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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, Harper Lee

ne-tirez-pas-sur-loiseau-moqueur_harper-leePourquoi ce livre ?

Etant le livre préféré de Laura d’Aimer les Dimanches, j’avais prévu de le lire, un jour. C’est ma copine A. qui m’a fortement incité à le lire après m’avoir incité à l’acheter (je suis influençable). La phrase qui m’a convaincue ? « Quand tu l’auras lu, tu auras une surprise ! » Il ne m’en fallait pas plus pour attraper le livre sur mon étagère et commencer sa lecture !

De quoi ça parle ?

L’histoire se passe dans la petite ville de Maycomb, dans l’Alabama des années 1930. Atticus Finch, avocat respecté, élève ses deux enfants Jem et Scout. Il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche : une décision qu’il accepte avec fierté, mais qui va faire jaser dans la ville, sous l’œil aiguisé de la jeune et maligne Scout.

Mon avis

Je dois l’avouer : je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce roman pourtant apprécié par beaucoup de monde, et j’en suis désolée ! Après avoir laissé passer quelques jours pour que tout cela décante, j’admets que c’est un bon roman. Je comprends son succès auprès du public, son prix Pulitzer et reconnais le talent d’Harper Lee. Mais alors, qu’est-ce qui m’a chiffonné ?

D’abord, les longueurs, dans toute la première partie du roman. Mais cela équivaut à 200 pages… Il faut donc s’accrocher assez longuement pour apprécier la suite de l’histoire, qui contient notamment le fameux procès. On suit avec détail les péripéties de la jeune Scout, à travers son regard d’enfant. On s’attache à elle bien sûr, ainsi qu’à son frère Jem et son père Atticus. Pourtant, il ne se passe pas grand chose. Moi qui suis adepte de l’action romanesque, des rebondissements, c’est un roman qui va plutôt dans le sens contraire. Cette moitié de roman a pour objectif de dresser le portrait d’une petite ville américaine des années 30 et ses histoires de voisinage (ce qui est parfaitement fait d’ailleurs !).

Ensuite, parce que le procès, qui est l’action par excellence de ce roman avec les derniers chapitres, ne prend pas assez de place. Toute cette histoire d’accusation, de parole d’un Noir contre la parole d’un Blanc, passe beaucoup trop vite. J’en voulais plus !

C’est donc l’ennui qui fut prédominant, et qui a rendu ma lecture moins passionnante que prévu. En revanche, c’est un magnifique plaidoyer pour la tolérance : elle est incarnée par le formidable Atticus Finch, qui se donne pour mission d’apprendre à ses enfants à respecter les autres, malgré la méchanceté, la bêtise ou la violence. A lire, donc, simplement pour prendre une leçon d’humanité.

Informations complémentaires

ne-tirez-pas-sur-loiseau-moqueur_filmUn film a été tiré de ce roman classique, intitulé « Du silence et des ombres » et réalisé par Robert Mulligan. Gregory Peck y campe un Atticus droit et honnête qu’on ne peut qu’admirer. Il a d’ailleurs reçu l’Oscar du Meilleur Acteur pour cette interprétation.

Vous vous demandez quelle était la surprise promise par ma copine A. ? C’était le DVD bien sûr ! Je viens de le regarder et je le crie haut et fort : j’ai adoré ce film ! Il se concentre sur Atticus et sur le procès et m’a mis les larmes aux yeux. Je l’ai préféré au roman même s’il est moins riche. A voir absolument !

LEE Harper, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, éditions Le Livre de Poche, 2011 (première édition en 1960), 446 pages