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Les Justes, Albert Camus

les-justes_albert-camusPourquoi ce livre ?

Au début de l’année 2017, je me suis promis de lire plus de théâtre, genre qui fut ma passion et m’orienta un temps vers des études dédiées. Même si je ne fais plus de théâtre aujourd’hui, j’aime toujours en lire. Malheureusement, je ne me tourne pas naturellement vers une pièce de théâtre quand je dois choisir une nouvelle lecture. Cette fois -ci, j’ai pris le taureau par les cornes et me suis motivée pour Les Justes de Camus.

De quoi ça parle ?

Tirée de faits historiques réels, la pièce se passe à Moscou, en 1905. Un groupe de socialistes révolutionnaires projette d’assassiner le grand Duc Serge et organise l’attentat, retranché dans un appartement. Certains semblent résolus quand d’autres se posent mille questions.

Mon avis

Il est toujours intéressant de creuser le sujet du terrorisme, plus encore dans la période que nous vivons actuellement, quelles que soient l’époque, la revendication ou la manière d’agir. La question qui m’intéressait ici était de savoir pourquoi des hommes sont prêts à commettre un attentat et à semer la terreur. Comment vivent-ils cela, intimement ? Quel est leur raisonnement ? C’est une folie d’être prêt à commettre de tels actes, et pourtant, certains le font.

Camus pose cette question à ces personnages dans la première partie de la pièce. Car assassiner le grand Duc implique de tuer des enfants, assis juste derrière lui, dans la calèche. Ne pas le tuer symbolise en revanche de baisser les bras, d’arrêter la lutte sociale… Comme le dit le personnage de Stepan : « Parce que Yanek n’a pas tué ces deux-là, des milliers d’enfants russes mourront de faim pendant des années encore. » Le débat entraîné par cette situation m’a beaucoup intéressée !

J’ai moins aimé la suite de l’histoire : l’attentat a lieu et nous suivons les pensées du terroriste en prison. Je me suis ennuyée dans cette partie de la pièce… Je crois que je me suis désintéressée et j’avais surtout envie que ça se termine. Quel dommage ! Peut-être parce que l’histoire perd sa réflexion philosophique et devient plus politique.

A lire si vous aimez Camus, mais aussi l’histoire et la philosophie ! Une pièce très riche que l’on doit mieux apprécier en l’étudiant – ou en la comparant aux faits historiques.

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