Livres

Si je reste, Gayle Forman

si-je-reste_gayle-formanPourquoi ce livre ?

Je l’ai trouvé très peu cher en bouquinerie et sa couverture me faisait de l’œil : à la fois apaisante et mystérieuse. Sachant qu’il allait être adapté au cinéma, j’ai parié dessus en me l’offrant.

De quoi ça parle ?

Mia, une jeune fille de 17 ans, à tout ce qu’il faut pour être heureuse : une famille aimante et unie, un amoureux transi, une passion pour le violoncelle et de jolis projets musicaux. Tout cela va être détruit par un banal accident de voiture. Mia, seule survivante, est entre la vie et la mort. Elle doit choisir entre les deux.

Mon avis

Rien de très original dans cette histoire, pourtant, Si je reste est un joli petit roman qui se lit très vite et avec plaisir. La jeune Mia, qui observe son corps tel un fantôme et constate la tristesse de ses proches, va devoir prendre une décision peu banale : mourir, et rejoindre sa famille ; ou vivre, et se battre contre le chagrin.

Cela semble peu pour combler les 189 pages du roman, mais l’auteur a eu l’idée astucieuse d’insérer de nombreux flashbacks entre ces moments de « flottement » (c’est le cas de le dire). On fait donc la connaissance de Mia et de ses proches et l’on s’attache rapidement à eux, unis grâce à leur passion commune pour la musique. Omniprésente, cette dernière habille vraiment l’histoire. On est spectateurs de la vie de l’héroïne, telle une bande-annonce sur fond musical qui défilerait devant nos yeux.

Rien de transcendant, donc, mais une belle lecture calme et facile. Ce qu’il faut pour passer deux heures en bonne compagnie.

Informations complémentaires

Si je reste a été adapté au cinéma par R. J. Cutler. Il sort en salles françaises le 17 septembre 2014. Je pense que j’irai voir ce que ça donne ! En attendant, voici la bande-annonce.

FORMAN Gayle, Si je reste, éditions Pocket, 2010 (2009 pour l’édition originale), traduit par Marie-France Girod, 189 pages

Livres

La saga Divergente, Veronica Roth

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Pourquoi ces livres ?

Parce que je suis curieuse, tout simplement ! Mon amie V. m’a proposé de me prêter la trilogie et j’ai accepté avec plaisir avant de me plonger dedans début août.

De quoi ça parle ?

L’histoire se passe dans un lointain futur, dans une ville organisée par factions : selon leur personnalité, les habitants font partie des Altruistes, des Audacieux, des Sincères, des Erudits ou des Fraternels. Chacun a son rôle dans la société. Beatrice, une jeune fille de 16 ans, s’apprête à choisir la faction à laquelle elle va appartenir durant toute sa vie. Son problème ? Elle ne répond à aucune catégorie : c’est une Divergente. Elle ne sait pas encore qu’elle va jouer un rôle majeur dans la révolution qui se soulève discrètement…

Mon avis

Avant toute chose, pardon pour le désaccord entre les couvertures. Impossible de trouver la couverture du tome 3 accordée aux deux premiers, qui sont les éditions dans lesquelles j’ai lu Divergente.

Je lis finalement assez peu de sagas car j’ai tendance à me dire qu’il existe des millions de romans en un seul volume qui méritent aussi d’être lus. Cette fois, j’ai tapé fort : j’ai enchaîné avec les trois tomes de la trilogie Divergente durant le mois d’août, à la fois pour ne rien oublier d’un tome à l’autre et pour en être « débarrassée » (si l’on peut dire ça comme ça).

Que vaut donc cette saga, qui s’inscrit dans le genre Young Adult dystopique à la mode actuellement ? J’ai d’abord été frappée par le style d’écriture très pauvre de Veronica Roth. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple !? L’auteur semble adorer broder des phrases alambiquées qui ne veulent rien dire et des métaphores à l’eau de rose. Dommage. Car l’histoire reste prenante. Malgré le style, on s’accroche à l’intrigue.

Le premier tome est selon moi le plus intéressant : il permet de faire la découverte de ce monde complètement divisé, à l’aube d’une révolution sanglante. On suit également l’héroïne dans ses premiers pas d’adulte : la voilà qui découvre une faction inconnue, un futur groupe d’amis, un amoureux, une famille secrète… Tout cela fait que l’on tourne les pages sans hésitation !

Le deuxième tome est un peu plus lent. La première révolution a eu lieu et chacun vit dans ses retranchements, attendant le deuxième coup d’envoi. La fin, pleine d’action et de rebondissements, apporte son lot de consolation.

Le dernier tome, lui, est encore plus mou du genou. L’annonce finale du tome 2 retombe comme un soufflé au fromage (eh oui). Les révélations sont nombreuses et c’est sans doute ça que j’ai préféré. Enfin, on comprend certaines choses ! Pourtant, cela aurait mérité d’être encore plus creusé, plus accompli. Plus politique, peut-être ! Quelque chose d’un peu plus adulte, en somme. Tout reste en suspens : on connaît la vérité mais finalement, il ne se passe pas grand-chose. Beaucoup de bruit pour rien, quelle déception !

La fin de la saga, que je ne révèlerais pas évidemment, ne m’a rien procuré de particulier. Je ne me suis pas attachée aux personnages, je n’ai donc pas eu d’espoir, de regret, de déception ou de joie. Une fois le roman terminé, j’étais seulement soulagée de l’avoir fini pour passer à autre chose.

En conclusion, Divergente part sur de bonnes bases (mis à part le style de l’auteur !) puis dégringole. La bonne idée de départ aurait mérité plus de travail. Dans le même genre, préférez Hunger Games.

ROTH Veronica, Divergente, tomes 1, 2, 3, éditions Nathan, 2012, 2014, 2014, traduit par Anne Delcourt, 444 pages, 461 pages, 461 pages