Livres

Thérèse Raquin, Emile Zola

therese-raquin-zolaPourquoi ce livre ?

Il y a quelques mois, j’avais avoué sur Twitter n’avoir jamais lu Zola et avais demandé par quel roman commencer. Plusieurs lecteurs m’avaient conseillé Thérèse Raquin, que j’avais acheté quelques semaines plus tard, afin d’être sûre de le lire prochainement. C’est chose faite !

De quoi ça parle ?

Elevée par sa tante, Thérèse Raquin vit recluse dans une petite mercerie parisienne, mariée à son cousin Camille, triste et mou. Elle découvre la passion dans les bras de Laurent, peintre raté et ami de la petite famille. Les deux amants entreprennent un sinistre projet : tuer Camille pour vivre leur amour librement. Mais cette décision va les mener à leur perte…

Mon avis

Avant toute chose, je tiens à signaler aux éditions Pocket, si elles passent par là, que cette couverture de livre est tout bonnement affreuse. C’est bien parce que Zola est l’auteur de ce roman que j’ai eu le courage de le lire, sinon, il n’avait aucune chance.

Ceci étant dit, revenons à l’histoire ! Thérèse Raquin est donc un court roman, noir et pessimiste, qu’il n’est pas bon de lire lorsque le moral est bas. Les héros ne sont que désespoir et tristesse. Telle une tragédie, leur destin est noué, aucune issue n’est possible. L’entreprise meurtrière de Laurent et Thérèse n’apporte pas le bonheur espéré : c’est plutôt un lot de remords, de frayeurs et de dégoût qui envahit les deux amants, hantés par le spectre du mari noyé.

L’ambiance est poisseuse, crasseuse, l’histoire est sordide. Les décors sont gris, sales. Les espoirs vains, les amours mortes. Zola, talentueux écrivain, parvient à rendre ce désespoir total et le voilà qui traverse les lignes, les pages. La deuxième moitié du roman souffre d’un manque d’action, mais ce n’est que pour mettre la fin en valeur… On glisse lentement vers la fatalité. Brillante fin, pas forcément inattendue, mais tout à fait logique et théâtrale.

Une bonne lecture, donc, qui met en scène la tragédie humaine et le cercle vicieux. A lire une fois dans sa vie, tout de même.

ZOLA Emile, Thérèse Raquin, éditions Pocket, 2004 (initialement publié en 1867), 287 pages

5 réflexions au sujet de « Thérèse Raquin, Emile Zola »

  1. moi perso j’ai beaucoup aimé ! je ne suis pas fan de Zola, disons que c’est un auteur avec lequel j’ai du mal à rentré entièrement dans l’histoire, c’est souvent long, et puis à la fin de ses livres t’as souvent envie de te pendre quand même…
    mais ce livre je l’avais vraiment apprécié, je me souviens que pour le coup, il n’y avait pas dtrop de description et j’ai beaucoup aimé l’analyse psychologique des personnages !

    1. Mon premier Zola et je dois dire qu’il ne laisse pas indifférent. Mais effectivement, les personnages sont complexes, l’auteur les fait vivre. Il sait écrire évidemment.

  2. J’aime tellement Zola ! Mais je n’aurais pas commencé par celui-ci … Je trouve Nana ou Pot-Bouille moins dépressifs. Et sinon Germinal, La bête humaine ! Encore de belles choses à lire (quand tu as le moral 😉 )

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