameux pont où se retrouvent Harry, Ron et Hermione, l’escalier menant à l’entrée du château… Tout est somptueux. Une allée tournoyant autour de la maquette permet de la voir de différents angles. Le temps nous presse, malheureusement, nous ne prenons pas le temps de la regarder en détails. (Les gens que vous voyez dessus sont bien des vrais gens. Ca vous montre bien l’échelle !)

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Nous arrivons directement dans la boutique, car bien sûr, le parcours est parfaitement pensé. Toutes les baguettes sont là, même celles de personnages dont j’ignorais l’existence. On se croirait presque chez Ollivander ! Youpi !

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Il nous reste ensuite dix minutes pour choisir un souvenir, l’acheter et courir vers le car en espérant trouver des places assises. Un parcours du combattant que nous traversons sans embûches ! Je me suis offert une Chocogrenouille (tout de même !) et une très joli livre matelassé dédié à l’univers des films Harry Potter. Il renferme des petites surprises, comme une carte du Maraudeur par exemple. Je vous laisse regarder.

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Alors ? Qu’en pensez-vous ? Comme vous pouvez le voir, j’ai gagné la carte de Godric Gryffondor, qui est en 3D (on le voit pas sur la photo). Super chouette, non ?

En résumé, je dirais donc que j’ai particulièrement apprécié le bureau de Dumbledore et le Chemin de Traverse, tout simplement magiques ! Quant aux points négatifs, je pense à la durée limitée imposée par le car : 3h pile poil pour faire le tour, c’est à peine assez quand on veut tout regarder. Nous avons dû nous presser pour la dernière heure et avons sans doute raté des choses. Dommage ! Autre point négatif : la foule. Elle empêche elle aussi de tout regarder, de prendre son temps et de faire de jolies photos.

Enfin, si vous choisissez d’y faire un tour, oubliez le guide audio en français (qui coûte à peu près 5£ si je me souviens bien). Il propose de nombreuses vidéos et bandes sons explicatives, mais tout n’est pas intéressant. La plupart du temps, les choses à savoir sont expliquées sur des panneaux en anglais, de manière simple (si c’est moi qui vous le dis, n’ayez crainte !).

Une visite formidable qui donne avant tout envie de se replonger dans l’univers de JK Rowling : relire les livres et/ou revisionner les films, voilà ce qui m’attend.

Films

Les Croods, une famille de Cro-Magnons cinglés

Avant de vous parler des Croods, je voulais vous expliquer vite fait bien fait mon absence durant ces deux semaines : j’ai terminé un contrat de 3 mois, et paradoxalement, j’ai alors eu moins de temps pour écrire des chroniques. Rangement, rendez-vous divers et surtout, week-end prolongé de l’Ascension, durant lequel j’ai randonné aux abords de la Loire. Pendant quatre jours, je me suis déconnectée et ai retrouvé la nature et son silence avec plaisir. Désormais, j’ai de nouveau des choses à vous raconter !

Retour aux Croods.

les_croods_affichePourquoi ce film ?

Les quelques images aperçues ici et là et les critiques m’ont simplement donné envie de découvrir ce nouveau film d’animation. J’ai attendu d’avoir le temps pour aller le voir au cinéma, mais pas en 3D malheureusement.

De quoi ça parle ?

Une famille d’hommes des cavernes, appelée les Croods, doit faire face à l’écroulement du monde : les cavernes disparaissent, les volcans crachent, la terre tremble… Il va falloir fuir et s’adapter à l’extérieur pour survivre. C’est sans compter sur le caractère de chacun : la jeune ado a besoin de liberté quand le père a peur de l’inconnu ; la grand-mère résistante perd un peu la boule quand l’enfant sauvage ronge tout ce qui lui passe sous la dent ; la mère veille sur la tribu et le fils bêta n’ose rien… Comment avancer rapidement et efficacement avec ces énergumènes ? Heureusement, ils vont croiser la route de Guy, un jeune homme très malin, qui va les mener en lieu sûr.

Mon avis

L’histoire des Croods n’a rien de très original, certes. Elle rappelle parfois L’Age de Glace, car de la même manière, les personnages fuient un monde en déclin et frôlent la catastrophe à chaque instant. Heureusement, la force de ce film d’animation est l’humour ! Chaque membre de la famille Croods a de la matière. Leurs caractères, dévoilés au fur et à mesure, sont complémentaires, leurs objectifs différents. Ils doivent malgré tout se serrer les coudes et avancer ensemble.

croods-familleOn se marre du début à la fin ! Leur manière de vivre est hilarante : ainsi, la petite Sandy est lâchée comme un chien après leur proie, prête à mordre à tout va. La grand-mère inépuisable refuse d’être lavée : elle veut garder sa “couche de protection”. Le père a peur de tout ce qu’il ne connaît pas : découvrir le monde extérieur est pour lui très anxiogène. Quelle est cette plante ? Cet animal ? Cette couleur ? Cette matière ?

Car il faut aussi souligner la beauté de l’animation : même si je ne suis pas fan des personnages, un peu trop “carrés” pour moi, j’ai été enchantée par les paysages et les dizaines de créatures, à la fois drôles et sublimes, qui peuplent le monde sauvage de ce film.

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Un très bon film d’animation, donc, qui vaut la peine d’être vu si vous aimez ce genre cinématographique. Pas besoin d’avoir un enfant sous le bras, allez-y entre adultes, ça vous plaira aussi !

Les Croods, film d’animation réalisé par Chris Sanders et Kirk DeMicco, sorti le 10 avril 2013 en France