Films·Musique et concerts

Bilan culturel d’août 2016

Coucou !

Depuis mon dernier bilan estival, j’ai continué mon exploration culturelle et je me devais donc de partager tout ça avec vous pour la rentrée.

Musique

Rock en Seine 2016

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Pour la septième fois consécutive, j’étais présente à Rock en Seine, durant les trois jours de festival ! Comme je vous l’expliquais l’année dernière, c’est un rendez-vous annuel pour nous, qui célèbre l’été, la fête, la bonne boustifaille et la musique, le tout entre amis et amoureux !

Cette fois, nous n’avions pas de groupe « à voir absolument », à part Sum 41. Ce fut donc une édition dédiée à la découverte et au vagabondage.

J’ai donc pu écouter les Anglais du groupe Bastille, les vieux cowboys de Clutch, l’entêtant Birdy Nam Nam, les hargneux membres de The Last Shadow Puppets, les rappeurs Casseurs Flowters, l’illuminé Edward Sharpe, les étranges Sigur Ros et Massive Attack, les dansants Naive New Beaters, le bluesman Gregory Porter, les rockeurs de Sum 41, et le fameux Iggy Pop. Le tout sous un soleil éclatant !

Deux belles découvertes (Bastille et Edward Sharpe), quelques thés glacés, des plats de tous les continents et une nouvelle collection de gobelets Rock en Seine plus tard, je suis à nouveau ravie de ce festival.

Le gros plus de cette année : le paiement cashless, directement via le bracelet du festival. Plus de cash ni de carte bancaire sur soi, une puce rechargeable en ligne ou sur place de manière très simple, une rapidité de paiement et une sécurité… bref, je suis adepte du paiement cashless ! Vivement que cette innovation se développe dans la vie quotidienne.

Cinéma

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Frantz, de François Ozon

J’ai eu la chance de découvrir le nouveau Ozon en avant-première, invitée par UGC lors d’une soirée « Label spectateurs », qui consiste à nous montrer un film « surprise » avant que l’on donne notre avis dans un questionnaire et qu’on attribue ou non le fameux label.

Je suis assez friande de la filmographie d’Ozon, alors lorsque le film a commencé, j’étais plutôt heureuse de cette surprise ! Le film sort officiellement en salles ce mercredi 7 septembre, et je vous le conseille si vous aimez :

  • les drames
  • les choix de mises en scène audacieux
  • les films de François Ozon

En effet, rien de drôle dans cette histoire qui se déroule juste après la Première Guerre Mondiale. Un jeune Français (incarné par Pierre Niney) vient régulièrement fleurir la tombe de Frantz, soldat allemand. La veuve de Frantz, Anna, décide d’éclaircir ce mystère, sans se douter que cette rencontre va bouleverser sa vie.

On s’attend à une histoire d’amour romantique, n’est-ce pas ? Que nenni ! La surprise sera au rendez-vous dans ce beau film dramatique en noir et blanc, parfois en couleur. Je ne vous en dis pas plus.

Comme des bêtes, de Chris Renaud et Yarrow Cheney

Une sortie ciné entre copines fut l’occasion de découvrir ce nouveau film d’animation animalier. Très dynamique et coloré, « Comme des bêtes » est un bon divertissement, truffé de références cinématographiques, qui entraîne le chien de compagnie Max dans une aventure haute en couleurs. Rien de transcendant mais un bon film d’animation à voir avec des enfants.

Stefan Zweig : adieu l’Europe, de Maria Schrader

Je suis une amatrice des œuvres de Stefan Zweig, alors j’ai peu hésité avant d’aller voir ce biopic concentré sur les dernières années de la vie de l’auteur. Ce fut une très belle découverte ! L’originalité des plans, le jeu avec les couleurs, les miroirs, les hors-champ… On se croirait dans différents tableaux, où intervient toujours Zweig, tel un héros dramatique dont on connaît déjà le destin. Même la beauté du Brésil, l’accueil enthousiasmant de ses proches, la reconnaissance de son travail ne lui font pas oublier la guerre qui frappe l’Europe, alors que lui vit en paix de l’autre côté de l’océan. Une culpabilité et un mal-être retranscrits dans ces décors de vacances. Très beau film qui saura plaire aux fans de l’auteur !

Adios amigos ! Rendez-vous à la fin du mois de septembre pour de nouvelles découvertes. Les théâtres débutent leur nouvelle saison, et cette année, je me suis lâchée ! Il va y avoir du lourd sur le blog, préparez-vous.

Livres

Le voyage dans le passé, Stefan Zweig

voyage-dans-le-passe-stefan-zweigPourquoi ce livre ?

C’est ma maman qui me l’a conseillé, lorsque je lui ai prêté d’autres ouvrages de Stefan Zweig.

De quoi ça parle ?

Cette nouvelle met en scène les retrouvailles de deux amoureux, neuf ans après leur séparation due au travail puis à la guerre.

Mon avis

Le voyage dans le passé est une nouvelle de 102 pages qui résume tout l’univers de Stefan Zweig : très empreint de nostalgie, ce récit revient sur la naissance de l’amour entre un homme et une femme puis raconte leur séparation, et, plus tard, leurs retrouvailles. Le manque, la tristesse, le découragement, la timidité, la gène envahissent chaque page. Après tant d’années, longtemps après la promesse d’une fabuleuse union, ces deux êtres sont devenus distants l’un de l’autre. Le souvenir de leur amour va-t-il raviver la flamme ? C’est toute la question de cette histoire finalement assez noire, mais parfaitement écrite, bien sûr.

J’ai aimé découvrir cette nouvelle récemment traduite pour la première fois (2008). Connaissant les démons de l’auteur, j’appréhendais une triste fin. Je ne vous dirai pas comment cela finit, mais c’est en tout cas une fin à la Zweig. Une lecture pleine de mélancolie qui fait vraiment voyager dans le passé. C’est un très bon moyen de faire connaissance avec la plume de l’auteur si vous n’avez jamais lu ses œuvres !

Livres

La Confusion des sentiments, Stefan Zweig

confusion-des-sentiments_zweigPourquoi ce livre ?

Il fait partie du coffret des chefs d’œuvre de Stefan Zweig édité pour Noël par les éditions Le Livre de Poche, que j’avais gagné lors d’un concours. Besoin d’un classique ? Hop, j’ai pioché dans le coffret.

De quoi ça parle ?

Sous-titré « Notes intimes du professeur R de D », La Confusion des sentiments est une longue nouvelle. Le narrateur revient sur sa rencontre avec un professeur passionné et fascinant.

Mon avis

Cette nouvelle n’a rien d’anecdotique dans l’œuvre de Zweig. La quatrième de couverture la qualifie de chef d’œuvre et en effet, c’est un peu de cet ordre là. Le début de ma lecture, pourtant, n’augurait rien de bon. L’écriture dense de l’auteur demande une certaine concentration et l’on n’entre pas facilement dans le récit du narrateur. Rêveuse, je n’arrivais donc pas à m’intéresser à l’histoire. Pourtant, dès que le personnage principal rencontre son professeur, on devient, comme lui, fasciné par l’homme.

On est aussi porté par l’écriture de Zweig, poétique, presque musicale, que l’on a envie de murmurer à voix haute tant les mots s’enchaînent bien. Indiscutablement, l’auteur maîtrise sa plume. Il n’a pas seulement écrit un texte, il raconte.

Le narrateur, perturbé par ce professeur énigmatique, vit dans l’ombre de l’érudit. Il finit par découvrir le secret de cet homme sujet aux absences inexpliquées, parfois tendre et attentif, parfois brutal et sévère. Ce secret qui nous scotche. Zweig, précurseur, a le talent de parler de tout de manière sublime. Moi qui avais du mal à commencer le livre, j’ai absolument tenu à le terminer une fois prise dans le récit. C’est beau, tout simplement. Je ne demande pas grand chose de plus aux romans.

ZWEIG Stefan, La Confusion des sentiments, éditions Le Livre de Poche, 2011 (première publication en 1927), traduit par Olivier Bournac et Alzir Hella, traduction révisée par Brigitte Vergne-Cain et Gérard Rudent, 124 pages