Livres

Je vais au théâtre voir le monde, Jean-Pierre Sarrazac

théâtre-sarrazacPuisque je ne parviens pas à m’immerger dans 1Q84, je viens vous parler d’un petit ouvrage très bien conçu. Tout à l’heure, avant de sortir de chez moi, je cherchais un bouquin à glisser dans mon sac. Le livre de Murakami étant trop gros et surtout, ennuyeux, j’ai préféré piocher dans ma bibliothèque. J’ai par hasard discerné un petit livre rouge foncé, caché entre deux pièces de théâtre, que je me suis empressée de ressortir.

Il s’agissait de Je vais au théâtre voir le monde, de Jean-Pierre Sarrazac. Ce petit livre, publié chez Gallimard Jeunesse et sans doute destiné aux pré-ados, présente, de manière courte et simple, ce qu’est le théâtre. En une demi-heure, il était lu. Ou relu. Je ne sais plus.

En tout cas, je vous le conseille car il est facile à lire et répond aux questions les plus simples : pourquoi faut-il aller au théâtre ? Qu’est-ce que cela provoque chez le spectateur ? Quelle est l’origine du théâtre ? Comment a-t-il évolué, selon les auteurs et les périodes historiques ? Pourquoi le lieu du théâtre est-il si important ?

Promis, rien de rébarbatif là-dedans. Plutôt une sorte de mini-Le monde de Sophie version théâtre, mais en très épuré. L’auteur ne cite que quelques noms, les plus importants sans doute, comme Platon, Sophocle, Molière, Vitez, Brecht, Beckett, Vilar… Pas de panique ! Ce petit livre se lit en très peu de temps, une demi-heure peut-être. Illustré par Anne Simon, il explique à quel point le théâtre est un art vivant, unique et enrichissant.

Jean-Pierre Sarrazac fut mon professeur lorsque j’étudiais encore le théâtre. Il m’a fait découvrir Ibsen et je me souviens très bien de sa gentillesse et sa manière de nous faire aimer le texte dramatique. Passionné et passionnant. Un monsieur vraiment très chouette. Toujours est-il que si j’avais continué ces études, je crois que je me serais lancée dans une thèse sur le rire au théâtre. Ma passion depuis toujours. Mais ça, c’est une autre histoire…

SARRAZAC Jean-Pierre, Je vais au théâtre voir le monde, Editions Gallimard Jeunesse, 2008, 85 pages.

Musique et concerts

Debout sur le Zinc : un groupe mélancolico-dansant

Photo de Mathieu Zazzo, publiée sur Publikart.netAujourd’hui, parlons musique. Car il existe un groupe français qu’il faut connaître. Composé de 7 messieurs, il se fait appeler DSLZ. Son véritable petit nom, c’est Debout sur le Zinc.

Je ne vais pas vous raconter leurs vies, d’ailleurs, je ne les connais pas. En revanche, je peux vous parler de leur musique, leurs chansons, leurs mélodies joyeuses ou mélancoliques. Lorsque j’écoute DSLZ, j’ai envie de danser, de chanter, de sautiller dans tous les sens ; mais je peux aussi prêter attentivement l’oreille aux paroles, allongée sur mon lit.

C’est tout l’art du groupe. Vous faire passer du coq à l’âne, réveiller chez vous une envie irrépressible de battre la mesure puis vous laisser reprendre votre souffle avec une très jolie chanson d’amour. La musique est vivante, elle respire, elle frissonne, elle apaise ou excite. L’accordéon, les guitares et les percussions donnent la bougeotte quand la mandoline, le violon et la clarinette adoucissent l’atmosphère.Debout-sur-le-zinc-La-fuite-en-avant

Le style ? Chanson française/poésie/rock avec une pointe de musique tzigane. La plus belle voix ? Selon moi, celle de Simon Mimoun, que vous retrouvez aussi sur le dernier album d’Aldebert, “Les meilleurs amis”. Il chante toutes mes chansons préférées… un signe, non ?

Ironie du sort, moi qui aime tant les écouter, je n’ai jamais assisté à un concert de DSLZ. Pas pris le temps de prendre des billets. *Honte*

Si vous voulez les découvrir, je vous conseille leur dernier album, “La fuite en avant”, dans lequel vous trouverez “Avance sans moi” pour vous réveiller, “La fuite en avant” pour sautiller et retrouver une bonne humeur, et surtout, SURTOUT, la sublime chanson “J’ai déjà donné”. Quant aux “tubes”, n’hésitez pas à faire un tour sur Deezer ou autre radio online, qui vous proposera inévitablement “La déclaration” ou “Les mots d’amour”. Ensuite, revenez ici me dire ce que vous en avez pensé.

NB : la photo du groupe appartient à Mathieu Zazzo.

Films

Rebelle : une histoire de cheveux

affiche-rebelleVous avez peut-être raté “Rebelle”, le dernier Disney/Pixar aux couleurs écossaises, sorti sur les écrans le 1er août dernier. J’ai cru que c’était aussi mon cas et puis j’ai constaté qu’il était toujours à l’affiche. Alors je suis allée jeter un œil à ce petit film d’animation qui avait plu aux chroniqueurs de l’émission Le Masque et la Plume (si, si, je les ai entendus !), sur France Inter, le 12 août exactement.

“Rebelle” raconte l’histoire de Merida, une jeune demoiselle flamboyante, heureuse de vivre libre dans une belle et mystérieuse contrée écossaise, entourée de sa petite famille. Mais un jour, sa mère la Reine lui fait comprendre qu’il va falloir choisir un prétendant pour époux, afin de respecter les traditions ancestrales et que la paix continue à régner.

Mais la jeune fille ne l’entend pas de cette oreille : au nom de quoi devrait-elle sacrifier sa liberté, elle qui aime tant galoper à travers champs et tirer à l’arc ? Pour de pures légendes ? Ja-mais ! En s’entêtant au lieu de s’écouter, la mère et la fille vont malheureusement être victimes d’une malédiction…

On s’en doute, bien sûr, cette jolie histoire finit bien. Oui mais ! Attention, dans “Rebelle”, les cheveux sont à l’honneur. Merida arbore une superbe chevelure rousse, aux boucles rebelles (justement).

La mère, quant à elle, tresse ses cinq mètres de cheveux comme elle peut, jusqu’à ce que tout ça se libère dans un coup de vent et la rajeunisse d’un seul coup. Le père, lui, bon roi Dagobert, cache quelques poils roux sous un casque de guerrier sanguinaire mais expose fièrement sa moustache décoiffée. Les triplés, as des bêtises en tout genre, sont tout “bigoudillés” (et roux, évidemment).

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Même les personnages secondaires sont joliment poilus : les trois seigneurs, venus présenter leurs fils à Merida, ont de fantastiques tignasses. Coup de cœur pour les mèches noires indisciplinées du seigneur MacIntosh, à droite sur l’image.

Il semblerait qu’aujourd’hui, le roux soit à l’honneur, chose rare si j’en crois l’article dédié à ce sujet dans Marianne. Les cheveux aussi, puisque même le Musée du Quai Branly propose une expo sur les cheveux. Et comme je suis moi-même bien chevelue, j’irai sans doute y faire un tour.

Je vous conseille en tout cas ce film d’animation, qui a, pour une fois, la décence de présenter une princesse qui ne se marie pas. Une rebelle, quoi.