Blabla

Le dilemme de la presse

Ce titre énigmatique n’est sans doute pas très parlant. Pourtant, c’est un véritable dilemme auquel je dois faire face lorsque j’achète de la presse, qu’elle soit magazine ou non. Hier encore, je suis rentrée chez moi avec, sous le bras, le dernier Courrier International et un numéro spécial de Science & Vie avec des réponses à 100 questions (oui, il faut savoir que j’adore qu’on m’explique pourquoi on a deux narines ou s’il est vrai que les femmes sont plus frileuses que les hommes).

En arrivant, enfer et damnation, ma PAL me saute au visage : en effet, j’ai encore un bon paquet de romans à lire, qui m’attendent sagement mais tristement sur une étagère. Sans compter mon roman en cours, qui semble avoir élu domicile sur ma table de nuit.

Voilà donc le dilemme qui est le mien quand j’achète de la presse : dois-je d’abord lire l’actu, qui risque de devenir obsolète si j’attends trop longtemps, ou préférer mon roman, qui attend que je tourne ses pages en me regardant d’un air accusateur !? C’est à chaque fois un choix terrible que je dois faire.

Avez-vous vous aussi ce genre de problème névrotique ? Rire

Livres

Le journal de Bridget Jones, Helen Fielding

bridget-jonesPourquoi ce livre ?

Il s’agit sans doute de ma première lecture “chick-lit”. La période actuelle n’étant pas toute rose, j’avais envie de lire quelque chose de plus léger que mes polars et thrillers. L’article d’Aniouchka m’a convaincue : il fallait que je lise Le journal de Bridget Jones pour rigoler un bon coup.

De quoi ça parle ?

Bridget Jones, trentenaire britannique, dresse un journal de ses aventures professionnelles et amoureuses : rien ne va plus dans sa vie. Indépendante, elle recherche plus ou moins l’homme de sa vie, mais c’est sans compter sur les réflexions de son entourage et sa maladresse légendaire. Bridget consigne tout dans son journal : ses excès (calories, alcool, cigarettes…) mais aussi ses regrets, ses souffrances et ses joies. On devient alors le/la confident(e) attitrée de ce personnage féminin haut-en-couleur.

Mon avis

Le journal de Bridget Jones est un vrai bol d’air frais : l’écriture, légère, spontanée et aérée, ainsi que la mise en page (nombreux retours à la ligne, découpage par date et par mois) permettent de lire sans aucune difficulté les aventures de l’héroïne. Il ne manque que l’écriture au stylo et les ratures pour que l’on y croit vraiment. Un bon point de la part de l’auteur, qui met ainsi en scène une jeune femme maladroite, joyeuse et préoccupée par des millions de choses, bref, une femme qui nous ressemble.

Pas de suspense insoutenable ou de renversement de situation incroyable dans ce roman. Mais ce n’est pas ce que l’on vient chercher. On suit les affres amoureuses de Bridget, on rencontre ses amis féministes, sa mère névrosée, son père dépressif. Les anecdotes font toute l’histoire et l’on s’y retrouve forcément : comme elle, on mange trop pendant les fêtes de Noël, on regrette de ne pas être aller faire du sport (mais l’on n’y va pas pour autant), on prend des bonnes résolutions qui tombent à l’eau une heure plus tard… Plus qu’un personnage, Bridget devient une copine. On aurait envie de se faire une soirée télé-vernis avec elle !

L’adaptation cinématographique est, je trouve, assez fidèle au bouquin. On y retrouve les mêmes catastrophes, les mêmes personnages et les mêmes mensonges. Lire le livre quand on connaît le film est donc une bonne façon de se replonger dans cette comédie. Rapide à lire et très joyeux, Le journal de Bridget Jones vous redonnera le moral un temps et vous fera rire, sans aucun doute !

FIELDING Helen, Le journal de Bridget Jones, éditions J’ai Lu, 2000 (1996 pour l’édition originale), traduit par Arlette Stroumza, 347 pages