Livres

Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy

kennedy-charmes-discrets-de-la-vie-conjugalePourquoi ce livre ?

Il y a deux ans, j’avais plutôt apprécié Une relation dangereuse, un autre roman de l’auteur. J’avais donc demandé conseil sur Twitter pour découvrir d’autres histoires de Kennedy, et l’on m’avait suggéré Les Charmes discrets de la vie conjugale. Il a rejoint ma bibliothèque à Noël 2014.

De quoi ça parle ?

Etats-Unis, années 70. Hannah est une jeune femme comblée : elle a eu ce qu’elle désirait en se mariant et en devenant mère jeune. Pourtant, la vie de famille bien rangée commence à l’ennuyer. Un soir, alors qu’elle est sans son mari Dan, elle tombe dans les bras de Tobias Judson, un ami de son père recherché par la police, et l’aide à fuir l’Amérique. Un acte qui reste secret et n’empêche finalement pas Hannah de continuer à vivre sagement. Jusqu’en 2003, où cette histoire est révélée publiquement et bouleverse la vie de l’héroïne.

Mon avis

J’attendais beaucoup de ce roman, car je pensais y retrouver le suspense qui avait rythmé ma lecture d’Une relation dangereuse. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Découpé en deux parties (années 70 / 2003), le roman m’a paru très long, trop sans doute. Ces 600 pages contiennent de nombreux passages à vide, durant lesquels il ne se passe pas grand chose. L’auteur fait le focus sur des détails qui n’auront aucune incidence sur la suite et qui alourdissent considérablement l’intrigue.

Hannah, quant à elle, m’a paru mièvre et sans intérêt. Pourtant entourée de parents politiquement engagés, elle n’a aucun esprit rebelle et se complait dans sa vie de mère et d’épouse, alors qu’elle avoue s’y ennuyer. Accompagnée d’un mari absent et indifférent puis plus tard d’enfants dédaigneux, elle prend conscience de ses droits de femme à la toute fin du roman. J’aurais aimé qu’elle prenne sa vie en main un peu plus tôt…

Heureusement, l’événement qui va venir bouleverser sa vie apporte un peu de piquant à l’histoire. On tourne à nouveau les pages avec plaisir et attention. Mais cela ne dure pas… C’est donc un roman à la construction très inégale, qui a au moins la cohérence d’être en adéquation avec la vie d’Hannah. Rien, rien, rien, un pic d’adrénaline, rien, rien, un pic d’adrénaline. Pof, c’est fini. La fin, trop rapide, aurait mérité plus de subtilité.

Passez votre chemin pour ce bouquin trop long, qui a un goût de trop peu et s’oubliera bien vite.

Livres

L’armée furieuse, Fred Vargas

larmee-furieuse_fred-vargasPourquoi ce livre ?

J’avais depuis longtemps envie de lire ce « classique » de Fred Vargas. Il a rejoint mes étagères à Noël 2014 et je viens enfin de le découvrir !

De quoi ça parle ?

Alors qu’il planche déjà sur plusieurs enquêtes policières, le commissaire Adamberg est abordé par Mme Vendermot. La femme, tout droit sortie d’Ordebec, en Normandie, lui explique que la disparition d’un dénommé Herbier coïncide avec l’apparition de l’Armée Furieuse. Selon la légende, toute personne vue auprès de la Mesnie Hellequin, cette armée de fantômes, est condamnée à mourir peu de temps après. Intrigué, Adamsberg va s’installer à Ordebec pour démêler le vrai du faux.

Mon avis

Génial ! Au début de ma lecture, j’étais assez sceptique, ne comprenant pas quelle direction prenait le roman. En effet, le commissaire Adamsberg s’intéresse à différentes enquêtes qui n’ont rien à voir entre elles. On se demande donc comment l’histoire va démarrer pendant quelques pages. Heureusement, l’arrivée de Mme Vendermot et la curiosité piquée du policier nous mène tout droit à Ordebec, un petit village normand qui renferme beaucoup de secrets. Enfin, j’étais conquise !

S’appuyant sur une légende européenne, le roman propose une enquête policière très originale : les supposés morts ne sont pas encore morts, il faut donc comprendre pourquoi ils vont mourir, et empêcher les meurtres. Etonnant, non ? Le personnage d’Adamsberg, très complexe, apporte beaucoup à cette enquête hors du commun. Il a un petit quelque chose de Sherlock Holmes, mystérieux, distant, intelligent, malin, imprévisible. Entouré d’une équipe de policiers aux personnalités bien distinctes, l’homme parvient à résoudre le problème d’une manière tout à fait inattendue, attentif aux moindres détails, même les plus insignifiants. Je n’ai jamais deviné la fin, même si je l’ai cru plusieurs fois.

Quant à l’écriture… que dire, si ce n’est qu’elle est parfaite ? Le drame et le suspense côtoient l’humour et la légèreté. L’auteure maîtrise parfaitement sa plume, malgré une histoire compliquée, dans laquelle s’entremêlent plusieurs enquêtes. On n’est jamais perdus, à la fois intrigués par l’histoire, amusés par les mots. C’est une réussite !

A lire si vous avez envie d’un bon roman policier parfaitement écrit, qui change des enquêtes ordinaires et qui vous fera l’effet d’une belle parenthèse.

Blabla

La Box d’automne de Pincée de Fantaisie

En mai dernier, je vous présentais la première box Pincée de Fantaisie, conçue par Nelly du blog du même nom, et que j’avais eu la chance de recevoir. Ses box étant très demandées, Nelly a réitéré l’expérience et désormais, elle ne s’arrête plus ! Vous pouvez peut-être encore vous inscrire pour la box d’hiver.

Toujours est-il que j’avais envie de recevoir une nouvelle box, connaissant désormais le talent de Mademoiselle pour sélectionner des créateurs / créatrices de petites choses. Je me suis donc inscrite pour la box d’automne ! Une fois de plus, Nelly m’a gâtée. J’étais ravie !

A l’ouverture :

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En voici le contenu :

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  • une tête de cerf en bois à accrocher
  • un mug blanc et son tricot, confectionné par Nelly elle-même
  • un mélange fait maison de thé noir, cassis et fleurs de jasmin (j’ai déjà tout infusé, c’était top !)
  • une petite affiche « Géométric Cerf » dans son cadre en bois, créée par Morgane, du site de créations Le Mog

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  • un sachet parfumé, déjà dans mon armoire
  • un bracelet liberty réalisé par Nelly, que je ressortirai au printemps
  • un rouleau de masking tape japonisant

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  • un savon carottes-basilic made in Sud Corner, qui sent bon l’été et que j’ai hâte d’essayer, moi qui ai développé une passion pour les savons durs et naturels
  • une pochette fleurie toute douce, fabriquée par Kiki la Fée

Et voici l’ensemble réuni :

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N’est-ce pas génial ? J’adore tout ! Le but de cette box était de se chouchouter et de prendre le temps, je crois que le défi est réussi haut la main ! On se sent dorloté en découvrant tous ces cadeaux. Merci encore Nelly, pour la préparation de ce bel ensemble, et merci aux créateurs / créatrices, qui apportent des petits bonheurs à travers leur travail.

Expositions et visites·Films·Musique et concerts·Spectacles

Bilan culturel de novembre 2015

Ce mois de novembre fut plutôt riche en découvertes culturelles : j’ai assez lu comme vous avez pu le voir, je suis aussi sortie assez souvent, malgré les attentats de Paris. Je n’ai tout simplement pas eu envie de me cloîtrer chez moi apeurée, alors que je pouvais tout aussi bien aller au spectacle le sourire aux lèvres.

Spectacles

Le Grand Duel : Jean-François Zygel / Bruno Fontaine

Zygel-Fontaine

Je suis une grande amatrice de Jean-François Zygel (à gauche sur la photo), pianiste improvisateur hors pair, qui a le talent de « vulgariser » la musique classique avec passion, à travers ses concerts mais aussi dans l’émission estivale « La boîte à musique » sur France 2. Lorsque j’ai vu qu’il venait vers chez moi avec un acolyte pour une battle d’impro au piano, j’ai sauté sur l’occasion !

Et je n’ai pas regretté : malgré les attentats quelques jours avant, le conservatoire où nous étions était bondé, l’auditoire très varié, les enfants côtoyant les plus âgés. Magnifique ! Plein d’humour, les deux pianistes s’en sont donnés à cœur joie, demandant parfois des mots clefs au public pour inspirer leur bataille musicale. « Un cheval qui court », « une abeille », « l’orage », « James Bond »… Les suggestions des spectateurs étaient accueillies avec entrain par les deux hommes, qui tentaient alors d’illustrer ces images avec leurs pianos.

Magnifique, donc. Particulièrement le final, où Zygel et Fontaine ont entamé l’air de « Ce n’est qu’un au revoir » sur leurs claviers. Le public s’est alors mis à chanter à l’unisson, c’était un moment unique !

Le Cirque du Soleil : Amaluna

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Dans mes souvenirs, j’avais déjà vu un spectacle du Cirque du Soleil, lorsque j’étais enfant. Impossible de savoir lequel mais je garde l’image d’un spectacle grandiose.

Il ne nous a pas fallu longtemps pour acheter des places, après avoir vu des affiches dans le métro. Le chapiteau du Cirque de Soleil étant implanté assez proche de chez nous, hop, nous y sommes allés à pied, tout guillerets, malgré le froid environnant.

Le gigantesque chapiteau a déjà un grand pouvoir de séduction : il promet une très belle soirée ! A peine entrés, nous voilà séduits par la scène ronde et son décor coloré et évanescent. En attendant l’heure, quelques comédiens jouent avec le public : un acrobate vole du popcorn à un monsieur, grimpe sur un poteau, s’amuse avec son costume de lézard géant… Une grosse femme rit à gorge déployée, frotte les crânes des chauves… On s’amuse déjà !

Lorsque le spectacle commence, la magie opère immédiatement. Nous avons voyagé sur l’île magique d’Amaluna, en compagnie des artistes, habillés de costumes aux couleurs chatoyantes, mystérieux et fascinants. Le rouge, le vert, le bleu, le blanc dominent l’espace. La grâce et la virtuosité côtoient l’humour, la malice, la séduction. Ils sont partout : au fond, près des musiciennes qui occupent le lieu avec leurs notes ; au centre, sur le plateau tournant ; en l’air, volant de plateforme en plateforme, tourbillonnant sur eux-mêmes ; dans le public, surgissant sous un spot lumineux, le regard concentré.

Toutes les disciplines du cirque classique sont proposées, mais dans un univers moderne, parfaitement chorégraphié. C’est un spectacle visuel et sonore qui fait l’effet d’un feu d’artifice, avec un final multicolore et plein d’énergie qui remplit le cœur.

Mon moment préféré : un numéro d’équilibre et d’habileté, où l’artiste dépose lentement des baguettes de bois de plus en plus longues les unes sur les autres, jusqu’à former une sorte de parasol naturel flottant. Un moment très captivant, gracieux et plein de poésie.

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Tout est en équilibre ! Rien d’attaché ou de collé !
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La symétrie parfaite.

Si vous habitez en région parisienne ou si vous passez dans le coin, ALLEZ-Y ! Mettez-y le budget, ça vaut vraiment le coup ! Et si vous manquez d’idée cadeau pour Noël, choisissez celui-ci, ça peut convenir à tout le monde, tout âge et toute génération.

Exposition

Musée de l’Art Ludique : l’art dans le jeu vidéo

expo-art-ludique_art-dans-le-jeu-video-2015J’ai profité de cette exposition en accompagnant mon copain, puisque c’était son cadeau d’anniversaire. Je suis moins amatrice de jeux vidéo que lui, mais je suis tout de même fan de certains jeux, qui, par période, peuvent réellement me passionner. Comme je vous l’avais dit, j’adore les beaux graphismes des jeux, tout autant que la musique qui souvent les accompagne.

J’ai donc moi aussi apprécié cette exposition, qui fait plus particulièrement un focus sur l’art graphique des jeux vidéo (et exclut donc l’art musical). Elle se compose presque exclusivement de « peintures numériques », qui donnent à voir les univers des jeux présentés. Beaucoup de jeux « grand public » y sont représentés, tels qu’Assassin’s Creed, Far Cry, Beyond Two Souls, Dishonored, Les Lapins Crétins, Rayman… Des jeux que je connais donc, et que j’ai aimé redécouvrir à travers ces travaux d’ambiance.

J’étais particulièrement heureuse d’y trouver Rayman, que j’ai longtemps apprécié étant plus jeune, mais aussi et surtout Syberia, un jeu d’aventures que j’aime beaucoup ! J’attends avec impatience le troisième opus, qui devrait d’ailleurs sortir en 2016 !

Le petit plus qui m’a convaincue : un espace de projection à 180°, grandeur nature, qui donne l’illusion de se promener dans les rues de Paris au 18e siècle, lieu où se situe le très bon Assassin’s Creed Unity. C’était vraiment génial ! En tournant la tête à gauche et à droite, on pouvait voir les rues adjacentes. Une impression de réel incroyable !

C’était donc une belle exposition, qui aurait pu être enrichie de plus de gribouillages papier et d’objets modélisés, mais qui m’a toutefois satisfaite. Tout comme l’amoureux !

Cinéma

Très peu de sorties ciné ce mois-ci : le froid et la nuit à 17h ont fait que j’avais plus souvent envie de rentrer chez moi que de sortir après le boulot.

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En début de mois, j’ai eu envie de me réfugier devant un film « facile » : j’ai choisi A vif !, de John Wells, avec le fameux Bradley Cooper. Assez peu originale, cette comédie met en scène un chef de cuisine désœuvré qui décide de se reprendre en main et d’obtenir une troisième étoile au Guide Michelin. Pour cela, il va devoir réunir les meilleurs cuisiniers qu’il a autrefois trahis. Même si l’on devine toute la trame de l’histoire, c’est un film appréciable, qui donne faim et fait du bien, tout simplement. J’en suis sortie souriante et légère !

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai aussi découvert le nouvel épisode de James Bond, 007 Spectre, réalisé par Sam Mendes. Même si le début du film, situé au cœur de la Fête des Morts de Mexico, m’a séduite, je me suis progressivement ennuyée… L’histoire m’a semblée bien longue et finalement assez peu efficace, je me suis tortillée sur mon fauteuil à plusieurs reprises, en attendant d’être à nouveau captivée. En vain.

Voilà pour ce mois-ci ! En route pour la fin de l’année !

Livres

Le Nao de Brown, Glyn Dillon

le-nao-de-brown-dillonPourquoi ce livre ?

Il y a un certain temps, j’avais vu la chronique vidéo de Pénélope Bagieu sur Madmoizelle.com, et la dessinatrice m’avait donné très envie de lire cette BD. Pourtant, je n’avais jamais réussi à l’acheter, ayant peur d’être déçue. Je l’ai aperçue l’autre jour à la bibliothèque du CE du boulot : je me suis empressée de l’emprunter ! C’était l’occasion ou jamais de savoir si cette histoire était faite pour moi.

De quoi ça parle ?

Cette BD fait le portrait de Nao, une jeune femme d’apparence tout à fait normale, mais qui est en fait victime d’un TOC inhabituel : elle a régulièrement des pulsions meurtrières lorsqu’elle est en présence de personnes plus faibles qu’elle, et s’imagine les tuant avec violence. Elle va devoir apprendre à vivre avec ce mal-être si elle veut s’épanouir au travail et en amour…

Mon avis

le-nao-de-brown-dillon_plancheTous les avis sont dithyrambiques sur la toile et les dessins font l’unanimité. J’ai envie de dire « pas de bol Jean-Paul », je n’ai pas été convaincue… Finalement, le petit quelque chose qui m’a empêché d’acheter cette BD était fondé ! D’abord, je m’attendais à de fabuleux dessins, j’espérais être subjuguée par la beauté des aquarelles… Raté. L’ensemble m’a plutôt semblé vieillot, sans charme. Pour voir de magnifiques dessins, je vous conseille Tout est possible mais rien n’est sûr de Lucile Gomez.

Quant à l’histoire… Je l’ai trouvée compliquée, étrangement mis en scène. J’étais rapidement perdue dès le début de ma lecture, et je n’avais pas forcément envie de continuer. L’héroïne fait régulièrement référence à des éléments de son passé (son ex, son ami qui vient de l’embaucher…) mais on n’a aucun contexte. Elle est aussi passionnée par la pop-culture japonaise, un univers que je ne connais pas du tout et que j’aurais pu découvrir par cette bande-dessinée… Malheureusement, l’auteur fait comme si l’on s’y connaissait : résultat, j’étais perdue et finalement inintéressée.

Je n’ai pas été séduite ou touchée par les personnages, qui m’ont semblé froids et distants tout le long de l’histoire. Je ne vous conseille donc pas cette BD, sauf si vous êtes connaisseur dans le domaine ou que vous appréciez les œuvres un peu plus « exigeantes ». Tant pis pour cette fois !

Livres

Miss Peregrine et les enfants particuliers, Ransom Riggs

miss-peregrine-et-les-enfants-particuliers_ransom-riggsPourquoi ce livre ?

Je l’avais offert à ma sœur pour son anniversaire il y a quelques temps. J’ai finalement craqué moi aussi pour ce très bel objet livre, tentée par les commentaires positifs d’autres blogueurs.

De quoi ça parle ?

Jacob a 16 ans quand il trouve son grand-père Abe mortellement blessé par une étrange créature… Convaincu que cela a un lien avec l’orphelinat d’enfants aux pouvoirs surnaturels dont lui parlait souvent Abe, l’adolescent décide d’aller tirer les choses au clair, sur place, au pays de Galles.

Mon avis

Je vous le confirme : le livre est très beau. La couverture cartonnée sur laquelle figure cette mystérieuse petite fille, le papier épais des pages, les nombreuses photos en noir et blanc qui peuplent les chapitres constituent un bel objet, que l’on a immédiatement envie de lire et de feuilleter.

Comme indiqué à la fin du roman, les photos sont tirées de collections personnelles, sans avoir été retouchées ou presque. Elles enrichissent considérablement l’ouvrage, par leur mystère et leur beauté. C’est tout l’attrait du livre, car sans elles, malheureusement, le tout serait bien fade…

L’histoire de Jacob commence pourtant bien : on a rapidement de l’empathie pour cet ado solitaire, qui se pose plein de questions sur le passé de son grand-père et décide de mener l’enquête pour en savoir plus. L’ambiance pluvieuse et venteuse de l’île sur laquelle il se rend est aussi très séduisante. On est à ses côtés aux alentours de l’orphelinat en ruines, à rechercher les fameux enfants particuliers.

C’est au moment où il fait leur connaissance et où il décide de mener une bataille à leurs côtés que le soufflé retombe… J’ai perdu tout intérêt pour cette histoire quand l’action arrivait. Bizarre, non ? Je ne trouvais plus cela crédible ou fascinant, j’avais envie d’arriver à la fin. Je suis assez déçue car j’en attendais beaucoup…

C’est finalement un roman très jeunesse, dans le sens où le héros va accomplir des actions hors-normes avec ses amis, le tout dans un style d’écriture très simple. Il est clairement destiné à un public plus jeune. Je vais donc passer mon tour pour la suite de cette saga, mais par curiosité, j’irai découvrir l’adaptation cinématographique que nous réserve Tim Burton pour l’année prochaine.

Livres

King Kong Théorie, Virginie Despentes

king-kong-theorie_virginie-despentesPourquoi ce livre ?

C’est après avoir visionné la vidéo de Sophie M sur King Kong Théorie que j’ai eu envie de découvrir ce petit bouquin et par la même occasion cette auteure féministe engagée.

De quoi ça parle ?

« J’écris de chez les moches, pour les moches, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf, aussi bien que pour les hommes qui n’ont pas envie d’être protecteurs, ceux qui voudraient l’être mais ne savent pas s’y prendre, ceux qui ne sont pas ambitieux, ni compétitifs, ni bien membrés. Parce que l’idéal de la femme blanche séduisante qu’on nous brandit tout le temps sous le nez, je crois bien qu’il n’existe pas. »

Mon avis

Nous sommes d’accord : la couverture est hideuse et ne promet rien de très intéressant. Et pourtant ! Ne vous arrêtez pas à ce dessin et plongez-vous dans ce court essai de la célèbre Virginie Despentes. Car en 145 pages, l’auteure fait valdinguer tous les préjugés, les discours bien-pensants autour du viol, de la prostitution ou de la pornographie. Personnellement concernée par ces trois sujets, elle prouve avec des mots crus que tout n’est pas blanc ou noir.

Despentes s’adresse au lecteur – plutôt à la lectrice – comme elle le ferait à une bonne copine : le tutoiement, les mots bruts, parfois violents, les phrases très « orales » ponctuent les chapitres de cet ouvrage. Pas de long discours historique ou scientifique, à la manière d’un essai classique. J’ai aimé être prise par la main de cette façon, et que l’auteure me mette sous les yeux, de gré ou de force, des scènes du monde d’aujourd’hui qui ne sont pas toujours belles à voir ou à vivre.

Si vous n’avez pas peur des mots, que vous voulez enrichir votre réflexion à propos de ce qu’est le féminisme et ce pour quoi chacun doit lutter, ou si tout simplement vous êtes curieux comme moi, lancez-vous ! C’est un beau petit livre très simple à lire, et qui, malgré tout, fait travailler les méninges.

Blabla

Swap portrait chinois : les colis !

Coucou !

Souvenez-vous : le 23 août dernier, je vous proposais un swap sur le thème du portrait chinois, qui consistait à répondre à des questions du genre « si j’étais une couleur, je serais… » ; et à échanger ses réponses avec sa partenaire de binôme, désignée au hasard.

Lorsque j’ai clôturé les inscriptions fin septembre, nous étions 14 participantes, un bon chiffre qui m’a permis d’organiser l’événement sans trop de difficultés. Les colis ont tous été envoyés durant cette semaine du 9 novembre, certaines attendent encore de recevoir leurs cadeaux mais ça ne serait tarder.

Pourquoi un tel délai entre le lancement du swap et la réception des colis, me direz-vous ! Je n’avais pas envie de me presser, je voulais être sûre que chacune prenne le temps de répondre à mes différents mails, de faire connaissance avec sa partenaire et de composer le colis tranquillement. Finalement, personne ne s’est plaint, alors tout va bien !

C’est donc l’heure des résultats !

Le hasard a désigné Myrtille comme étant ma partenaire de swap. Elle n’a pas de blog mais m’a autorisé à dévoiler le contenu du colis que je lui ai envoyé. J’ai découvert par ses réponses au questionnaire qu’elle habitait en Allemagne ! Une bonne surprise, car je pensais déjà aux gourmandises qu’elle pourrait m’envoyer (héhé !).

Amatrice de loutres, de contes et de Dephine de Vigan, j’ai essayé de composer un colis en adéquation avec ses goûts et ses envies. Difficile, difficile !

Pour rappel, le colis devait contenir :

  • 2 romans
  • 1 carte postale
  • 1 objet lié à l’univers de la lecture ou du cocooning
  • 1 objet rigolo
  • 1 gourmandise

Voici le résultat de mon colis :

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J’ai fait le choix de lui offrir :

  • Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan
  • L’arbre des possibles, de Bernard Werber (d’excellentes petites histoires, au passage !)
  • 1 carte postale parisienne
  • 2 petits marque-pages loutres, importés du Canada pour l’occasion
  • Un « cookie stamper » et un mini-ressort en métal trop choupinou
  • Une boîte de cacahuètes enrobées de chocolat

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Une fois emballé et optimisé, le colis a pris la route de l’Allemagne et aura mis une semaine à arriver jusqu’à Myrtille. J’ai eu son retour hier soir et elle paraissait ravie de ses cadeaux ! Tant mieux !

Et le colis de Myrtille, alors ?

Myrtille m’avait prévenue : son colis serait énorme, mais je ne devais pas prendre peur. Effectivement, lorsque mon gardien d’immeuble m’a tendue la bête, j’ai écarquillé les yeux !

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Je me suis alors jetée dessus et j’ai balancé tous les emballages comme une sauvage. Voici l’état de mon lit :

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Mais alors, ces cadeaux ? Une feuille enroulée sur elle-même décrivait les étapes à suivre, que j’ai bien sûr suivies à la lettre. Le bilan :

Pardon pour la mauvais qualité de l'image... Je manque de place et de lumière chez moi.
Pardon pour la mauvais qualité de l’image… Je manque de place et de lumière chez moi.

Le colis contenait donc :

  • Les contes d’Eva Luna, d’Isabel Allende, fortement conseillé par Myrtille : chouette chouette !
  • L’abbaye de Northanger, de Jane Austen, pioché dans ma wish-list : youpi !
  • Un pliage en origami en guise de carte : j’adore !
  • Un marque-page âne, en tissu : j’ai bien rigolé en découvrant la bestiole !
  • Une tirelire grenouille : on la croirait tirée d’un dessin animé.
  • Une mini-boîte à musique qui enchaîne les notes de « Chère Elise » quand on tourne la manivelle : adorable !
  • Une mini-boîte à pizza cachant une « pizza » de bonbons au sirop allemands (un peu comme des Haribo, mais avec des goûts moins chimiques) : je me suis jetée dessus, et mes préférés sont définitivement ceux à la rose.

Tout ça est tellement génial ! Comme le disait Myrtille dans son petit mot, c’est un avant-goût de Noël ! Merci !

J’ai l’impression que le swap s’est bien déroulé pour tout le monde, alors je tiens à remercier toutes les participantes qui ont joué le jeu et ont respecté les délais. J’espère que vous êtes contentes de cet échange. Je vous embrasse toutes !

Découvrez d’autres colis « portrait chinois »  [cette liste sera mise à jour au fur et à mesure] :

le colis d’Accalia
le colis d’Alison
les colis de Séverine et d’Amandine
le colis de Cleophis
le colis de Lili Galipette
le colis de Virginy

Livres

Le voyage dans le passé, Stefan Zweig

voyage-dans-le-passe-stefan-zweigPourquoi ce livre ?

C’est ma maman qui me l’a conseillé, lorsque je lui ai prêté d’autres ouvrages de Stefan Zweig.

De quoi ça parle ?

Cette nouvelle met en scène les retrouvailles de deux amoureux, neuf ans après leur séparation due au travail puis à la guerre.

Mon avis

Le voyage dans le passé est une nouvelle de 102 pages qui résume tout l’univers de Stefan Zweig : très empreint de nostalgie, ce récit revient sur la naissance de l’amour entre un homme et une femme puis raconte leur séparation, et, plus tard, leurs retrouvailles. Le manque, la tristesse, le découragement, la timidité, la gène envahissent chaque page. Après tant d’années, longtemps après la promesse d’une fabuleuse union, ces deux êtres sont devenus distants l’un de l’autre. Le souvenir de leur amour va-t-il raviver la flamme ? C’est toute la question de cette histoire finalement assez noire, mais parfaitement écrite, bien sûr.

J’ai aimé découvrir cette nouvelle récemment traduite pour la première fois (2008). Connaissant les démons de l’auteur, j’appréhendais une triste fin. Je ne vous dirai pas comment cela finit, mais c’est en tout cas une fin à la Zweig. Une lecture pleine de mélancolie qui fait vraiment voyager dans le passé. C’est un très bon moyen de faire connaissance avec la plume de l’auteur si vous n’avez jamais lu ses œuvres !

Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’octobre 2015

Le mois d’octobre fut un mois bien chargé… Malade les deux premières semaines, j’ai aussi changé de job. Du mouvement dans ma routine quotidienne qui a rempli mes journées, le mouchoir au fond de la poche et la gorge en feu (*glamour*). Mais mais ! Tout s’est arrangé malgré mes anticorps un peu longs au démarrage, et j’ai finalement fait plus de choses que je ne le pensais.

Spectacle

Patrick Timsit à la Gaîté Montparnasse

patrick-timsit-montparnasse-2015-afficheJ’avais déjà vu Patrick Timsit sur scène, lors de son dernier spectacle et dans la pièce « Les derniers jours de Stefan Zweig » au Théâtre Antoine. C’est un acteur / humoriste que j’apprécie beaucoup : je le trouve atypique, prêt à dire ce qu’il pense, franc du collier et très piquant, mais aussi doux et plein de gentillesse. Un combo gagnant sur scène !

Malgré ma toux endiablée, je suis donc allée découvrir son nouveau spectacle au Théâtre de la Gaîté Montparnasse, à Paris. Même si j’évitais de rire au maximum (pour réduire les quintes de toux), j’ai une fois de plus été conquise par l’acteur. Puisqu’on lui reproche de rire de tout, qu’on lui colle des procès pour son humour noir, Patrick Timsit enfonce le clou, que dis-je, il pulvérise tout et tout le monde ! Les Noirs, les Arabes, les Juifs, les Chinois, les Portugais, les Roms, les handicapés, les femmes, les animaux, les enfants, les mendiants… Tout le monde y prend pour son grade. C’est un spectacle qui demande de lâcher prise, d’oublier ce qu’on a le droit de penser ou de ne pas penser, qui annonce crûment au spectateur : « eh oui mon gars, oui, on a le DROIT de rire de tout ».

Patrick Timsit joue beaucoup avec les frontières de « l’acceptable » : quand des petits « oh » choqués sont perceptibles dans la salle, il annonce : « ah je vais trop loin », puis en rajoute une couche, sourire aux lèvres et yeux pétillants. Il n’a pas de méchanceté au fond de lui, et c’est ce qui fait que l’on n’est pas choqué et que l’on rit vraiment ! C’est un humour politique plus qu’un humour moqueur. A essayer quand on serre un peu trop les dents !

Exposition

Elisabeth Louise Vigée Le Brun au Grand Palais

expo-vigee-lebrun-grand-palais-2015_afficheMes parents étant de passage à Paris, nous avons planifié une visite de l’exposition consacrée à Vigée Le Brun, qui bénéficie d’ailleurs d’une sacrée promo je trouve. Tant mieux ! Car c’est vraiment une MAGNIFIQUE expo de peintures que propose le Grand Palais. Je crois même que c’est la plus belle expo que j’ai pu voir.

L’artiste a un talent fou pour exécuter des portraits des aristocrates et figures royales de son époque, parmi lesquelles trône Marie-Antoinette. Elle a un don pour représenter les cheveux, toujours très précis, vivants, ébouriffés. Les peintures, aux couleurs pastel, douces et lumineuses, rayonnent dans les galeries : au loin, les visages semblent éclairés, apaisés.

J’ai craqué pour un joli marque-page à la sortie, en guise de souvenir de cette très jolie visite. Si vous avez l’occasion d’y aller, ne la loupez pas ! Laissez-vous aussi tenter par l’audioguide ou le guide tout court, c’est très enrichissant. Dans ce cas, prévoir 2h30 de visite et une pause bien méritée à la sortie.

Cinéma

Trois films découverts durant ce mois d’octobre, trois genres très différents.

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D’abord, j’ai assistée à une projection surréaliste de The Visit, de M. Night Shyamalan. Le pitch de ce film d’horreur gentillet me plaisait bien, mais la séance fut une catastrophe ! La salle était pleine à craquer d’adolescents survoltés, qui ont passé tout le film à hurler pour le moindre petit effet, à PARLER FORT, à rire, à sauter… Je ne suis pas contre l’expression des émotions, mais là, c’était vraiment stupéfiant. Autant vous dire que la salle était dans un état déplorable à la fin de la séance. Quant au film, il met en scène deux ados en vacances chez leurs grands-parents, qu’ils rencontrent pour la première fois. Le couple à première vue charmant s’avère très inquiétant la nuit tombée… Un film d’horreur qui s’est révélé très moyen et sans grand intérêt. Passez votre tour !

J’ai ensuite découvert le fameux Seul sur Mars de Ridley Scott et j’ai adoré ! Matt Damon y incarne un Robinson Crusoé du futur, abandonné par erreur sur Mars par ses collègues. Il va devoir apprendre à vivre seul sur ces terres arides en attendant le retour d’une équipe… 4 ans plus tard. C’était vraiment excellent ! Un vrai suspense et pas de contexte complexe comme on en trouve souvent dans les films de SF.

Enfin, ma dernière séance ciné du mois fut consacrée au Nouveau stagiaire, de Nancy Meyers. Ma soeur et moi étant assez fans des comédies de cette réalisatrice, nous avons fêté Halloween avec Robert de Niro et Anne Hathaway, tous les deux excellents. C’est une bonne petite comédie qui a le mérite d’aborder la thématique du travail, du compromis vie privée / vie professionnelle. Pas de romance, pas de mariage, pas de grossesse dans ce film, ça change des comédies américaines vues et revues. De Niro est comique à souhait et Anne Hathaway toujours aussi élégante. Gr !

Voilà pour mon mois d’octobre plutôt varié. A dans quelques semaines !