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Quand Eve raconte la terre du bon dieu à Adam, Malateste

Quand Eve...Quand Eve raconte la terre du bon dieu à Adam aurait pu plaire. Disons-le tout net : l’idée du livre est plutôt bonne, malgré une affreuse couverture. Malateste a en effet choisi de réinventer le mythe d’Adam et Eve, de manière humoristique et farfelue.

La première femme accueille donc son compagnon dans une sorte de paradis céleste et lui présente tous ses locataires, des centaines de personnalités historiques ou de personnages de fiction célèbres, rassemblés ici pour une raison inconnue. Hercule Poirot circule ça-et-là, Marie-Antoinette raconte son histoire, Napoléon se promène avec une boite à outils, Darwin, Casanova, Maurice Chevalier, Sacha Guitry, Caïn et François 1er, parmi tant d’autres, ont aussi leur mot à dire… Bref, ce méli-mélo promettait d’être drôle.

Oui mais… déjà, au bout de quelques pages, on commence à prendre peur. Les noms propres envahissent la page, les références bibliques et anecdotes historiques prennent le dessus et les blagues ne prennent pas.

A quoi sert tout ce tohu-bohu ? En vérité, il ne se passe rien. Adam découvre cet endroit si bizarre, divisé en plusieurs « étages », où sont répartis tous les locataires selon leur mérite. Certains sont mécontents et demandent que leur jugement soit révisé. D’autres se terrent chez eux. D’autres encore racontent leur vie à un Adam innocent, voire stupide. On attend impatiemment qu’un événement vienne nous secouer, qu’une véritable guerre civile se déclare… en vain. Certes, une petite révolte vient poser problème au couple biblique, qui tente alors de la réprimer, épaulé par son fidèle serviteur Hercule Poirot. Mais l’ennui pointe progressivement le bout de son nez, tel un nuage orageux venant assombrir le ciel.

Finalement, la lourdeur est de mise. L’auteur, en omettant d’être clair et limpide, assomme le lecteur et l’achève. A moins de 100 pages de la fin, chaque mot, chaque phrase épuise… Démotivé, on finit par lâcher ce livre long et sans intérêt qui fait plus perdre de temps qu’il amuse. Avec regret, bien sûr, mais aussi avec soulagement.

MALATESTE, Quand Eve raconte la terre du bon dieu à Adam, Editions Baudelaire, 2011, 277 pages

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