Livres

Avant d’aller dormir, S. J. Watson

avant-daller-dormir-watsonPourquoi ce livre ?

En ayant tellement lu de bons avis sur ce roman sur la toile, j’ai fini par acheter la version poche, sans toutefois me jeter dessus (aucune cohérence). J’ai fini par le sortir de mes étagères il y a quelques semaines.

De quoi ça parle ?

Tous les matins, Christine se réveille sans savoir qui elle est. Ben, l’homme qui partage sa vie, ne cesse de lui raconter pourquoi elle est amnésique. Un jour, elle trouve un journal intime, le sien, qui va lui révéler les incohérences et mensonges qui ponctuent le discours de son entourage. Que lui est-il vraiment arrivé ? A qui faire confiance ?

Mon avis

Génial ! Une fois de plus, cette lecture est un coup de cœur (décidément, en ce moment, je ne fais que des bonnes pioches) ! Un thriller psycho parfaitement mené ! Un premier roman qui plus est !

L’intrigue est très bien conçue : la tension monte progressivement. On angoisse comme Christine et on soupçonne tous les autres personnages. Chaque chapitre retourne la situation : finalement, il semblerait que cet homme soit fiable, mais quelques pages plus loin, le voilà qui semble très suspect, tout à coup ! Un effet paranoïaque qui révèle un talent indéniable de la part de l’écrivain.

La révélation finale ensuite : évidemment, je ne vous la dévoilerai pas, mais sachez qu’elle est tout à fait surprenante ! Si vous la devinez, vous êtes vraiment très TRES fort. Une idée astucieuse et inattendue, qui rend la fin du roman savoureuse.

Les personnages, quant à eux, se révèlent particulièrement réalistes : on y croit ! Ils sont peu nombreux mais tous ont leur importance : Ben, le mari mystérieux aux petits soins ; le Dr Nash, qui semble un peu trop intéressé ; la copine Claire, absente, disparue. Une ambiance hitchcockienne tout à fait à mon goût !

Si vous aimez les thrillers psychologiques, celui-là est assurément l’un des plus urgents à découvrir. Fascinant, plein de rebondissements, addictif… on pourrait le qualifier de mille façons.

Informations complémentaires

Avant d’aller dormir a reçu le prix SNCF du Polar 2012. Rowan Joffe l’a adapté au cinéma et j’ai TELLEMENT hâte qu’il sorte en salles ! Pas de date encore prévue, mais une bande-annonce sortie début juillet. Je trouve Nicole Kidman parfaite pour ce rôle. J’ai hâte !

WATSON S. J., Avant d’aller dormir, éditions Pocket, 2013 (édition originale en 2011), traduit par Sophie Aslanides, 470 pages

Livres

La page blanche, Pénélope Bagieu et Boulet


boulet-bagieu-page-blanchePourquoi ce livre ?

J’ai reçu cette jolie BD en cadeau d’anniversaire, tout simplement.

De quoi ça parle ?

La première page présente une jeune fille, assise sur un banc parisien, le regard perdu et les cheveux au vent. Que fait-elle ici ? Depuis quand est-elle là ? On ne le sait pas, elle non plus. C’est le point de départ de sa quête d’identité.

Mon avis

Le livre lui-même est joli. Matelassé, coloré, doux… J’ai tout de suite eu envie de l’ouvrir et de feuilleter les premières pages. Au fil de la lecture, on découvre, en même temps que l’héroïne, son histoire et son identité. Elle suit un parcours du combattant pour savoir où elle vit, quel est son métier, qui sont ses proches et surtout, ce qu’elle faisait là, sur ce banc. C’est de manière amusante et touchante qu’elle pénètre, méfiante, dans son appartement. On s’identifie très bien à elle et ça en devient drôle ! Elle redécouvre ses goûts, ses vêtements, ses habitudes… Et constate amèrement qu’elle n’a pas vraiment de personnalité, de passion, de goûts affirmés. Sa perte totale de mémoire, paradoxalement révélatrice, lui permettra d’aller de l’avant.

Les dessins de Bagieu, plutôt simples, permettent une lecture fluide. Les traits sont arrondis, les couleurs pastel, on retrouve bien sûr la patte de la dessinatrice blogueuse. Ils ont une place importante dans le récit : les pages sont en effet souvent dépourvues de texte. Une lecture d’images, donc, qui détend et apaise.

Cette jolie bande-dessinée, légère et intelligente, pose plusieurs questions sur l’identité : finalement, qui sommes-nous vraiment ? Avons-nous de réelles passions ou sont-elles créées par la mode ? Qu’est-ce qui nous identifie ? Notre dernier achat, nos amis, nos lectures ? On ne peut s’empêcher de se mettre à la place de l’héroïne. Des questions que se posent le lecteur et qui prouvent bien que le défi a été relevé avec brio.

BAGIEU Pénélope et BOULET, La page blanche, Editions Delcourt, 2012, 201 pages