Livres

Le jardin de ciment, Ian McEwan

jardin-de-ciment-ian-mcewanPourquoi ce livre ?

Bonne question ! Je me demande encore comment il est arrivé sur mes étagères. Je me souviens juste avoir commencé cette lecture il y a plusieurs années et l’avoir abandonnée par ennui et incompréhension. La semaine dernière, j’ai eu envie de retenter l’aventure !

De quoi ça parle ?

Jack, 14 ans, vit dans une maison isolée avec ses deux sœurs et son frère. Quatre orphelins livrés à eux-mêmes après avoir perdu leurs deux parents, peu de temps l’un après l’autre. Conscients que si cela se savait, ils seraient séparés, ils décident de garder le secret et d’enterrer leur mère sous du ciment, dans la cave…

Mon avis

Le jardin de ciment me laisse un goût amer. Je ne peux pas dire que je l’ai détesté, car je reconnais le talent d’écrivain de McEwan. En revanche, je reste sceptique quant à cette histoire. L’ambiance, particulièrement malsaine, met le lecteur dans une situation délicate : les deux ainés, Jack et Julie, frôlent l’inceste à plusieurs reprises ; le petit frère Tom cherche son identité sexuelle en s’habillant de robes ; Sue, la cadette, s’isole avec ses bouquins. Même s’ils semblent tout à fait sains d’esprit, tous partent à la dérive petit à petit. La maison devient une vraie poubelle, plus rien ne ressemble à une vie de famille.

Le lecteur, donc, hésite entre refermer le livre pour laisser ces personnages se perdre en paix, ou finir sa lecture, simplement parce que c’est son « devoir » de lecteur. Le style, léger, contraste avec le fond, de plus en plus noir et cynique. On se sent vraiment très mal à l’aise.

On n’éprouve pas non plus de sympathie pour les personnages : ils sont tous plus ou moins détestables, imbus d’eux-mêmes, fiers et malpolis. Aucune tendresse entre eux. Ils errent côte à côte mais ne se tiennent pas la main.

Je suis assez déçue de ce roman : McEwan est un auteur anglais reconnu, j’aurais aimé l’apprécier. Malheureusement, sa passion pour l’obsession, le malaise et le sordide ne m’a pas convaincue.

MCEWAN Ian, Le jardin de ciment, éditions Point, 2008 (édition originale en 1978), traduit par Claire Malroux, 175 pages

Une réflexion au sujet de « Le jardin de ciment, Ian McEwan »

  1. Dommage, oui. Ne te laisse pas décourager, c’est un auteur prolifique. Je n’ai pas lu celui-ci. Il est vrai que certains comme « Solaire », « Expiation » ou « Samedi » m’ont enthousiasmé et que d’autres m’ont déçu « les chiens noirs » par exemple.

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