Livres

La vie du dénommé Pierre Daubrac racontée par son chien, Jean-Claude Delayre

La_vie_du_denomme_Pierre_Daubrac_racontee_par_son_chienPourquoi ce livre ?

Encore un livre gagné cet été ! Cette fois, c’était lors d’un tirage au sort de Vendredi Lecture.

De quoi ça parle ?

Le chien Youki raconte une partie de la vie de son maître, Pierre Daubrac, décédé il y a peu de temps. De leur rencontre jusqu’à leur séparation, Youki va revenir sur leurs petites aventures de la vie quotidienne.

Mon avis

C’est justement d’un court roman un peu foufou dont j’avais besoin ces derniers jours. Voilà pourquoi j’ai pioché celui-ci dans ma pile, séduite par la couverture décalée, qui promettait un beau monologue canin.

Malheureusement, je n’ai pas été convaincue par le contenu du livre. Le chien narrateur était déjà assez farfelu comme ça, ce n’était pas la peine de pousser le bizarre à l’extrême : car, attention, le maître a appris à parler le chien ! Je n’ai pas accroché à ce concept… Je comprends bien sûr le but de l’auteur : symboliser ce couple homme-chien et leur façon unique de se comprendre. Mais cela aurait pu fonctionner sans ce langage chien, je pense.

Au-delà de ça, je ne me suis pas attachée à Pierre Daubrac, poète raté, solitaire et séduisant, qui n’a rien de sympathique. Ni au chien, qui n’a rien d’extraordinaire. Comme indiqué au début du roman, c’est une histoire banale, qui « n’évoque que des vies ordinaires ». Cela sonne comme une excuse de la part de l’auteur, et finalement, j’aurais préféré une incroyable histoire.

Livres

Ma belle-mère russe et autres catastrophes, Alexandra Fröhlich

ma-belle-mere-russe_alexandra-frohlichPourquoi ce livre ?

Je l’ai gagné cet été sur le blog de La Fille de l’Encre (un très chouette blog lifestyle d’ailleurs) et j’étais ravie ! Ce roman s’annonçait léger et drôle, tout ce dont j’avais envie.

De quoi ça parle ?

Paula est une avocate désoeuvrée : elle vient de perdre son job et son mari volage. Un jour pourtant, une famille de Russes haut perchés débarque dans son bureau et lui demande de l’aide. Très vite, elle va prendre part à leurs improbables aventures, en choisissant d’épouser le fils Artjom… et toute la famille avec.

Mon avis

C’était chouette ! Le livre, en tant qu’objet, était déjà très agréable à lire : couverture brillante, pages épaisses, chapitres courts… Tout cela m’a plu.

L’histoire, très abracadabrante, laisse la part belle à la folie et à l’imagination débordante de l’auteure. La nouvelle famille de Paula a le don de se fourrer dans des situations rocambolesques, mais sait aussi désamorcer tous les problèmes en les balayant d’un simple Davaï. Paula, au bord de la crise de nerfs, finit par s’attacher à Artjom et ses parents, généreux et envahissants.

Je crois que ce j’ai préféré, c’est le style d’écriture ! Paula s’exprime à travers de nombreuses phrases ironiques, truffées de bons mots et de sarcasmes. Au diable la raison, c’est la folie qui prime et même notre héroïne s’y met ! L’âme slave s’empare d’elle et de ses propres parents, pourtant si froids, si tristes, si rangés.

A partir du moment où je me suis plongée dans ce roman, j’ai vu/entendu des références aux Russes un peu partout ! La couverture du magazine Flow d’octobre/novembre 2015, la vidéo « What the cut – spécial vidéos russes » de MrAntoineDaniel sur YouTube… Je crois que j’étais VRAIMENT fascinée par cette histoire pour être si attentive à tout ce qui pouvait être russe autour de moi. Héhé !

Concluons en disant que ce roman humoristique est rempli d’optimisme. Il rafraîchit et fait rigoler tout en jouant avec les clichés sur les Russes. Si vous avez envie de passer un bon moment de détente, sans prise de tête, mais aussi sans eau de rose et rebondissements culcul-la-praline, optez pour ce bouquin !

Merci à Olivia et aux éditions Piranha pour ce joli cadeau !

Films·Musique et concerts·Spectacles

Bilan culturel de septembre 2015

Coucou ! Beaucoup de retard pour ce nouveau bilan culturel, veuillez m’en excuser. Cette fois, un changement de job qui m’a occupé l’esprit et, surtout, une rhino-pharyngite carabinée qui a entraîné une toux bien corsée. Et je suis toujours malade ! Cela va-t-il se terminer… ? Je profite de ce tout petit élan de motivation pour écrire mon article. Septembre était finalement un mois culturel (les deux premières semaines, en fait).

Musique

Les Solistes à Bagatelles 2015

solistes-bagatelle_2015L’achat de deux billets pour le festival Les Solistes à Bagatelle fut fait sur un coup de tête. Un festival de pianistes ? Dans le jardin de Bagatelle ? Nous avions envie d’écouter du piano, alors hop ! Au hasard, nous avons choisi le duo Marie-Josèphe Jude et Michel Beroff, qui ont interprété ensemble du Liszt et du John Adams.

Avouons que je n’y connais RIEN en musique classique ; j’y allais donc totalement à l’aveugle. Bilan des courses : un public assez âgé, malheureusement. Une installation moyennement confortable : sur des chaises de jardin toutes alignées, il était difficile de voir les deux pianistes en même temps, cachés par les têtes des autres spectateurs.

En revanche, j’ai beaucoup aimé prendre le temps d’écouter de la belle musique. De laisser mon imagination s’emballer, d’admirer les musiciens, physiquement engagés dans leur musique. C’était donc une belle expérience, qui m’a donné envie d’aller plus souvent écouter de la musique classique ! Résultat : en novembre, je vais écouter une battle de pianistes, je vous en reparlerai bien sûr.

Spectacle

Le Grand Feu de Saint-Cloud 2015

grand-feu-saint-cloud_2015Ca fait plusieurs années que je rate ce fameux Grand Feu, réputé pour être le plus grand feu d’artifice d’Europe. Habitant dans les Hauts-de-Seine, je l’entendais de ma fenêtre chaque fois, en me disant : « Rha mince, je l’ai encore raté ! ». Cette année, on y a pensé avant la date fatidique et l’on a pris des places pour cet événement de la rentrée.

J’étais donc très TRES impatiente de voir cet incroyable spectacle. Et ce fut le drame. Il a plu toute la journée du 12 septembre sauf le soir : le feu a donc été maintenu. Grossière erreur ! L’air était chargé d’humidité et bilan des courses, chaque étincelle était suivie d’un nuage de fumée… DESESPOUAAAAR. Le spectacle a donc été interrompu très régulièrement, entre chaque tableau, pour laisser la fumée s’évacuer. Tous les spectateurs étaient plongés dans la fumée blanche, on ne voyait absolument rien, même 10 mètres devant nous… J’étais si triste ! Nous avions en plus choisi des bonnes places sur gradin. Bon.

Heureusement, la soirée ne fut pas tout à fait foutue, car les organisateurs désespérés animaient les temps de pause au micro, en racontant tout et n’importe quoi. Des petites annonces, une demande en mariage et un cours de pyrotechnie ont donc rythmé la soirée. Je reste toutefois déçue d’avoir raté ce feu d’artifice, une fois de plus. Suis-je maudite ?

Cinéma

Pas assez de films vus ce mois-ci selon moi, mais disons que c’est mieux que rien ! Le drame était à l’honneur pour cette rentrée.

cine-septembre2015

J’ai commencé par courir découvrir la Palme d’or du Festival de Cannes 2015, Dheepan, réalisé par Jacques Audiard. Quelle magnifique affiche ! J’adore ! Et contrairement à l’avis général, je suis sortie convaincue par ce film sombre. J’ai aimé suivre cette famille factice sri-lankaise, demandeuse d’asile qui échoue en banlieue française, au cœur des trafics en tout genre. Certes, je suis très éloignée de cet environnement, car j’ai la chance de vivre correctement, je ne sais donc pas si cela est réaliste ou pas. En tout cas, j’ai apprécié les personnages, leurs choix, leurs manières différentes de s’intégrer – en restant discrets ou en prenant les choses en main. Je reconnais toutefois une fin un peu tirée par les cheveux… mais enfin, j’étais contente que ça finisse bien !

J’ai ensuite découvert La volante, de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri, avec Nathalie Baye. Un thriller familial plutôt inquiétant, sans surprise, mais porté par une actrice glaciale, parfaitement adaptée à son personnage. Celui d’une secrétaire « volante » (c’est-à-dire remplaçante) ayant perdu son fils, qui cherche à détruire une famille, justement coupable de la mort du fils… Un film de dimanche soir, comme on dit chez moi !

Enfin, j’ai choisi d’aller voir Prémonitions, de Afonso Poyart, avec Anthony Hopkins. Un thriller, encore ! On ne se refait pas. J’ai préféré celui-là, plus rythmé, plus haletant. L’histoire d’un médecin doté de facultés paranormales, qui aide le FBI à trouver un tueur en série. Anthony Hopkins est le pilier du film, bien sûr, et sans lui, il aurait eu moins de saveur. J’ai toutefois été déstabilisée par le montage, très original, qui joue avec les points de vue, les reflets et les angles. Un choix esthétique étrange mais tout à fait cohérent avec le fond de l’histoire. Un bon thriller, donc, mais pas un film mémorable.

Vous savez tout ! Rendez-vous fin octobre pour la suite de mes découvertes culturelles !