Expositions et visites·Films·Spectacles

Bilan culturel d’avril

Déjà le mois de mai… Avril fut un mois très pauvre en culture. Quelle tristesse, quel dommage ! Je suis toute chagrinée. Tout ça à cause de week-ends bien remplis et surtout, de beaucoup de fatigue due aux révisions d’examens. J’espère pouvoir me rattraper en mai avec ces jours fériés et ces week-ends repos.

Visites

fete-de-l-hermione-la-rochelleL’Hermione

En début de mois, j’ai fui la capitale pour ma région d’origine : au programme, rigolades et dégustations d’huîtres avec ma famille ; festivités pour mon anniversaire. A cette occasion, nous avons profité de l’amarrage de l’Hermione à La Rochelle pour aller lui faire un coucou. Pour la petite histoire, puisque je viens de Charente-Maritime, j’ai vu grandir ce merveilleux bateau en même temps que moi, j’ai vu ses charpentes à l’état brut, puis j’ai participé aux premières visites…

Monter sur le bateau terminé, prêt pour voguer vers les Etats-Unis, était donc une expérience chargée d’émotion. Même si quelques semaines avant je l’avais déjà visité avec mon amie V., j’étais heureuse de revivre l’expérience ce jour-là avec ma famille. Le pont sent le bois, les cordages, l’excitation des visiteurs est palpable, la disponibilité et la gentillesse de l’équipage et des bénévoles remarquables… Je me suis pleinement sentie fille de la mer à cet instant, et malgré ma peur du vide, j’ai alors eu envie de grimper en haut du mat et de partir voguer à l’air libre. C’est mon côté rêveuse qui a pris le pas, ce jour-là, sur ma raison, et c’était bien agréable ! L’Hermione a maintenant quitté La Rochelle et les côtes françaises, mais vous pouvez la suivre sur Le blog de l’Hermione. Elle est aux îles Canaries jusqu’au 6 mai puis prendra le large vers l’Amérique ! Suivez-la, suivez son chanceux équipage et prévoyez de venir l’accueillir à Rochefort fin août 2015.

Spectacles

imagine-toi_julien-cottereau« Imagine-toi » de Julien Cottereau

Un seul spectacle ce mois-ci, malheureusement. Mais pas n’importe quel spectacle ! A la fois clown, mime et bruiteur, c’est un comédien très talentueux que j’ai pu découvrir ce soir-là. La scène est vide et pourtant remplie de poésie : les objets imaginaires prennent vie dans les mains de l’artiste. Ainsi, on rit de le voir jouer avec un chewing-gum inexistant et pourtant bien résistant ; on s’amuse de sa partie de foot invisible avec un membre du public ; on observe attentivement ces chiens transparents qui lui demandent la balle…

Il remporte vite l’adhésion des enfants et séduit avec subtilité les adultes. Touchant, talentueux, on sent Julien Cottereau ultra-sensible, observateur. Il met de la magie et de la poésie dans les petits riens. Un immense artiste à la bouille enfantine que l’on sent expérimenté et qui mérite son Molière de la révélation masculine. Avec une affiche aussi jolie et un talent pareil, je ne pouvais qu’adorer ! A découvrir, vite !

Cinéma

Restons cohérents jusqu’au bout… un seul film également pour ce mois d’avril ! Tout simplement désespérant quand on sait que je suis entourée de salles de cinémas et que j’ai une carte illimitée… Enfin ! L’élu était donc…

taxi-teheran-affiche« Taxi Téhéran » de Jafar Panahi

Un très très bon choix ciné qui mérite le succès ! Entièrement tourné dans un taxi en Iran, le film met en scène les conversations des passagers par fausse caméra cachée (les personnes sont toutes des acteurs amateurs). Le réalisateur conduit et les amène à parler de tout et de rien. Discrètement, sans point de vue explicif ou discours politique, les incohérences et contradictions du pouvoir iranien se dévoilent… On a le droit de filmer mais pas ce que l’on veut. On peut regarder des films mais seulement les films autorisés.

Jafar Panahi, condamné pour ses films et interdit de tournage, livre un film courageux et illégal, un faux documentaire qui parle intelligemment du cinéma en Iran. L’humour, très présent, met en valeur les tristes interdictions du pouvoir en place. S’il y a un film à voir actuellement, c’est bien celui-là. Il n’a rien de politique de prime abord, mais raconte pourtant tellement de choses. Coureeeez-y !!

Voilà pour avril. Je vais essayer de faire mieux en mai !

Films·Spectacles

Bilan culturel de mars

Coucou !

Voici un deuxième rendez-vous culturel, puisque le bilan de février avait l’air de vous plaire (et il me convenait mieux à moi aussi). C’est parti pour le mois de mars !

Spectacles

Deux spectacles cette fois-ci ! Youpi !

une-bourgeois-gentilhommeD’abord, « Le Bourgeois Gentilhomme » de Molière, mis en scène par Camille Roy et joué par les apprentis du réseau AGEFA PME au Théâtre des Hauts de Seine. On connaissait l’une des comédiennes, c’est ce qui nous a fait connaître ce spectacle. Une adaptation à la sauce comédie musicale sous le signe de l’humour, vraiment très agréable ! Un petit Molière de temps en temps, ça ne fait jamais de mal.

la_framboise_frivoleEnsuite, la Framboise Frivole, toujours au Théâtre des Hauts de Seine. Je rêvais de voir le spectacle de ces deux Belges fantasques, et ce depuis des années. Enfin, j’ai réalisé ce petit rêve ! Deux musiciens et chanteurs très doués, l’un au piano, l’autre au violoncelle, s’amusent avec les mots et les notes. Ils passent des grands standards de la musique classique à la variété ou la pop : Chopin et Bach se transforment en Brel et Queen, le « Papa Pingouin » vient chatouiller le « Carnaval des Animaux » de Saint-Saëns, les jeux de mots, futés ou idiots, fusent à tout va. Et  cette réécriture du « Gorille » de Brassens ! Brillant ! On rit sans cesse, on chantonne, on applaudit… C’est un véritable spectacle vivant, où le public s’amuse avec les artistes. Léger, malin, ce Delicatissimo fut effectivement un délice tout en délicatesse. A voir si vous ne connaissez pas ces deux merveilleux musiciens-humoristes !

Cinéma

Encore trois films découverts en salle ce mois-ci, j’aurais aimé y aller un peu plus mais bon.

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D’abord, « Shaun le Mouton, le film », de Mark Burton et Richard Starzak. Il sort officiellement en salles le 1er avril mais j’ai été invitée à une soirée « Label UGC » (oui, j’ai la carte illimitée), qui consiste à vous projeter un film au titre tenu secret jusqu’à la projection, à l’issue duquel vous devez donner votre avis. Et c’était ce film là ce soir là ! Une comédie signée par les créateurs de « Wallace et Gromit » ou « Chicken Run », des valeurs sûres en animation. Résultat : un bon film à la fois mignon et rigolo, plein de bonnes idées et de jolies images. A voir en famille !

Ensuite, le film qui a fait polémique ce mois-ci,  « American Sniper », de Clint Eastwood avec Bradley Cooper. Une histoire assez fascinante, quoique très pro-américaine. J’aurais aimé un peu plus de subtilité, un regard un peu plus critique. Les méchants sont les Irakiens, les gentils Américains. Est-ce vraiment si simple…? Bradley Cooper livre tout de même une belle prestation.

Enfin, le dernier Tim Burton« Big Eyes », avec Amy Adams et Christoph Waltz. Un film vraiment intéressant, sur la paternité des œuvres et la naissance du féminisme. Deux acteurs fantastiques, et une mise en scène plus classique, qui plaira aux méfiants et perplexes du style habituel de Burton. Pas de bizarre ni de morbide dans ce film, si ce n’est les tableaux aux grands yeux.

Voilà pour ce mois. Allez, rendez-vous en avril !

Films·Spectacles

Bilan culturel de février

Bonjour à tous !

Merci aux nouveaux venus, vous avez été plusieurs à vous abonner au blog ces derniers temps et je vous en remercie. Comme promis, je remplace les Petits Bonheurs de la semaine par un bilan culturel mensuel, pour vous parler de mes sorties… culturelles (sans blague). Quand l’occasion se présentera, je pense vous parler aussi de restaurants et autres sorties un peu hors du commun.

C’est parti pour le mois de février !

Spectacles

francois-rollin-se-rebiffe-europeenUn seul spectacle ce mois-ci (quand on vit près de Paris, c’est assez dommage, mais bon). De l’humour ! « François Rollin se rebiffe » à L’Européen, une salle parisienne située près de la place de Clichy.

C’est suite à cette sortie que j’ai rédigé mon classement des salles de spectacle les moins confortables de Paris. Comme je l’ai dit, je n’ai pas vraiment profité du spectacle, à cause de la douleur causée par mon installation. La première fois que je voyais ça…

Concernant le spectacle en lui-même, sachez que François Rollin est un as de la formule et de l’humour absurde. La loufoquerie est à l’honneur dans cette rebiffade haute en couleurs : le Professeur répond à des courriers imaginaires, emplis de questions plus ou moins insolites : pourquoi appelle-t-on les raisins blancs « blancs » et les raisins noirs « noirs » ? Quels sont les ouvrages majeurs sur la perdrix ? Quel est le goût du paprika ? Il y répond bien sûr avec esprit et fantaisie, et le public se délecte. L’essentiel est là.

Il y donne aussi son avis sur des sujets plus sociaux, plus politiques : l’immigration, le racisme, l’homosexualité, l’islam… Des sujets moins drôles, plus sérieux, qui font de ce spectacle un ensemble équilibré.

Amateurs de Ionesco et autres auteurs absurdes, je vous conseille fortement de vous offrir cette soirée ! En revanche, allez-y en avance, pour être sûr de bien choisir vos places (placement libre, attention !).

Cinéma

Trois films au menu ce mois-ci, c’est plus que ce que j’espérais !

cine-fevrier2015D’abord, « Un village presque parfait » de Stéphane Meunier avec Didier Bourdon et Lorànt Deutsch. Une comédie française plutôt légère, qui traite plus ou moins de la désertification des médecins dans les campagnes. Ce remake d’un film canadien était l’occasion d’admirer de magnifiques images de Pyrénées, et rien que pour ça, c’était bien. L’histoire, quant à elle, reste assez classique et prévisible (un Parisien méprisant qui arrive dans un village à l’ancienne et va finir par changer). Un film du dimanche soir, comme on dit chez moi !

Ensuite, l’ultra-médiatisé « Imitation Game », de Morten Tyldum avec Benedict Cumberbatch et Keira Knightley. J’ai comme beaucoup de gens adoré ce biopic du mathématicien et cryptologue anglais Alan Turing. Passionnante et inédite, l’histoire de ce génie m’a touchée.

Enfin, le loufoque et génial « Kingsman, Services Secrets » de Matthew Vaughn, avec Colin Firth et Samuel L. Jackson. Mon coup de cœur ciné du mois ! Une parodie de James Bond, façon gentleman anglais  à la fougue Tarantinesque ! Le malicieux Colin Firth est un talentueux espion en quête d’un nouveau talent. Trash, hyper drôle, plein de surprises, ce film sort des sentiers battus et rebattus et fait beaucoup de bien !

Voilà pour ce mois. A dans quelques semaines pour un nouveau rendez-vous !

Spectacles

Video Games Live 2014, au Palais des Congrès de Paris

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Salut à tous ! Aujourd’hui, je reviens avec une chronique qui change un peu de l’ordinaire. J’ai en effet prévu de vous parler de Video Games Live.

De quoi s’agit-il ?

Video Games Live est une série de concerts mettant en scène de célèbres musiques de jeux vidéos, jouées par des orchestres. Sont en même temps diffusées des images du jeu, affichées sur grand écran. Ce rendez-vous a été initié par les compositeurs Tommy Tallarico et Jack Wall, en 2005, pour prouver aux non-initiés que les musiques de jeux vidéos sont de véritables créations musicales.

Pourquoi en parler, ici et maintenant ?

Parce que j’ai assisté au show 2014 qui a eu lieu le 5 novembre dernier, au Palais des Congrès de Paris. C’était une sortie prévue de longue date qui s’est avérée géniale !

Précisons d’abord que je ne suis pas une grande joueuse, même si j’ai un faible pour les jeux d’aventure. Je joue rarement, en revanche, je suis une spectatrice assidue, vivant aux côtés d’un joueur. Il n’est pas obnubilé par tous les jeux, seulement par certains qui sont de grande qualité (eh ouais). Avec des vraies histoires, des missions, des rebondissements, des graphismes pas tout pourris, et des musiques fantastiques (ON Y VIENT). Il n’est donc pas rare qu’ensemble, on fredonne des airs de Skyrim, Assassin’s Creed ou Mass Effect.

Alors ce spectacle ?

Entre le concert d’orchestre symphonique et le show à l’américaine, animé par un Tommy Tallarico plein d’humour et d’énergie, ce fut une soirée haute en couleur : comme un jeu de devinettes, le public devait parfois reconnaître la musique qui était jouée devant lui. Les fans se faisaient connaître en applaudissant à tout rompre dès les premières notes. J’ai eu un frisson lorsque le Hungarian Virtuosi Orchestra, venu tout droit de Budapest, a interprété la musique de Monkey Island et surtout celle de Skyrim. \o/

Nous avons aussi eu droit aux grands classiques : Final Fantasy, Halo, World of Warcraft, Sonic the Hedgehog, The Legend of Zelda, Kingdom Hearts et Metal Gear Solid.

J’ai eu un petit coup de cœur pour un jeu que je ne connaissais pas et qui me semble très beau : il s’agit de Journey. Si vous le connaissez, n’hésitez pas à m’en parler !

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Journey – Ca n’a pas l’air trop beau ?

Sachez donc, si vous n’y connaissez rien en musique de jeux vidéo, que non, cela ne se résume pas à des « bip-bip » à la Mario ou Tetris, que derrière ces musiques, il y a des compositeurs, avec des instruments à vent, à corde, des percussions, des chœurs… Et ça vaut bien parfois les musiques de films ! Oui Madame, oui Monsieur.

Je vous laisse maintenant avec le thème de Skyrim, qui est dans ma tête depuis des semaines.

Spectacles

Julie Ferrier, Théâtre de la Gaîté Montparnasse

en-mai-c-est-ferrier-ah-la-gaiteComédienne talentueuse, géniale et loufoque, capable d’incarner de multiples personnages en un instant, Julie Ferrier est l’humoriste à ne pas rater ! Disparue de la scène pendant plusieurs années, elle revient en 2014 avec un spectacle tout nouveau tout beau, accompagnée d’une petite troupe de comédiens.

« En mai c’est Ferrier » est un spectacle singulier : il ne commence pas après le lever du rideau, mais dans la rue, déjà, alors que le public fait la queue pour entrer. Julie Ferrier et ses acolytes déambulent le long du trottoir, prient les spectateurs de se presser, de vérifier leurs billets… Habillés en jaune fluo, rouge mémère et violet scintillant, ils attirent le regard. Comédiens ? Energumènes ? La foule s’interroge.

Le préambule au spectacle scénique continue dans la salle puis dans les rangées, entre le public déjà bien installé. Tout est susceptible d’être théâtre. On en vient à soupçonner son voisin.

Le spectacle, parfaitement orchestré, commence alors : Julie Ferrier, au top de sa forme, incarne à nouveau son personnage fétiche, Martha, l’artiste évaporée. Elle présente aussi de nouveaux énergumènes : une Barbie plus vraie que nature, une pouf à rollers aussi drôle qu’indécente, une dresseuse d’animaux « postillonneuse »… Les autres comédiens l’accompagnent formidablement et ponctuent le spectacle de notes touchantes, humoristiques ou critiques. On aime particulièrement la mémé fan des Daft Punk ou la baigneuse au ventre flasque.julie-ferrier

Vivant et très travaillé, ce spectacle s’adapte aussi beaucoup au public : les comédiens jouent avec lui, réagissent à ses réflexions, le provoquent… Loin d’être passifs, les spectateurs participent amplement à l’ambiance festive de la soirée.

Si vous ne connaissez pas Julie Ferrier, IL EST GRAND TEMPS ! Folle à lier, très douée, pleine de surprises, elle est 1000 personnes en une. Les tics et les grimaces font partie d’elle : même immobile, son corps raconte quelque chose. Un talent à applaudir !

Les dates pour le Théâtre de la Gaîté Montparnasse sont passées mais surveillez les salles près de chez vous, une tournée devrait voir le jour très prochainement.

Films·Spectacles

La Belle et la Bête : film et comédie musicale

Cette dernière semaine de février aura été dédiée à La Belle et la Bête sous toutes ses coutures. Mon amie V. est venue chez moi avec, dans son sac, des places pour le spectacle parisien. C’était l’occasion pour nous de passer trois jours sur cette thématique, en visionnant d’abord le dessin animé Disney, puis la dernière adaptation cinématographique de Christophe Gans, avant d’aller au Théâtre Mogador, où se tenait la représentation.

Plutôt que de vous faire plusieurs chroniques répétitives, je préfère les rassembler en une seule, même si je ne suis pas sûre de rédiger une chronique parfaitement construite.

La Belle et la Bête, le film de Christophe Gans

la-belle-et-la-bete-christophe-gans-afficheJ’étais plutôt sceptique à propos de cette nouvelle adaptation, notamment à cause des deux acteurs principaux (Léa Seydoux et Vincent Cassel) que je ne porte pas particulièrement dans mon cœur. Heureusement, j’ai su dépasser cet apriori ! Car le film a de très bons côtés : avant tout, il est beau. Les scènes sont majestueuses, les décors, costumes et lumières parfaitement réussis. L’univers est sombre mais crédible. On y croit et comme Belle, on se méfie de cette nature et ce château maléfiques. Pas d’aspect “gnangnan” propre à Disney qui a tendance à me faire fuir, un très bon point !

Les acteurs sont aussi bien choisis : ils incarnent les personnages avec grâce et crédibilité, sauf peut-être Audrey Lamy, qui reste elle-même. On ne voit pas la sœur de Belle mais bien l’actrice. Dommage !

Autre point positif : le respect de l’histoire originale. Même si je n’ai pas lu le conte de Mme de Villeneuve (pas encore !), c’est dans mon souvenir la véritable histoire de La Belle et la Bête. J’ai particulièrement apprécié ce parti pris !

Enfin, je salue l’apparence de la Bête, qui m’a semblée tout à fait crédible : effrayante, mystérieuse et attirante à la fois, un trio gagnant !

Notons toutefois une faiblesse qui, a mon sens, rend le film bancal : l’amour naissant entre les deux personnages principaux n’est pas assez exploité. On ne perçoit pas l’évolution de leur relation, qui reste glaciale jusqu’à la scène finale, où ils s’embrassent amoureusement. Entre temps, leurs regards n’ont pas évolués, leurs gestes ne se sont pas adoucis… Finalement, ce qu’on attend le plus n’est pas maîtrisé. Cette incohérence frustre malheureusement le spectateur romantique.

Malgré cela, je vous conseille tout de même cette belle adaptation magique. Elle ravira les admirateurs de parcs fleuris et enchantés, les amateurs de fantastique, les amoureux des belles robes et les puristes du conte. Ca fait quand même du monde !

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La Belle et la Bête, la comédie musicale

labelleetlabete-mogadorSachez d’abord que je ne suis pas une inconditionnelle des films Disney. Je n’ai pas été biberonnée à ces dessins animés comme une grande partie de ma génération. Mes héroïnes étaient plutôt Solange et Delphine des “Demoiselles de Rochefort”, ou Peau d’Ane du film de Jacques Demy, et je m’en porte très bien !

Avant d’aller assister au spectacle, j’ai donc visionné le dessin animé. Quelle différence avec l’histoire originale ! C’est cela qui m’a le plus marqué. J’ai compris ensuite pourquoi il plaît à tant de gens : romantique, enfantin, mignon, il met en scène une jeune fille comme les autres et de nombreux personnages foufous.

La comédie musicale se base donc sur le dessin animé : on y retrouve les mêmes personnages, la même intrigue, les mêmes maléfices. Je regrette un peu ce côté-là mais après tout, c’est un choix !

Le spectacle est incroyablement mis en scène : les décors tournants, les costumes flamboyants, les chorégraphies et la musique, parfaitement coordonnées, mettent des paillettes plein les yeux ! Tout est très coloré, joyeux, virevoltant. C’est donc un spectacle haut en couleurs qui émerveille les fans mais aussi les novices. Bien joué !

Les comédiens/chanteurs/danseurs incarnent très bien les personnages Disney : l’espièglerie de Lumière, la stature de l’Armoire, la douceur de Mme Samovar, l’honnêteté de Belle et la douce folie de son père… Tout cela fait indéniablement le charme de cette mise en scène.

Le bémol majeur de cette comédie musicale : la Bête. C’est dommage puisqu’il s’agit d’un personnage-clef… Malheureusement, je n’ai pas du tout été séduite par cette Bête, ni monstrueuse, ni charismatique. On attendrait un costume plus impressionnant, une voix grave et puissante, un jeu d’acteur plus mystérieux… Qu’est-ce donc que ce bélier enrhumé gigotant comme une sauterelle ?

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Quand la Bête geint en silence dans les coulisses, rassurez-vous, le reste est parfait ! Tous savent chanter et danser, on est à la fois surpris, émerveillé, ému et amusé et l’on ne voit pas passer les 2h30. Mention spéciale aux musiciens et au chef d’orchestre qui étaient juste devant nous et qui parviennent à se faire oublier tout en magnifiant l’ensemble. Bravo !

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Un beau cadeau à offrir ou à s’offrir. J’en profite pour remercier ma chère V. et son adorable maman.

Après ces trois jours thématiques, devinez-quoi ?! Je me suis acheté le conte original ! Faut pas se laisser aller les amis. Je vous en reparlerai quand il sera lu. En attendant, je vous conseille de comparer une œuvre et ses adaptations de cette manière, c’est très enrichissant !