Films·Spectacles

Bilan culturel de mai

Catastrofik ! Décidemment, je crois que mon année culturelle 2015 prend un bien mauvais coton. A croire que je n’ai plus le temps de rien. En tout cas, j’ai vu de belles choses, c’est déjà bien !

Spectacle

fills-monkey_affiche« Incredible Drum Show » des Fills Monkey

Quel show ! Un spectacle musico-humoristique très dynamique, mené par deux talentueux batteurs grimaçants, formidablement inventifs : comme le dit France Gall, ils « tapent sur des tonneaux, sur des pianos, sur tout ce que dieu peut [leur] mettre entre les mains » ! Ou presque. La soirée commence avec une intro musclée, qui décolle les tympans et réveille un bon coup ! Idéal pour un vendredi soir, après une semaine remplie. Puis les voilà qui se font concurrence, tentant chacun leur tour de remporter l’adhésion du public, avec toujours plus de rythme et de génie. La poésie des bulles de savon et de percussions dalaïlamesques alterne avec la fête rock ‘n’ roll. Tout est prétexte à rythmique : balles, bâtons lumineux, quilles… Les adultes s’emportent, les enfants rient et applaudissent, on sent une vague de bonheur envahir le public ! Ce genre de spectacle fait un bien fou, on se sent revigoré à la sortie, avec l’âme naissante d’un batteur : dans la rue, les spectateurs tapotaient tout ce qu’ils pouvaient. Haha ! Une soirée réussie !

Cinéma

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Deux films aux styles diamétralement opposés : d’abord « Connasse Princesse des cœurs », d’Eloïse Lang et Noémie Saglio, avec l’effrontée Camille Cottin. Une comédie tournée en caméra cachée qui reprend le principe de la mini-série de Canal+, c’est-à-dire être une « connasse » en public. Cette fois, la jeune femme à l’égo surdimensionné nous emmène à Londres pour tenter une rencontre avec le Prince Harry. Au rendez-vous, des situations cocasses, particulièrement osées et drôles. J’ai souri, mais n’ai pas ri aux éclats, cela manquait de surprise finalement. Tout de même très sympathique pour s’aérer l’esprit.

Ensuite, « Une belle fin » d’Uberto Pasolini, avec l’incroyable Eddie Marsan. L’histoire d’un homme seul et bien discipliné, dont le métier consiste à chercher les proches de morts solitaires, afin de les convier à leurs enterrements. Autant vous dire tout de suite que j’ai pleuré comme une madeleine face à ce magnifique film. Triste certes, mais très beau, très riche, magnifiquement tourné. L’Angleterre est un personnage à part entière. On s’attache énormément à cet homme seul, pourtant empli de douceur et d’amour pour ces inconnus disparus qu’ils bichonnent. Méticuleux, propre, calme, on rêve pour lui d’une vie un peu plus folle… Vraiment, un merveilleux film, mais triste, je me répète. A voir seulement si vous avez le moral. Mais à voir !

Mai est terminé ! Rendez-vous fin juin !

Spectacles

Video Games Live 2014, au Palais des Congrès de Paris

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Salut à tous ! Aujourd’hui, je reviens avec une chronique qui change un peu de l’ordinaire. J’ai en effet prévu de vous parler de Video Games Live.

De quoi s’agit-il ?

Video Games Live est une série de concerts mettant en scène de célèbres musiques de jeux vidéos, jouées par des orchestres. Sont en même temps diffusées des images du jeu, affichées sur grand écran. Ce rendez-vous a été initié par les compositeurs Tommy Tallarico et Jack Wall, en 2005, pour prouver aux non-initiés que les musiques de jeux vidéos sont de véritables créations musicales.

Pourquoi en parler, ici et maintenant ?

Parce que j’ai assisté au show 2014 qui a eu lieu le 5 novembre dernier, au Palais des Congrès de Paris. C’était une sortie prévue de longue date qui s’est avérée géniale !

Précisons d’abord que je ne suis pas une grande joueuse, même si j’ai un faible pour les jeux d’aventure. Je joue rarement, en revanche, je suis une spectatrice assidue, vivant aux côtés d’un joueur. Il n’est pas obnubilé par tous les jeux, seulement par certains qui sont de grande qualité (eh ouais). Avec des vraies histoires, des missions, des rebondissements, des graphismes pas tout pourris, et des musiques fantastiques (ON Y VIENT). Il n’est donc pas rare qu’ensemble, on fredonne des airs de Skyrim, Assassin’s Creed ou Mass Effect.

Alors ce spectacle ?

Entre le concert d’orchestre symphonique et le show à l’américaine, animé par un Tommy Tallarico plein d’humour et d’énergie, ce fut une soirée haute en couleur : comme un jeu de devinettes, le public devait parfois reconnaître la musique qui était jouée devant lui. Les fans se faisaient connaître en applaudissant à tout rompre dès les premières notes. J’ai eu un frisson lorsque le Hungarian Virtuosi Orchestra, venu tout droit de Budapest, a interprété la musique de Monkey Island et surtout celle de Skyrim. \o/

Nous avons aussi eu droit aux grands classiques : Final Fantasy, Halo, World of Warcraft, Sonic the Hedgehog, The Legend of Zelda, Kingdom Hearts et Metal Gear Solid.

J’ai eu un petit coup de cœur pour un jeu que je ne connaissais pas et qui me semble très beau : il s’agit de Journey. Si vous le connaissez, n’hésitez pas à m’en parler !

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Journey – Ca n’a pas l’air trop beau ?

Sachez donc, si vous n’y connaissez rien en musique de jeux vidéo, que non, cela ne se résume pas à des « bip-bip » à la Mario ou Tetris, que derrière ces musiques, il y a des compositeurs, avec des instruments à vent, à corde, des percussions, des chœurs… Et ça vaut bien parfois les musiques de films ! Oui Madame, oui Monsieur.

Je vous laisse maintenant avec le thème de Skyrim, qui est dans ma tête depuis des semaines.

Musique et concerts

Lynda Lemay, ma chanteuse chouchou

Lynda LemayJ’écoute finalement assez peu de femmes chanteuses mais celles que j’admire ont une place immense dans mon cœur. C’est le cas de Lynda Lemay, une femme que j’aime profondément. Belle, charismatique, drôle, touchante et sincère, elle a un véritable don pour raconter des histoires, pointer du doigt ce qui fait mal ou justement ce qui fait du bien, poser les bonnes questions, exprimer à voix haute ce qu’on pense à voix basse… Talentueuse poète, Lynda m’émeut toujours beaucoup lorsque je l’entends chanter.

Vous ne la connaissez peut-être pas, même si j’ai du mal à y croire. “Le plus fort c’est mon père” est sa chanson phare, son succès international, tout comme “Les souliers verts” ou “La visite”. Créatrice jusqu’au bout des ongles, Lynda Lemay semble écrire chaque jour, chaque semaine, et livre très régulièrement des nouvelles chansons à son public. Découverte en 1989, Lynda est prolifique : elle a déjà 13 albums à son actif, sans compter les live, qui sont tout aussi bons (voire meilleurs) que les autres.

Car Lynda est une interprète à voir avant tout : je l’ai déjà applaudie deux fois, mais j’ai toujours envie d’y retourner en sortant. Elle a cette manière naturelle de chanter et de raconter ses histoires qui touche tout le monde. Généreuse, sincère, on la sent hypersensible. Elle embrasse ses musiciens sur scène, danse avec ses longs cheveux, chante avec le cœur et le ventre, raconte un peu sa vie et remercie sans cesse. Elle me donne tellement envie de la serrer fort, de l’applaudir, de lui dire “merci, merci !”, c’est un pouvoir qu’elle exerce sur moi depuis un certain nombre d’années.

J’ai eu un jour l’idée fulgurante d’aller lui faire signer son dernier album en dédicace. Après quelques heures d’attente (moi, oui, j’ai attendu, vous vous rendez compte !), je suis arrivée devant elle. Si jolie et impressionnante, je n’ai rien su lui dire à part “celui-ci c’est pour ma maman et celui-ci pour moi” en souriant. Je mourrais pourtant d’envie de l’embarquer avec moi et de faire un tour en lui disant comme je l’aime, mais ma voix s’est brisée. Je suis repartie toute tremblante avec une photo, rouge de timidité et de honte de n’avoir pas su parler. La prochaine fois, je me mets un coup de pied aux fesses !

Bref, vous voyez un peu l’effet qu’elle me fait. Je pleure assez souvent en l’écoutant, c’est pourquoi je ne le fais pas très souvent. Sauf par périodes. Je suis actuellement accro à “La lune et le miel”, une ancienne chanson. L’air me reste en tête toute la journée et me rappelle le concert auquel j’ai assisté la semaine dernière, déjà. Alors oui, Lynda écrit beaucoup de chansons tristes, mais elle dit les choses, elle parle de tout et avec talent, par exemple dans “L’architecte”, “Charlot”, “Rends-moi ma bicyclette” ou “Des comme lui”. Mais elle écrit aussi des chansons très très drôles et vraies, “Bande de dégonflés”, “Les maudits Français”, “Ma chouette” ou “Alphonse”.

Ecoutez-là, applaudissez-là, suivez-là ! C’est une artiste, une vraie, une qui y croit et qui aime ça ! J’t’aime, Lynda.

Musique et concerts

Ben Mazué, le poète charmeur

BEN-MAZUE-CREDIT-Romain-OsiJe continue mes chroniques musicales, puisque ça avait l’air de vous plaire ! J’ai donc choisi Ben Mazué pour inaugurer l’année 2014, découvert par hasard en 2011. Mes parents et moi avions alors décidé d’aller assister à son concert le jour même, dans un village près de chez moi. Pas encore d’album, ni de radio, ni de passage à Taratata. Seul sur scène avec son guitariste, il a réussi à me charmer, me faire rire, m’émouvoir ! J’ai senti le coup de cœur en sortant de la salle et je n’avais alors qu’une envie, acheter son album ! Mais il a fallu attendre quelques mois avant de pouvoir me le procurer. Un certain nombre de chansons interprétées en concert ne sont pas sur le cd mais celles qui en font partie sont tout simplement géniales ! album-ben-mazué

Mais qui est Ben Mazué ?

Un trentenaire mince et discret, affublé de cheveux roux et d’yeux bleus, tout mignon, tout souriant. Influencé par le rap, lui ? Sans déc’ ? Oui, oui. On le sent mélomane et talentueux. Il l’est, c’est une certitude. Car sa musique ne ressemble à aucune autre : le phrasé rappé est accompagné d’instruments de tous types, le texte poétique raconte de vraies histoires, souvent celles de Ben Mazué, justement. Enfin, la voix douce et cassée est absolument charmante ! Comment ne pas résister !?

Son prochain album sort en septembre 2014, ENFIN ! Vous avez donc quelques mois pour tomber sous son charme incontestable (si, si). Pour cela, je vous conseille d’écouter “Case départ” (qui vous présente le bonhomme), “Confessions d’un rap addict” et “L’homme modeste”. Pour fondre sur place, commencez par “La valse” ! Cliquez ici pour écouter tout ça.

Consultez aussi son site internet pour voir d’autres vidéos, en savoir plus sur sa vie, les prix qu’il a reçus, les festivals où il est allé ou ses concerts à venir.

NB : La photo portrait appartient à Romain Osi.

Musique et concerts

Les Cowboys Fringants : qui veut du joyeux Québécois ?


CowboysFringantsJe ne saurais vous expliquer pourquoi, mais hier soir, subitement, j’ai eu envie d’écouter
Les Cowboys Fringants. Je suis maintenant ce groupe québécois depuis belle lurette, en fait depuis l’album intitulé “Break Syndical” qui date de 2002, que m’avait fait découvrir une copine de camp de vacances. Il était donc temps que je vous en parle ici !

Alors, de quelle musique s’agit-il, me direz-vous ! Un peu folk, un peu rock, un peu country, la musique des Cowboys est assez variée pour que l’on soit sans cesse surpris. Souvent très rythmée et dansante, elle peut aussi être douce et nostalgique. Les guitares habillent chaque chanson quand le violon illumine les mélodies. Parfaitement menée, la musique accompagne des paroles engagées, en faveur du Québec et de l’environnement, mais aussi des paroles romantiques, des textes d’amoureux, des déclarations.

Karl Tremblay (le deuxième homme sur la photo) est le principal chanteur du groupe. Sa voix douce et son accent québécois sauront sans aucun doute vous charmer ! Quant aux magnifiques textes de certaines chansons, on les doit au talentueux Jean-François Pauzé (le premier homme sur la photo).

Si vous ne connaissez pas encore Les Cowboys Fringants, je vous conseille deux albums : “L’expédition” et “La Grand Messe”. Le dernier en date me semble un peu en-dessous de ceux-là, mais peut-être est-ce parce que je ne l’ai pas autant écouté.

Oui, mais alors, quelles chansons, hein !? Selon moi, les chansons phares sont les suivantes :

– Ti-Cul : l’histoire d’un jeune mec qui veut vivre ses rêves et non pas suivre l’avis des autres. Yeah !

– Les étoiles filantes : une sublime chanson sur le temps qui passe. Larmichette.

– Chêne et Roseau : une petite fable à la La Fontaine. La sagesse.

– Monsieur : mais qui est donc l’Homme Politique ? Les Cowboys nous le raconte.

– Toune d’automne : une ballade nostalgique spéciale Cowboys.

– La Manifestation : portrait de manifestants.

Si vous êtes bon Français et ne comprenez pas toutes les paroles, c’est normal, c’est du québécois. Les expressions et les termes bien d’chez eux ont parfois du mal à se comprendre à l’oreille mais on s’y fait, promis ! On finit même par adorer ça ! Une fois que vous aurez écouté un peu de ces tubes (oui oui), tentez, pourquoi pas, un p’tit concert.

Je me souviens les avoir vus au Zénith de Paris il y a quelques années et j’avais trouvé ce spectacle tout simplement magique. J’ai encore en souvenir l’interprétation des “Etoiles filantes”, avec un public illuminé par des milliers de flammes de briquets. Nous étions tous en osmose avec la musique, c’était parfait !

Vous avez envie de vous défouler, puis de tomber amoureux(se), puis de vous rappeler du bon vieux temps, puis de critiquer un peu, puis de penser aux gens que vous aimez ? Pour l’ambiance, pas d’hésitation, mettez Les Cowboys Fringants !

Musique et concerts

Dub Incorporation, le bonheur en musique

Il faut que je vous parle de Dub Incorporation. Sans ça, vous ne me connaîtriez pas tout à fait. Il faut le voir pour le croire : les concerts de ce groupe de reggae/dub/ragga de Saint-Etienne me transforment en une chose étrange. Me libérant de mes cheveux tentaculaires, je suis pleinement heureuse durant ces instants toujours trop courts mais intenses.

Oui mais c’est qui, Dub Inc. ?

La Dub Inc. se compose de sept musiciens, dont deux chanteurs vraiment incroyables, à savoir Komlan (Aurélien Zohou) et Bouchkour (Hakim Meridja). Tous les deux ont une pêche d’enfer. Ils savent mettre l’ambiance, chauffer le public, agiter les foules, rendre heureux.

C’est quoi, comme musique ?

C’est, comme je le disais, un mélange de reggae/ska/dub/ragga. Il y a bien évidemment des influences Bob Marley mais très lointaines, puisque la musique de Dub Inc. est bien plus rythmée. Ca bouge beaucoup beaucoup ! Rare sont les chansons douces et calmes (mais elles sont parfois nécessaires pour respirer un coup). Bref, vous l’aurez compris, c’est hyper-joyeux et coloré !

Et qu’est-ce que ça provoque chez toi ?

Le bonheur. J’aime par dessus tout chanter avec d’autres milliers de personnes qui, comme moi, connaissent tout par cœur. Cette fusion avec les autres me fait frissonner, c’est un plaisir si intense que je ne pourrais pas me passer de ce genre de concerts. Avec Dub Inc., je me défoule, je respire, je souris, je ris, j’aime la terre entière, je me libère. Une sensation unique qui ne se réveille qu’à ce moment-là. Quand je les vois, mais aussi quand je les écoute. J’ai aussitôt envie de sauter partout comme un petit kangourou tout joyeux !

D’accord, on a compris ! Alors tu nous conseilles quoi, pour découvrir Dub Inc. ?

Premièrement, les voir en concert. C’est un show exceptionnel. Deuxièmement (ou en attendant une nouvelle tournée), écouter “Hors-contrôle”, le dernier album en date du groupe. Si vous voulez que l’effet soit immédiat, penchez-vous sur “Tout ce qu’ils veulent” (écouter la vidéo ci-dessous). Si vous ne bougez pas, vous êtes malade. “Laisse le temps” est aussi formidable, tout comme “Murderer”, “Diversité”, “Métissage”, “Djamila”, “Ma mélodie” et le célèbre “Rude Boy”.

Vous avez l’autorisation de ne pas aimer, mais alors, dites-moi pourquoi, pitié. Qu’on ne se fâche pas en si bon chemin. Sourire

Edit. du 11/10/2013 : Le nouvel album du groupe « Paradise » va paraître dans quelques jours et le groupe a révélé en avant-première la chanson « Chaque nouvelle page ». Et voilà, je saute à nouveau comme un kangourou ! YOUHOU !

Chaque nouvelle page – Dub Inc. – vidéo de DubIncOfficial

Regardez aussi les vidéos live disponibles sur la chaîne YouTube Dub Inc. Fans.