Vous le savez, Jean Teulé fait partie de mes auteurs préférés. J’ai donc comme objectif de lire tous ses romans. J’avais trouvé celui-ci en broché à 1€ en occasion chez Book-Off à Paris, il dormait depuis sur une étagère, jusqu’à ce que j’ai envie de le dévorer récemment !
De quoi ça parle ?
Charles IX, jeune roi de France, ordonne le massacre de la Saint-Barthélemy, sous la pression de sa mère. Une extermination des Protestants qui s’étend à toute la France et devient incontrôlable… Le jeune homme ne s’en remet pas et sombre peu à peu dans la folie.
Mon avis
C’est encore une fois du Teulé tout craché. L’ordonnance du massacre au début du livre est un coup de maître de l’auteur : en quelques pages, à travers un dialogue redoutable, on comprend tout. Charles IX devient Charly 9. Il ne résiste pas aux demandes insistantes de ses proches et ordonne le massacre des Protestants. C’est un jeune roi transformé que l’on retrouve dans les pages suivantes : le voilà qui décapite les animaux et s’en fait des vêtements, il torture les oiseaux, chasse le cerf dans les couloirs du Louvre, distribue du muguet pour nourrir et porter bonheur aux Parisiens affamés, en ignorant que la plante est toxique, remplit les caisses du royaume avec de la fausse monnaie…
Le portrait de Charly 9 est à la fois drôle, touchant et terrifiant. Les mots de Teulé, crus, précis, modernes, entourés d’une ponctuation mouvementée, font de ce roi incompris et cruel un homme perdu, manipulé, qui redevient sauvage pour oublier ce qu’il a pu commettre.
C’est un roman vraiment fascinant qui se savoure et se découvre très rapidement, grâce à ses nombreux dialogues. Teulé maîtrise incontestablement l’écriture. Une fois de plus, il met en scène un personnage hors du commun avec un vocabulaire très riche et un sens de la formule. J’adore !
Hajar en avait très bien parlé dans l’une de ses vidéos, et elle m’avait donné envie de découvrir cet auteur et cette bande-dessinée en particulier. Lorsque je l’ai vue l’autre jour à la médiathèque du CE au boulot, je l’ai empruntée avec joie !
De quoi ça parle ?
Yoichi vient de perdre son père, avec qui il avait perdu contact. Il quitte Tokyo et rejoint sa famille à Tottori, sa vie natale, pour assister aux funérailles. L’occasion de renouer avec son passé et l’histoire de ses parents.
Mon avis
Je suis bluffée, conquise, admirative. TOUT m’a plu. C’est une bande-dessinée sublime, aussi bien au niveau du dessin que de l’histoire. En nous parlant de la famille et du passé, Taniguchi propose une histoire universelle, qui peut toucher tout le monde. Ce retour aux sources et ces révélations sur un père discret humanisent beaucoup les personnages. On croirait un documentaire. Plusieurs fois, je me suis demandé si c’était une autobiographie. On comprend à la fois le narrateur Yoichi, qui s’est senti incompris toute sa vie par sa famille, mais aussi ce père acharné au travail, qui donnait finalement beaucoup pour ses proches sans leur faire savoir.
Les dessins sont aussi magnifiques. Moi qui ne suis pas une grande fan des dessins japonais type mangas, j’ai été touchée par ceux de Taniguchi, qui sont plein de poésie et de douceur. On voyage avec lui au Japon, on fait connaissance avec les personnages, on s’habitue à leur rythme de vie, leurs coutumes, leurs habitudes. Le trait est délicat, respectueux. On sent un dessinateur précis, calme, qui raconte quelque chose dans chaque case.
Je crois que je finirai par m’acheter cette BD, tant je la trouve splendide. J’ai maintenant envie de découvrir toutes les autres bandes-dessinées de Taniguchi. Laissez-vous tenter par cette magnifique histoire, qui vous touche le cœur et vous plonge un instant dans un Japon apaisé, aux côtés d’un personnage plein de nostalgie… A lire !
Il y a deux ans, j’avais plutôt apprécié Une relation dangereuse, un autre roman de l’auteur. J’avais donc demandé conseil sur Twitter pour découvrir d’autres histoires de Kennedy, et l’on m’avait suggéré Les Charmes discrets de la vie conjugale. Il a rejoint ma bibliothèque à Noël 2014.
De quoi ça parle ?
Etats-Unis, années 70. Hannah est une jeune femme comblée : elle a eu ce qu’elle désirait en se mariant et en devenant mère jeune. Pourtant, la vie de famille bien rangée commence à l’ennuyer. Un soir, alors qu’elle est sans son mari Dan, elle tombe dans les bras de Tobias Judson, un ami de son père recherché par la police, et l’aide à fuir l’Amérique. Un acte qui reste secret et n’empêche finalement pas Hannah de continuer à vivre sagement. Jusqu’en 2003, où cette histoire est révélée publiquement et bouleverse la vie de l’héroïne.
Mon avis
J’attendais beaucoup de ce roman, car je pensais y retrouver le suspense qui avait rythmé ma lecture d’Une relation dangereuse. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Découpé en deux parties (années 70 / 2003), le roman m’a paru très long, trop sans doute. Ces 600 pages contiennent de nombreux passages à vide, durant lesquels il ne se passe pas grand chose. L’auteur fait le focus sur des détails qui n’auront aucune incidence sur la suite et qui alourdissent considérablement l’intrigue.
Hannah, quant à elle, m’a paru mièvre et sans intérêt. Pourtant entourée de parents politiquement engagés, elle n’a aucun esprit rebelle et se complait dans sa vie de mère et d’épouse, alors qu’elle avoue s’y ennuyer. Accompagnée d’un mari absent et indifférent puis plus tard d’enfants dédaigneux, elle prend conscience de ses droits de femme à la toute fin du roman. J’aurais aimé qu’elle prenne sa vie en main un peu plus tôt…
Heureusement, l’événement qui va venir bouleverser sa vie apporte un peu de piquant à l’histoire. On tourne à nouveau les pages avec plaisir et attention. Mais cela ne dure pas… C’est donc un roman à la construction très inégale, qui a au moins la cohérence d’être en adéquation avec la vie d’Hannah. Rien, rien, rien, un pic d’adrénaline, rien, rien, un pic d’adrénaline. Pof, c’est fini. La fin, trop rapide, aurait mérité plus de subtilité.
Passez votre chemin pour ce bouquin trop long, qui a un goût de trop peu et s’oubliera bien vite.
J’avais depuis longtemps envie de lire ce « classique » de Fred Vargas. Il a rejoint mes étagères à Noël 2014 et je viens enfin de le découvrir !
De quoi ça parle ?
Alors qu’il planche déjà sur plusieurs enquêtes policières, le commissaire Adamberg est abordé par Mme Vendermot. La femme, tout droit sortie d’Ordebec, en Normandie, lui explique que la disparition d’un dénommé Herbier coïncide avec l’apparition de l’Armée Furieuse. Selon la légende, toute personne vue auprès de la Mesnie Hellequin, cette armée de fantômes, est condamnée à mourir peu de temps après. Intrigué, Adamsberg va s’installer à Ordebec pour démêler le vrai du faux.
Mon avis
Génial ! Au début de ma lecture, j’étais assez sceptique, ne comprenant pas quelle direction prenait le roman. En effet, le commissaire Adamsberg s’intéresse à différentes enquêtes qui n’ont rien à voir entre elles. On se demande donc comment l’histoire va démarrer pendant quelques pages. Heureusement, l’arrivée de Mme Vendermot et la curiosité piquée du policier nous mène tout droit à Ordebec, un petit village normand qui renferme beaucoup de secrets. Enfin, j’étais conquise !
S’appuyant sur une légende européenne, le roman propose une enquête policière très originale : les supposés morts ne sont pas encore morts, il faut donc comprendre pourquoi ils vont mourir, et empêcher les meurtres. Etonnant, non ? Le personnage d’Adamsberg, très complexe, apporte beaucoup à cette enquête hors du commun. Il a un petit quelque chose de Sherlock Holmes, mystérieux, distant, intelligent, malin, imprévisible. Entouré d’une équipe de policiers aux personnalités bien distinctes, l’homme parvient à résoudre le problème d’une manière tout à fait inattendue, attentif aux moindres détails, même les plus insignifiants. Je n’ai jamais deviné la fin, même si je l’ai cru plusieurs fois.
Quant à l’écriture… que dire, si ce n’est qu’elle est parfaite ? Le drame et le suspense côtoient l’humour et la légèreté. L’auteure maîtrise parfaitement sa plume, malgré une histoire compliquée, dans laquelle s’entremêlent plusieurs enquêtes. On n’est jamais perdus, à la fois intrigués par l’histoire, amusés par les mots. C’est une réussite !
A lire si vous avez envie d’un bon roman policier parfaitement écrit, qui change des enquêtes ordinaires et qui vous fera l’effet d’une belle parenthèse.
Toujours est-il que j’avais envie de recevoir une nouvelle box, connaissant désormais le talent de Mademoiselle pour sélectionner des créateurs / créatrices de petites choses. Je me suis donc inscrite pour la box d’automne ! Une fois de plus, Nelly m’a gâtée. J’étais ravie !
A l’ouverture :
En voici le contenu :
une tête de cerf en bois à accrocher
un mug blanc et son tricot, confectionné par Nelly elle-même
un mélange fait maison de thé noir, cassis et fleurs de jasmin (j’ai déjà tout infusé, c’était top !)
une petite affiche « Géométric Cerf » dans son cadre en bois, créée par Morgane, du site de créations Le Mog
un sachet parfumé, déjà dans mon armoire
un bracelet liberty réalisé par Nelly, que je ressortirai au printemps
un rouleau de masking tape japonisant
un savon carottes-basilic made in Sud Corner, qui sent bon l’été et que j’ai hâte d’essayer, moi qui ai développé une passion pour les savons durs et naturels
une pochette fleurie toute douce, fabriquée par Kiki la Fée
Et voici l’ensemble réuni :
N’est-ce pas génial ? J’adore tout ! Le but de cette box était de se chouchouter et de prendre le temps, je crois que le défi est réussi haut la main ! On se sent dorloté en découvrant tous ces cadeaux. Merci encore Nelly, pour la préparation de ce bel ensemble, et merci aux créateurs / créatrices, qui apportent des petits bonheurs à travers leur travail.
Ce mois de novembre fut plutôt riche en découvertes culturelles : j’ai assez lu comme vous avez pu le voir, je suis aussi sortie assez souvent, malgré les attentats de Paris. Je n’ai tout simplement pas eu envie de me cloîtrer chez moi apeurée, alors que je pouvais tout aussi bien aller au spectacle le sourire aux lèvres.
Spectacles
Le Grand Duel : Jean-François Zygel / Bruno Fontaine
Je suis une grande amatrice de Jean-François Zygel (à gauche sur la photo), pianiste improvisateur hors pair, qui a le talent de « vulgariser » la musique classique avec passion, à travers ses concerts mais aussi dans l’émission estivale « La boîte à musique » sur France 2. Lorsque j’ai vu qu’il venait vers chez moi avec un acolyte pour une battle d’impro au piano, j’ai sauté sur l’occasion !
Et je n’ai pas regretté : malgré les attentats quelques jours avant, le conservatoire où nous étions était bondé, l’auditoire très varié, les enfants côtoyant les plus âgés. Magnifique ! Plein d’humour, les deux pianistes s’en sont donnés à cœur joie, demandant parfois des mots clefs au public pour inspirer leur bataille musicale. « Un cheval qui court », « une abeille », « l’orage », « James Bond »… Les suggestions des spectateurs étaient accueillies avec entrain par les deux hommes, qui tentaient alors d’illustrer ces images avec leurs pianos.
Magnifique, donc. Particulièrement le final, où Zygel et Fontaine ont entamé l’air de « Ce n’est qu’un au revoir » sur leurs claviers. Le public s’est alors mis à chanter à l’unisson, c’était un moment unique !
Le Cirque du Soleil : Amaluna
Dans mes souvenirs, j’avais déjà vu un spectacle du Cirque du Soleil, lorsque j’étais enfant. Impossible de savoir lequel mais je garde l’image d’un spectacle grandiose.
Il ne nous a pas fallu longtemps pour acheter des places, après avoir vu des affiches dans le métro. Le chapiteau du Cirque de Soleil étant implanté assez proche de chez nous, hop, nous y sommes allés à pied, tout guillerets, malgré le froid environnant.
Le gigantesque chapiteau a déjà un grand pouvoir de séduction : il promet une très belle soirée ! A peine entrés, nous voilà séduits par la scène ronde et son décor coloré et évanescent. En attendant l’heure, quelques comédiens jouent avec le public : un acrobate vole du popcorn à un monsieur, grimpe sur un poteau, s’amuse avec son costume de lézard géant… Une grosse femme rit à gorge déployée, frotte les crânes des chauves… On s’amuse déjà !
Lorsque le spectacle commence, la magie opère immédiatement. Nous avons voyagé sur l’île magique d’Amaluna, en compagnie des artistes, habillés de costumes aux couleurs chatoyantes, mystérieux et fascinants. Le rouge, le vert, le bleu, le blanc dominent l’espace. La grâce et la virtuosité côtoient l’humour, la malice, la séduction. Ils sont partout : au fond, près des musiciennes qui occupent le lieu avec leurs notes ; au centre, sur le plateau tournant ; en l’air, volant de plateforme en plateforme, tourbillonnant sur eux-mêmes ; dans le public, surgissant sous un spot lumineux, le regard concentré.
Toutes les disciplines du cirque classique sont proposées, mais dans un univers moderne, parfaitement chorégraphié. C’est un spectacle visuel et sonore qui fait l’effet d’un feu d’artifice, avec un final multicolore et plein d’énergie qui remplit le cœur.
Mon moment préféré : un numéro d’équilibre et d’habileté, où l’artiste dépose lentement des baguettes de bois de plus en plus longues les unes sur les autres, jusqu’à former une sorte de parasol naturel flottant. Un moment très captivant, gracieux et plein de poésie.
Tout est en équilibre ! Rien d’attaché ou de collé !La symétrie parfaite.
Si vous habitez en région parisienne ou si vous passez dans le coin, ALLEZ-Y ! Mettez-y le budget, ça vaut vraiment le coup ! Et si vous manquez d’idée cadeau pour Noël, choisissez celui-ci, ça peut convenir à tout le monde, tout âge et toute génération.
Exposition
Musée de l’Art Ludique : l’art dans le jeu vidéo
J’ai profité de cette exposition en accompagnant mon copain, puisque c’était son cadeau d’anniversaire. Je suis moins amatrice de jeux vidéo que lui, mais je suis tout de même fan de certains jeux, qui, par période, peuvent réellement me passionner. Comme je vous l’avais dit, j’adore les beaux graphismes des jeux, tout autant que la musique qui souvent les accompagne.
J’ai donc moi aussi apprécié cette exposition, qui fait plus particulièrement un focus sur l’art graphique des jeux vidéo (et exclut donc l’art musical). Elle se compose presque exclusivement de « peintures numériques », qui donnent à voir les univers des jeux présentés. Beaucoup de jeux « grand public » y sont représentés, tels qu’Assassin’s Creed, Far Cry, Beyond Two Souls, Dishonored, Les Lapins Crétins, Rayman… Des jeux que je connais donc, et que j’ai aimé redécouvrir à travers ces travaux d’ambiance.
J’étais particulièrement heureuse d’y trouver Rayman, que j’ai longtemps apprécié étant plus jeune, mais aussi et surtout Syberia, un jeu d’aventures que j’aime beaucoup ! J’attends avec impatience le troisième opus, qui devrait d’ailleurs sortir en 2016 !
Le petit plus qui m’a convaincue : un espace de projection à 180°, grandeur nature, qui donne l’illusion de se promener dans les rues de Paris au 18e siècle, lieu où se situe le très bon Assassin’s Creed Unity. C’était vraiment génial ! En tournant la tête à gauche et à droite, on pouvait voir les rues adjacentes. Une impression de réel incroyable !
C’était donc une belle exposition, qui aurait pu être enrichie de plus de gribouillages papier et d’objets modélisés, mais qui m’a toutefois satisfaite. Tout comme l’amoureux !
Cinéma
Très peu de sorties ciné ce mois-ci : le froid et la nuit à 17h ont fait que j’avais plus souvent envie de rentrer chez moi que de sortir après le boulot.
En début de mois, j’ai eu envie de me réfugier devant un film « facile » : j’ai choisi A vif !, de John Wells, avec le fameux Bradley Cooper. Assez peu originale, cette comédie met en scène un chef de cuisine désœuvré qui décide de se reprendre en main et d’obtenir une troisième étoile au Guide Michelin. Pour cela, il va devoir réunir les meilleurs cuisiniers qu’il a autrefois trahis. Même si l’on devine toute la trame de l’histoire, c’est un film appréciable, qui donne faim et fait du bien, tout simplement. J’en suis sortie souriante et légère !
Comme beaucoup d’entre vous, j’ai aussi découvert le nouvel épisode de James Bond, 007 Spectre, réalisé par Sam Mendes. Même si le début du film, situé au cœur de la Fête des Morts de Mexico, m’a séduite, je me suis progressivement ennuyée… L’histoire m’a semblée bien longue et finalement assez peu efficace, je me suis tortillée sur mon fauteuil à plusieurs reprises, en attendant d’être à nouveau captivée. En vain.
Voilà pour ce mois-ci ! En route pour la fin de l’année !
Il y a un certain temps, j’avais vu la chronique vidéo de Pénélope Bagieu sur Madmoizelle.com, et la dessinatrice m’avait donné très envie de lire cette BD. Pourtant, je n’avais jamais réussi à l’acheter, ayant peur d’être déçue. Je l’ai aperçue l’autre jour à la bibliothèque du CE du boulot : je me suis empressée de l’emprunter ! C’était l’occasion ou jamais de savoir si cette histoire était faite pour moi.
De quoi ça parle ?
Cette BD fait le portrait de Nao, une jeune femme d’apparence tout à fait normale, mais qui est en fait victime d’un TOC inhabituel : elle a régulièrement des pulsions meurtrières lorsqu’elle est en présence de personnes plus faibles qu’elle, et s’imagine les tuant avec violence. Elle va devoir apprendre à vivre avec ce mal-être si elle veut s’épanouir au travail et en amour…
Mon avis
Tous les avis sont dithyrambiques sur la toile et les dessins font l’unanimité. J’ai envie de dire « pas de bol Jean-Paul », je n’ai pas été convaincue… Finalement, le petit quelque chose qui m’a empêché d’acheter cette BD était fondé ! D’abord, je m’attendais à de fabuleux dessins, j’espérais être subjuguée par la beauté des aquarelles… Raté. L’ensemble m’a plutôt semblé vieillot, sans charme. Pour voir de magnifiques dessins, je vous conseille Tout est possible mais rien n’est sûr de Lucile Gomez.
Quant à l’histoire… Je l’ai trouvée compliquée, étrangement mis en scène. J’étais rapidement perdue dès le début de ma lecture, et je n’avais pas forcément envie de continuer. L’héroïne fait régulièrement référence à des éléments de son passé (son ex, son ami qui vient de l’embaucher…) mais on n’a aucun contexte. Elle est aussi passionnée par la pop-culture japonaise, un univers que je ne connais pas du tout et que j’aurais pu découvrir par cette bande-dessinée… Malheureusement, l’auteur fait comme si l’on s’y connaissait : résultat, j’étais perdue et finalement inintéressée.
Je n’ai pas été séduite ou touchée par les personnages, qui m’ont semblé froids et distants tout le long de l’histoire. Je ne vous conseille donc pas cette BD, sauf si vous êtes connaisseur dans le domaine ou que vous appréciez les œuvres un peu plus « exigeantes ». Tant pis pour cette fois !