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L’amitié selon Prévert, Carole Aurouet

lamitieselonprevertPourquoi ce livre ?

Mes parents me l’ont offert pour Noël et un mois plus tard, il est enfin lu !

De quoi ça parle ?

Il s’agit d’un recueil d’éphémérides conçues par Prévert. Comme cela est expliqué au début de l’ouvrage, le poète s’amusait, chaque jour, à dessiner une fleur colorée sur une page blanche, en indiquant à côté les rendez-vous qu’il avait avec ses amis. Cela a duré plus de 10 ans. Bien sûr, nous n’avons pas accès à l’intégralité des fleurs de Prévert, mais un aperçu assez touchant, en alternance avec de courts textes présentant ses amis les plus proches et fidèles.

Mon avis

Jacques Prévert, tout comme Boris Vian, est un auteur et une personnalité qui me touche depuis longtemps. Ses poèmes, simples, drôles et émouvants, ont toujours su me faire sourire. Même si je ne le connais pas très bien, je pense que cet homme ne se prenait pas au sérieux et défendait les choses les plus simples. Et c’est cela qui me touche chez lui.

J’ai découvert, par le biais de cet ouvrage, qu’il était entouré d’amis tous plus connus les uns que les autres. A travers les textes de Carole Aurouet, on ressent une atmosphère propre au début du 20e siècle qui fait vraiment envie. Un peu jemenfoutistes, défenseurs de l’art sous toutes ses formes et de la beauté de la nature, toutes ces personnes ont le don de me rendre nostalgique d’une période que je n’ai pas vécue.

Qui étaient les amis de Prévert ? Boris Vian, bien sûr, son voisin complice ; Robert Doisneau, alors jeune photographe ; Pablo Picasso, admiratif du coup de crayon de Prévert ; Pierre, frère et coéquipier… Les déclarations d’amitié de Prévert sont légion. On envie ses rendez-vous, secrets et furtifs, avec chacun de ses proches. Comme j’aurais aimé avoir un entretien avec lui !

Les éphémérides, quant à elles, sont bien curieuses et mystérieuses. Ces fleurs très colorées, toujours différentes, témoignent de la tendresse de l’auteur. Un seul regret : ne pas toujours pouvoir lire les annotations du poète, écrites en pattes de mouche ou gribouillées. Il aurait peut-être fallu les retranscrire à côté… Mais le charme aurait alors été rompu.

Petit et court, ce bel ouvrage donne surtout envie d’en savoir plus sur Jacques Prévert, ce drôle de bonhomme qu’on a envie de bisouiller. Si, si, regardez cette photo de Doisneau (1955) :

doisneau-robert-jacques-prevert-paris-1955

ruejacquesprevert-doisneau

J’ai déjà prévu, un jour, de m’offrir Rue Jacques Prévert, un recueil conçu par Robert Doisneau, rassemblant des photos et des textes des deux compères. En tout cas, si vous aimez Prévert, offrez-vous le livre de Carole Aurouet, qui agira comme une parenthèse dans votre emploi du temps.

AUROUET Carole, L’amitié selon Prévert, Editions Textuel, 2012

2 réflexions au sujet de « L’amitié selon Prévert, Carole Aurouet »

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